Solo : a Star Wars story

réalisé par Ron Howard

avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke, Donald Glover, Thandie Newton, Phoebe Waller-Bridge, Paul Bettany, Warwick Davis…

Film fantastique, aventure américain. 2h15. 2018.

sortie française : 23 mai 2018

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Solo: A Star Wars Story : Photo Alden Ehrenreich, Joonas Suotamo

Star Wars est une saga qu’on ne présente plus. Pour ma part, en dehors de quelques épisodes (coucou les épisodes 1 et 2), j’apprécie toujours cette franchise (et je fais même partie des fans du dernier épisode). Cela dit, avec l’amour et le respect que j’ai pour cette saga importante, j’ai du mal à m’intéresser aux spin-off. Je n’ai d’ailleurs toujours pas regardé Rogue One (mais c’est désormais prévu – autant voir la saga complète même si j’ai du mal à inclure ses spin-off dedans). Parce que j’avais besoin de m’aérer l’esprit (big up à tous/toutes ceux/celles qui ont des échéances durant ces périodes stressantes alors qu’on préférerait se la couler douce à la plage), j’ai voulu donner une chance à ce Solo : a Star Wars story (présenté au passage à Cannes en hors compétition). J’étais pourtant au courant des circonstances du tournage : départ (enfin, plutôt renvoi) des réalisateurs Phil Lord et Chris Miller (21 & 22 Jump Street, La Grande Aventure Lego) avec un remplacement express de Ron Howard (le tournage étant à ce moment-là bien entamé), rumeurs autour d’Alden Ehrenreich qui aurait eu besoin d’un coach sur le tournage pour améliorer son interprétation… La critique n’a également pas été tendre avec ce film. Pour ma part, je voulais avant tout voir un film avant tout un minimum divertissant, ni plus ni moins. Hélas, mon expérience au cinéma ne m’aide pas à être gentille avec ce spin-off. En fait, j’ai failli m’endormir à plusieurs reprises (je ne sais pas comment j’ai fait pour lutter) : est-ce l’histoire en elle-même qui ne m’a pas particulièrement intéressée ? Le flou des images sur certaines scènes (liées à la conversion express pour les séances en 3D?) ? Je dirais certainement les deux. Je suis sûre d’une chose : je me suis énormément ennuyée devant ce qui prétend être un divertissement, les quelques scènes d’action n’étant pas dingues. Ne pas répondre un minimum à ce critère principal par rapport à ce type de production me semble très problématique. Hélas, le film ne se limite pas à cette unique problème. Dans l’ensemble, il a confirmé mes doutes: quel est l’intérêt de démystifier ce personnage emblématique ? Surtout pour donner des réponses sur lui aussi stupides (on en reparle de la scène où on apprend les origines de son nom ? De sa rencontre avec Chewbacca ?). Je commence à en avoir ras-la-casquette cette manie de vouloir tout dire alors qu’il y a la possibilité d’étendre et de raconter d’autres histoires. Justement, ce qui fait le charme de Han Solo à l’origine, est le mystère qui l’entoure, jouant encore plus sur la frontière entre le héros et l’anti-héros.

Solo: A Star Wars Story : Photo Donald Glover

Et quel est l’intérêt de nous présenter cette romance avec une femme Qi’ra (tiens, encore une brune ? C’est quoi cette obsession de cette couleur de cheveux pour les jeunes personnages féminins aux visages similaires au passage ?) alors que nous savons déjà que Solo finira avec une autre femme. Plus globalement, le scénario tente de combler des vides en tentant vaguement d’établir une connexion avec l’épisode VIII : cette histoire de dés, surlignée lourdement tout le long du métrage, est non seulement pénible mais en plus, elle n’apporte rien sur le personnage de Solo. Mais elle résume finalement bien le problème général du scénario : vouloir à tout prix reprendre des éléments clés sur Han Solo et l’univers Star Wars mais sans réellement les agencer habilement, sans les impliquer véritablement dans un scénario solide. C’est juste un ensemble de bouts de fan-service réunis en guise de narration. Evidemment, avec ses problèmes de changement de réalisateur, même si Howard a certainement fait de son mieux face à la situation, la réalisation est impersonnelle. De plus, le film ne m’a pas spécialement emballée visuellement, je dirais même que je l’ai trouvé laid (et j’emploie très rarement cet adjectif pour les films). Après, malgré tout ce que je peux dire, je ne crie pas au scandale ou je ne dis pas non plus que j’ai vu le pire film de l’univers. J’ai juste trouvé l’ensemble raté et je n’y ai pas trouvé mon compte. Cela dit, le casting ne s’en sort pas si mal même si Emilia Clarke surjoue (comme souvent) tout comme je regrette de voir Woody Harrelson (pourtant plutôt convaincant) s’accrocher aux mêmes seconds rôles depuis quelques années. Certes, Alden Ehrenreich (je garde un bon souvenir de lui dans Ave, César ! des frères Coen) ne remplacera évidemment jamais le mythique Harrison Ford et je suis certaine que toute l’équipe du film en a parfaitement conscience. Il reprend évidemment quelques tics ou expressions (et j’imagine que cela doit expliquer l’éventuelle présence d’un coach sur le tournage – ce qui n’a alors rien de honteux). Mais le jeune acteur a le mérite de ne pas tomber dans le cabotinage ou la pure imitation. J’ai également bien apprécié l’interprétation de Donald Glover (ouais, beaucoup de hype autour de lui en ce moment), indéniablement charismatique. Lui non plus ne cherche pas à imiter Billy Dee Williams. Paul Bettany s’en sort également bien en méchant même si son personnage aurait pu être mieux développé. Bref, malgré cette fin un peu plus positive à la fin de mon billet, ce Solo reste tout de même une déception, prouvant une nouvelle fois le manque de créativité de Hollywood, préférant créer du vide plutôt que de créer du nouveau contenu (et son échec sera peut-être enfin un signal l’alarme).

Solo: A Star Wars Story : Photo Alden Ehrenreich, Thandie Newton, Woody Harrelson

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Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force

réalisé par J.J. Abrams

avec Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Harrison Ford, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill, Lupita Nyong’o, Andy Serkis, Peter Mayhew, Gwendoline Christie, Domhnall Gleeson, Anthony Daniels, Kenny Baker, Max von Sydow, Warwick Davis, Simon Pegg…

titre original : Star Wars – Episode VII : The Force Awakens

Film de science-fiction, aventure américain. 2h15. 2015.

sortie française : 16 décembre 2015

Movie Challenge 2016 : Un film qui a une suite

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Plus de trente ans après la bataille d’Endor, la galaxie n’en a pas fini avec la tyrannie et l’oppression. Les membres de la Résistance menés par la générale Leia Organa combattent les nouveaux ennemis de la république, dirigés par le leader suprême Snoke. À ses côtés, le jeune Kylo Ren dirige les troupes du Premier Ordre. Dépassés, les résistants ont besoin de Luke Skywalker, le dernier Jedi. Mais celui-ci se cache depuis bien longtemps. La résistance envoie son meilleur pilote, Poe Dameron, sur Jakku pour récupérer une carte qui les mènera à Luke. Mais l’arrivée de Kylo Ren et ses soldats leur complique la tâche.

(résumé venant de Cinéma Choc, parce que celui d’Allocine ne me convenait pas et que j’avais une flemme de fou de vous en faire un convenable).

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

La sortie du VIIe épisode de la saga culte Star Wars faisait parties des événements incontournables de la fin de l’année 2015. Je faisais évidemment partie des gens très excités car j’étais évidemment poussée par ma curiosité : comment redonner de nouveau vie à une saga aussi culte sans nous lasser et surtout sans trahir son univers ? Pouvait-on faire confiance à J. J. Abrams malgré la qualité de certains de ses films ? Après tout, George Lucas avait réussi à massacrer sa propre saga ces dernières années avec La Menace Fantôme et même L’Attaque des Clones (en revanche, j’adore toujours autant La Revanche des Sith). Malgré ma curiosité, même mon excitation, il y avait bien la peur d’être déçue. Finalement, sans crier au chef-d’oeuvre, ce nouvel opus de Star Wars s’en tire plutôt bien pour plusieurs raisons. Certes, il s’agit d’un film commercial, on ne va pas se mentir (même si un film commercial peut être artistique, ça ne me semble pas incompatible) mais il parvient tout de même à continuer à développer tout ce qui a déjà mis en place depuis le début de la saga, notamment en ce qui concerne les liens familiaux, rendant Star Wars plus profond qu’il en a l’air. Après on pourra évidemment lui reprocher de reproduire un scénario finalement assez similaire aux « premiers » épisodes de la saga d’où aussi une certaine prévisibilité). Cela dit, contrairement à d’autres sagas qui jouaient trop sur la carte de la nostalgie au point de nous écoeurer et de nous gaver (je pense récemment à Jurassic World), les nombreux clins d’oeil à ce que nous connaissions déjà de la saga ne sont pas trop lourds. En fait, je trouve que le film a le mérite de combler les fans de la première heure et d’attirer un public plus jeune en train de découvrir probablement la saga. J’étais évidemment heureuse de retrouver les figures mythiques de la saga comme Han Solo, Leia ou encore Luke Skywalker et j’étais aussi contente de découvrir les nouveaux personnages qui s’intègrent rapidement dans un univers pourtant bien connu par les fans. De plus, nous pouvons tout de même souligner les efforts vraiment faits venant de la part du grand studio Disney en mettant en avant les minorités. Même si évidemment, ça ne va pas changer la qualité d’un film, j’espère tout de même que ça va permettre Hollywood de changer pour de bon de mentalité et c’est bien que ça passe aussi par une si grande saga que celle-ci. Les nouveaux personnages sont incarnés par un casting très convaincant, que ce soit la jeune Daisy Ridley (même si elle a quelques mimiques à la Keira Knightley), John Boyega (repéré dans le surprenant Attack the Block de Joe Cornish) ou encore Oscar Isaac qu’on ne présente plus.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Harrison Ford, Peter Mayhew

A noter aussi quelques caméos (difficiles à repérer quand on ne le sait pas forcément) sympathiques (Daniel Craig, Simon Pegg, Michael Giacchino ou encore Nigel Godrich le producteur de Radiohead). Je reviens aussi sur le rôle de Rylo Ken interprété par Adam Driver, qui a pu créer beaucoup de discussions. J’admets qu’il s’agit d’une petite déception de ce côté-là. Certes, sans spoiler, la fin nous permet de comprendre certains choix adoptés. Cela dit, j’ai été perturbée de voir ce méchant se comporter comme un pauvre enfant capricieux. Je trouve que ça casse vraiment certains éléments tragiques mis en place depuis le début de la saga. C’est dommage parce qu’Adam Driver ne livre pas une mauvaise interprétation, loin de là. Même dans une grosse machine comme Star Wars, il parvient à s’en sortir. Mais je crois qu’il n’est pas aidé par l’écriture de son personnage ni même par son physique. Cela ne m’a en tout cas pas empêché d’apprécier pleinement le spectacle. Les effets spéciaux spectaculaires, la musique mythique, le son, les magnifiques décors… tout y est pour qu’on se replonge sans problème dans l’univers qu’on connait tous tant. De plus j’ai trouvé le film bien rythmé dans le sens où déjà je ne me suis pas ennuyée mais surtout l’action avec tout qui pète dans les coins ne paraît pas lourde. Il n’y a pas non plus que ça. Le scénario prend tout de même le temps de s’intéresser aux personnages, cela accentue une émotion qui apparaît dans le film assez naturellement finalement malgré tous les éléments derrière mis en place pour éventuellement la faire naître. De plus, et ça aussi, c’est quand même un point assez important à souligner : on a tout simplement envie d’aller découvrir le reste de cette nouvelle trilogie mise en place (même si honnêtement j’ai peur de l’overdose avec les spin-off qui vont bientôt voir le jour). Certains le voient comme une sorte d’épisode de transition, certes c’est possible mais je n’ai jamais vu cet aspect en question pendant ma séance, pour moi il s’agit bien d’un vrai épisode, là encore c’est pour qu’il s’agit d’une réussite malgré quelques défauts notables.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Adam Driver