Moi, Tonya

réalisé par Craig Gillepsie

avec Margot Robbie, Sebastian Stan, Allison Janney, Cailin Carver, Bobby Cannavale, Mckenna Grace…

titre original : I, Tonya

Comédie dramatique, biopic américain. 2h. 2017.

sortie française : 21 février 2018

En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression…

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

Nous connaissons quasiment tous l’affaire Harding-Kerrigan qui avait fait le tour du monde : six semaines avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994 (et plus précisément la veille des championnats américains permettant la qualification pour ces fameux JO), Nancy Kerrigan est agressée et blessée au genou avec une barre de fer. L’enquête révèle alors l’implication de l’entourage de Tonya Harding, sa grande rivale. Moi, Tonya revient alors sur cette affaire ou plutôt : comment la jeune femme en est arrivée à une telle chute ? Est-elle vraiment responsable des faits reprochés ? Craig Gillepsie (réalisateur du génial Une fiancée pas comme les autres ou en VO Lars and the Real Girl – chers fans de Ryan Gosling, jetez-vous sur ce film) livre un portrait saisissant de cette femme vue à l’époque comme la grande méchante de l’histoire : il est certain qu’il y a un parti pris, celui de réhabiliter l’ancienne sportive. Battue par sa mère qui voulait absolument en faire une bête de patinage, également régulièrement tabassée par son abruti de mari, rejetée par le milieu du patinage artistique parce qu’elle ne vient pas d’un milieu assez chic, Tonya Harding en a bavé déjà bien avant l’éclatement même de l’affaire. Le réalisateur livre un anti-biopic, en s’amusant notamment à jouer entre les différentes pistes, c’est-à-dire en mêlant des éléments réels à d’autres qui seraient plus de l’ordre du mensonge. Qu’est-ce qui est alors vrai dans ce biopic qui, par définition, a pour but de retracer un événement réel ? L’exercice est alors plutôt bien exécuté à l’écran. La mise en scène souvent virtuose (notamment sur les scènes de patinage) ainsi que son montage effréné sont remarquables. Beaucoup de critiques ont comparé ce film aux Affranchis de Martin Scorsese et cela peut se comprendre même si Gillepsie n’atteint clairement pas la maestria du réalisateur Italo-américain. Cela dit, si je devais établir une comparaison qui me semble davantage plus cohérente, je la ferais alors avec l’univers des frères Coen notamment pour son humour « absurde » et coriace (même si utiliser la maltraitance en guise d’humour me gêne) et en situant le récit chez les Rednecks. Le ton surprend (surtout face à une histoire banalement tragique) mais est finalement cohérent avec la personnalité même de Tonya Harding.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney

Moi, Tonya part d’un projet intéressant (les beaux portraits de femme au cinéma restent rares) mais qui finit rapidement par ne pas être aussi pertinent que prévu. Les différents thèmes abordés retiennent l’attention, en particulier en ce qui concerne la figure féminine bafouée dans les médias : c’est effectivement Tonya qui s’en est encore pris plein la gueule et non ceux qui ont réellement organisé cette agression. Qu’elle ait fait le coup ou non, peu importe le degré d’implication, ne change finalement pas grand-chose, elle n’était pas la seule responsable. Cela dit, même si le discours autour des inégalités de chance de réussite suscite l’intérêt, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ces thèmes survolés, tout comme le fait de ne jamais réellement aborder sa confrontation avec Nancy Kerrigan. Oui, le film préfère se concentrer sur un point de vue et c’est tout à son honneur. En revanche, ignorer la rivale (enfin presque, hein) qui incarne l’antithèse même de Tonya Harding me semble absurde. On ne s’est pas seulement insurgés parce que la bande à Harding a tabassé une concurrente : on s’est insurgés à l’époque parce qu’on s’était attaqué à la fille chérie du patinage, issue d’un bon milieu et qui le montrait bien en apparence. De plus, la seconde partie du film a tendance à pêcher justement parce que le réalisateur ne sait justement plus comment traiter ses thèmes et continue à s’acharner sur un humour qui finit par perdre son grinçant. En fait, en dehors de nous présenter Harding comme une grande victime qui fait tout pour rester debout jusqu’au bout, on a l’impression que Gillepsie ne sait plus quoi dire alors que les thèmes mis en place et mal exploités prouvent pourtant qu’il y avait de quoi rendre le propos bien plus consistant. En revanche, côté interprétations, Moi, Tonya ne comporte aucune fausse note. Margot Robbie livre une surprenante interprétation, confirmant bel et bien qu’elle est l’une des meilleures actrices de sa génération. Elle n’a pas volé sa nomination aux Oscars dans le rôle de Tonya Harding. Je n’aurais même pas protesté en cas de victoire (même si je suis très contente pour Frances McDormand pour son 3 Billboards). Sa partenaire Allison Janney (qui, elle, en a remporté un pour ce film en mars dernier), est également impeccable (et méconnaissable). Cela fait plaisir de voir cette actrice sous-estimée et sans cesse collée aux seconds rôles atteindre une certaine reconnaissance par la profession. Enfin, Sebastien Stan (le Bucky de Captain America) complète avec conviction ce trio de tête. Ayant le mérite de présenter un sport peu mis en scène au cinéma, Moi, Tonya est alors un anti-biopic intéressant notamment formellement mais oubliable parce qu’il n’exploite pas suffisamment ses différents thèmes mis en place, qui aurait pu rendre cette oeuvre bien plus puissante.

Moi, Tonya : Photo

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Seul sur Mars

réalisé par Ridley Scott

avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Michael Peña, Sean Bean, Kate Mara, Sebastian Stan, Mackenzie Davis, Chiwetel Ejiofor, Benedict Wong, Aksel Hennie, Donald Glover, Chen Shu…

titre original : The Martian

Film de science-fiction américain. 2h24. 2015.

sortie française : 21 octobre 2015

Seul sur Mars

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Seul sur Mars : Photo Matt Damon

Seul sur Mars est une adaptation du premier roman d’Andy Weir (publié en 2011). Je n’ai pas lu le roman (même s’il m’intéresse fortement) mais j’ai toujours aimé les films de science-fiction et ces dernières années, le cinéma nous a offerts de belles sensations, notamment avec Interstellar et Gravity. Seul sur Mars semble alors être LE film de science-fiction de l’année à voir. Pourtant, malgré mon attirance pour ce genre de cinéma, je n’étais pas sûre d’aller voir ce film. En effet, même si Ridley Scott reste un très grand réalisateur, je n’aime pas forcément tout ce qu’il fait (même j’adore certains de ses films mais disons que je ne trouve pas le bonhomme régulier) et je ne suis jamais allée au cinéma voir un des films parce que c’était lui qui l’avait réalisé. Cela peut vous paraître très bête mais je trouvais (c’est d’ailleurs toujours le cas) l’affiche tellement laide que j’avais vraiment l’impression qu’il s’agissait limite d’un navet (je ne sais pas si c’est moi mais cette affiche me fait penser aux pochettes des vieilles VSH des années 90 !). Finalement, après avoir découvert les bonnes critiques, que ce soit de la part de la presse ou de mes amis les blogueurs, je me suis dit qu’il fallait tout de même tenter l’expérience même si je ne pensais pas aller voir un chef-d’oeuvre. Juste pour la petite précision, suite à des problèmes d’horaires, j’ai dû aller voir le film en 3D alors que j’ai vraiment du mal avec ça. Finalement, même si ça sert à rien, ce n’était pas forcément ma pire expérience avec ce gadget (et c’est la première que je testais la 3D avec les sous-titres, ça sert à rien mais je vais le dire : c’est de la bombe de voir les mots sortir de l’écran !). Sinon, dans l’ensemble, même s’il ne s’agit pas d’un grand film, j’ai bien aimé ce Seul sur Mars. Je suis allée dans le but de me divertir et effectivement le film est un bon divertissement, ce qui est déjà pas si mal que ça. Certes, il n’est pas parfait mais il reste bien foutu dans son genre. Et encore, j’arriverais presque à excuser certains défauts, en tout cas, je comprends derrière la démarche. Par exemple, je dois avouer que j’ai trouvé le film un peu long mais je ne vois pas comment ce film aurait pu être plus court, il fallait bien exposer l’histoire, montrer aussi cette question de durée (car c’est justement tout le problème posé dans le film : comment sauver quelqu’un face à un temps limité ?).

Seul sur Mars : Photo Jeff Daniels

Je ne dirais pas que le film est pro-américain à la Michael Bay par exemple mais c’est vrai qu’il reprend toutes les bonnes vieilles habitudes qu’aiment tant les Américains, du genre tout le monde s’applaudit et s’embrasse et blablabla. Bon, faut s’y faire, c’est la vie même s’il n’y a de dégueu non plus. Il faut aussi avouer que, contrairement justement aux films que j’ai cités, il y a peut-être moins d’enjeux, en tout cas ils sont peut-être moins intenses parce qu’on sait finalement assez vite comment le film va se terminer. Après, est-ce réellement totalement un défaut ? Je ne pense pas. En effet, ces derniers temps justement, les films de science-fiction étaient tout de même assez sombres. Or, celui-ci a quelque chose de solaire. Cet aspect passe notamment par ses choix esthétiques. Au passage, tous les choix techniques et esthétiques sont vraiment époustouflants sans que ça soit too much. Bref, le film a quelque chose de positif, dans un sens, on pourrait même dire qu’il s’agit plutôt d’un feel good movie dans l’espace. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié toutes les touches d’humour incrustées tout le long du scénario. Alors certes, effectivement, la relecture de Robinson Crusoë aurait pu être renforcée mais j’ai totalement adhéré à ce choix de légèreté. Même les personnages ont tous quelque chose de positif, tout le monde est assez cool. Certes, le personnage incarné par Jeff Daniels n’est pas forcément LE gentil de l’histoire mais pour caricaturer j’ai du mal à le classer totalement parmi les méchants ou les pourris, disons que je comprends le point de vue du personnage. Cela aurait pu être gênant d’un point de vue narratif mais je trouve encore une fois que ça fonctionne. Ce que je veux dire, c’est ce que je comprends qu’il y ait des choses qui puissent gêner certains spectateurs, je comprends les critiques plus négatives ou mitigées mais j’ai adhéré à tous ces choix pour moi plus que défendables. Enfin, Seul sur Mars bénéficie d’un très bon casting. Evidemment, on pense tout d’abord à l’interprétation de Matt Damon. Il est comme souvent très bon, très convaincant et communique toujours sa sympathie et sa bonne humeur, du coup il rend son personnage encore plus attachant qu’il ne l’est déjà sur le papier. Mais tous les seconds rôles sont bons et surtout (en tout cas, c’est ce qui m’a frappée), je trouve le casting très cohérent alors que sur le papier je n’aurais pas nécessairement imaginé tous ces acteurs issus d’horizons assez différents jouer dans un même film.

Seul sur Mars : Photo Aksel Hennie, Jessica Chastain, Kate Mara, Matt Damon, Sebastian Stan

 

Captain America : le soldat de l’hiver

réalisé par Anthony et Joe Russo

avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Anthony Mackie, Samuel L. Jackson, Robert Redford, Sebastian Stan, Cobie Smulders, Frank Grillo, Emily VanCamp…

titre original : Captain America : The Winter Soldier

Film d’action, science-fiction américain. 2h08. 2014.

sortie française : 26 mars 2014

Captain America, le soldat de l'hiver

Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi – le Soldat de l’Hiver.

Captain America, le soldat de l'hiver : Photo Chris Evans, Scarlett Johansson

Comme j’avais bien apprécié Captain America : First Avenger, il était logique que je découvre les suites des aventures de Steve Rogers. Comme nous l’annonçait la fin du premier film et comme nous l’avons vu dans Avengers, nous ne sommes plus dans les années 1940. Rogers fait un bond dans le temps et se retrouve à notre époque : 70 ans se sont alors écoulées. J’aimerais parler de ce film en le considérant comme un objet à part, mais je dois avouer que j’ai du mal à éviter les comparaisons avec les deux autres longs-métrages qui mettent en scène ce super-héros. Le long-métrage de Joss Whedon, qui réunissait notre Captain America, Nick Fury, la Veuve Noire et le Faucon, m’avait beaucoup plu. Pourtant, étrangement, j’ai mis un certain temps à m’adapter à cette nouvelle époque, à quitter une précédente ère qui donnait du charme au précédent film et même à revoir des personnages que j’avais déjà vus. L’histoire n’est pas inintéressante mais elle ne m’a pas captivée plus que ça. Le début est d’ailleurs étrange. En effet, on retrouve rapidement les mêmes personnages que dans « Avengers », cela permet alors à l’histoire de démarrer très rapidement, pratiquement in medias res. Pourtant, je n’ai pas ressenti les mêmes choses que pour … First Avenger et Avengers.

Captain America, le soldat de l'hiver : Photo Sebastian Stan

Il y a pourtant de l’action et des effets spéciaux rendant le film spectaculaire ainsi que des personnages qui réussissent à s’imposer. En effet, notre « Captain America », toujours aussi bien incarné par Chris Evans, reste un personnage toujours aussi attachant et touchant, dépassé par cette nouvelle époque et qui a un bon fond. J’ai également été contente de retrouver Scarlett Johansson en Black Widow, sexy sans être vulgaire ni potiche, ou encore Samuel L. Jackson en Nick Fury. Robert Redford est également un convaincant et charismatique méchant, tout comme Sebastian Stan, le fameux « soldat de l’hiver ». Quant à Anthony Mackie, il m’a agréablement surprise dans le rôle du Faucon. Dans « Avengers », je trouvais ce personnage trop effacé. Je ne pourrais pas trop dire si c’était dû au scénario qui ne lui laissait pas vraiment sa place ou à l’acteur Jeremy Renner, que j’aime bien pourtant. On retrouve aussi quelques touches d’humour, notamment à travers le duo formé par Captain America et Black Widow, mais de nouveau moins appuyé toujours par rapport aux deux autres films. Pour conclure, dans l’ensemble, Captain America : le soldat de l’hiver est pour un moi un honnête divertissement. J’étais ravie de retrouver le super-héros, ses potes et des méchants, mais le résultat ne m’a pas autant emballé par rapport au précédent film de Joe Johnson et à Avengers.

Captain America, le soldat de l'hiver : Photo Anthony Mackie

Captain America : First Avenger

réalisé par Joe Johnston

avec Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Toby Jones, Dominic Cooper, Richard Armitage, Stanley Tucci, Neal McDonough, Derek Luke, Natalie Dormer, David Bradley…

Film d’aventure, action, science-fiction américain. 2h. 2011.

sortie française : 17 août 2011

Captain America : First Avenger

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Captain America : First Avenger : Photo Chris Evans, Joe Johnston

Normalement, je ne suis pas une grande fan des super-héros (je n’ai rien contre ce type de personnages et de films mais ce n’est pas forcément pour moi un événement cinématographique que j’attends) même si j’ai tout de même apprécié certains films qui mettent en scène ce type de personnages. Ce n’est pas la première fois que Captain America est adapté. En effet, pour ne citer que ces versions, il y a eu les deux téléfilms en 1979 avec Reb Brown, ainsi que le film d’Albert Pyun avec Matt Salinger. Cette nouvelle adaptation du comics par Joe Johnston (Chérie, j’ai rétréci les gosses, Richard au pays des livres magiques, Jumanji ou encore Jurassic Park III) m’a agréablement surprise. C’est pour moi un très bon divertissement tous publics bien rythmé, qui n’oublie pas deux ingrédients essentiels : de l’action et de l’humour. La mise en scène, plutôt efficace, n’est pas noyée par des effets spéciaux très réussis. Le film n’est pas non plus trop long, les deux heures passent en tout cas très rapidement. Ce que j’ai également aimé, c’est ce mélange entre la science-fiction, le film de super-héros et l’aspect « historique ». Grâce à cette combinaison de ces genres, le film possède beaucoup de charme.

Captain America : First Avenger : Photo Chris Evans, Joe Johnston

Nous pouvons aussi noter que le lien entre ce film et Avengers est réussi. On a alors à la fois envie de découvrir le film de Joss Whedon (qui met également en scène Nick Fury, La Veuve Noire, Hulk, Thor et le Faucon) ainsi que le second volet (sorti cette année et réalisé par Joe et Anthony Russo). Nous retrouvons le schéma plutôt habituel du super-héros : Rogers, petit gringalet qui se prend méchamment des roustes, va devenir beaucoup plus fort, plus grand, plus beau suite à une expérience scientifique. Bref, il pourra botter des culs sous le nom de « Captain America ». Chris Evans est vraiment excellent dans le rôle titre. Le fait que le personnage soit patriotique aurait pu gâcher le film, pourtant grâce au charisme de l’acteur, cela passe comme une lettre à la poste. Son côté naïf le rend touchant, attachant et humain. Evans est également secondé par des acteurs tous convaincants. Ainsi, Tommy Lee Jones m’a pas mal fait rire tandis que Hayley Atwell dans le rôle de Peggy Carter apporte une touche de féminité mais sans être niaise et potiche. On retrouve également Hugo Weaving, très à dans le rôle du méchant, Stanley Tucci en scientifique allemand, Domininc Cooper en Howard Stark (le papa d’Iron Man) ou encore Sebastian Stan qui incarne Bucky Barnes, le sympathique meilleur ami de Rogers pour ne citer qu’eux.

Captain America : First Avenger : photo Hayley Atwell, Joe Johnston