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Les mondes de Philip K. Dick

Je ne pourrais pas prétendre connaître le travail de Philip K. Dick de A à Z mais cela fait depuis quelques années maintenant (de tête depuis mon entrée à la fac) que je m’intéresse à cet auteur. Je l’ai découvert en regardant certaines adaptations cinématographiques.

Philip K. Dick trouble vos écrans !

♦ J’ai d’abord commencé par ses nouvelles (j’en cite quelques unes si ça peut inciter certains à découvrir son oeuvre) :

  • Le Rapport Minoritaire (The Minority Report), 1956

→ Minority Report de Steven Spielberg (2002) avec Tom Cruise, Colin Farrell, Samantha Morton, Kathryn Morris et Max Von Sydow.

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  • Un jeu guerrier (War Game), 1959
  • Ce que disent les morts (What the dead men say), 1964. La trame est reprise dans Ubik (1966).
  • Ah, être un Gélate (Oh, to be a Blobel), 1964.
  • Souvenirs à vendre (We can remember it for you wholesale), 1966.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990) avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Michael Ironside.

Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall) de Len Wiseman (2012) avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Bryan Cranston et Jessica Biel.

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  • La Foi de nos pères (Faith of our fathers), 1967.
  • La Fourmi électrique (The Electric Ant), 1969.
  • Nouveau modèle (Second Variety), 1953.

Planète Hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995) avec Peter Weller.

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  • L’Imposteur (The Impostor), 1953.

Impostor de Gary Fleder (2001) avec Gary Sinise, Vincent D’Onofrio, Mekhi Pfifer, Madeleine Stowe, Tony Shalhoub et Gary Dourdan.

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♦ Puis j’ai eu l’occasion de découvrir deux romans (qui font partie de ses plus connus) qui font

  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep ?), 1968.

Blade Runner de Ridley Scott (1982) avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young et Darryl Hannah.

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  • Susbtance Mort (A Scanner Darkly), 1977.

A Scanner Darkly de Richard Linklater avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson et Rory Cochrane.

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♦ Il y a eu également d’autres adaptations cinématographiques de ses nouvelles ou romans :

  • La Clause du Salaire (Paycheck), 1953.

Paycheck de John Woo (2003) avec Ben Affleck, Aaron Eckhart, Uma Thurman, Paul Giamatti, Michael C. Hall et Kathryn Morris.

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  • L’Homme doré (The Golden Man), 1954.

Next de Lee Tamahori (2007) avec Nicolas Cage, Jessica Biel, Julianne Moore.

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  • Rajustement (Adjustement Team), 1954.

L’Agence (The Adjustement Bureau) de George Nolfy (2011) avec Matt Damon, Emily Blunt, Anthony Mackie, Terrence Stamp, John Slattery et Michael Kelly.

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♦ Nova Production m’a proposé de regarder avant sa diffusion sur Arte le documentaire sur cet auteur qui s’intitule (vous l’aurez compris au titre de ce billet) Les Mondes de Philip K. Dick. Il s’agit d’une excellente surprise qui plaira à un grand nombre de spectateurs, c’est-à-dire à la fois les fans de l’auteur ou les gens qui connaissent déjà son oeuvre et ceux qui n’ont jamais lu ses nouvelles ou ses romans. Ce documentaire, court, bien rythmé et passionnant, se présente comme une sorte de biographie permettant de mettre en lumière son oeuvre. Ainsi, il n’y a rien de voyeuriste lorsque le documentaire se plonge dans des moments douloureux et intimes (comme la perte de sa soeur). Le but n’est pas qu’on pleure sur son sort (même si c’est évidemment émouvant, je n’ai pas un coeur de pierre !) mais de comprendre ce qui l’a poussé à écrire ou encore pourquoi certains thèmes ou descriptions sont récurrents dans son oeuvre. J’ai également apprécié de voir des documents d’archive avec l’auteur himself. Personnellement, je n’avais jamais réellement eu l’occasion de le voir s’exprimer dans des vidéos donc ça m’a aidée à mieux le cerner. Il y a aussi de nombreux intervenants qui parlent de Philip : sa famille, ses amis, des auteurs de SF, son psy, des scientifiques et même Rutger Hauer. On ne tombe pas dans le défilé de personnalités qui veulent juste montrer leur lien avec Dick, il s’agit de témoignages qui permettent de nouveau d’apprendre à connaître davantage l’hommes, son écriture et ce qu’il a apporté plus généralement à la science-fiction. On s’aperçoit alors à quel point son oeuvre est toujours aussi universelle et que la science-fiction ne devrait pas être une barrière mais au contraire une ouverture sur des questions à la fois actuelles, existentielles et profondément humaines. Enfin, et c’est pour ça que j’écris aussi ce billet, ce documentaire réussit à montrer le lien fort entre les oeuvres de Philip K. Dick et le cinéma. Il faut dire que son oeuvre, très visionnaire, liée à sa personnalité torturée, ne peut être que destinée au cinéma.


Les mondes de Philip K. Dick, documentaire réalisé par Yann Cocquart, co-écrit avec Ariel Kyrou.

Diffusion sur Arte le mercredi 2 mars à 22h35.


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