The Door (2016)

réalisé par Johannes Roberts

avec Sarah Wayne Callies, Jeremy Sisto, Suchitra Pillai-Malik…

titre original : The Other Side of the Door

Film d’horreur, épouvante-horreur britannique, indien. 1h36. 2015.

sortie française : 1 juin 2016

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Une famille américaine mène une paisible existence en Inde jusqu’à ce qu’un accident tragique prenne la vie de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend qu’un rituel antique peut lui permettre de lui faire un dernier adieu. Elle voyage alors jusqu’à un ancien temple, où se trouve une porte qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mais quand elle désobéit à l’avertissement sacré de ne jamais ouvrir cette porte, elle bouleverse alors l’équilibre entre les deux mondes.

The Door : Photo Sofia Rosinsky

Vous avez l’habitude : j’ai très envie de raconter ma vie pour me justifier. Lâchons-nous puisqu’il n’y a pas grand-chose à dire sur ce film – au moins c’est dit. Comment ça se fait que j’ai pu aller voir ce film au cinéma alors que je suis carrément à la bourre ? Premièrement, parce que je n’ai pas pu voir le film que je devais voir grâce aux places que j’ai gagnées – je me suis aperçue au dernier moment qu’elles n’étaient pas valables le week-end (je reviendrai sur ce terrible épisode très bientôt soit ici soit sur Twitter, promis juré). Les autres films que je comptais voir avaient – vraiment – des horaires de merde. Voilà que la personne qui m’accompagne (en l’occurrence, ma propre soeur) me dit « tiens, The Door, c’est visiblement un film « d’horreur », ça te tente ? ». Je voyais vaguement l’affiche, je connaissais à peine le synopsis (j’avais vaguement compris qu’il y avait une histoire de môme mort qui décide de faire chier tout le monde en tant que fantôme ou entité diabolique, quelque chose comme ça) et comme je suis bon public, je me suis dit « pourquoi pas ? ». Mais pour tout vous avouer, je ne serais jamais allée voir ce film volontairement. La promo est juste une cata. Je suis même étonnée que ce film ait réussi à trouver une sortie en salles – quand on sait qu’il y a de plus en plus de longs-métrages qui sortent directement en vod / dvd, on se pose des questions. Franchement, rien que ce titre « français » (vous savez donc qu’en France, nous avons le « don » de traduire un titre anglais par un autre anglais, because, you know, we speak English very very well of course – le tout dit avec un atroce accent) n’a rien de vendeur. Il doit y avoir trois cents films qui doivent probablement s’appeler The Door. Et surtout, ils devaient être désespérés pour mettre sur l’affiche « avec Sarah Wayne Callies (The Walking Dead). Non mais sérieusement ?? C’est le genre d’accroche qu’on met typiquement sur des direct-to-dvd ça ! Rien qu’avec ça, on sent que les gars qui bossent donc pour vendre ce film (visiblement ils ont mal fait leur boulot) n’y croient pas du tout. Et en général, c’est pas bon signe. Voilà qu’en faisant la file, je sens pas totalement le truc mais bon je reste optimiste et en plus ma place est gratuite ce jour-là (et ouais, c’est ça quand on parie en ligne sur les pronostics de Cannes sur la page Facebook de son cinéma !) alors j’e sais que je ne vais pas trop avoir les boules même s’il s’agit d’une grosse daube. Verdict : Sans dire qu’il s’agit du pire navet du siècle, c’était effectivement pas terrible !

The Door : Photo Sarah Wayne Callies

On connait tous la recette qui finit par nous épuiser : une malédiction, une mère qui chiale, des jumpscares. Encore, si le problème venait uniquement de son manque d’originalité, ça passerait s’il s’agissait d’un bon divertissement. Hélas, ce n’est pas vraiment le cas ici. Je ne dirais pourtant pas que je me suis ennuyée (c’est peut-être pour cette raison que je ne lui accorde une petite étoile), c’est-à-dire qu’à la fin de la séance je ne ressemblais pas à un rat mort. Mais en dehors de quelques scènes potables (notamment celle où on découvre comment le petit Oliver s’est tué), il ne s’agit pas d’un film très rythmé ni très effrayant. De plus, The Door se veut original en présentant son intrigue en Inde. Cela aurait pu permettre de rendre ce film plus intéressant, moins banal mais finalement, une fois qu’on a dépassé le stade du voyage dans le temple pour suivre un rituel indien et l’intervention d’un certain groupe d’indiens ayant des pratiques particulières, le réalisateur ne tire pas grand-chose de l’environnement dans lequel il situe l’action. L’exotisme finit par devenir superficiel. Il y a un moment où on se dit même que l’histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quel autre pays. C’est dommage car à plusieurs reprises, on sent tout de même le potentiel qu’aurait pu avoir l’Inde sur l’intrigue. Pour ne rien arranger, on a donc dans le premier rôle Sarah Wayne Callies. Cette actrice est déjà en soi mauvaise. Pas plus que d’autres mais elle l’est. Et surtout, elle a une tête insupportable. Je ne veux pas m’attaquer à son physique, non. Je veux dire plus à ce qu’elle exprime à l’écran. A chaque fois que je la vois, que ce soit dans un film ou une série, c’est comme s’il y avait écrit sur son front « je suis une emmerdeuse de première ». En clair, cela signifie que dès qu’elle est dans un film, un blem’ va arriver. C’est physique, je n’y peux rien. De l’autre côté, on a Jeremy Sisto, un acteur que j’apprécie en général. Dans ce film, son interprétation n’est pas si mal que ça (par rapport à tout ce que j’ai exposé avant). Le problème est qu’on ne croit pas une seule seconde au couple (et par conséquent à la famille) qu’il forme avec la désespérante Sarah Wayne Callies. Heureusement, les seconds rôles, comme Suchitra Pillai-Malik par exemple, restent bons.

The Door : Photo Jeremy Sisto, Sarah Wayne Callies, Sofia Rosinsky

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