Enemy

réalisé par Denis Villeneuve

avec Jake Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Sarah Gadon, Isabella Rossellini…

Thriller canadien, espagnol. 1h30. 2013.

sortie française : 27 août 2014

Movie Challenge 2017 : Un film avec un acteur / une actrice que je déteste (M. Laurent)

Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu’il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios… pour lui et pour son propre couple.

Enemy : Photo Jake Gyllenhaal

Denis Villeneuve, un touche-à-tout (que ce soit pour les genres qu’il aborde et les différents publics visés selon les films) n’est plus le fameux réalisateur canadien qui monte : il est désormais un cinéaste qui compte. En dehors de quelques cinéphiles curieux (et évidemment des fans de Villeneuve), Enemy semble, par rapport à d’autres oeuvres de la filmographie du réalisateur, être passé un peu plus inaperçu. Pourtant, sans crier non plus au chef-d’oeuvre, Enemy, qui marque la seconde collaboration entre Villeneuve et Jake Gyllenhaal après l’excellent Prisoners, a quelque chose de fascinant. Il s’agit de l’adaptation du roman de José Saramago (Prix Nobel de Littérature en 1998) O Homem Duplicado (L’autre comme moi), publié en 2002. Il y a des tas d’oeuvres (cinématographiques ou autres) qui se sont déjà attaquées à la question du double, parfois accompagnées par celle de la schizophrénie. Cela pourrait créer une certaine lassitude ou même une méfiance par cette envie d’établir des comparaisons, conscientes ou non. Etrangement, durant mon visionnage, je n’étais pas du tout dans cette démarche. Le film ne déborde pas d’action et d’énergie, pourtant je me suis laissée embarquée par ce rythme lent et même hypnotique, prenant le temps de faire monter la tension. On peut sortir du film un peu décontenancé par ce qu’on a vu, dans un sens on vit presque une sorte d’expérience. Mais le processus pour reconstituer les différents indices pour trouver la « vérité » (en tout cas celle propre du spectateur, le film ne prétend pas répondre nécessairement de manière explicite à toutes nos interrogations) est magnétique. On pourra lui reprocher son côté un peu trop brute par moments, peut-être même sa dimension un peu trop métaphorique qui peut parfois empêcher la narration d’avancer (même si on est d’accord finalement que le film est plus « conceptuel » que purement narratif), il lui manque peut-être tout simplement ce petit quelque chose pour être totalement séduit. Mais rien ne semble être laissé au hasard et plusieurs visionnages semblent nécessaires pour ne pas passer à côté d’un détail. Le symbole de l’araignée (ici une représentation de la femme – sans cesse présente même si les rôles principaux sont masculins) fait évidemment partie de ces détails permettant aux spectateurs d’atteindre cette éventuelle vérité. Elle apparaît parfois discrètement, sauf à la fin. Je suis partagée justement sur sa dernière utilisation, certainement volontairement grotesque, presque proche d’une image kafkaïenne (image logique puisque le film plus globalement entre dans cette démarche).

Enemy : Photo Jake Gyllenhaal

D’un côté, concernant cette dernière métaphore visuelle, je comprends la démarche de Villeneuve par rapport aux personnages et plus globalement par rapport à la narration. De l’autre, cette image volontairement très absurde et grossière a tendance aussi à présenter une rupture par rapport à tout le reste du film, qui n’entre pas nécessairement dans ce ton. Là encore, évidemment, cette rupture est peut-être volontaire mais je n’y adhère pas nécessairement. La mise en scène de Denis Villeneuve est également toujours aussi remarquable, également toujours ancrée dans la précision. Avec lui, le duel intimiste et la dimension plus « collective » en filmant Toronto comme une grande ville étouffante labyrinthique (souvenons-nous de ce motif du labyrinthe déjà présent dans Prisoners) grisâtre (avec des tons jaunes tristes) finissent par se retrouver ensemble, l’une reflétant l’état de l’autre : la ville est une sorte de représentation psychique des personnages et ces derniers semblent aussi se perdre mentalement dans cette grande ville froide qui laisse place à la frustration. Par sa manière de représenter la ville, nous retrouvons un nouvel écho à l’araignée, ou plutôt à sa toile, toile qui peut aussi être une image de la psyché. Au-delà d’une écriture redoutable et d’une mise en scène réfléchie, les interprétations sont également plutôt bonnes, surtout celle de son acteur principal. Jake Gyllenhaal livre une double performance complémentaire impressionnante (tout en attribuant des caractéristiques propres à chaque personnage sans tomber dans la caricature) où il est notamment, pour ne citer que cet exemple, à la fois celui qui cherche à reconstituer le puzzle et celui au coeur de ce puzzle justement : la dualité est bien présente dans cette interprétation riche et intense. Il faut dire que les personnages qu’il interprète sont bien dessinés, aucun choix dans leurs caractéristiques n’est évidemment laissé au hasard (notamment dans les prénoms et les professions exercées). Je ne suis toujours pas convaincue par Mélanie Laurent même si je peux me réjouir de deux choses : déjà, on la voit peu donc elle ne m’a pas non plus gâchée le plaisir que j’ai ressenti en regardant le film. Surtout je « comprends » qu’elle soit au casting si on la place en parallèle avec la discrète (et talentueuse) Sarah Gadon qui, elle, livre une interprétation bien plus convaincante, toute en retenue. 

Enemy : Photo Jake Gyllenhaal, Mélanie Laurent

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Le Sens de la Fête

réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache

avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Vincent Macaigne, Alban Ivanov, Eye Haidara, William Lebghil, Kevin Azaïs, Antoine Chappey, Benjamin Lavernhe, Suzanne Clément, Judith Chemla, Hélène Vincent, Gabriel Naccache, Sam Karmann…

Comédie française. 1h57. 2017.

sortie française : 4 octobre 2017

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Le Sens de la fête : Photo Hélène Vincent, Kévin Azaïs

Le duo Eric Toledano-Olivier Nakache a fait beaucoup de bien dans le paysage de la comédie française. Certes, Samba (qui n’est pas une comédie) m’avait déçue et j’avais carrément détesté Je préfère qu’on reste amis. Cela dit, Intouchables est une bonne comédie même si son succès peut paraître démesuré. Surtout, j’ai toujours eu une folle affection pour Nos Jours Heureux et Tellement proches, deux films qui ont en commun le sens de la collectivité. Bonne nouvelle : Le Sens de la Fête entre dans cette même lignée. Certes, contrairement à beaucoup de personnes sur la blogosphère, je n’ai pas non plus eu le coup de coeur tant espéré. La première raison est son rapprochement avec un film que je déteste tant de tout mon coeur (je crois que la moitié de la planète est au courant) : Birdman. Certes, le film de Toledano et Nakache ne prétend pas reprendre l’exercice de style avec un (pseudo) unique plan-séquence. Mais pourtant, tout le long, on pense au film oscarisé, ce qui peut parfois faire sortir l’esprit de mon visionnaire. Comme dans le long-métrage d’Inarritu, il y a une sorte de caméra-fleuve au rythme similaire qui suit pratiquement sans cesse Max (Jean-Pierre Bacri), se confrontant à une multitude de personnages tous plus ou moins barrés. Pour couronner le tout, la bande-originale signée par Avishai Cohen nous fait penser à cette (putain de) batterie déjà présente dans Birdman. Je n’ai pas non plus apprécié la trame narrative autour de Suzanne Clément, un peu reléguée ici au plan de « potiche » alors qu’elle mérite tellement mieux ! Après, on peut effectivement voir où les réalisateurs veulent en venir dans le parallèle entre les catastrophes professionnelles et celles d’ordre personnel. Mais ça reste tout de même un point discutable selon moi. En dehors de ces quelques petits reproches, Le Sens de la fête est tout de même une très chouette comédie française, ce qui devient visiblement rare. Les réalisateurs nous prouvent qu’on est encore capable en France de faire un film populaire drôle sans tomber dans l’humour raciste, misogyne, homophobe et j’en passe. Le film réussit à parler à un large public sans forcément tomber dans un résultat trop consensuel. Surtout, s’il est merveilleux en terme d’humour, il sait aussi le mêler avec élégance et habileté à l’émotion. L’humour repose aussi bien sur des répliques cinglantes (dont seul Bacri a le secret pour les balancer) tout comme il fonctionne grâce à son rythme presque en cohérence avec la bande-originale. En réalité, c’est principalement la succession d’événements malheureux se déroulant sur une durée limité (à peine quelques heures) qui permet de faire ressortir différents ressorts comiques.

Le Sens de la fête : Photo Gilles Lellouche

Ainsi, les personnages, la plupart du temps assez attachants, ont certes tous des caractéristiques « stéréotypées », mais ils ne tombent non plus dans des excès ou même des clichés (dans le sens où les personnages restent crédibles) : le patron grincheux et sous pression, le photographe has-been pique-assiettes, le chanteur ringard qui massacre des chansons italiennes et veut faire tourner les serviettes, le prof de français (très à cheval sur le vocabulaire) dépressif serveur à ses heures perdues qui drague la mariée, le boulet de service qui comprend que dalle, l’employée énergique mais très grossière et grande-gueule, le marié imbuvable qui récite des discours interminables, la mariée toute douce mais soumise etc… Finalement, à l’intérieur de ce mariage sont représentées avec un mélange de tendresse et de satire différentes figures de notre société. L’humour repose aussi également sur des effets de répétition ou d’attente pour ne citer que ces exemples. En tout cas, tous ces différents effets comiques s’emboîtent malicieusement bien entre eux par une mécanique bien huilée au point d’en arriver à créer un climax fort en humour mais aussi en émotion. Oui, il y a bien une certaine émotion qui arrive parfois là on s’y attend le moins. Il touche aussi plus globalement pour le regard qu’il offre sur la collectivité (en n’oubliant jamais la place de l’individu dans le groupe) : si la bêtise de l’un d’entre eux peut avoir des conséquences sur les autres, ce sont aussi les erreurs de chacun qui permettent l’union, la solidarité et la force d’un groupe. La mise en scène est remarquable par sa fluidité parvenant à capter la pluralité des situations, le tout sur un fabuleux sens du tempo. Tous les acteurs, que ce soit les plus confirmés ou les moins connus (même si certains ont déjà une certaine reconnaissance), sont tous excellents. On a envie de dire que Jean-Pierre Bacri fait du Bacri : c’est pas faux mais il le fait tout de même toujours aussi bien, et peut-être même encore mieux que d’habitude (en fait, je ne vois pas qui d’autre aurait pu interpréter le rôle). Surtout, s’il est bien à la tête de cette grande troupe, il ne bouffe pas non plus les seconds rôles. Ce point était essentiel puisque le film parle justement de cohésion. Bacri n’est pas le seul à faire ce qu’il sait déjà faire (Lellouche, Rouve, Macaigne, Vincent… sont également concernés) mais on ne sent jamais de la lassitude ou une forme de paresse. Le Sens de la Fête est alors une formidable comédie parfois touchante, présentant parfois un regard désabusé sur notre société mais tout de même optimiste et surtout très humaine.

Le Sens de la fête : Photo Jean-Pierre Bacri

Primaire

réalisé par Hélène Angel

avec Sara Forestier, Vincent Elbaz, Albert Cousi, Ghillas Bendjoudi, Patrick d’Assumçao, Guilaine Londez, Olivia Côte, Laure Calamy, Antoine Gouy, Lucie Desclozeaux…

Comédie dramatique française. 1h45. 2016.

sortie française : 4 janvier 2017

Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre…

Primaire : Photo Sara Forestier

On a vu beaucoup de films se déroulant dans une école mettant souvent en scène des profs idéalistes (pour ne pas dire utopistes) qui réussissent à travailler dans un lieu finalement pas si pénible que ça par rapport à la réalité du métier. Et surtout ces profs en question sont vus comme des champions. Primaire, sorti dans l’indiscrétion au début de l’année, semble prendre un parcours plus réaliste. Hélène Angel s’est beaucoup documentée sur les métiers de l’enseignement, elle a également passé deux ans à observer des instituteurs. Cela se ressent durant notre visionnage : les termes utilisés  sont précis et surtout, contrairement à la majorité des films se déroulant dans des classes, il y a de la vie, sans cesse du bruit même dans les moments qui demanderaient du silence. J’ai passé six mois dans une école primaire en tant qu’animatrice, j’ai eu le temps d’observer tout ce qui pouvait se passer dans une classe mais aussi lus globalement dans une école. Il y a dans mon entourage un certain nombre de profs dont j’ai pu écouter leur ressenti sur leur métier et les films sur leur métier. Il me semble que Primaire est criant de vérité sur de nombreux points. Sur certaines scènes, notamment grâce à la mise en scène, a priori simple mais pourtant plus travaillée qu’elle en a l’air, on ne peut pas s’empêcher de constater que la démarche de la réalisatrice se rapproche de celle d’une documentariste. Cet aspect peut paraître rebuter certains spectateurs. En réalité, c’est ce qui donne de la crédibilité au film. Florence est certes une institutrice idéaliste et dévouée à son travail. Bref, tout ce qu’on aurait pu craindre comme je l’explique au début de ma chronique. On a peur de voir une éternelle prof sauveuse et wonder woman face au système. Certes, Florence veut être cette femme. Mais tout lui échappe au point de faire un burn out : les parents qui voient le mal partout, l’inspection à venir, un des gamins abandonné par sa mère, son propre gamin (dans sa classe) qui préférerait vivre d’aventures avec son père… Attention, Primaire est composé de moments de grâce, à l’image de la vie d’institutrice de Florence : le métier est ultra difficile, au point parfois de vouloir tout lâcher. Pourtant, ce sont ces petits moments de bonheur qui réconfortent et surtout qui rappellent pourquoi la jeune trentenaire a choisi ce métier et pas un autre. Le film en lui-même aborde un ton a priori « léger ». Pourtant il s’agit paradoxalement un des films les plus « sombres », justement par son réalisme, sur cette profession.

Primaire : Photo Sara Forestier

Primaire finit sur une touche d’espoir sur laquelle certains élèves se souviendront encore de leur apprentissage (et pas qu’avec Florence). J’ai lu des critiques disant que ce film était optimiste : la fin va effectivement dans ce sens-là. C’est peut-être mon seul vrai reproche que je fais au film : qu’il n’aille pas totalement au bout de sa démarche. Et encore, même dans mon reproche, j’ai envie de nuancer dans le sens où on ne connait pas forcément l’issue finale pour le petit Sacha et on nous pointe bien du doigt la situation très précaire des AVS qui pourtant jouent un rôle essentiel dans la vie des élèves handicapés. Mais je nuancerais tout de même mon avis sur ce point : selon moi, la force de ce film, certainement appuyée par un réalisme alarmant, est s’éloigner des clichés habituels. Oui, on peut faire ce travail avec passion, oui il y a des moments formidables dans la carrière d’un instit’ qui lui rappellent pourquoi il a choisi cette profession. Mais le désespoir face à aux situations familiales des gamins, les déceptions, la fatigue aussi bien physique que morale font basculer l’image parfois trop jolie des profs que nous montrent certains films. Ce discours déchirant de Florence, sans cesse en déformation professionnelle même dans un cadre privé, en salle des profs est criant de vérité : « on est décevants ». Comment faire son travail passionnément sans confondre tous les rôles ? Le discours n’est finalement pas moralisateur ou quoi que ce soit, il pointe une réalité avec ses hauts et ses bas. Bref, à part la fin qui est peut-être discutable, le scénario est bien écrit et la mise en scène plutôt bonne par rapport au projet global du film : une fiction le plus proche possible de la réalité sans non plus tomber dans les tics du film « façon documentaire ». Enfin, Sara Forestier est également un des atouts de ce qui pourrait finalement être une comédie (dramatique) sociale. Je n’ai rien contre cette actrice mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle aurait pu interpréter un tel rôle. Elle a su servir de son énergie (se transformant parfois en agressivité) pour donner du punch à son personnage très attachant tout en y ajoutant une douceur insoupçonnable. Je l’ai tout simplement trouvée investie dans son rôle et d’une belle luminosité et générosité. Les seconds rôles s’en tirent également très bien, notamment Laure Calamy, décidément la perle discrète du cinéma français (d’auteur), impeccable en mère indigne. Vincent Elbaz s’en sort également plutôt bien même si je suis un peu moins convaincue par la trame narrative (même si j’imagine qu’elle existe pour renforcer la part fictive du film, qui bascule

Primaire : Photo

The Edge of Seventeen

réalisé par Kelly Fremont Craig

avec Hailee Steinfeld, Haley Lu Richardson, Blake Jenner, Woody Harrelson, Kyra Sedgwick, Alexander Calvert, Hayden Szeto…

Comédie dramatique américaine. 1h48. 2016.

sortie française (VOD) : 16 mars 2017

Nadine et Krista découvrent le monde merveilleux du lycée. Mais leur belle amitié est mise à mal lorsque la première apprend que la seconde sort avec son grand frère…

The Edge of Seventeen : Photo

The Edge of Seventeen fait partie de cette longue liste de films qui ne trouve pas leur place dans les salles de cinéma françaises. Et comme souvent, même quand je n’aime pas nécessairement les films qui passent par cette case, je trouve cela regrettable que ce premier long-métrage ne soit pas distribué dans les salles obscures alors que ces dernières projettent de nombreuses daubes. De plus, ce film en question est co-produit par James L. Brooks, le réalisateur des formidables Pour le pire et le meilleur et Tendres Passions. En revanche, si je trouve cela regrettable que ce film n’ait pas connu de sortie dans les salles, ce n’est pas pour autant que je l’ai réellement apprécié. Certes, il ne s’agit pas d’un mauvais film, ni même d’une déception (je n’en attendais rien même si j’avais eu vent de quelques bonnes critiques m’invitant à le découvrir). L’ensemble se laisse évidemment regarder dans le sens où l’histoire se laisse volontiers suivre, le ton en lui-même est léger comme dans n’importe quel teen-movie qu’on pourrait regarder, le tout est également bien rythmé, c’est même parfois drôle (parfois). Mais qu’est-ce qui cloche alors ? Le personnage principal. Nadine est incarnée par la toujours pétillante Hailee Steinfeld, nommée aux Golden Globes dans la catégorie « meilleure actrice dans une comédie » pour son interprétation. Le problème ne vient pas de sa performance : elle joue bien le rôle qu’on lui a attribué. Le reste de la distribution est par ailleurs très bien, que ce soit parmi les jeunes acteurs (Haley Lu Richardson et Blake Jenner, choupis en jeune couple lisse, ou encore Hayden Szeto en ado sensible et maladroit) ou les plus confirmés (Woody Harrelson, parfait en prof cynique balançant quelques bonnes punchlines, Kyra Sedgwick touchante en mère dépassée). Mais le personnage de Nadine est vraiment insupportable. Certes, j’imagine que cette personnalité en question a du sens : il n’y a qu’à voir une des conclusions du film, c’est-à-dire lorsque Nadine se rend compte qu’elle se plaint beaucoup et surtout lorsque cette dernière constate que les autres autour d’elle peuvent souffrir sans forcément jacasser toute la sainte-journée. Mais cette jeune fille qui se plaint tout le temps pour tout et n’importe quoi n’est pas du tout attachante. J’adore pourtant les personnages cyniques, hors de la norme, mais avec Nadine, le contact ne passe pas. J’ai parfaitement conscience que je vais dire un truc méchant : Nadine n’a pas d’amis (en dehors de sa meilleure amie Krista et d’Erwin le gars de sa classe qui veut la pécho) et on comprend qu’elle n’en ait pas. L’égoïsme de ce personnage semble vaguement se justifier par son passé familial, c’est-à-dire le décès brutal de son père.

The Edge of Seventeen : Photo Blake Jenner, Haley Lu Richardson

Cette information a quelque chose de superficiel comme si cela devait justifier ses réactions complètement stupides et sa tendance à absolument tout dramatiser. Après, encore une fois, on peut accepter que cette rébellion sans cause, prouvant l’immaturité de l’adolescente, fasse partie du postulat de départ (il n’y a qu’à voir le décalage avec la scène d’intro qui présente Nadine comme une suicidaire et plus tard la réalité des faits qui conduit notre héroïne à prononcer des paroles aussi graves) mais il aurait vraiment fallu rendre la jeune fille plus attachante et ayant plus de consistance. Dans différents synopsis que j’ai pu lire, Nadine est présentée comme une jeune dépressive mais en regardant le film, je n’ai pas plus ressenti cette dépression, juste de la bêtise et de l’exaspération. En fait, je me suis sentie comme une adulte réac’, ne parvenant pas à prendre réellement au sérieux la possible souffrance de cette adolescente. Je ne dis pas que le film est nécessairement mal écrit mais il y a selon moi des choses plus que maladroites dans la construction de ce personnage. Cela n’a jamais été impossible d’exposer des personnages imparfaits et même pénibles tout en les rendant attachants. Or, Kelly Fremont Craig (également scénariste) ne parvient pas à relever ce défi ce qui plombe vraiment son film. Pour ne rien arranger, depuis un certain temps (c’était déjà mon type de ressenti devant l’acclamé Monde de Charlie de Stephen Chbosky), je commence à me lasser des teen-movies filmés à la mode des années 1980 ou rappelant sans cesse cette période. Peut-être que je me focalise sur ce point parce que je n’ai pas plus accroché que ça à ce film (après tout, récemment, dans la série 13 Reasons Why, je valorisais ce point en question) mais je commence à trouver cette utilisation too much. Alors on pourra me dire par a+b que je suis une grosse gourdasse parce qu’il y a voyons des chansons récentes dans la bande-originale (vous avez remarqué vous aussi que la reconstitution des années 80 passe souvent par les choix musicaux). La gourdasse en question vous répond qu’elle croyait que le film se passait dans les années 80 (et pas qu’à cause de la musique – les décors et le look de l’héroïne à tous les âges m’ont déroutée) pendant un bon moment jusqu’à ce qu’elle réalise qu’il se déroule de nos jours. Bref, j’ai trouvé l’ensemble sympathique, pas forcément mal fait mais rien de bien exceptionnel non plus, de plus profond ou de différent de ce qu’on a pu voir auparavant dans la même veine, n’échappant pas non plus à certains clichés.

The Edge of Seventeen : Photo Hailee Steinfeld, Hayden Szeto

A bras ouverts

réalisé par Philippe de Chauveron

avec Christian Clavier, Ary Abittan, Elsa Zylberstein, Cyril Lecomte, Nanou Garcia…

Comédie française. 1h32. 2016.

sortie française : 5 avril 2017

Figure de la scène littéraire et médiatique française, Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors que Fougerole fait la promotion dans un débat télévisé de son nouveau roman « A bras ouverts », invitant les plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d’appliquer ce qu’il préconise dans son ouvrage. Coincé et piqué au vif, Fougerole prend au mot son adversaire et accepte le challenge pour ne pas perdre la face. Mais dès le soir-même, on sonne à la porte de sa somptueuse maison de Marnes-la-coquette… Les convictions des Fougerole vont être mises à rude épreuve !

À bras ouverts : Photo Ary Abittan

Je ne comptais pas aller regarder A bras ouverts, encore moins au cinéma, surtout après avoir lu et vu de nombreuses critiques plus que négatives à son égard, notamment celle de InThePanda. Ma mère (pas facho et que j’aime beaucoup au passage) s’en est mêlée : elle est gentille mais elle aime beaucoup (trop) toutes ces comédies franchouillardes que je rejette tant. Et elle a un don particulier pour me laisser convaincre de l’accompagner. Malheureusement, comme prévu, les mauvaises critiques avaient vu juste. Le point de départ était pourtant « intéressant » dans le cadre d’une comédie, même s’il n’est pas non plus bien révolutionnaire : pousser des gens soi-disant ouverts d’esprit face à leur réel état d’esprit. Les dix premières minutes passent à peu près : nous sommes face à une caricature (certes pas très fine mais ça passe) d’une sorte de BHL qui parle beaucoup (surtout pour bien se faire voir et booster les ventes de son livre), on peut même dire qu’il est une sorte de donneur de leçons mais qui n’applique pas ses propres théories jusqu’au jour où il est pris au piège par un opposant politique (là ici une sorte de caricature du FN). Dans le même genre, autant privilégier l’excellent Devine qui vient dîner… de Stanley Kramer ou même plus récemment le plutôt sympathique Le Grand Partage d’Alexandra Leclerc qui ont le mérite de montrer une vraie confrontation des personnages face à la banalisation de leur pensée raciste et surtout une remise en question. C’est le principal problème de A bras ouverts (qui devait s’intituler à l’origine Sivouplééé… oui on sentait déjà le coup foireux venir) : en dehors du fils (même si cela reste minime), on ne remet pratiquement jamais en question le couple Fougerole. Ils sont racistes et finalement tout leur donne raison ! Après tout, Babik est un personnage qui n’est jamais attachant. Sa caricature est très ratée dans le sens où son humanité reste assez minime et n’efface pas les défauts qui l’entourent : il est méchant, violent, misogyne, sale et parle comme un demeuré (et non comme un étranger) et encore je n’ai pas tout dit. Sa famille est également complètement barge (dans le mauvais sens du terme), notamment avec le type atteint mentalement et qui fout sa merde littéralement avec son cochon. La seule fois où Babik se montre à peu près humain est lorsqu’il empêche Erwan (qui intègre le groupe des Roms après avoir été expulsé de chez lui) de séduire et de coucher avec la femme de Jean-Etienne. Mais tu sens que c’est un peu ici un vague prétexte pour se justifier : « non on se moque pas des Roms, la preuve, le vrai méchant de l’histoire, c’est un Français ». Le mal reste fait. Je ne suis pas du genre à voir du racisme partout mais là j’ai vraiment ressenti une sorte de malaise tout le long du film.

À bras ouverts : Photo Christian Clavier, Elsa Zylberstein

Il y avait déjà eu un débat sur la réelle démarche du réalisateur dans son précédent long-métrage (que j’avais plutôt apprécié, je ne m’en cache pas), Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? (avec déjà Clavier et Abittan). Mais j’avais plus l’impression qu’on riait du racisme et des clichés et surtout le film avait le « mérite » de faire évoluer les personnages. Là il n’y a pas d’évolution possible : les personnages sont juste tous cons jusqu’au bout ! Peut-être que le film n’arrive pas à fonctionner parce qu’il ne « tape » pas suffisamment sur différentes images de la société (contrairement toujours à Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?). En clair, il se fout de la gueule de l’hypocrisie des bobos et des Roms qui protègent leur famille (et maintenant les Fougerole en font partie) de manière douteuse. Il y a une petite pique envers le personnage FN qui est homosexuel. Je ne crois pas qu’il faut voir ici une remarque du style « l’homophobie c’est la lose » (contrairement à ce que dit InThePanda, c’est mon seul petit point de désaccord)  : j’imagine plus une envie de souligner une certaine hypocrisie d’un politique qui rejette certainement dans la sphère médiatique une communauté. Mais je comprends là aussi le reproche de certains détracteurs : ce point en question est de nouveau mené très maladroitement. La fin est également assez douteuse, comme si être proche d’un Rom était une malédiction. Au-delà d’une morale assez douteuse, A bras ouverts n’est tout simplement pas drôle (ce qui est problématique dans le cadre d’une comédie). La plupart des vannes tombe à plat et montre à quel point la comédie française ne se porte vraiment pas (même si ce n’est pas un scoop – et je n’ai pas encore vu Gangsterdam !). Quant aux interprétations, elles sont assez navrantes. Christian Clavier fait du Christian Clavier j’ai envie de dire mais en pire. Quand on le voit réagir avec le fameux cochon, on ne peut pas s’empêcher de penser à son personnage dans Les Bronzés font du ski ! T’as l’impression d’avoir pris un coup de vieux d’un coup sans avoir rien demandé ! Elsa Zylberstein (j’ai déjà du mal avec elle en temps normal) en fait – vraiment – des caisses dans le rôle de cette artiste contemporaine naze mal baisée (cette partie du scénario sur les moeurs des Fougerole m’a également bien gonflée au passage). Quant à Ary Abittan, il m’a juste… gênée. Il y a des fois où c’est le Abittan show (je pense notamment aux scènes où il chante du Fugain et compagnie) ! En même temps, sans vouloir les excuser (faut pas déconner non plus), leurs personnages sont si mal écrits que je ne vois pas comment un acteur aurait pu être bon dans ce fiasco.

À bras ouverts : Photo Ary Abittan

Tag de la rentrée (illustration : images de films et séries)

Bonjour à tous !

Comme vous le savez déjà, j’avais très envie de me lancer dans d’autres types d’articles et voici qu’on me tend la perche ! La toujours très chouette Charlie m’a alors taguée et je me suis dit que cet article était une bonne occasion de m’exercer à un nouveau exercice (même si je suis en train de préparer plein d’autres articles, certainement plus axés vers le cinéma) et aussi de me présenter d’une certaine façon. Evidemment, comme nous sommes sur un blog cinéma, j’ai parfois tenté de faire quelques liens avec certains films même si cela n’a pas toujours été évident.

Je ne tague personne mais si vous souhaitez le faire sur vos blogs ou ici dans les commentaires, ne vous gênez surtout pas !

J’espère que cet article ne déroutera pas trop certains lecteurs. Bonne lecture et à très bientôt !

  1. Aimes-tu l’école ?

Hum… tout dépend des périodes. Gamine, j’aimais vraiment l’école. J’étais assez studieuse (enfin, je n’en faisais pas non plus des tonnes, n’exagérons rien) et enthousiaste, on me traitait d’intello (avais-je un côté tête-à-claque ? hum). Je trouvais que c’était vraiment une chance d’y aller (on dirait presque un putain de discours pour Miss France). D’ailleurs, je pense toujours que nous avons la chance de nous instruire grâce à l’école.

Ceci dit, les choses se sont dégradées au fil des années, je suis même plus ou moins sortie du système scolaire (du genre à aller dans un lycée vraiment spécial, c’est assez… indescriptible). En fait, en troisième, on me foutait justement beaucoup la pression parce que j’étais une bonne élève et j’ai tout simplement craqué (en plus j’étais dans une école de bobos insupportables), je voulais juste qu’on me foute la paix et croyez-moi, je l’ai eu (bon par contre, après, mes notes étaient moins top, je le reconnais).

Après, avec évidemment des hauts et des bas, j’ai dans l’ensemble aimé mes années de fac. Enfin, je parle surtout des trois premières années. J’aimais le fait d’être autonome et de faire enfin des études qui me plaisent. C’est très motivant même quand on a des matières casse-gueule (n’est-ce pas l’ancien français ?).

Après, depuis l’an dernier (donc le master), la fac m’excite beaucoup moins même si je tiens à avoir mon master car j’espère qu’il aura un jour son utilité (je l’espère, hein insistons sur ce terme). J’adore m’instruire, j’ai aimé travailler sur mon mémoire (et je suis excitée à l’idée d’en refaire un autre) mais je commence tout simplement à me lasser des cours (même si j’y vais par respect pour les profs), je commence à trouver cela très infantilisant (malgré l’autonomie et la liberté que nous avons à côté, ne crachons pas dans la soupe). Et alors qu’être une intello avait son côté plaisant enfant, je ne supporte vraiment plus les pseudo-élites de ma classe.

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Etais-je comme Hermione Granger à une certaine époque ? J’avais en tout cas sa même coupe de cheveux de merde !

2. Dans quelle classe passes-tu ?

En Master 2 de lettres modernes, parcours Littérature comparée.

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Dans Girls, Adam a fait des études de littérature comparée. Adam est aussi le personnage le plus bizarre de la série. Je crois que je suis censée m’inquiéter.

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3. Ta plus belle année ? 

J’ai tendance à dire ma première et ma L3 (après, je vous rassure, j’ai aussi passé d’autres bonnes années). Deux belles années donc. Principalement grâce aux copiiiines ! (et aussi aux cours, à mes humeurs, aux profs etc…).

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Je vous rassure : mes amies ne sont pas pathétiques contrairement à ce film qui n’aurait jamais dû voir le jour !

4. Quelle est ta matière préférée ?

Au collège, j’adorais l’anglais, j’étais même dans des écoles « bilingues » pour renforcer cette langue (j’ai même passé mon KET en 4e mais je l’ai loupé entre 1 à 5% près, je n’ai jamais eu la possibilité de connaître le résultat exact !). Après, au lycée, alors que je me limitais à lire du Voici et Closer (déjà), j’ai découvert la littérature (avant, je détestais lire, traumatisée par une prof de français en 5e) et j’ai tellement adoré cette matière que je suis allée en lettres modernes (comme vous le savez déjà). Après, à la fac, j’aimais en général les cours de littérature (ce qui peut aller de soi mais croyez-moi il y a des disciplines assez différentes en lettres modernes).

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J’aime beaucoup les cours de littérature. Ceci dit, je n’ai jamais eu un prof comme John Keating. Et je ne suis jamais montée sur une table en cours (croyez-moi, j’en crève d’envie !).

5. Quelle est la matière dans laquelle tu es la plus nulle ?

Au collège, j’avais clairement des difficultés en arts plastiques (du genre je ne savais pas colorier) et en sport (du genre je glandais). J’étais toujours à la ramasse ! Je me rappelle même ma prof d’arts en troisième qui avait voulu que je recommence un dessin jugeant que c’était un bébé qui l’avait fait et non par une collégienne (en l’occurrence, moi). Après, à partir de la seconde, mes deux pires ennemis ont été les maths et la SVT (et direct dès la première semaine de septembre). Enfin, à la fac, j’avais plusieurs bêtes noires : l’ancien français, les cours de phonétique et l’histoire de la langue française (ouais, c’est du lourd).

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Dans Les Visiteurs, ça a l’air chouette l’ancien français. Dans la vraie vie, c’est juste pas OKAYYYY du tout.

6. Réponds-tu à tes profs ?

Je ne peux pas dire que je répondais à mes profs (et actuellement je ne dis vraiment rien, du genre à être au fond de la classe, moitié endormie, soit à côté de la fenêtre, soit à côté du radiateur). C’est important de respecter les profs. Ceci dit, face à certaines injustices (ooohhh je suis une rebelle), disons qu’il m’est arrivé de ne pas me laisser faire.

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On peut faire confiance à Hit Girl pour ne pas se laisser se marcher sur les pieds !

7. As-tu déjà été déléguée ?

Oui, une fois, en CM1. Comment dire… c’est flatteur mais ça ne sert à rien. Vraiment à rien.

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En fait, je ne me souviens que de mon « élection ». Le reste… en fait, j’ai été inutile. Juste un peu plus populaire. Mais OSEF la popularité !

8. As-tu eu plusieurs collèges ?

Oui ! Que deux (quoi, ça fait déjà trop ?).

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Ouais, deux collèges. Et fuck youuuuu ! 😮

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9. Montre-nous ton sac de cours 

J’avoue avoir la flemme de prendre des photos. Mais on va dire que je me trimballe avec mon sac à main tout court…

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J’ai peut-être un beau sac à main pour les cours, je ne débarque pas non plus comme une pseudo fashionista qui a l’air toute fraîche. On ne peut pas tout avoir dès 9h du mat’ après avoir couru comme une dératée pour ne pas arriver à la bourre.

10. Montre-nous ta trousse 

Elle est grosse, verte et ronde. Bref, elle déchire.

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Non, Hulk, je n’ai pas piqué ta trousse, on se calme mon vieux…

11. Montre-nous ton agenda

Hum… Je n’ai plus d’agenda depuis très longtemps. Je note un peu à droite et à gauche mais je m’en sors toujours !

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Okay, je sors…

12. Tu préfères les stylos normaux ou fantaisies ?

Sérieusement, vu comme je m’emmerde par moments en cours et que je m’amuse à dessiner à peu près tout et n’importe quoi (malgré un manque de talent évident dans ce domaine), est-ce vraiment nécessaire que j’achète des stylos fantaisies ? Hum.

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Comme dans Supergrave, je suis vraiment capable de dessiner n’importe quoi quand je m’emmerde en cours (bon, okay, dans le film, Jonah Hill est juste un putain d’obsédé).

13. Ton sac est en général lourd ou léger ?

Ca dépend de ce que je fais. Lorsque je dois aller à la bibliothèque prendre un stock de livres, mon sac est lourd, cela va de soi. Mais sinon, je me débrouille pour qu’il soit le plus léger possible.

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Là, elle se marre la Matilda. Mais c’est pas si marrant que ça marcher dans la rue avec son sac plein à craquer de bouquins (qui peuvent être super méga chiants en plus).

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14. Ton sport préféré à l’école ?

Je séchais beaucoup les cours de sport à l’école. J’étais trop paresseuse, trop grasse, trop complexée. Depuis, je suis moins paresseuse, moins grasse, toujours un peu complexée et je vais tout simplement transpirer comme un porc à Keep Cool.

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Voilà, maintenant, je ressemble à peu près à Bridget (souhaitant comme elle perdre encore quelques kilos) quand je fais du sport. C’est pas joli-joli…

15. A quelle heure te couches-tu quand tu as cours ?

Ca dépend de ma fatigue, de l’heure du cours en question. Mais en général, assez tard, disons les choses.

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Et oui, je partage certains points communs avec les vampires…

16. A quelle te lèves-tu quand tu as cours ?

Bizarrement, je suis assez matinale, je ne traîne pas. Et même si je n’ai pas cours le matin, je me débrouille pour aller bosser le matin à la bibliothèque ou alors faire du sport à Keep Cool (non, je ne fais pas de pub gratuite pour cette salle de sport).

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Dès 7h du mat’, j’ai la patate (et ça peut gaver certaines personnes !).

17. Combien de temps y a-t-il entre ton établissement et ta maison ?

Ce n’est pas forcément à côté mais je ne suis pas à plaindre (même si ça m’arrive de courir comme une dératée pour arriver à l’heure).

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Après, j’aimerais bien avoir le même pouvoir que Leo dans Charmed, ça doit être très pratique…

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18. Ta popularité 

A part en 4e et 3e où je me suis retrouvée dans un bahut que je détestais (et réciproquement), je n’étais pas populaire (j’ai toujours été « différente ») mais on va dire que j’arrivais quand même à me fondre et je suis quelqu’un de sociable, je m’en sortais. Et c’est encore plus vrai depuis que je suis à la fac. Après, honnêtement, on s’en cogne un peu de la popularité. Le principal est de traîner avec des gens qu’on aime, pas s’entourer de profonds connards hypocrites !

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Si ça peut en rassurer certain(e)s : être populaire ne signifie pas pour autant que vous avez un cerveau.

19. Tes profs sont-ils bons ou non ?

Je ne suis qu’une élève, j’ai envie de dire : je suis qui pour juger les compétences d’un prof ? Après, cela ne m’empêche d’avoir un jugement sur mes profs. Dans l’ensemble, que ce soit au collège, au lycée ou à la fac, j’ai eu des bons profs, des gens doués et qui savaient transmettre leur savoir. Dans le lot, j’en ai quand même des mauvais dans le sens où je pense qu’ils n’avaient pas une bonne approche pédagogique et après j’admets aussi que j’ai parfois eu un mauvais contact avec certains d’entre eux. Mais je n’aime pas trop dire du mal des profs, je trouve qu’ils s’en prennent suffisamment plein la gueule tous les jours. Même si je suis décidée à ne pas devenir prof, il est pour moi primordial de respecter ce métier difficile (oui, j’insiste sur le terme difficile).

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J’ai eu de bons profs. De très profs. Bon, par contre, très peu avait le sex appeal d’Adrien Brody…