Ready Player One

réalisé par Steven Spielberg

avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Mark Rylance, Lena Waithe, Simon Pegg, T.J. Miller…

Science-fiction, action américain. 2h20. 2018.

sortie française : 28 mars 2018

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Selon la promotion constructive des Youtubeurs sponsorisés par Warner Bros. (oui, je trolle gratuitement), Ready Player One est « juste incroyable […] allez le voir quand il sort. Voilà » ou encore « c’est un chef-d’oeuvre : vous pouvez abandonner, on ne fera rien de mieux cette année ». Rien que ça. Et globalement, la blogosphère cinéphile est hyper emballée, criant elle aussi au film de l’année. Je me méfie toujours de la hype en général. Cela dit, au-delà du projet gigantesque de vouloir réunir dans une oeuvre autant de clins d’oeil à la pop culture (ce qui tombe bien vu que c’est la tendance actuelle), le film est surtout réalisé par Steven Spielberg, décidément très productif cette année (The Post/Pentagon Papers est sorti en janvier dernier). Etant donné qu’il est lui-même un incroyable artiste et créateur ayant considérablement nourri cette même pop culture des années 80 (j’ai logiquement grandi avec ses films comme un certain nombre de spectateurs) qui inspire désormais la nouvelle génération, Spielberg adapte logiquement le roman à succès d’Ernest Cline (Player One en VF). Pour ma part, il s’agit d’une des oeuvres de Spielberg les moins satisfaisantes que j’ai pu voir. Et il est pour moi en partie sauvé par le savoir-faire indéniable du réalisateur. La mise en scène est impeccable, les différentes séquences autour des deux premières énigmes le démontrent particulièrement. Cela dit, dans l’ensemble, sans dire que tout est mauvais ou quoi que ce soit, non, Ready Player One ne m’a pas convaincue et pas uniquement à cause de ses multiples références à la pop culture selon moi mal gérées. Je ne dis pas que cette surabondance était inutile à l’origine. La pop culture, dans laquelle les personnages ont toujours baigné (ce qui est dramatique si on s’interroge sur la créativité originale), permet d’échapper à une réalité moins plaisante. Cela dit, si ces pistes-là peuvent être intéressantes à exploiter, dans l’ensemble, ces différentes intertextualités fonctionnent très rarement : elles ne nourrissent pas tant que ça le scénario ni ne dessinent pas nécessairement bien le fameux contexte. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’on aurait pu remplacer ces oeuvres citées par d’autres types de références vu le traitement plutôt superficiel le trois-quart du temps.

Ready Player One : Photo

Ce fameux contexte, déjà lourdement situé dès le début par une immonde voix-off, est justement problématique car il reste trop flou. Je n’ai jamais réellement cru en ce monde réel croulant sous la pollution et la surpopulation : on n’a même jamais l’impression que ce soit si terrible que ça (je veux bien croire que les personnages se sont habitués à cette situation mais tout de même, ça n’excuse pas tout non plus). On se demande d’ailleurs comment ces gens très pauvres vivant dans des taudis peuvent se payer ce matériel hautement technologique. En fait, seuls les décors présentés au début du long-métrage aident au début le spectateur à s’imprégner légèrement de ce contexte social, démographique et autre. Mais en dehors de ça, on n’en fait pas grand-chose. On est même surpris de voir à la fin du film la police débarquer alors que le monde présenté a l’air a priori sans loi. Cela est tellement décevant de sa part car Spielberg a déjà touché à la science-fiction : ses précédentes oeuvres étaient bien plus riches rien que de ce côté-là. Rien que pour ça, je bondis quand on parle de meilleur film de Spielberg ! Par ailleurs, il y a selon moi un déséquilibre concernant l’alternance entre le monde virtuel et le monde réel : on a presque l’impression d’assister davantage à un film d’animation qu’à une oeuvre qui alterne réalité et « fiction ». De plus, même si en tant que spectatrice, je n’ai évidemment pas la prétention de vouloir refaire le film à ma sauce, ce monde virtuel présenté et cette galerie de geeks ne me paraissent pas crédibles. L’OASIS n’est présenté qu’avec ses bons côtés et des enjeux ultra limités. J’imagine qu’on veut satisfaire le grand public, mais justement, j’ai l’impression qu’à force de vouloir contenter tout le monde, le film n’obtient pas cette force qu’il aurait pu avoir. Enfin, ce qui m’a certainement le plus énervée concerne le propos final : de mon point de vue, je ne comprends pas que Spielberg soit aussi paternaliste avec son public. Et je reste gentille car j’étais à deux doigts de le traiter de vieux con (allez, vieux schnock si on veut être plus sympa). Pourtant, Ready Player One partait plutôt bien (si on s’en tient au propos). En effet, j’avais peur qu’il ne soit qu’une ode sans nuance aux geeks (vu les premiers retours que j’avais lus qui allaient dans ce sens). Au début, il trouve alors un bon équilibre entre la bienveillance et une certaine lucidité sur le monde virtuel. Mais sa fin, d’une naïveté dépassée, détruit cette bienveillance mise en place, qui semble avoir considérablement séduite le public geek (ce qui se comprend : l’image du geek étant souvent négative au cinéma). Il est regrettable de voir un résultat aussi bancal, voire même réac’, alors que la question de l’héritage, via le personnage de Halliday (incarné par un impeccable Mark Rylance, le seul à se détacher véritablement du lot), est en revanche plutôt intéressante dans le sens où ce personnage incarnerait une sorte de double de Spielberg. 

Ready Player One : Photo Mark Rylance

Steven Spielberg est le maître de ce divertissement de masse – qui a su garder sa patte d’auteur –  qui a fait rêver tant de générations et qui en fera encore rêver même certainement après sa mort. Il ne s’est pourtant jamais caché face à la politique douteuse des studios, même s’il est paradoxalement « responsable » de certaines dérives actuelles à Hollywood (directement ou non). Beaucoup parlent de « film testament ». Je n’irais pas jusque-là mais il est certain que le réalisateur s’interroge sur son propre héritage. Les autres personnages sont malheureusement très décevants, sans aucune personnalité, creux, à la limite de la stupidité et sans sentiments (du genre, un membre de ta famille meurt mais bon on s’en bat les ovaires). En dehors de la charismatique Olivia Cooke (que j’aurais aimé voir davantage même si la romance avec un agaçant Tye Sheridan est traitée avec deux pieds gauches – on voit hélas plus son avatar hyper moche), le reste du casting est tout juste correct pour rester gentille et on ne peut pas leur en vouloir, vu la stupidité constante des personnages (qui en plus de ça ont le cul borné de nouilles : ils se sont connus par le virtuel mais habitent comme par hasard pas loin des uns et des autres mais passons). Et sans faire la relou de service, pour un film qui se veut « révolutionnaire » (ou en tout cas est perçu de la sorte), voir ENCORE ces mêmes clichés sur certaines communautés est vraiment agaçant. On a aussi envie d’exploser la gueule aux personnages lorsqu’ils ne peuvent pas s’empêcher d’expliquer ce qu’ils voient alors qu’ils ne devraient pas avoir besoin de le dire vu qu’ils sont entre geeks (« ohhh la moto d’Akira » fait partie de ces répliques lourdement appuyées). Ready Player One est donc pour moi une belle déception même si on peut reconnaître le talent indéniable de Spielberg dans une mise en scène inspirée et bien meilleure que son scénario trop simpliste et maladroit, aux enjeux limités, tel un scénario basique de jeu vidéo. Parmi les quelques prouesses techniques, on retiendra notamment une scène formidable rendant merveilleusement hommage à un autre maître du cinéma (un de mes réalisateurs préférés – encore une fois, j’évite de spoiler). C’est peut-être aussi la limite de cet exercice d’intertextualités : on aura beau me prouver par a+b que Spielberg aime les jeux vidéos, il reste bien plus à l’aise quand il joue avec des intertextualités cinématographiques.

Ready Player One : Photo Olivia Cooke, Tye Sheridan

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Seven Sisters

réalisé par Tommy Wirkola

avec Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe, Marwan Kenzari, Christian Rubeck, Clara Read, Pal Sverre Valheim Hagen…

titre original : What Happened to Monday ?

Science-fiction, thriller américain, britannique, français, belge. 2h04. 2017.

sortie française : 30 août 2017

interdit aux moins de 12 ans

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Seven Sisters (une « traduction » à l’anglaise pas si bête pour une fois) est sorti aux Etats-Unis avec son titre intriguant What Happened to Monday ? directement sur Netflix. Pour une fois, en France, nous évitons une sortie vod ou autre et c’est tant mieux : le film du réalisateur norvégien Tommy Wirkola (Kill Biljo, Dead Snow, Hansel & Gretel : Witch Hunters) méritait bien une sortie en salles. Le scénario original de Seven Sisters faisait partie de la fameuse Blacklist des scénarios les plus appréciés en attente de production. Seven Sisters n’est certainement pas un chef-d’oeuvre, il a également ses défauts, mais l’ensemble reste une agréable surprise. Moi qui suis souvent déçue par les films d’action grand public, celui-ci m’a vraiment plu. Il s’agit d’un divertissement terriblement efficace, rythmé et bien mis en scène. L’histoire est certainement perfectible mais l’idée d’origine est tout de même pas mal exploitée et surtout elle réussit à tenir le spectateur en haleine. Certes, on peut facilement identifier les différentes révélations présentes à la fin du film mais cela ne m’a pas gâchée mon plaisir. Le long-métrage est également sombre dans le déroulé de la narration par rapport à ce qu’on attend de ce type de production : en dehors de sa fin discutable, je m’attendais à un résultat plus lisse. En fait, si les twists peuvent aisément se deviner, paradoxalement, les différents éléments de l’intrigue ne sont pas aussi attendus. Le cinéma de divertissement semble en ce moment s’interroger sur le rôle de la femme. Et cette femme en question est forcément intelligente, sexy, sportive, badass etc… On trouve bien ces caractéristiques mais réparties sur les sept personnages féminins. Par conséquent, si chacune a bien des qualités et des traits (ce qui est pratique aussi pour les distinguer), elles ne sont pas non plus des femmes exceptionnelles physiquement (terme à prendre sur plusieurs niveaux). Leur vie est à part mais ces femmes-là font du bien à voir dans ce type de divertissement parce que justement elles sont ordinaires mais sans être des potiches. Finalement, des personnages féminins de cette trempe dans du cinéma grand public, je n’en vois pas tant que ça actuellement. En ce moment, notamment récemment avec Split de M. Night Shymalan, il semble y avoir une tendance pour les acteurs qui interprètent plusieurs rôles. Il peut toujours y avoir le risque d’une superficialité dans ce type d’exercice qui risque difficile à exécuter. Comment distinguer rapidement plusieurs personnages (pour ne pas les confondre physiquement) et leur donner vie sans tomber non plus dans la caricature ?

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Certes, chaque soeur a bien ses caractéristiques facilement repérables, aussi caractérielles que physiques. Cela dit, au-delà de nous exposer des personnages féminins intéressants et crédibles, l’interprétation de Noomi Rapace est bluffante : l’actrice suédoise nous prouve de nouveau qu’elle est l’une des meilleures actrice de sa génération. Elle aura beau avoir quelques déguisements pour mieux se glisser dans la peau des personnages (et du coup plus repérables au premier coup d’oeil pour les spectateurs), elle réussit tout de même à les rendre plus humaines et non juste des stéréotypes visuels. J’avais même l’impression de voir à l’écran sept actrices différentes pour chaque personnage. A noter dans des rôles secondaires des performances convaincantes de Willem Dafoe en grand-père dévoué et Glenn Close en scientifique politique aux méthodes discutables. En parlant de Glenn Close, j’ai justement apprécié le traitement de son personnage que je n’ai pas perçu comme une simple méchante de service (après peut-être s’agit-il que de ma perception mais sa dernière réplique me laisse penser que la direction de ce film n’est pas manichéen). Cela n’excuse pas les actes du personnage mais il est certain qu’à la fin du film (peut-être un peu trop tendre par rapport à la noirceur générale de l’histoire), la situation initiale (à savoir que la planète va à sa perte à cause de la surpopulation) ne trouve pas nécessairement d’issue. Même les actes du grand-père (discutés dès le début du film et qui interviennent clairement dans les choix des personnages) sont discutables : a-t-il bien fait d’avoir sauvé les sept soeurs à leur naissance par rapport au monde dans lequel on voit ? On y verrait en tout cas un débat intéressant sur les responsabilités familiales dans un contexte politique. En parlant justement d’univers et de contextes, plusieurs éléments sont à relever. Tout d’abord, en quelques minutes, on comprend rapidement et facilement les enjeux sans que l’histoire paraisse trop simpliste. Puis, le film est également remarquable d’un point de vue esthétique : on privilégie, à l’image de l’action, la noirceur teintée légèrement de futurisme. Par conséquent, l’univers présenté est encore plus effrayant pour le spectateur puisque les décors ressemblent en quelque sorte à ce qu’il connaît déjà en légèrement accentué vers des tons noirs et avec une foule à l’extérieur étouffante et omniprésente. Enfin, les scènes d’action sont également très réussies, c’est-à-dire rythmées mais suffisamment lisibles pour les spectateurs, réalistes et violentes. 

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Equals

réalisé par Drake Doremus

avec Nicholas Hoult, Kristen Stewart, Guy Pearce, Jacki Weaver, Kate Lyn Sheil, Aurora Perrineau, Toby Huss, Scott Lawrence…

Film de science-fiction, romance américain. 1h40. 2015.

sortie française : 20 décembre 2016

equals

Dans un monde où les sentiments sont considérés comme une maladie à éradiquer, Nia et Silas tombent éperdument amoureux. Pour survivre, ils devront cacher leur amour et résister ensemble.

Equals : Photo Kristen Stewart, Nicholas Hoult

Encore un film sorti directement en e-cinema (c’est décidément la nouvelle tendance…), ça commence à m’énerver et à me faire peur concernant l’avenir du cinéma. Surtout que ce Equals ne méritait vraiment pas un tel sort. Décidément, les films de Drake Doremus, réalisateur de Like Crazy (avec le regretté Anton Yelchin) et Breathe In (pas encore vu), ne parviennent pas à trouver leur place dans les salles françaises ce qui est regrettable. Je n’attendais pourtant rien de ce film – je ne sais pas pourquoi mais je faisais une sorte de rapprochement avec Perfect Sense de David MacKenzie (et qui m’a fortement déplu). La science-fiction est pour moi un genre casse-gueule (même si j’aime un certain nombre d’oeuvres de SF) dans le sens où, personnellement, j’ai toujours besoin d’un minimum de précision et d’information (pourtant je ne prétends pas être une experte scientifique) même lorsque ce genre en question ne sert que de prétexte au récit. On est plus ou moins dans ce même cas dans Equals : la science-fiction est un moyen de rendre le scénario de Nathan Parker (scénariste de l’excellent Moon de Duncan Jones) plus crédible tout en créant une ambiance glaçante. Certes, j’ai tout de même trouvé que le scénario, par rapport à son contexte de science-fiction, aurait pu être un peu plus dessiné, plus précis me semble-t-il (après encore une fois, c’est peut-être moi qui me complique la vie). Cela dit, l’histoire en elle-même m’a emportée. Certes, elle est plutôt simple et est même assez universelle : elle présente une histoire d’amour impossible et interdite dans un monde où les sentiments et l’amour sont bannis. On pourra évidemment faire des rapprochements avec certains événements historiques. Bref, le monde présenté n’a rien de nouveau lorsqu’on connait plus ou moins les codes de la science-fiction : il s’agit d’un monde froid, tout en blanc, où tout semble figé. On a beau connaître ce motif typique de la SF, là encore il ne s’agit pas d’une barrière puisque l’histoire fonctionne et qu’on s’attache rapidement aux personnages (pourtant on ne connait pas grand chose sur eux) qui veulent vivre leurs vies avec son lot d’émotions, avec ses hauts et ses bas. Le pari était tout de même risqué : étant donné qu’on est dans un univers froid, aseptisé et sans émotion (en dépit d’un petit groupe de personnages résistant contre ces règles), le film aurait pu être sans émotion (c’est comme filmer un film sur l’ennui sans être chiant : c’est pas évident). Heureusement, à l’image des personnages principaux, on ressent beaucoup d’émotions : je suis clairement sortie de ce film assez émue.

Equals : Photo Kristen Stewart

Les rebondissements ne sont également pas « dingues » (dans le sens où le schéma narratif reste assez classique) mais encore une fois, et c’est le principal : ils fonctionnent. Son classicisme et son apparente froideur n’empêchent alors pas de créer une ambiance et de l’émotion. Ainsi, le film est également assez sensuel. Les scènes d’amour ne sont jamais gratuites, il y a même une certaine beauté dans ces scènes en question et même – quitte à me répéter – encore une fois quelque chose de bouleversant. Il n’y a également jamais de mièvrerie. Au-delà de choix pertinents concernant les décors et la photographie, la mise en scène est plutôt bonne et d’une grande efficacité tout en gardant une certaine sensibilité (de ce que je connais de Drake Doremus, il y a eu de sacrés progrès de ce côté-là et une ambition davantage affichée). Le travail de mise en scène est d’autant plus intéressant dans le cadre d’un huis clos. J’ai également beaucoup aimé la bande-originale signée par Dustin O’Halloran (à l’origine des BO des précédents films de Drake Doremus) et Sascha Ring (compositeur des films Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse et Leopardi : Il Giovane Favoloso de Mario Martone). Certes, on entend surtout le même thème (ou encore des thèmes similaires) mais cette musique est très envoûtante et met bien en relief l’ambiance générale du film et les sentiments des personnages. Le rythme n’est pas nécessairement rapide, pourtant je ne me suis pas ennuyée. Il faut dire que le film dépasse à peine les 1h30 et que les différents rebondissements sont bien répartis. Surtout les acteurs sont vraiment impeccables. Même les gens qui n’aiment pas plus que ça Kristen Stewart d’habitude (j’en fais partie – même si je reconnais qu’elle choisit de mieux en mieux ses films et qu’on voit de plus en plus ce dont elle est réellement capable) pourraient être surpris par sa performance ! Le couple qu’elle forme avec Nicholas Hoult (un acteur dont j’ai toujours apprécié) est très touchant, on sent réellement l’alchimie entre les deux personnages. Enfin, les seconds rôles (notamment aux australiens Guy Pearce – déjà dans Breathe In – et Jacki Weaver), sont également plutôt bons. Equals est donc la bonne surprise de cette fin d’année qui parvient merveilleusement à mêler une forme froide aux tons glaciaux (avec une dominance pour le blanc et le bleu) et des personnages dans une relation intense et chaleureuse. Il est d’une grande humanité, dans lequel les émotions sont indispensables pour se sentir vivant.

Equals : Photo Kristen Stewart

Mondwest

réalisé par Michael Crichton

avec Yul Brynner, Richard Benjamin, James Brolin…

titre original : Mondwest

Film de science-fiction, western, thriller américain. 1h28. 1973.

sortie française : 27 février 1974

Movie Challenge 2016 : Un film dont le héros n’est pas humain

mondwest

Un parc d’attractions peuplé de robots propose aux visiteurs de se replonger dans plusieurs époques. Lancés dans l’ouest sauvage, deux amis se retrouvent plongés en plein cauchemar quand l’un des androïdes se détraque et les prend en chasse…

westworld

Depuis quelques semaines, la chaîne américaine HBO (en France c’est sur OCS) diffuse la première saison de Westworld, créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy (et en partie produite par J.J. Abrams). En attendant de regarder tous les épisodes (et de vous confier mon avis), j’ai voulu découvrir le film qui est à l’origine de la série-événement. Le célèbre écrivain Michael Crichton a aussi été réalisateur. Westworld (en français Mondwest) est son premier long-métrage. dans le futur, Westworld est un parc d’attraction qui permet à de riches visiteurs de passer du temps dans une reconstitution quasi parfaite du Far West. Ils peuvent vivre des aventures à cheval dans le désert mais aussi (et j’ai presque envie de dire « surtout ») coucher avec toutes les prostituées du saloon, se battre voire même tuer des shérifs et cowboys (sans que les visiteurs puissent risquer leur vie). Les personnages de ce parc sont en fait des robots qui ressemblent à des humains et qui ont été crées pour suivre plusieurs types de scénario. Westworld n’est pas l’unique parc de cette gigantesque et incroyable entreprise. Les visiteurs peuvent aussi vivre une expérience époustouflante au Moyen-Age ou durant la Rome Antique (même si on voit peu de scènes autour de ces époques, surtout pour Rome, où on imagine une débauche pornographique censurable). On a évidemment envie de comparer le long-métrage et la série mais les approches sont différentes. Certes, les deux oeuvres ont su mêler intelligemment deux genres qu’on n’associerait pas nécessairement ensemble : le western et la science-fiction (et pour le film de Crichton, même si on voit peu les autres univers, il y a l’ambition d’ajouter le péplum et le film médiéval). Mais la comparaison s’arrête là. La série existe pour développer les personnages, leurs sentiments, leur complexité. Elle veut explorer beaucoup de possibilités en prenant son temps. Je ne prétends pas être une spécialiste de science-fiction mais dans sa réflexion mise en place, elle me fait penser à des oeuvres de Philip K. Dick par exemple. Il y a quelque chose de plus froid, de plus démesuré aussi. La réflexion est évidemment présente dans le film de Crichton mais elle est présentée différemment dans le sens où Mondwest se veut plus direct en terme d’action et d’intrigue. Le film est court (1h30), l’intrigue présentée au dès les cinq premières minutes et va à l’essentiel. Après avoir savouré les joies du parc, deux humains jouant aux cowboys sont poursuivis par un robot-cowboy. Bref, on est dans une sorte de mélange, avant l’heure, de Jurassic Park (le roman d’origine était écrit par Crichton) et Terminator.

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Mondwest est bien rythmé, assez divertissant et prenant et reprend bien les différents codes de chaque genre. Si le film mise davantage sur l’action et donc les conséquences de ce système mis en place, il n’oublie pas sa réflexion autour de notre société (même si cette critique sera davantage – et logiquement – étirée dans la série). Ainsi, est évoquée dans un premier temps la révolte des robots (thème important dans l’univers de la science-fiction) qui développent une pensée. Cela servira de point de départ mais le film ne développe pas cette réflexion dans le sens où on ne s’attache pas aux robots, on ne connait pas leur réelle identité profonde (on n’est pas dans du Asimov par exemple). Dans le film, il s’agit plus d’un fait qui apparaît durant le film en tant qu’élément déclencheur de l’intrigue. Cela dit, ce n’est pas dérangeant car encore une fois, la science-fiction reste bien présente même si le film donne l’impression, par sa brièveté, de trancher entre les genres abordés. Ainsi, la révolte des robots n’est peut-être pas ce qui a été le plus approfondie, en revanche, pour compenser (et peut-être même compléter) cette absence, d’autres thèmes autant importants prennent davantage de place. L’homme se sert de ce parc pas seulement pour s’amuser mais pour assouvir ses vices et pulsions de vie et de mort. Comment ne pas y voir une critique du tourisme sexuel ? En tout cas, au-delà d’avoir regardé un film divertissant et intelligent dans la manière d’aborder ses thèmes, la mise en scène est plutôt bonne et inspirée, ce qui est étonnant de la part d’un écrivain (hélas, même si cela me semble logique, beaucoup d’auteurs ne sont pas de bons réalisateurs). Dans l’ensemble, le film est également satisfaisant d’un point de vue esthétique même s’il a vieilli de ce côté-là (heureusement ce n’est pas le cas côté réflexion). Après il faut aussi se remettre dans le contexte de l’époque : j’imagine que les effets spéciaux devaient en jeter dans les années 1970, notamment avec cette séquence pixelisée à partir du point de vue du robot. Richard Benjamin livre une interprétation correcte mais est un peu fade (après son rôle est celui d’un homme banal, il n’est pas très développé non plus), James Brolin s’en sort un peu mieux (il a un peu plus de charisme). Yul Brynner (dont le personnage fait référence à celui qu’il incarnait dans Les Sept Mercenaires de John Sturgess) est en revanche vraiment impeccable, on a vraiment l’impression de voir un robot avec une apparence humaine, c’est même assez déstabilisant !

west

A la poursuite de demain

réalisé par Brad Bird

avec George Clooney, Britt Robertson, Hugh Laurie, Raffey Cassidy, Tim McGraw, Kathryn Hahn, Keegan-Michael Key, Chris Bauer, Judy Greer, Thomas Robinson, Mathieu Lardier…

titre original : Tomorrowland

Film de science-fiction, aventure américain. 2h10. 2015.

sortie française : 20 mai 2015

À la poursuite de demain

Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

À la poursuite de demain : Photo Britt Robertson

A la poursuite de demain s’inspire de la section futuriste « Tomorrowland », commune aux parcs Disneyland dans le monde. Brad Bird, surtout habitué aux films d’animation (Les Indestructibles en 2004, Ratatouille en 2007), réalise ici son deuxième film de fiction (après Mission Impossible : Protocole Fantôme en 2011). Je n’attendais pas spécialement ce film mais je dois avouer que j’aimais l’idée de découvrir un film « original », c’est-à-dire qu’il ne s’agissait pas d’un remake, d’une suite ou d’un préquel. Surtout, je suis allée le voir dans le but de me divertir. Hélas, A la poursuite de demain n’est pas pour moi l’un des grands divertissements de l’année annoncé depuis des mois. Je n’ai pas forcément détesté le film, il y a des choses très louables dans ce film et on sent derrière l’implication et la sincérité de Brad Bird, qui a préféré ne pas réaliser le prochain Star Wars pour se consacrer à ce film. Mais beaucoup de choses m’ont tout de même dérangée, on va dire que j’ai trouvé le film moyen et très oubliable. Tout d’abord, je me suis tout de même beaucoup ennuyée, surtout dans la première partie du film. J’avais l’impression que le film ne démarrait jamais, le scénario aurait dû, à mon avis, recentrer certaines choses, au lieu de faire du blabla inutile (notamment le fait qu’on voit au début George Clooney et Britt Robertson présenter leur histoire, puis après il n’y a aucun retour dans cette narration mise en place). Le parallèle entre les deux personnages n’est pas très réussi, on a presque l’impression de voir deux films en un tellement que les histoires des deux personnages ont du mal à coller ensemble. Je dois avouer que j’étais à deux doigts de m’endormir au bout d’un moment (et hélas, les nombreux placements de produit ne permettent pas de nous tenir éveiller). La personne qui m’a accompagnée s’est d’ailleurs endormie tout comme d’autres personnes dans la salle, ce qui ne m’a pas du tout étonnée. J’ai d’ailleurs essayé de me mettre à la place des mômes dans la salle. On sait très bien que leur temps de concentration est assez faible, je pense que le film a dû leur paraître très long (et à mon avis pas toujours compréhensible en plus alors que les enfants font tout de même partie du public visé – malgré une lecture adulte).

À la poursuite de demain : Photo Britt Robertson

C’est dommage car la seconde partie du film est plus active et plus réussie, heureusement elle relève pour moi un peu le niveau. En effet, je dois avouer que les scènes d’action en jettent vraiment, elles sont bien calibrées, les effets spéciaux sont bluffants, les décors sont époustouflants, il y a également une dose d’humour juste comme il en faut. Ceci dit, si je peux me permettre, malgré les moyens déployer qui permettent aux spectateurs de retourner en enfance, d’être émerveillés par les images projetées (et je fais partie de ces spectateurs en question), j’ai tout de même trouvé le film un peu désuet (je parle ici dans le mauvais sens du terme). Attention, j’aime les films qui sont « vintage » ou qui rendent hommage à certaines périodes etc… Mais là, pour caricaturer mon idée, il y a un moment où j’ai l’impression que le film était arrivé un peu après la bataille, c’est assez étrange comme sensation, ça tue presque l’originalité du film. Heureusement, pour dissimuler ce sentiment, j’ai pu me rattraper sur le « message » qui est finalement à contre-courant de ce que les films « futuristes » nous proposent actuellement. Brad Bird nous présente avec honnêteté ce que nous faisons à la planète mais le pessimisme ne sauvera pas la Terre. En revanche, sans prétendre apporter de solutions concrètes, l’optimisme, l’imagination et la solidarité nous aideront à reprendre notre planète en main. Cela dit, Brad Bird confond parfois optimisme et niaiserie. La fin en est un parfait exemple : et vas-y la musique très lourdingue de Michael Giacchino (déjà que sa musique m’avait saoulée dans Jupiter Ascending) à fond les ballons en nous présentant des gens des quatre coins de la planète avec des phrases vraiment au ras des pâquerettes ! Malgré un spectacle qui ne m’a pas totalement satisfaite, le casting m’a tout de même plutôt emballé. Le duo entre George Clooney et Britt Robertson (sosie officiel de Jennifer Lawrence ?) fonctionne très bien et même si on ne le voit pas beaucoup, j’ai beaucoup apprécié voir Hugh Laurie dans le rôle du méchant. Cependant, à mon avis, la vraie bonne surprise de ce film est la jeune Raffey Cassidy, qui joue son rôle avec plus de nuances et apporte un peu d’émotion.

À la poursuite de demain : Photo George Clooney, Raffey Cassidy

Les Nouveaux Héros

réalisé par Don Hall et Chris Williams

avec les voix V.O. de Scott Adsit, Ryan Potter, Daniel Henney, T.J. Miller, Jamie Chung, Damon Wayans Jr., Genesis Rodriguez, James Cromwell, Alan Tudyk, Maya Rudolph, Katie Lowes, Abraham Benrubi…

avec les voix V.F. de Kyan Khojandi, Maxime Baudouin, Damien Ferrette…

Film d’animation américain. 1h42. 2014.

sortie française : 11 février 2015

Les Nouveaux Héros

Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

Les Nouveaux Héros : Photo

Lorsque j’ai découvert la bande-annonce des Nouveaux Héros au cinéma (en allant voir la première partie de Hunger Games 3), je dois avouer qu’il ne me tentait absolument pas (déjà le titre français me faisait fuir). Je n’ai pourtant rien contre les histoires de robots mais l’histoire ne me parlait pas plus que cela et l’animation en elle-même ne me séduisait pas vraiment. J’ai commencé à m’intéresser à ce film lorsqu’il a remporté l’Oscar du meilleur film d’animation il y a deux mois. Je pensais que ça serait Dragons 2 qui l’aurait à la place. Surtout je voulais connaître le film qui avait osé battre mon chouchou (Le conte de la Princesse Kaguya). Petite présentation rapide des Nouveaux Héros : il s’agit d’une adaptation du comics Big Hero 6 (également le titre original de ce film d’animation) . Depuis le rachat de Marvel Entertainment par la Walt Disney Company en fin 2009, il s’agit aussi du premier Disney qui adapte un Marvel Comics. Pour des raisons de droit d’auteur, certains personnages du comics n’apparaissent pas dans cette adaptation. Certains noms de personnages ou de lieux ont également été modifiés pour les besoins du film. Cependant, sans avoir lu les comics, je trouve que les scénaristes ont trouvé une bonne solution pour garder à la fois l’esprit des comics tout en s’adaptant à un public américain. En effet, l’action se déroulait à Tokyo dans le comics. Cette fois-ci, les studios ont situé l’histoire à San Fransokyo (vous l’aurez compris, un mélange de San Francisco et de Tokyo). Evidemment, face au Conte de la Princesse Kaguya, je ne peux pas affirmer que Les Nouveaux Héros mérite son Oscar. Et pourtant, à ma plus grande surprise, j’ai adoré ce dernier Disney, pour moi bien plus intéressant que les récents qui ont été faits (comme La Reine des Neiges qui est en train de m’horripiler).

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Je m’attendais à un gentil film d’animation assez moyen, avec des gags lourds, en réalité Les Nouveaux Héros est un très bon film, et je peux même dire qu’il s’agit d’un de mes préférés sortis cette année. Il est à la fois divertissant, rythmé, accessible pour tout le monde (les enfants, les adultes, les geeks, les fans de science et d’autres types de gens j’imagine), intelligent et profond. Même si l’humour est souvent au rendez-vous et est dosé juste comme il le faut, le long-métrage est aussi étonnamment sombre et même très émouvant (je dois avouer que j’ai versé quelques larmes à la fin). Sans vouloir trop en dire, je ne m’attendais à voir un film qui traiterait surtout de la mort, et plus précisément, du deuil et de l’absence. Cela prouve bien à quel point les films d’animation n’ont rien d’enfantin à l’origine. Je me demande d’ailleurs comment ont pu réagir les enfants en découvrant certains éléments du scénario. Cette noirceur apparaît aussi à travers le thème de la vengeance. Sur le papier, il semble y avoir un méchant et un gentil (et même des gentils), sauf que les réalisateurs ont réussi à ne pas rendre les personnages aussi manichéens que ça. En réalité, le méchant et le gentil (Hiro) agissent pour la même raison (la vengeance donc, puisque je parlais de ça à l’instant) et on s’aperçoit que le gentil peut basculer à n’importe quel moment du côté du méchant (et étrangement, on peut même s’inquiéter du sort du méchant !). Le procédé, simple et pourtant pas si original que ça (la dualité), fonctionne à merveille et permet d’humaniser les personnages. Je n’aime pas trop ce terme un peu naïf et bêbête mais on va dire que le « message » passe aussi du coup parfaitement et s’adapte pour n’importe quel public (les adultes et les enfants).

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L’amitié est également au coeur de ce film. Certes, il n’y a rien d’original mais le thème est traité de manière efficace, du coup j’ai été touchée par la relation entre Hiro et Baymax, deux personnages intelligents et attachants. Baymax a beau être un robot, il est réellement attendrissant, que ce soit avec son look de Chamallow et sa morale (il a été pour soigner les gens). Ce personnage est réellement réussi car paradoxalement il est à la fois adulte (c’est un personnage imposant, rassurant et qui va réellement guider Hiro à faire les bons choix) et enfant (à chaque fois qu’il a l’occasion d’apprendre de nouveaux gestes ou de nouvelles expressions) Il est vrai que le long-métrage se concentre beaucoup sur ces deux personnages (allez, ça serait son seul petit défaut mais j’ai tellement aimé ce film que je lui pardonne cette petite faute) mais je trouve que les seconds rôles arrivent quand même à trouver leur place. Ils sont également très attachants et apportent aussi pas mal d’humour. J’ai en tout cas cru à cette bande soudée, qui permet aussi au héros de ne pas basculer du mauvais côté. Je reviens aussi juste aussi un instant sur le travail d’animation. Contrairement à ce que je pensais en regardant la bande-annonce, l’animation est en réalité très réussie tout comme les décors. Je craignais de voir un film froid ou tape-à-l’oeil visuellement mais en réalité, tout en restant précise et en n’oubliant pas les détails pour croire à ce monde futuriste, l’esthétique a quelque chose de fluide. Du coup c’est très agréable à regarder ! De plus, la musique de Henry Jackman correspond également à cet univers futuriste mais n’est pas non plus envahissante ou trop robotisée. En fait, les croisements entre les cultures américaines et japonaises et entre Disney et Marvel ont été réalisés très habilement. Enfin, en ce qui concerne le doublage, je n’ai pas vu le film en V.O. mais la V.F. est réussie, en tout cas, rien d’alarmant à signaler.

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