Nos étoiles contraires

réalisé par Josh Boone

avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Nat Wolff, Laura Dern, Sam Trammell, Willem Dafoe, Lotte Verbeek…

titre original : The Fault in our Stars

Romance, drame américain. 2h05. 2014.

sortie française : 20 août 2014

Nos étoiles contraires

Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer.

Nos étoiles contraires : Photo Ansel Elgort, Shailene Woodley

Le réalisateur méconnu Josh Boone adapte le best-seller de John Green Nos étoiles contraires (ou en V.O. The fault in our stars, titre qui est tiré d’une réplique de Julius Caesar de William Shakespeare). Beaucoup ont dit qu’il fallait sortir les mouchoirs. Effectivement, dans ma salle de ciné, j’ai entendu sangloter ou se moucher et en sortant j’ai vu beaucoup de gens sécher leurs larmes. Je suis plutôt une fille émotive. Quitte à passer pour une dépressive, j’ai pleuré tant de fois à cause d’un film, que ce soit au cinéma pendant la séance, en sortant du cinéma en pleine rue ou devant ma télé. Je m’attendais logiquement à verser quelques larmes. A ma grande surprise, je n’ai pas pleuré. Le film m’a évidemment touchée : je ne peux pas être insensible en regardant l’histoire de deux jeunes personnes, pratiquement des ados, face à la mort. Cependant, je pense pouvoir expliquer pourquoi je n’ai pas réussi à verser la moindre larme. En effet, dès les cinq-dix premières minutes, le réalisateur nous annonce que l’histoire va être tragique, quelqu’un de jeune va forcément mourir injustement à cause d’une maladie de merde. Plus on avance, plus le film est larmoyant. J’ai eu l’impression que Boone me mettait un couteau sous la gorge en me disant « Chiale sinon je t’exécute ». Bon j’exagère un peu mais on n’en est pas si loin.

Nos étoiles contraires : Photo Nat Wolff, Shailene Woodley

J’ai l’impression que l’émotion était trop forcée, presque un peu fausse. Par exemple, les personnages prononcent des phrases tellement lourdes et surécrites qu’elles semblent sortir tout d’un droit d’un roman (en gros, ce sont des phrases qu’on ne dirait jamais dans la vraie vie), l’histoire en elle-même est prévisible (mort de l’un des protagonistes, l’écrivain est alcoolique car sa fille est morte elle-même d’une maladie etc…). On a également du mal à trouver une quelconque patte du réalisateur. Au final, le long-métrage semble formaté, comme si son principal souhait était de séduire les adolescentes ou les femmes qui veulent retrouver leur âme de midinettes. Cependant, malgré tout, Nos étoiles contraires reste tout de même, à sa manière, sympathique et divertissant, malgré quelques longueurs. Le film a beau être très larmoyant, il n’est pas non plus dégueulasse à regarder (contrairement à de nombreux films pour ados) ni plombant, notamment grâce à la présence de quelques scènes drôles et légères et d’une jolie bande-originale. Les personnages sont également très attachants. Le film doit également beaucoup à ses acteurs. Décidément, j’aime toujours autant la fraîche et spontanée Shailene Woodley. Le très souriant Ansel Elgort est également une très bonne surprise. En tout cas, le couple entre Woodley et Elgort fonctionne parfaitement car on les voit très complices. Laura Dern et Sam Trammell sont également très émouvants dans les rôles des parents de la jeune héroïne. Nat Wolff s’en sort également très bien dans le rôle du pote de Gus, un jeune ayant lui-même de sévères soucis, puisqu’à cause d’une maladie, il devient aveugle. Enfin, même si on le voit peu, j’ai également aimé l’interprétation de Willem Dafoe en auteur alcoolique et détestable. 

Nos étoiles contraires : Photo Laura Dern, Shailene Woodley

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