The Disaster Artist

réalisé par James Franco

avec James Franco, Dave Franco, Seth Rogen, Alison Brie, Ari Graynor, Jacki Weaver, Josh Hutcherson, Zac Efron, Bryan Cranston, Sharon Stone, Melanie Griffith, Christopher Mintz-Plass, Judd Apatow, Megan Mullaly….

Comédie dramatique, biopic américain. 1h40. 2017.

sortie française : 7 mars 2018

En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance … et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !

The Disaster Artist : Photo James Franco

The Room de et avec Tommy Wiseau (et même produit par Wiseau !) est devenu malgré lui un film culte grâce à sa légendaire médiocrité. Oui, j’ai regardé le film par pure curiosité il y a quelques années : il est certain que je m’en souviens bien pour de mauvaises raisons. Deux choses (contradictoires) me gênent dans ce phénomène The Room qui semble avoir particulièrement explosé cette année (avec la sortie du film de Franco). Soit on expose Wiseau comme une bête de foire durant des séances spéciales soit certains diront très sérieusement que Wiseau est justement un génie. Même le comportement de Wiseau est parfois problématique dans le sens où il a tenté de justifier son film catastrophique quelques années plus tard  en « expliquant » qu’il s’agissait soi-disant d’une comédie noire. Si je comprends qu’on parle encore de The Room, qu’on en rigole même, il ne faut juste pas oublier que c’est un avant tout un drame pitoyable vaguement inspiré des pièces de Tennesse Williams ! Greg Sestero, un des acteurs principaux de The Room (et accessoirement un des meilleures potes actuels de Wiseau), a co-écrit avec Tom Bissell l’ouvrage The Disaster Artist : Ma vie avec The Room, le film le plus génialement nul de l’histoire du cinéma, adapté donc par James Franco. Vu le phénomène autour de The Room, j’avais peur que Franco se moque lui aussi ouvertement de Tommy Wiseau. Franco est toujours respectueux avec cet homme dont on ne saura finalement jamais rien. On sent qu’il est même admiratif de son parcours et de sa personnalité hors normes. Franco se met dans la peau de Wiseau pour tourner The Room : non seulement il l’incarne (son imitation est plus que crédible tout en laissant émaner une certaine humanité), mais il a aussi réalisé et produit le film. De plus, Wiseau a calé dans l’aventure son meilleur ami Greg Sestero, Franco a alors mis ses amis et les amis de ses amis : son frère Dave Franco incarne avec conviction le meilleur ami (j’avais peur que ça soit bizarre de voir deux frères interpréter deux amis mais ça passe), sa belle-soeur Alison Brie (son personnage n’est hélas pas suffisamment exploité alors que sa rupture avec Sestero est clairement liée avec le tournage de The Room) ou encore ses amis (Judd Apatow, Seth Rogen…). The Disaster Artist a le mérite d’être un film fait avec le coeur, qui suit toujours sa propre logique et surtout, comme je le disais avant, bienveillant avec le personnage de Wiseau, alors qu’on aurait tendance à vouloir rire de lui.

The Disaster Artist : Photo James Franco

Cela dit, si l’ensemble reste pour moi plus que satisfaisant voire même plaisant, la bienveillance qu’a James Franco est finalement parfois problématique pour ne pas dire frustrante. A force d’éprouver de l’admiration pour Wiseau, Franco passe parfois à côté de certains des thèmes mis en place dans le scénario. Par exemple, l’axe concernant la relation entre Greg Sestero et sa copine est bâclé : elle montrait à l’origine comment l’amitié et les relations au travail entre Sestero et Wiseau ont plombé la vie privée du premier. Là on passe vite fait sur la rupture (et apparemment, le bouquin d’origine insiste davantage sur ce point pour appuyer la toxicité de ce tournage. Il est également dommage de ne pas avoir insisté davantage sur Wiseau qui ressemblerait presque à un personnage fictif vu sa bizarrerie et les mystères autour de sa vie (on serait presque ici dans l’anti-biopic sur le papier). Enfin, à force de se concentrer sur cette histoire d’amitié, le film passe aussi à côté de la carrière bousillée de Greg Sestero (enfin, même si dès le début, il ne faisait pas non plus preuve d’un grand talent) par cette amitié et ce tournage chaotique. Je pense aussi que The Disaster Artist est plutôt adressé aux spectateurs qui ont déjà vu The Room. Je ne dis pas qu’on ne peut pas apprécier le film de Franco sans l’avoir vu, et on le comprend heureusement sans l’avoir vu, surtout que Franco expose bien à la fin quelques images avec les véritables Wiseau et Sestero. Il reconstitue même, comme le montre sa dernière scène, qu’il a su reconstituer les scènes cultes de The Room pratiquement avec exactitude (la comparaison est visible avec les deux scènes côte à côté sur la même image se déroulant en même temps). Mais on sent tout de même que Franco exclut par moments ceux qui n’auraient pas vu The Room. En fait, The Disaster Artist est finalement un sympathique et inoffensif, romançant un peu trop la célébrité de Wiseau autour de The Room (en réalité, elle n’a pas été immédiate) qui expose une jolie success story à l’envers et une histoire d’amitié née autour de la lose. Mais il a du mal à aller plus loin, à être plus pertinent alors qu’il en avait les possibilités. Il s’agit donc d’un film intéressant mais qui ne restera pas dans les annales malgré un énorme potentiel pas suffisamment exploité.

The Disaster Artist : Photo

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Hunger Games – La Révolte : Partie 1

réalisé par Francis Lawrence

avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Willow Shields, Sam Claflin, Mahershala Ali, Jena Malone, Natalie Dormer, Evan Ross, Elden Henson, Wes Chatham, Robert Knepper…

titre original : The Hunger Games – Mockingjay : Part 1

Film de science-fiction, drame américain. 2h. 2014.

sortie française : 19 novembre 2014

Hunger Games - La Révolte : Partie 1

Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir. Hunger Games - La Révolte : Partie 1 : Photo Jennifer Lawrence, Julianne Moore Comme vous l’avez lu précédemment, Hunger Games – L’Embrasement m’avait déçue, j’avais l’impression que l’histoire n’avançait pas et se répétait. Cependant, la fin du film laissait présager enfin du changement. Et puis, j’apprends que le troisième volet, La Révolte, serait, comme Harry Potter et Twilight, divisé en deux parties. Je reconnais qu’il est difficile d’émettre un jugement quand on n’a pas lu le livre, mais je constate que Hunger Games – La Révolte ne comporte 400 pages (et les mots sont écrits plutôt en gros). Hélas, le résultat me confirme que ces deux parties n’existent que dans un but commercial. Décidément, je trouve que la qualité de la saga baisse de film en film. Effectivement, on a enfin droit à une évolution dans l’histoire, fini les Hunger Games, Katniss et ses amis ne comportent plus être des victimes mais au contraire sont là pour botter des culs. Sauf que… cette saga est toujours aussi chiante. Encore une fois, il ne se passe rien. On doit subir deux heures de bavardages inutiles et des scènes qui traînent en longueur (histoire de nous dire « ouaaaais mais c’était utile les deux parties, y a plein de trucs à raconter, même des trucs dont tout le monde se fout, patati patata ») pour introduire la future révolte. Ca commence à devenir un peu long cette introduction (car le 2 était déjà plus ou moins une introduction), ça commence à bien faire, non ? Hunger Games - La Révolte : Partie 1 : Photo Jennifer Lawrence Le triangle amoureux est également toujours aussi agaçant, voire peut-être plus qu’avant, étant donné qu’il est davantage développé pour mon plus grand malheur. Cela est sincèrement navrant de voir Katniss se rabaisser à choisir entre le fade Gale (je cherche encore l’utilité de ce personnage) et les yeux de cocker de Peeta. Cela est également pénible de voir la jeune héroïne couiner tout le long « Peeeeeta » juste à côté de Gale, soi-disant son mec (depuis le début, ils n’ont pas du tout l’air amoureux, mais bon on va dire qu’ils ont été ensemble). Cependant, malgré mon agacement, je n’ai pas non plus détesté ce film. Etrangement, je ne me suis pas totalement ennuyée, cette saga semble avoir encore de l’intérêt. La critique des médias reste toujours aussi pertinente, peut-être même plus que dans les précédents films. Bien que j’ai trouvé le personnage de Cressida (Natalie Dormer avec un crâne demi-rasé et des tatouages un peu partout) pas suffisamment mis en avant, la mise en scène des médias via les publicités et les spots reste réussie. Finalement, on est pratiquement face à une mise en abyme. Je m’aperçois également d’une chose : en réalité, cette critique des médias, instaurée depuis le début de la saga, devient plus forte que le film en lui-même, je dirais même qu’elle le sauve. Dans l’ensemble, le casting reste satisfaisant. Bien que Jennifer Lawrence tire un peu trop la gueule, je la trouve tout de même toujours aussi convaincante dans le rôle de Katniss. Hunger Games - La Révolte : Partie 1 : Photo Natalie Dormer

Hunger Games – L’Embrasement

réalisé par Francis Lawrence

avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Willow Shields, Sam Claflin, Lynn Cohen, Jena Malone, Amanda Plummer, Paula Malcomson, Toby Jones…

titre original : The Hunger Games – Catching Fire

Film de science-fiction, aventure américain. 2h26. 2013.

sortie française : 27 novembre 2013

Hunger Games - L'embrasement

Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Hunger Games - L'embrasement : Photo Jennifer Lawrence, Stanley Tucci

Malgré les défauts que j’avais évoqués la dernière fois, j’avais beaucoup aimé le premier Hunger Games. J’avais hâte de connaître la suite des aventures de Katniss imaginées par Suzanne Collins. Pour ce deuxième volet, ce n’est plus Gary Ross et sa shaky cam épuisante mais Francis Lawrence, réalisateurs de clips pour de nombreux artistes (Avril Lavigne, Lady Gaga, Green Day, Pussycat Dolls, Beyoncé…) ainsi de quelques longs-métrages, comme Constantine, Je suis une légende ou encore De l’eau pour les éléphants. Je ne suis pas spécialement fan de son travail mais cette nouvelle pouvait me réjouir : goodbye la caméra qui bouge tellement dans tous les sens que t’as envie de gerber. Il faut avouer que c’est bien mieux ainsi car on voit vraiment ce qui se passe à l’écran. Cependant, ce nouvel épisode ne m’a pas vraiment emballé. J’ai eu l’impression de revoir le premier film de la saga, en retrouvant un schéma scénaristique similaire. En gros, Hunger Games : L’Embrasement nous raconte pratiquement la même histoire, avec quelques petits changement par-ci et par là, histoire de faire croire aux spectateurs qu’ils ne sont pas pris pour des cons. Le fait que le film se répète peut déjà en soi nous ennuyer. Pire : il manque cruellement de rythme, on a l’impression qu’il ne décolle jamais. Le film de Ross donnait envie de gerber mais au moins je le trouvais rythmé.

Hunger Games - L'embrasement : Photo Jennifer Lawrence, Sam Claflin

J’ai parfaitement conscience que beaucoup de spectateurs ont préféré le film de Lawrence à celui de Ross. Mais, personnellement, je trouve clairement ce deuxième épisode très en dessous. Cependant, je n’arrive pas non plus à le détester. Certes, le film n’a pas réussi à me divertir. Je trouve également le triangle amoureux entre Katniss, Peeta et Gale toujours aussi agaçant, juste là pour satisfaire les ados en chaleur. Mais Hunger Games : L’Embrasement comporte tout de même un lot de scènes d’action efficaces et servies par de très bons effets spéciaux, me permettant de ne pas sombrer totalement dans un sommeil profond. Puis, à l’image de toute la saga, ce blockbuster parvient toujours à mettre en avant un propos pertinent sur la place des médias dans un régime totalitaire. Ensuite, même si on finit par faire une overdose de costumes extravagants (qui, à la fois, se justifient et fatiguent), l’univers proposé réussit toujours à me séduire. La reconstitution des districts et des jeux est particulièrement remarquable. De plus, même si le long-métrage ne m’a pas spécialement emballée, la fin me donnait envie de découvrir le troisième et dernier épisode, découpé en deux parties. Enfin, le casting est toujours aussi convaincant. En tête, Jennifer Lawrence, devenue une star bankable grâce à la saga, incarne avec beaucoup de conviction Katniss Everdeen.

Hunger Games - L'embrasement : Photo Elizabeth Banks, Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson

Hunger Games

réalisé par Gary Ross

avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Wes Bentley, Willow Shields, Paula Malcomson, Toby Jones, Amandla Stenberg, Alexander Ludwig, Isabelle Fuhrman…

Film de science-fiction, aventure américain. 2h22. 2012.

sortie française : 21 mars 2012

Hunger Games

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

Hunger Games : Photo Gary Ross, Jennifer Lawrence

Avant d’être un succès cinématographique, Hunger Games était d’abord une saga littéraire de Suzanne Collins, en trois tomes et principalement destinée aux adolescents. C’est Gary Ross (PleasantvilleSeabiscuit) qui s’est chargé de la mise en scène du premier épisode (les autres seront réalisés par Francis Lawrence). Pour moi, le film a ses défauts, à la fois liés au travail de Ross mais aussi à celui de Collins (même si c’est vache de dire ça car je n’ai jamais eu l’occasion de lire les romans). Tout d’abord, la shaky cam peut très vite fatiguer et surtout empêche parfois qu’on puisse réellement voir ce qui se passe à l’écran. D’ailleurs, la caméra ne bougera plus autant dans les épisodes suivants. Puis, l’histoire en elle-même rappelle un peu trop celle de Battle Royale (même s’il ne s’agit pas non plus d’un copier-coller). Suzanne Collins affirme dans le New York Times qu’elle n’a jamais lu le roman de Koshun Takami. Bien sûr que les coïncidences peuvent exister mais j’ai tout de même du mal à croire qu’elle ne connaissait pas ce roman, surtout qu’en 2008, date de parution du premier Hunger Games, l’adaptation cinématographique de Battle Royale par Kinji Fukasaku était déjà sortie depuis plusieurs années. Le livre de Collins a également énervé les fans de Stephen King car ces derniers auraient vu une ressemblance avec Running Man et Marche ou Crève. De plus, certains lecteurs y avaient vu une similitude avec la nouvelle Le prix du danger de Robert Sheckley. Tout ça pour dire que l’histoire de la saga young adult a beau être séduisante, elle n’a absolument rien d’original. On pourra également discuter des références gréco-romaines, à la fois intéressantes et agaçantes, dans le sens où on a parfois l’impression que Collins les utilise sans en prendre conscience de leurs réelles significations.

Hunger Games : Photo Gary Ross, Jennifer Lawrence, Stanley Tucci

Cependant, malgré ces éléments dérangeants, j’ai tout de même aimé ce premier épisode, bien au-dessus des grosses productions destinées aux ados qu’on a droit d’habitude. Pour une fois, j’ai l’impression que les ados ne sont pas pris pour des imbéciles – même si l’intrigue installe encooore un pseudo-triangle amoureux. Une fois le film fini, on a juste hâte de regarder la suite (hélas pour moi, je n’ai pas adhéré aux deux opus suivants). Hunger Games est pour moi un bon divertissement avec une réflexion intéressante sur notre société. Parfois un peu trop tape-à-l’oeil, l’univers proposé reste intéressant et cohérent par rapport au discours du film. Le propos sur la télé-réalité et même plus généralement sur les médias, reste très pertinent, ce qui est même assez surprenant dans un film hollywoodien. Le film est plutôt long et ne démarre pas de suite (mais selon moi ces longueurs peuvent se justifier) mais je ne suis pas ennuyée car il est plutôt bien rythmé et l’histoire est suffisamment intéressante pour que je reste scotchée du début jusqu’à la fin. De plus, malgré la censure (rappelons-le, le film est surtout destiné aux jeunes), le film réussit à être suffisamment violent, du moins, pour être plus juste, la transcription de la violence dans les jeux est bien présente et est parvenue à me secouer à de nombreuses reprises. Certaines scènes ont également réussi à me toucher. Enfin, j’ai trouvé dans l’ensemble le casting plutôt bon (ça nous change de Twilight), surtout Jennifer Lawrence, qui convient parfaitement pour interpréter une crédible, attachante et combative Katniss Everdeen. On pourra juste regretter certains personnages secondaires… trop secondaires justement (comme celui d’Isabelle Fuhrman par exemple).

Hunger Games : Photo Elizabeth Banks, Gary Ross, Jennifer Lawrence