Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi

réalisé par Rian Johnson

avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Mark Hamill, Adam Driver, Carrie Fisher, Kelly Marie Tran, Andy Serkis, Benicio Del Toro, Laura Dern, Domhnall Gleeson, Gwendoline Christie, Lupita Nyong’o, Anthony Daniels, Jimmy Vee, Billie Lourd, Justin Theroux…

titre original : Star Wars: The Last Jedi

Aventure, action, science-fiction américain. 2h32. 2017.

sortie française : 13 décembre 2017

Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo

Je vous le dis tout de suite : vous pouvez lire ma critique sans crainte, je ne vais pas m’amuser à vous spoiler. Ayant plutôt apprécié le précédent volet (Le Réveil de la Force) malgré quelques petites réserves (certaines étaient peut-être justifiées et d’autres non avec le recul : je m’en aperçois en relisant mon billet), et aimant globalement la saga Star Wars j’attendais énormément l’épisode VIII, Les Derniers Jedi. Depuis la renaissance de Star Wars à la fin des années 90/début des années 2000 (je précise vu que pour l’instant rien ne détrône la « vieille » trilogie), Les Derniers Jedi est mon épisode préféré (et je mets pas loin derrière La Revanche des Sith). Nous savons tous que cette nouvelle trilogie a été lancée pour des raisons commerciales (sinon je m’inquiète pour votre extrême naïveté). Pourtant je suis parvenue à déceler dans ce long-métrage un certain nombre de qualités, alliant à la fois l’esthétique, la technique et une certaine réflexion qui permet de faire naître de réelles émotions. Le but n’est évidement pas de chercher à tout justifier tous les points, de dire que le film est peut-être plus intelligent qu’il ne l’est : bref, je ne fais pas nécessairement partie des fans purs et durs qui le défendraient bec et ongles. Disons que les gros divertissements à gros budget ont tendance à m’agacer ou à me décevoir (quitte à passer pour une cinéphile chiante et compliquée), surtout ces derniers temps. Or, dans un premier temps, Les Derniers Jedi parvient déjà à remplir ses fonctions de gros divertissement. Le précédent volet remplissait déjà ses fonctions mais j’admets avoir parfois senti le temps passer alors qu’il ne dépassait pas les 2h10. Or, ce nouvel épisode, qui dure bien 2h30, est passé pour moi à la vitesse grand V ! Les Derniers Jedi a encore plus de mérite de ce côté-là vu ce qu’il raconte. C’est là où interviennent les fameuses mauvaises critiques justement. Et là aussi où rejoint mon deuxième bon point. Certains reprochent au scénario de ne présenter que des personnages en situation d’échec. Mais justement, c’est selon moi un sacré défi de parler d’échec tout en faisant évoluer les personnages ou du moins les faire confronter à leurs émotions, leurs qualités et leurs défauts. Je ne pense vraiment pas que les échecs des différents personnages sont vains et je suis persuadée qu’ils serviront aussi dans le prochain épisode. Autre bon point : tandis que l’épisode VII faisait trop écho à l’épisode IV, Les Nouveaux Jedi a moins ce côté faussement « copier-coller » avec le V. On sent au pire une inspiration mais cela ne va pas au-delà.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Daisy Ridley

Même si cela ne va pas changer mon avis global (que plus que positif), le seul vrai point où je suis éventuellement en adéquation avec les détracteurs concerne le duo Finn-Rose (cette dernière étant assez pénible et la manière dont se forme leur « couple » est un chouïa niaise). Mais il n’y a rien non plus d’alertant ou de honteux, surtout que le montage ne s’attarde pas non plus puisqu’il alterne plusieurs axes ! Star Wars sans son visuel extrêmement riche et ses effets spéciaux de folie (et aussi sans son imposante bande-originale) ne serait pas Star Wars. Certes, les incrustations de certaines créatures ne se fondent pas toujours bien dans les magnifiques décors mais ce sont des détails qui ne m’ont pas non plus gênée mon visionnage. Rian Johnson (Looper, Brick) parvient pourtant à nous surprendre par de formidables trouvailles visuelles. Comment ne pas penser à cette scène de dédoublement ? A cette prédominance de rouge sur certains scènes de combat ou de bataille ? Plus globalement, les scènes de combat (notamment la première : le film démarre directement !) sont toutes très réussies, folles mais lisibles. Face à un film aussi énorme et commercial, Johnson a le mérite de mettre sa patte, même si cela fait parfois grincer des dents. Enfin, le casting mêlant à la fois les anciennes figures de la saga et la nouvelle génération se défend plus que bien. La présence de Carrie Fisher a évidemment quelque chose de très émouvant quand on sait qu’on ne la verra pas dans l’épisode IX (et je me demande toujours comment J.J. Abrams va gérer ce problème). C’est encore plus chou de la voir jouer le temps de quelques scènes avec sa fille Billie Lourd. Mark Hamill m’a également agréablement surprise : il casse la baraque. Son interprétation est juste (certainement la plus belle composition de sa carrière) et son rôle captivant. Côté nouvelle génération, Oscar Isaac m’a également agréablement surprise. S’il était déjà remarquable dans le précédent volet, il l’est encore plus ici (son rôle prenant plus d’importance, son charisme aussi). Quant à Adam Driver, il confirme bien tout le bien que je pense de lui depuis plusieurs années. Certes, j’étais un poil sceptique sur son rôle dans Le Réveil de la Force (même si, comme je le disais dans l’intro, mon jugement était peut-être hâtif), je suis bien plus convaincue ici. Sans exagérer, il a tout d’un très grand acteur. J’ai l’impression que ces Derniers Jedi est l’épisode le plus détesté de la saga. Je suis certaine que cet épisode, interrogeant avec une certaine pertinence sur l’échec, l’héroïsme et les désillusions, sera réévalué dans un futur proche.

 

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Adam Driver

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The Circle

réalisé par James Ponsoldt

avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega, Karen Gillan, Ellar Coltrane, Patton Oswalt, Bill Paxton, Glenne Headly…

Thriller, science-fiction, drame américain, émirati. 1h50. 2017.

sortie française : 12 juillet 2017

Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité tout entière…

The Circle : Photo Emma Watson

Depuis quelques années, les romans dystopiques passent pratiquement tous par la case « adaptation cinématographiques ». Celui de Dave Eggers (pour la petite anecdote, il est également le co-scénariste de Away We Go, réalisé par Sam Mendes), Le Cercle. Je suis allée voir ce film complètement par hasard, je n’avais pas spécialement prévu de le découvrir, j’ai juste accompagné quelqu’un. Je savais à peine de quoi ça parlait : j’avais juste constaté sur les réseaux sociaux un accueil assez mitigé. Peut-être parce que je ne m’attendais à rien que j’ai finalement bien apprécié The Circle. Certes, il s’agit d’un film imparfait et certainement rapidement oubliable. Parmi les défauts les plus notables, le début est un peu long à se mettre en place. On pourra également toujours clamer son manque d’originalité : n’a-t-on pas déjà vu mille fois ces films reprenant le même schéma que 1984 de George Orwell ? Je n’ai jamais regardé Black Mirror mais les fans de la série semblent avoir fait des rapprochements entre les deux oeuvres. Bref, effectivement, nous n’apprendrons rien de bien nouveau dans The Circle : oui, la technologie à outrance bouffe nos vies privées qui ne sont de toute façon plus privées et ces données en question permettront aux hautes instances de manipuler le peuple. Cela dit, même si le sujet n’a donc rien de révolutionnaire, j’ai tout de même été prise dans l’histoire. On ne peut pas s’empêcher de se dire que le film n’est pas si futuriste que ça. Comment ne pas penser aux youtubeurs quand Mae se filme H24 et partage absolument toute sa vie (pas toujours intéressante) ? Comment ne pas y voir un énorme clin d’oeil à Steve Jobs qui faisait ses shows lorsqu’il présentait un nouveau produit ? Google et Facebook sont aussi clairement évoqués. Beaucoup de spectateurs verront les références (placées sans aucune subtilité) : le film a le mérite d’être accessible mais sans tomber dans le film pour adolescents (parce que je m’attendais à ça vu la vague de young adult adaptées). La mise en scène n’est pas exceptionnelle mais elle reste tout à fait efficace. Le résultat m’a encore plus étonnée en sachant que c’était James Ponsoldt derrière la caméra. Evidemment, je préférais quand il signait des films indépendants personnels et subtils comme par exemple The Spectacular Now (avec Miles Teller et Shailene Woodley) ou encore Smashed (avec Mary Elizabeth Winstead et Aaron Paul). Evidemment que cette réalisation pour The Circle est moins personnelle, on sent beaucoup moins sa patte. Cela dit, pour une grosse machine, il ne s’en sort pas si mal que ça.

The Circle : Photo Tom Hanks

Cela dit, son accessibilité joue à The Circle certains tours : l’ensemble manque alors de subtilité, les explications peuvent sembler grossières. Par contre, contrairement à ce que reprochent certaines critiques, le personnage de Mae est intéressant (j’aime jouer les avocates du diable). Il ne s’agit que d’un ressenti personnel en sachant que je n’ai pas lu le roman donc je ne connais pas les intentions d’origine de l’auteur. Je suis persuadée que des spectateurs s’attendaient à un personnage dans la même veine qu’une Katniss. Attention spoilers : Or, Mae m’a paru complexe et surtout son traitement n’a rien de manichéen. Mae est une jeune femme intelligente mais qui, malgré l’amour que ses parents lui portent et deux amis importants, se sent assez seule. Elle a un cerveau, elle voit bien que certaines choses clochent dans l’entreprise, on la prévient même de ce qui se passe en privé et se rend bien compte que la situation est anormale. Mae est autant un personnage manipulée / manipulable qu’un personnage qui manipule elle-même les autres pour son propre intérêt (ne plus être seule et savourer le pouvoir via la technologie). Elle atterrit dans cette entreprise et monte les échelons par hasard mais finit par prendre le dessus et profiter de la situation pour son propre intérêt. Elle contribue complètement au système qui pourtant lui fait du mal. Je ne suis donc pas d’accord (mais il ne s’agit vraiment que de mon ressenti) concernant la fin qui m’a paru logique. Et je trouve que le traitement de Mae rend le film certes imparfait un peu plus intéressant que prévu. J’aime beaucoup Watson en tant que jeune femme (je ne m’en cache pas) mais en tant qu’actrice je ne suis pas toujours convaincue par ses prestations mais là je trouve qu’elle s’en sort bien surtout que son rôle n’est pas si simple contrairement à ce qu’on pourrait croire. Tom Hanks est également très convaincant dans le rôle de ce PDG star a priori cool et même généreux en public (en même temps, je n’ai jamais vu Hanks mal jouer). Cela dit, il est regrettable que son personnage ne soit pas plus développé tout comme celui tenu par John Boyega (je ne pensais pas qu’il serait autant absent). Dans les seconds rôles, Ellar Coltrane (et oui, il s’agit du gamin de Boyhood de Richard Linklater) et Karen Gillan s’en sortent également pas trop mal. The Circle n’a donc rien de révolutionnaire (et je ne crois pas qu’il avait cette prétention), il a ses défauts, il ne nous apprendra également rien sur son sujet mais reste tout à fait correct et crédible par rapport à ce qu’on attend éventuellement de ce type de production.

The Circle : Photo

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force

réalisé par J.J. Abrams

avec Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Harrison Ford, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill, Lupita Nyong’o, Andy Serkis, Peter Mayhew, Gwendoline Christie, Domhnall Gleeson, Anthony Daniels, Kenny Baker, Max von Sydow, Warwick Davis, Simon Pegg…

titre original : Star Wars – Episode VII : The Force Awakens

Film de science-fiction, aventure américain. 2h15. 2015.

sortie française : 16 décembre 2015

Movie Challenge 2016 : Un film qui a une suite

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Plus de trente ans après la bataille d’Endor, la galaxie n’en a pas fini avec la tyrannie et l’oppression. Les membres de la Résistance menés par la générale Leia Organa combattent les nouveaux ennemis de la république, dirigés par le leader suprême Snoke. À ses côtés, le jeune Kylo Ren dirige les troupes du Premier Ordre. Dépassés, les résistants ont besoin de Luke Skywalker, le dernier Jedi. Mais celui-ci se cache depuis bien longtemps. La résistance envoie son meilleur pilote, Poe Dameron, sur Jakku pour récupérer une carte qui les mènera à Luke. Mais l’arrivée de Kylo Ren et ses soldats leur complique la tâche.

(résumé venant de Cinéma Choc, parce que celui d’Allocine ne me convenait pas et que j’avais une flemme de fou de vous en faire un convenable).

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

La sortie du VIIe épisode de la saga culte Star Wars faisait parties des événements incontournables de la fin de l’année 2015. Je faisais évidemment partie des gens très excités car j’étais évidemment poussée par ma curiosité : comment redonner de nouveau vie à une saga aussi culte sans nous lasser et surtout sans trahir son univers ? Pouvait-on faire confiance à J. J. Abrams malgré la qualité de certains de ses films ? Après tout, George Lucas avait réussi à massacrer sa propre saga ces dernières années avec La Menace Fantôme et même L’Attaque des Clones (en revanche, j’adore toujours autant La Revanche des Sith). Malgré ma curiosité, même mon excitation, il y avait bien la peur d’être déçue. Finalement, sans crier au chef-d’oeuvre, ce nouvel opus de Star Wars s’en tire plutôt bien pour plusieurs raisons. Certes, il s’agit d’un film commercial, on ne va pas se mentir (même si un film commercial peut être artistique, ça ne me semble pas incompatible) mais il parvient tout de même à continuer à développer tout ce qui a déjà mis en place depuis le début de la saga, notamment en ce qui concerne les liens familiaux, rendant Star Wars plus profond qu’il en a l’air. Après on pourra évidemment lui reprocher de reproduire un scénario finalement assez similaire aux « premiers » épisodes de la saga d’où aussi une certaine prévisibilité). Cela dit, contrairement à d’autres sagas qui jouaient trop sur la carte de la nostalgie au point de nous écoeurer et de nous gaver (je pense récemment à Jurassic World), les nombreux clins d’oeil à ce que nous connaissions déjà de la saga ne sont pas trop lourds. En fait, je trouve que le film a le mérite de combler les fans de la première heure et d’attirer un public plus jeune en train de découvrir probablement la saga. J’étais évidemment heureuse de retrouver les figures mythiques de la saga comme Han Solo, Leia ou encore Luke Skywalker et j’étais aussi contente de découvrir les nouveaux personnages qui s’intègrent rapidement dans un univers pourtant bien connu par les fans. De plus, nous pouvons tout de même souligner les efforts vraiment faits venant de la part du grand studio Disney en mettant en avant les minorités. Même si évidemment, ça ne va pas changer la qualité d’un film, j’espère tout de même que ça va permettre Hollywood de changer pour de bon de mentalité et c’est bien que ça passe aussi par une si grande saga que celle-ci. Les nouveaux personnages sont incarnés par un casting très convaincant, que ce soit la jeune Daisy Ridley (même si elle a quelques mimiques à la Keira Knightley), John Boyega (repéré dans le surprenant Attack the Block de Joe Cornish) ou encore Oscar Isaac qu’on ne présente plus.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Harrison Ford, Peter Mayhew

A noter aussi quelques caméos (difficiles à repérer quand on ne le sait pas forcément) sympathiques (Daniel Craig, Simon Pegg, Michael Giacchino ou encore Nigel Godrich le producteur de Radiohead). Je reviens aussi sur le rôle de Rylo Ken interprété par Adam Driver, qui a pu créer beaucoup de discussions. J’admets qu’il s’agit d’une petite déception de ce côté-là. Certes, sans spoiler, la fin nous permet de comprendre certains choix adoptés. Cela dit, j’ai été perturbée de voir ce méchant se comporter comme un pauvre enfant capricieux. Je trouve que ça casse vraiment certains éléments tragiques mis en place depuis le début de la saga. C’est dommage parce qu’Adam Driver ne livre pas une mauvaise interprétation, loin de là. Même dans une grosse machine comme Star Wars, il parvient à s’en sortir. Mais je crois qu’il n’est pas aidé par l’écriture de son personnage ni même par son physique. Cela ne m’a en tout cas pas empêché d’apprécier pleinement le spectacle. Les effets spéciaux spectaculaires, la musique mythique, le son, les magnifiques décors… tout y est pour qu’on se replonge sans problème dans l’univers qu’on connait tous tant. De plus j’ai trouvé le film bien rythmé dans le sens où déjà je ne me suis pas ennuyée mais surtout l’action avec tout qui pète dans les coins ne paraît pas lourde. Il n’y a pas non plus que ça. Le scénario prend tout de même le temps de s’intéresser aux personnages, cela accentue une émotion qui apparaît dans le film assez naturellement finalement malgré tous les éléments derrière mis en place pour éventuellement la faire naître. De plus, et ça aussi, c’est quand même un point assez important à souligner : on a tout simplement envie d’aller découvrir le reste de cette nouvelle trilogie mise en place (même si honnêtement j’ai peur de l’overdose avec les spin-off qui vont bientôt voir le jour). Certains le voient comme une sorte d’épisode de transition, certes c’est possible mais je n’ai jamais vu cet aspect en question pendant ma séance, pour moi il s’agit bien d’un vrai épisode, là encore c’est pour qu’il s’agit d’une réussite malgré quelques défauts notables.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Adam Driver