Bridget Jones’s Baby

réalisé par Sharon Maguire

avec Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey, Emma Thompson, Jim Broadbent, Shirley Henderson, Gemma Jones, James Callis, Celia Imrie, Sarah Solemani…

Comédie romantique britannique, américain. 2h. 2016.

sortie française : 5 octobre 2016

Movie Challenge 2017 : Une suite de film

Après avoir rompu avec Mark Darcy, Bridget se retrouve de nouveau célibataire, 40 ans passés, plus concentrée sur sa carrière et ses amis que sur sa vie amoureuse. Pour une fois, tout est sous contrôle ! Jusqu’à ce que Bridget fasse la rencontre de Jack… Puis retrouve Darcy… Puis découvre qu’elle est enceinte… Mais de qui ???

Bridget Jones Baby : Photo Colin Firth, Patrick Dempsey, Renée Zellweger

J’assume : je suis une grande fan de Bridget Jones. Je me reconnais toujours dans cette héroïne qui ressemble finalement à beaucoup de femme. J’ai adoré la trilogie écrite par Helen Fielding. Concernant les adaptations sur grand écran, j’aime surtout le premier film (la suite me paraît ratée, ce qui est dommage – le bouquin L’âge de raison était bien plus drôle). Pour ce troisième volet au cinéma, Sharon Maguire (réalisatrice du premier film) n’adapte cette fois-ci pas un des romans. Pourtant, il existe bien un troisième roman, Bridget Jones : Folle de lui (Bridget Jones : Mad about the Boy) sorti en 2013. Dans cette suite, Bridget a bien évolué : elle est veuve (ce qui a crée du remous chez les fans – pour ma part, ce choix était pour moi judicieux même s’il fait mal au cœur), a deux gosses, a vieilli et doit faire face à son époque : Twitter, les toy-boys, les lunettes de vue, les rides etc… Les scénaristes ont décidé d’imaginer la vie de Bridget (également vieillie mais un peu plus jeune) avant le troisième roman. Effectivement, c’était alléchant d’imaginer Bridget enceinte (surtout après ses aventures dans le 2e tome avec notamment le test de grossesse). J’étais contente même de retrouver ma bonne copine face au temps et tout ce qui suit derrière. Avoir peur de ce projet était totalement légitime : une suite des années après, avec une histoire « originale », ça restait assez casse-gueule. Bridget Jones’s Baby – oui je mets volontairement en avant le titre original et non cette pseudo « traduction » franco-anglaise déplorable – n’est vraiment pas la catastrophe annoncée, loin de là. Sans être révolutionnaire et très prévisible, ce film remplit ses charges de sympathique comédie romantique. J’ai beau aimé Bridget au cinéma, le visage de Renée Zellweger qui a beaucoup changé à cause de la chirurgie esthétique : je me fous de ce peut faire l’actrice avec son corps, c’est son choix. Mais j’avais tout simplement peur de ne plus retrouver Bridget. Heureusement, j’ai été très vite rassurée : l’actrice a gardé son jeu et surtout j’ai tout de même retrouvé ses charmantes expressions. Le reste du casting est également très bon. Colin Firth est toujours aussi à l’aise dans le rôle de Mark Darcy et Patrick Dempsey s’en sort également très bien dans le rôle de cet amant américain attendrissant, un peu envahissant aussi et très porté sur les méthodes très à la mode concernant le bien-être. Certes, l’ancien docteur Mamour ne nous fait pas oublier Hugh Grant, le personnage de  ce dernier étant décédé (la scène de l’enterrement au début du film est au passage très drôle) mais il s’en sort tout de même bien et s’intègre très bien dans un univers que nous connaissons très bien.

Bridget Jones Baby : Photo Emma Thompson, Renée Zellweger

De plus, le duel entre Darcy et Jack Qwant m’a semblé intéressant. Dans les précédents volets, la guéguerre entre Darcy et Daniel Cleaver était volontairement puérile et surtout Cleaver incarne une figure de connard goujat. Qwant est au contraire un personnage plus respectueux et mature. Certes il fait quelques erreurs mais on le voit plus comme un humain. Jim Broadbent et Gemma Jones sont toujours aussi plaisants dans le rôle des parents de Bridget même si on les voit peu. Sarah Solemani (Lizzie de la série The Wrong Mans) est également un bon second rôle. Enfin, impossible de passer à côté d’Emma Thompson (également co-scénariste) en gynécologue qui doit faire face à Bridget, une patiente pas comme les autres ! Au passage, les quelques petites apparitions d’Ed Sheeran sont également plutôt amusantes. Le film est donc agréable à regarder, parfois drôle et même assez touchant. Pourtant, je ne suis pas sortie totalement emballée ni satisfaite. Déjà, même si encore une fois j’ai passé un bon moment, j’ai trouvé ce film un peu trop long, on sent bien passer les deux bonnes heures. Il faut dire que l’intrigue met mine de rien pas mal de temps à se mettre en place… pour finalement un résultat très prévisible. Mais ce qui m’a le plus énervée, c’est la sensation de retourner en arrière. En effet, après le deuxième volet, qui mettait déjà le couple Bridget-Darcy à l’épreuve, on devait penser que c’était réglé une bonne fois pour toutes (et le troisième bouquin nous confirmait bien cela). Or, finalement on est obligé de se retaper leurs problèmes, comme si les deux premiers films n’avaient vraiment servis à rien. Pourquoi ce choix de triangle amoureux ? Dans le même genre (et suite en plus), le film de Marylou Berry, Joséphine s’arrondit, pourtant pas non plus une comédie romantique révolutionnaire, fonctionnait mieux sans « trahir » les spectateurs (oui, « trahir », je n’ai pas peur d’utiliser certains mots). Cela n’empêche pas au film de Berry d’avancer avec son lot de péripéties ! Surtout, vu l’âge de Bridget, je ne comprends pas pourquoi les scénaristes ont tenu de ne pas avoir attendu pour adapter le troisième tome. Le seul argument que je vois était le suivant : il fallait Colin Firth. Enfin, dans le troisième roman, les questions de l’âge, de la séduction, de la technologie et autres dérives de notre époque étaient bien mieux traitées que dans le film qui esquisse certains points sans y aller non plus franchement – en dehors de quelques scènes notamment dans le journal dans lequel bosse Bridget.

Bridget Jones Baby : Photo Colin Firth, Renée Zellweger

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Moulin Rouge !

réalisé par Baz Luhrmann

avec Nicole Kidman, Ewan McGregor, John Leguizamo, Jim Broadbent, Richard Roxurgh, Matthew Whittet, Kylie Minogue, David Wenham…

Comédie musicale, romance australienne, américaine. 2h06. 2001.

sortie française : 3 octobre 2001

Movie Challenge 2016 : Une comédie musicale

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A la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Epoque, Christian, un jeune poète désargenté, s’installe dans le quartier de Montmartre et découvre un univers où se mêlent sexe, drogue et french cancan, mais se rebelle contre ce milieu décadent en menant une vie de bohème. Il rêve d’écrire une grande pièce, et le peintre Henri de Toulouse-Lautrec est prêt à lui donner sa chance. Celui-ci a besoin d’un spectacle grandiose pour le Moulin Rouge et le poète est embauché pour rédiger le livret de la revue. C’est là qu’il tombe amoureux de la courtisane Satine, la star du prodigieux cabaret…

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Tout le monde dit du bien de Moulin Rouge !, tellement que ça a fini par me dégoûter. Toutes les filles (oui j’insiste, des filles) qui me le conseillaient avaient des goûts cinématographiques très différents des miens. Enfin, j’avais jusqu’à présent une drôle de relation avec ce cher Baz Luhrmann. Je lui ai toujours reconnu un certain talent mais j’avais aussi un peu de mépris à son égard. Je le prenais un peu pour une sorte d’escroc signant des films assez superficiels. Paradoxalement, j’ai pourtant apprécié (sans avoir adoré) Romeo + Juliette et j’ai même bien aimé sa nouvelle version de Gatsby le Magnifique (même s’il a ses défauts). Mais je restais tout de même sceptique. Premières minutes de ce Moulin Rouge ! : je n’étais pas du tout rassurée. C’est pourtant magnifique esthétiquement mais j’ai peur de tomber de nouveau sur une oeuvre superficielle. Est-ce que je trouve l’esthétique surchargée, gratuite ou too much (quelque chose de ce genre) ? Est-ce que je trouve les chansons (que des reprises de chansons contemporaines) étranges voire même nazes ? Est-ce que je trouve l’histoire niaise ? Voici ce genre de questions que je me suis posées durant ces premières minutes (oui, mon cerveau a du mal à se reposer dans ce genre de moment – ma vie est dure). Là, normalement, vous devriez vous dire que je n’ai pas aimé. Mes questions étaient, me semble-t-il, légitimes. Pourtant, par miracle ou je ne sais pas trop par quoi, au bout de dix minutes, ces fameuses questions que j’avais en tête avaient disparu ! Je ne renie pas mes interrogations, je ne pourrais que comprendre les spectateurs qui n’ont pas aimé ce film ou qui relèvent ce qui seraient selon eux des défauts. Mais je me suis laissée embarquer par ce film qui est, selon moi, une des meilleures comédies musicales – pour ne pas dire la meilleure comédie musicale de ces quinze dernières années. Je n’étais plus du tout dans le calcul de quoi que ce soit. Honnêtement, je ne faisais même plus attention si les chansons étaient bien reprises ou non. On se dit presque qu’elles ont été écrites pour le film ! Je pense que je n’ai plus cherché les défauts parce que le spectacle en lui-même est époustouflant. On aime ou on n’aime pas ce que fait Luhrmann, mais on doit reconnaître la qualité de son travail technique (à lui et évidemment et surtout son équipe technique !). C’est pas uniquement beau, j’ai trouvé le travail bien foutu. Luhrmann ne nous balance pas uniquement de belles images. Il sait provoquer de l’émotion avec ce qu’il met en place esthétiquement, il y a du sens dans ce qu’on voit.

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Baz Luhrmann sait gérer les différents espaces (contrairement à d’autres comédies musicales paradoxalement limitées en ce qui concerne ce domaine) et donner du mouvement là où il le faut, en donnant de la lisibilité. Il faut une vraie énergie et une dose de folie pour mener aussi bien un projet aussi ambitieux ! De plus, grâce à ce film, j’ai vraiment compris la démarche artistique de ce réalisateur que j’avais sous-estimé. Pour moi, ça va au-delà d’un travail systématiquement associé à un univers musical ou à une idée de modernité qui pourrait paraître superficiel dit comme ça. Il parvient carrément à réinventer toutes ces appropriations. Il n’y a pas des tonnes de réalisateurs qui parviennent à rendre l’univers musical aussi cinématographique, à créer même une sorte de fusion entre ces deux arts. Il y a aussi une réelle cohérence dans ce qu’il propose, surtout par rapport à l’histoire. On parle de poésie, de rêve, l’oeuvre en elle-même reprend parfois les codes du conte (notamment en ce qui concerne les différentes figures des personnages). Je n’ai alors pas été énervée par les quelques extravagances visuelles puisqu’elles entrent dans un sens « naturellement » dans l’oeuvre. Surtout, je crois que le film a quelque chose d’universel même de « classique » (je parle au sens « neutre »). Côté, je n’ai pas été déçue, bien au contraire. J’ai toujours bien aimé Nicole Kidman mais j’ai eu l’impression, en regardant Moulin Rouge !, de redécouvrir son talent. En fait, on est comme Christian : on tombe amoureux de Satine ! L’actrice australienne montre une large palette de son talent dans ce film. J’y ai trouvé dans son jeu de la sensualité, de la malice mais aussi de la malice. Elle rend son personnage encore plus intéressant qu’elle ne l’est déjà et surtout plus attachant. Et elle n’a jamais été aussi belle ! Elle méritait selon moi l’Oscar pour cette performance (mais pas de chance : la pathétique Halle Berry lui a volé dans un des films les plus nazes que j’ai pu voir : A l’ombre de la haineMonster’s Ball de Marc Forster). Ewan McGregor est également très bon (et très charismatique), j’ai également eu la sensation de redécouvrir son talent qu’il ne met pas suffisamment en avant surtout ces dernières années. Il arrive à mettre en avant sa partenaire mais sans se faire écraser par cette dernière. Enfin, les seconds rôles (notamment Jim Broadbent – méconnaissable, Richard Roxurgh ou encore John Leguizamo) sont également à la hauteur et à leur place par rapport à leur statut de personnages qui correspondent à des figures stéréotypées (ce terme n’étant ici pas négatif – mais plus de l’ordre du constat par rapport au schéma narratif mis en place).

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Brooklyn

réalisé par John Crowley

avec Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen, Jim Broadbent, Julie Walters, Jessica Paré, Brid Brennan, Fiona Glascott, Nora-Jane Noone, Jenn Murray, Eva Birthistle, Eileen O’Higgins…

Drame, romance irlandais, britannique, canadien. 1h53. 2015.

sortie française : 9 mars 2016

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Dans les années 50, attirée par la promesse d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays… Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays… et entre deux hommes.

Brooklyn : Photo Saoirse Ronan

Brooklyn est une adaptation du roman à succès de Colm Tóibín, réalisée par John Crowley (Intermission, Boy A) et scénarisée par l’écrivain Nick Hornby (qui a déjà une expérience dans ce domaine, en étant le scénariste du plutôt bon Une Education de Lone Scherfig et du désastreux Wild de Jean-Marc Vallée). La présence de Hornby au scénario, le casting et l’histoire (comme vous l’avez compris, j’aime beaucoup l’histoire de l’Irlande, notamment celle liée à l’immigration) m’ont fortement attirée. Je n’ai pas du tout été déçue par ce film, bien au contraire. Je suis persuadée que certains ne vont pas aimer ce film, ou en tout cas lui trouver des défauts alors que j’estime que ces éléments en question sont des qualités. Ainsi, ce qui m’a frappée est sa simplicité, notamment l’histoire en elle-même ou encore la mise en scène. Ayant beaucoup étudié en cours l’exil (le terme étant très large) dans la littérature et le cinéma, j’avais une certaine attente de ce film par rapport à ce thème en question. J’ai aimé qu’on traite de ce sujet efficacement mais sans non plus l’intellectualiser à tout prix (même si le prénom de l’héroïne n’a rien de hasardeux non plus). Les métaphores sont visibles (il y a un parallèle entre l’homme aimé et le lieu dans lequel Eilis aimerait être, le prénom même de l’héroïne est assez explicite) mais ils n’alourdissent pas non plus le récit. Il y a vraiment un bon équilibre trouvé entre la réflexion autour de l’exil et l’histoire plus personnelle de l’héroïne. On voit alors toutes les étapes de cet exil, qu’on connait pourtant tous : la difficulté de quitter sa famille quand on est encore chez soi, le voyage (en bateau avec le mal de mer et tout le reste qui va avec), la difficulté de s’intégrer dans ce nouveau pays puis de trouver finalement ses marques (notamment à travers les relations sociales), sans compter qu’il va aussi y avoir d’autres questions légitimes lorsque Eilis retourne en Irlande suite à un tragique événement : où est vraiment son chez-elle ? A-t-elle même un chez-elle ? Les étapes de ce parcours auraient pu m’ennuyer. Je reconnais encore une fois que c’est assez bateau quand on y pense (en tout cas je comprends de nouveau le reproche des détracteurs), au fond, l’histoire est assez mince. Finalement, le but est presque de montrer le « quotidien » d’une immigrée.

Brooklyn : Photo Domhnall Gleeson, Saoirse Ronan

Mais j’ai justement aimé le fait de suivre le quotidien de cette jeune femme. L’évolution de son personnage m’a paru très naturelle, ce qui n’est pas toujours évident à montrer dans les films. Cela passe par beaucoup de détails, que ce soit dans son attitude ou encore les costumes. Comme vous l’avez compris, j’ai totalement adhéré à l’écriture, d’une grande finesse, mais le film peut aussi compter sur une mise en scène d’une grande efficacité tout en gardant elle aussi de la finesse ainsi que de l’élégance. Le long-métrage possède également d’autres atouts : de jolies photographies et lumières mettent bien en avant chaque endroit, ce qui accentue davantage les interrogations de l’héroïne sur sa place dans le monde. Les décors et costumes sont à la fois élégants, lumineux et sobres à la fois : au-delà d’aider à la contextualisation de l’époque, à travers ces éléments, on voit l’évolution et les sentiments des personnages. Mais encore une fois, il n’y a pas de fausse note : c’est beau esthétiquement mais il n’y en a jamais trop non plus. La musique signée par Michael Brook est également agréable sans qu’elle envahisse les scènes. Parlons maintenant des interprétations. Je suis la carrière de Saoirse Ronan depuis longtemps (depuis Reviens-moi de Joe Wright qui l’a révélée) et comme souvent, elle m’épate. Elle mérite sa nomination aux Oscars pour son excellente interprétation (même si encore une fois, je suis ravie que ce soit Brie Larson qui l’ait remporté pour Room). Elle ne cherche jamais à être à tout prix dans la performance, ça fait de nouveau du bien d’observer une interprétation très subtile, très sensible et finalement très crédible. On a beau de ne pas avoir connu ce genre de situation mais j’ai totalement cru à ses réactions et à ses sentiments. Le reste du casting est également impeccable. Emory Cohen et Domhnall Gleeson (eux aussi font leur petit bout de chemin) sont également très bons en interprétant des personnages opposés, on comprend pourquoi Eilis tombe sous le charme de ces deux hommes. D’autres seconds rôles sont également très bons. Je pense notamment à la toujours dynamique Julie Walters qui apporte de bons moments comiques ou encore à l’excellent Jim Broadbent. J’étais également de retrouver d’autres actrices irlandaises dont on n’entend plus trop en France comme par exemple Jenn Murray (la terrifiante jeune fille dans Dorothy d’Agnès Merlet), Eva Birthistle (l’héroïne de Just a Kiss de Ken Loach) ou encore Nora-Jane Noone (Bernadette dans The Magdalene Sisters) qui sont également toutes impeccables. Pour conclure, j’ai adoré Brooklyn. Si je savais que je pouvais aimer à cause de son sujet autour de l’immigration, en revanche, je ne savais pas du tout si j’allais accrocher aux histoires d’amour. Grâce à sa sensibilité qui m’a frappée, je suis ressortie de la salle totalement bouleversée par tant de justesse au point d’avoir souvent les yeux humides.

Brooklyn : Photo Emory Cohen, Saoirse Ronan