Ma Meilleure Amie

réalisé par Catherine Hardwicke

avec Toni Collette, Drew Barrymore, Paddy Considine, Dominic Cooper, Jacqueline Bisset, Frances de la Tour, Tyson Ritter…

titre original : Miss You Already

Comédie dramatique britannique. 1h52. 2015.

sortie française : 15 juin 2016

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Milly et Jess sont deux meilleures amies inséparables depuis l’enfance. Alors que Milly se voit diagnostiquer une grave maladie, Jess tombe enceinte de son premier enfant…

Ma Meilleure Amie : Photo Dominic Cooper, Drew Barrymore, Toni Collette

Catherine Hardwicke est la réalisatrice du premier chapitre de Twilight (finalement, relativisons, c’est un des moins mauvais de la saga !) et de Thirteen (je sais que beaucoup aiment ce film, je n’en garde pas particulièrement un bon souvenir). Qu’est-ce qui m’a alors motivée à aller découvrir Ma Meilleure Amie (encore un titre français niais même si au moins il a du sens par rapport au sujet du film – préférons tout de même son titre original encore une fois) ? Dans un premier temps, son sujet, c’est-à-dire le cancer (ouais, dit comme ça, c’est un peu chelou), est ce qui m’a attirée. Cela dit, je n’étais pas totalement rassurée vu que le film avait l’air vendu comme Nos étoiles contraires et tout ce qui va avec (même l’affiche, surtout la version originale avec la police du titre, était assez proche), vous savez, ces fameux films qui doivent vous faire chialer pare que ça parle de cancer justement mais attention ça se veut léger et même drôle. Puis, c’est surtout son casting qui m’a permis de découvrir ce film. J’avais donc quelques a priori, je ne m’en cache pas. Hélas, j’avais quand même bien pressenti certaines choses (je ne pense pas être médium, je tiens à rassurer tout le monde). Hardwicke n’a jamais été une réalisatrice très fine et subtile et à ce stade-là les choses ne vont pas s’arranger. On ne va pas se mentir : ce film est fait pour faire pleurer. On est parfois dans le chantage affectif. « Pleuuuure sinon t’as pas de coeuuur » (et en plus, ça rime, c’est génial). Bref, il y a quelques clichés et de grosses ficelles. Cela dit, parce que je ne suis pas totalement une garce et que je trouve ce film un chouïa mieux que Nos étoiles contraires et compagnie, j’admets avoir trouvé la fin émouvante. C’est déjà ça. Et oui, le film possède bien une certaine fraîcheur et légèreté par son ton et des répliques bien senties. Là encore, c’est pas si mal que ça. C’est dommage que ce film ne soit pas si bien réalisé – même si Catherine Hardwicke pourra se vanter d’avoir filmé deux scènes avec un IPhone soi-disant pour donner une plus grande impression d’intimité à ses personnages (euuuh franchement pas plus que ça), qu’il souffre d’un manque de subtilité. Mine de rien, il reste courageux dans sa démarche.

Ma Meilleure Amie : Photo Drew Barrymore, Paddy Considine

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit plutôt d’une grosse production. Et malgré des moments mielleux pour satisfaire un certain public, je trouve que Ma meilleure amie parvient à montrer les désastres du cancer de manière assez crue mine de rien. Certes, on voit l’éternel rasage de cheveux (logique), les vomissements et tout ce que nous connaissons malheureusement déjà sur les ravages de cette maladie. Je ne m’attendais pas à voir une ablation des seins de manière assez réaliste, sans filtre par exemple. Le film nous expose donc les conséquences physiques assez évidentes à cause de la maladie mais aussi la difficulté de vivre son quotidien avec ses proches, difficulté qui semble être renforcée lorsqu’on est une femme (et aussi une épouse et une mère). Malgré ses grosses ficelles, on sent malgré tout derrière une véritable sincérité et aussi de la documentation. La réalisatrice s’est également inspirée de sa propre histoire (son père a eu un cancer) tout comme la scénariste Morwenna Banks qui a aussi travaillé à partir de la pièce de théâtre radiophonique Goodbye (avec notamment Olivia Coleman et Natascha McElhone) De plus, Ma meilleure amie a beau être vendu comme un film frais et tout ça (certains parlent même de feel-good movie même si je trouve ça chelou d’employer un tel terme par rapport au sujet même du film), il n’est pas toujours tendre avec le personnage de Milly, pourtant atteinte d’un cancer, qui agit parfois de manière peu sympathique envers ses proches (sans vouloir trop en dire). Ma Meilleure Amie est porté par un excellent casting, à commencer par le duo d’amies (aussi dans la vraie vie) interprété par Toni Collette et Drew Barrymore. Leur complicité paraît si évidente, on a l’impression qu’elles se sont toujours connues et qu’elles ont tout vécu ensemble. Le duo fonctionne et les interprétations plus « individuelles » suivent également. Les rôles secondaires sont également à la hauteur, que ce soit Paddy Considine et Dominic Cooper en maris, Frances de la Tour convaincante en perruquière ou encore Jacqueline Bisset dans le rôle de la mère de Milly.

Ma Meilleure Amie : Photo Drew Barrymore, Toni Collette

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Captain America : First Avenger

réalisé par Joe Johnston

avec Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Toby Jones, Dominic Cooper, Richard Armitage, Stanley Tucci, Neal McDonough, Derek Luke, Natalie Dormer, David Bradley…

Film d’aventure, action, science-fiction américain. 2h. 2011.

sortie française : 17 août 2011

Captain America : First Avenger

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Captain America : First Avenger : Photo Chris Evans, Joe Johnston

Normalement, je ne suis pas une grande fan des super-héros (je n’ai rien contre ce type de personnages et de films mais ce n’est pas forcément pour moi un événement cinématographique que j’attends) même si j’ai tout de même apprécié certains films qui mettent en scène ce type de personnages. Ce n’est pas la première fois que Captain America est adapté. En effet, pour ne citer que ces versions, il y a eu les deux téléfilms en 1979 avec Reb Brown, ainsi que le film d’Albert Pyun avec Matt Salinger. Cette nouvelle adaptation du comics par Joe Johnston (Chérie, j’ai rétréci les gosses, Richard au pays des livres magiques, Jumanji ou encore Jurassic Park III) m’a agréablement surprise. C’est pour moi un très bon divertissement tous publics bien rythmé, qui n’oublie pas deux ingrédients essentiels : de l’action et de l’humour. La mise en scène, plutôt efficace, n’est pas noyée par des effets spéciaux très réussis. Le film n’est pas non plus trop long, les deux heures passent en tout cas très rapidement. Ce que j’ai également aimé, c’est ce mélange entre la science-fiction, le film de super-héros et l’aspect « historique ». Grâce à cette combinaison de ces genres, le film possède beaucoup de charme.

Captain America : First Avenger : Photo Chris Evans, Joe Johnston

Nous pouvons aussi noter que le lien entre ce film et Avengers est réussi. On a alors à la fois envie de découvrir le film de Joss Whedon (qui met également en scène Nick Fury, La Veuve Noire, Hulk, Thor et le Faucon) ainsi que le second volet (sorti cette année et réalisé par Joe et Anthony Russo). Nous retrouvons le schéma plutôt habituel du super-héros : Rogers, petit gringalet qui se prend méchamment des roustes, va devenir beaucoup plus fort, plus grand, plus beau suite à une expérience scientifique. Bref, il pourra botter des culs sous le nom de « Captain America ». Chris Evans est vraiment excellent dans le rôle titre. Le fait que le personnage soit patriotique aurait pu gâcher le film, pourtant grâce au charisme de l’acteur, cela passe comme une lettre à la poste. Son côté naïf le rend touchant, attachant et humain. Evans est également secondé par des acteurs tous convaincants. Ainsi, Tommy Lee Jones m’a pas mal fait rire tandis que Hayley Atwell dans le rôle de Peggy Carter apporte une touche de féminité mais sans être niaise et potiche. On retrouve également Hugo Weaving, très à dans le rôle du méchant, Stanley Tucci en scientifique allemand, Domininc Cooper en Howard Stark (le papa d’Iron Man) ou encore Sebastian Stan qui incarne Bucky Barnes, le sympathique meilleur ami de Rogers pour ne citer qu’eux.

Captain America : First Avenger : photo Hayley Atwell, Joe Johnston