Broadchurch

Créée par Chris Chibnall

avec David Tennant, Olivia Colman, Jodie Whittaker, Andrew Buchan, Charlotte Rampling, Marianne Jean-Baptiste, James d’Arcy…

Série dramatique, policière. 3 saisons. 2013-2017.

Une petite communauté se retrouve sous les projecteurs des médias après la mort d’un petit garçon. Deux enquêteurs sont chargés de résoudre cette affaire délicate, tout en essayant de garder la presse à distance et de préserver le tourisme. Face à un tel drame, les habitants commencent à s’épier les uns les autres, faisant remonter à la surface bien des secrets…

Photo David Tennant, Olivia Colman

Broadchurch est certainement l’une des meilleures séries que j’ai pu voir. Et je suis heureuse qu’elle prenne fin au bout de trois saisons avec une conclusion tout simplement parfaite : on ne pouvait pas imaginer mieux. Cela n’est pas évident de rendre une série addictive (pour moi, donner envie à chaque fois de regarder l’épisode suivant est l’un de mes critères phares pour juger une série) en évoquant des sujets cruels et douloureux comme la mort d’un enfant, l’injustice ou encore le viol. Ce ne sont pas des sujets très glamour qui devraient attirer a priori les téléspectateurs : pourtant, la série a cartonné au point qu’elle a eu droit à des remakes ou pseudo remakes pour d’autres. Elle a pourtant su pendant ces trois saisons allier le genre policier (qui appartient un peu plus à ce qu’on attend en terme de « divertissement ») au pur drame ainsi que la part intime à la part collective. Cela n’est pas non plus évident de raconter une histoire sur trois saisons (dans un sens, trois « chapitres ») en gardant jusqu’au bout l’essence de la première saison (le meurtre du petit Danny et savoir faire son deuil) tout en sachant prendre de nouvelles directions, notamment en ajoutant petit à petit de nouvelles histoires  (dans la saison 3, le viol de Trish durant la soirée d’anniversaire de sa meilleure amie) qui ne sont pas nécessairement directement reliées à ce qu’on a déjà vu auparavant. Le défi est relevé haut la main, surtout dans la saison 3 qui, très honnêtement, est celle que j’ai préférée (et pourtant, j’adore la première saison). Les saisons 1 et 3 forment une boucle qui structure la série. Il y a donc des échos intéressants entre les deux saisons en question sans qu’on n’ait l’impression que la série se répète pour autant. La première saison traitait la mort d’un enfant : est-ce qu’il y a pire que ça ? Puis la troisième saison met en avant le viol d’une femme. Certes, Trish semble être tout le contraire de Danny dans le sens où elle n’appartient pas au même genre, ni à la même tranche d’âge et elle est encore vivante après le crime dont elle a été victime. Mais finalement, on s’aperçoit qu’aucune hiérarchisation dans l’horreur n’est possible.

Photo David Tennant, Jodie Whittaker

Les deux affaires ne sont pas nécessairement liées directement mais pourtant on retrouve des sonorités proches : on doit se méfier de tout le monde car chaque membre de la communauté, même la personne la moins soupçonnable possible, peut être ce criminel même s’il n’en a pas l’apparence, même si on refuse de l’admettre alors qu’il se promène quasiment sous nos yeux. Cela dit, au fond, la vraie manière d’avoir reliée les deux saisons se résume en un nom : Beth Latimer. Elle a perdu son enfant d’une manière atroce mais pourtant c’est elle qui, par son nouveau travail (avec les services sociaux), va guider Trish à surmonter la douleur insurmontable suite à son viol. Jodie Whittaker, désormais connue pour être la première Doctor Who femme, est formidable dans les trois saisons et son évolution au fil des saisons m’a réjouie ! Blessée et meurtrie au départ, elle parvient partout dans la dernière saison à illuminer cette série pourtant très sombre. La voir se relever petit à petit sans jamais effacer la blessure qu’elle portera à vie est émouvant. La deuxième saison est certainement celle que j’ai le moins aimée. Comme la majorité des gens. Mais contrairement à toutes les critiques que j’ai pu lire sur elle, je ne la dénigre pas non plus. Oui, elle est en dessous mais non, elle n’est pas non plus mauvaise. Certes, la nouvelle enquête n’est pas mémorable. En revanche, même si ce point a aussi été décrié, pour ma part, j’ai trouvé la partie « procès » finalement assez intéressante. On se dit à la fin de la première saison que justice sera faite : on connait l’identité du tueur, les explications sont claires pour tout le monde. On se dit que le tueur sera puni et que les Latimer pourront faire leur deuil. Pourtant, on voit que le cheminement reste plus difficile que prévu, que la phase du deuil est finalement plus complexe (et cela se confirme dans la saison 3 face à certains choix que feront les Latimer, surtout le père). Pour que le deuil au sens intime puisse se produire, il faut que la justice aille dans ce sens. Or, le combat entre les brillantes avocates incarnées par Charlotte Rampling et Marianne Jean-Baptiste reste tenace.

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Les deux enquêtes (saisons 1 et 3) sont passionnantes notamment sur un fait : les scénaristes parviennent à impliquer les spectateurs. Ainsi, il est loin d’être impossible de deviner l’identité des criminels même si les scénaristes savent tout de même brouilles les pistes. A chaque fois, j’ai réussi à comprendre qui avait fait le coup (même si j’avais tout de même en moi une petite part de doute). Pourtant, cela n’empêche pas d’apprécier la série bien au contraire. Chaque saison s’étale systématiquement sur huit épisodes. Ce rythme est tout simplement parfait : les scénaristes ont le temps de développer les intrigues et les personnages sans s’éterniser ni bâcler. Ainsi, et c’est aussi ce qui peut expliquer pourquoi deviner les identités des criminels n’est pas un problème : la série va bien au-delà de la simple enquête policière : s’il y a enquête, c’est finalement pour mieux disséquer les travers et les fragilités des individus et d’un ensemble d’humains. Certes, Broadchurch est une excellente série policière mais on ne peut pas la limiter à ce genre. C’est avant tout un drame humain qui touche autant la collectivité que l’individualité, l’un n’allant jamais sans l’autre. Et pour illustrer encore plus ce lien inévitable entre les deux, Alec Hardy et Ellie Miller (incarnés par les excellents David Tennant et Olivia Colman – leur complicité fait des étincelles) sont autant mis en avant en tant que duo (les deux s’apprécient autant qu’ils se chamaillent) qu’individuellement face à leurs problèmes personnels. Dernière remarque avant de conclure : c’est peut-être une des seules fois où je vois une telle approche concernant le viol. La troisième saison a beau être très sombre et très dure (et j’ai versé quelques larmes – et pas uniquement à cause du fil conducteur autour du viol), elle est aussi étonnamment bienveillante et surtout très réaliste. Je pense qu’elle fera beaucoup de bien aux victimes de violences sexuelles. Filmé dans un décor naturel fantastique vivant, magnifié par une sublime photographie, le tout sur une fantastique bande-son mélancolique, Broadchurch est une série intense et poignante sachant mêler les émotions sans être larmoyante.

Photo David Tennant, Olivia Colman

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Le Verdict

réalisé par Sidney Lumet

avec Paul Newman, Charlotte Rampling, Jack Warden, James Mason, Milo O’Shea…

titre original : The Verdict

Drame américain. 2h. 1982.

sortie française : 16 février 1983

Avocat déchu et alcoolique, Frank Galvin racole ses clients dans les salons funéraires jusqu’au jour où il accepte de travailler sur l’affaire d’une jeune femme victime d’une erreur médicale et plongée dans le coma. Ce dossier qui risque de provoquer un scandale et de nuire à la réputation de l’hôpital, va être pour l’avocat l’occasion de retrouver sa dignité… ou de la perdre définitivement.

Le Verdict, nommé à cinq reprises aux Oscars dans les plus importantes catégories, est une adaptation du roman éponyme de Barry Reed, un ancien avocat. Cela peut expliquer la précision du scénario lorsqu’il aborde certains aspects juridiques. Sidney Lumet a été révélé par l’excellent Douze hommes en colère, certainement une des références du film du procès, un genre pas si évident à appréhender (pour ma part, j’aime énormément les films appartenant à ce genre). Comment rendre une oeuvre cinématographique alors que les films de procès partent toujours dans certains bavardages ou ont souvent un aspect assez théâtral (le métier d’avocat étant lui-même théâtral) ? Sidney Lumet réussit en tout cas parfaitement son pari. A travers ce film de procès, le réalisateur livre un portrait d’un homme en quête de rédemption par l’art de la justice de la quête de la vérité. Au début du long-métrage, Frank Galvin est un odieux personnage au fond du trou, passant plus de temps au bar à se bourrer la gueule et à s’inviter dans des enterrements pour racoler ses clients. On sait également qu’il avait failli être radié du barreau quelques années auparavant suite à une affaire qui a mal tourné. Le scénario, plutôt bien écrit et construit, cerne les différentes étapes de l’évolution de Frank dans son envie de se relever. La première partie expose la vie désastreuse de Frank. Ce dernier accepte une affaire proposée par son ancien partenaire Mickey. Il n’est pas censé la perdre : suite à une erreur d’anesthésie, Deborah Ann Kaye, qui devait accoucher à l’hôpital Ste-Catherine, a sombré dans un coma profond dont elle ne pourra pas s’en sortir. Sa soeur et son beau-frère ne cherchent pas au début à poursuivre les médecins coupables et veulent surtout une indemnisation. Pour résumer, Frank devra négocier une transaction et accepter le chèque de l’Archevêché de Boston qui est à la tête administrative de l’hôpital. Arrive alors la seconde étape : Frank n’accepte plus l’affaire par intérêt. Il a un déclic en « rencontrant » la victime à l’hôpital. Le goût de la vérité et de la justice finit par ressortir chez ce personnage qui se met à bosser pour de bon. Il refuse les dommages et intérêts prévus et compte mener une vraie bataille contre l’hôpital (défendu par un puissant cabinet d’avocats n’hésitant pas à user de stratagèmes douteux) en décidant d’aller au procès. Enfin, la troisième phase concerne la recherche d’un témoin clé qui devrait faire éclater la vérité : le procès trouvera alors son issue. Parallèlement à ce récit principal, notre personnage principal rencontre une certaine Laura Fischer.

Certes, Laura joue un petit rôle dans l’affaire que traite Frank. Surtout, ce personnage est surtout une sorte de reflet de la vie privée de Frank. Sa fonction de mise en parallèle avec un autre personnage aurait pu être gênant mais Laura ne se contente pas d’être un personnage-fonction. La scène finale (avec Laura qui téléphone à Frank) est très intéressante dans le sens où elle confirme pour de bon ce que va devenir Frank après cette affaire. Cette construction narrative, même si elle est structurée logiquement, m’a au début déstabilisée, comme si le film prenait un peu trop son temps pour installer son intrigue. Mais une fois qu’on a passé cette fameuse deuxième étape dans le récit, on comprend mieux où le film, qui devient de plus en plus captivant, nous amène. Comme le personnage principal, le spectateur prend conscience de certaines choses et a aussi envie de s’investir davantage dans l’affaire. La mise en scène est remarquable : solide, elle sait saisir l’espace d’une cour de justice tout en prenant en compte la place de son personnage. Ce point en question traduit bien également le travail des scénaristes qui ont su mettre en avant ce rapport entre un individu face à un système bien trop grand pour lui. A noter aussi un travail intéressant concernant la photographie et plus particulièrement l’éclairage. En effet, Lumet avait demandé à son directeur de la photo de s’inspirer du travail de Le Caravage. Effectivement, ce procédé de clair-obscur est bien présent dans le long-métrage et a un impact sur la manière de valoriser les lieux et décors. Paul Newman est impeccable dans le rôle de Frank Galvin, un personnage charismatique, profond, complexe et attachant. Son évolution au fil du film le rend encore plus humain. Il a clairement ses défauts : au-delà de noyer son mal-être dans l’alcool, même lorsqu’il veut retrouver sa dignité et pense certainement à la victime qu’il défend, il agit aussi par égoïsme : ce personnage touche parce qu’il n’est pas idéalisé. James Mason, dans l’un de ses derniers rôles de sa carrière, interprète avec intensité le rôle de l’avocat de la partie inverse. Charlotte Rampling est également convaincante dans le rôle de cette femme énigmatique et torturée. A noter également au casting la présence de Jack Warden et Ed Binns, qui faisaient partie du casting de Douze hommes en colère, ou encore les courtes présences de Bruce Willis et Tobin Bell ! Le Verdict est donc un film puissant et captivant à découvrir. On suit avec intérêt le portrait d’un homme qui retrouve foi devant une justice qui elle, justement, n’est pas toujours à la hauteur et s’éloigne de ce qui la définit.

Le Verdict : Photo Paul Newman, Sidney Lumet

45 ans

réalisé par Andrew Haigh

avec Charlotte Rampling, Tom Courtenay, Geraldine James, Dolly Wells…

titre original : 45 Years

Drame britannique. 1h35. 2015.

sortie française : 27 janvier 2016

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Kate et Geoff Mercer sont sur le point d’organiser une grande fête pour leur 45e anniversaire de mariage. Pendant ces préparatifs, Geoff reçoit une nouvelle : le corps de Katya, son premier grand amour, disparu 50 ans auparavant dans les glaces des Alpes, vient d’être retrouvé. Cette nouvelle va alors bouleverser le couple et modifier doucement le regard que Kate porte sur son mari…

45 ans : Photo Charlotte Rampling, Tom Courtenay

45 ans est l’adaptation de la nouvelle de David Constantine, In Another Country. Il a permis à Charlotte Rampling et Tom Courtenay de remporter l’Ours d’argent d’interprétation à la Berlinale. Rampling a également réussi à décrocher, grâce à ce film, sa première nomination de toute sa carrière aux Oscars dans la catégorie « Meilleure actrice » (et battue par Brie Larson pour Room). Malgré toutes ces belles récompenses, ce film est finalement passé inaperçu en France. Cela est regrettable car ce long-métrage d’Andrew Haigh (dont son précédent, Week-end, avait déjà reçu de très bons échos malgré une polémique en Italie) vaut pour moi le coup d’oeil même si la forme pourra certainement déranger certains spectateurs. De quoi est-ce que je parle quand j’évoque la forme ? Une chronique. En effet, malgré son titre qui présente une longue durée, 45 ans se concentre sur six jours dans la vie d’un couple (donc marié depuis le temps indiqué par le titre) qui prépare en grande pompe (mais sans réel enthousiasme) leur anniversaire de mariage. Ce quotidien est bouleversé par une simple lettre : on apprend que le cadavre d’une certaine Katya, morte depuis 50 ans dans un accident de randonnée dans les Alpes, a été retrouvée dans un congélateur. Qui est cette Katya ? On apprend petit à petit les liens qui unissaient cette femme et Geoff, rendant ainsi Kate jalouse d’une morte (ce qui paraît dingue quand on y pense). Ainsi, le rôle de la chronique fonctionne totalement dans ce film. Il y a une volonté d’être au plus près de la réalité voire même de l’intimité d’un couple. Cela peut paraître fou de remettre en question tout son couple en quelques jours seulement. Ce choix est alors intéressant pour montrer finalement qu’on ne connait jamais bien une personne, même s’il s’agit de son mari avec lequel on partage sa vie depuis tant d’années. Rien n’est jamais acquis finalement. Mais au-delà de cette réflexion qui pourrait paraître un peu trop simple, ce long-métrage est intéressant pour plusieurs raisons. Tout d’abord, s’il s’agit d’une chronique pour pouvoir mieux dépeindre une réalité banale détruite par un événement qui chamboule tout, ce n’est pas pour ça que la mise en scène est délaissée. Sous ses airs de chronique, 45 ans bénéficie d’une mise en scène et d’une écriture très précise. Beaucoup d’éléments sont suggérés et en même temps, beaucoup de détails comptent pour pouvoir appréhender les sentiments des personnages et mieux comprendre le passé. J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à Mrs Dalloway de Virginia Woolf dans lequel on suit durant une journée la journée et les tourments d’une femme, par petites touches.

45 ans : Photo Charlotte Rampling, Tom Courtenay

Est-ce que ce mariage n’a été qu’illusion ? Kate n’a-t-elle été qu’une épouse de second choix et même la femme qui a remplacé Katya (les prénoms sont d’ailleurs très proches) ? Est-ce l’ombre de Kate a pu planer durant toutes ces années et guider les choix du couple (notamment en ce qui concerne l’absence d’enfants) ? Ces interrogations, qui permettent de comprendre (logiquement) la jalousie de Kate, sont en tout cas très bien abordées. Cela dit, même si on comprend aisément certaines réponses et même si on admet que le film adopte le point de vue de Kate, je pense qu’il ne faut pas exclure deux autres possibilités. La première est sur le deuil du couple. Si ici la mort de Katya est bien réelle et qu’il y a bien une réflexion autour de deuil concret, peut-être faudrait-il admettre une possible métaphore sur la « mort » d’un ancien couple plus généralement. Comment avancer, notamment avec son ou sa partenaire quand on n’a pas encore fait le deuil de son couple ? Puis (et ce point est logiquement lié au précédent), je crois aussi que ce film veut montrer qu’il peut bien y avoir de l’amour dans un couple même si sa construction a pu exister sur des bases douteuses. Il faut alors prendre en compte les ressentis de chaque individu. Chacun a avancé au sein de ce couple différemment. C’est pour cette raison que j’ai trouvé qu’adopter un seul point de vue était intéressant, tout comme le fait de filmer régulièrement les personnages séparément même lorsqu’ils sont dans une même pièce : l’isolement des ressentis est au coeur de ce long-métrage. Au-delà de réflexions pertinentes sur l’amour et le couple, 45 ans est servi par un duo d’acteurs époustouflants. On retiendra évidemment plus la performance de Charlotte Rampling, étant donné que son personnage est davantage mis en avant puisqu’on aborde principalement son point de vue. A l’image de la sobriété de ce long-métrage, elle n’a pas besoin de gesticuler dans tous les sens, elle n’est pas dans la surenchère. Elle est justement émouvante et très juste parce qu’elle exprime beaucoup de sentiments par ses traits ou son regard. Quant à Tom Courtenay, même s’il est plus en retrait, il est également très convaincant. J’ai lu beaucoup de critiques qui disaient qu’il incarnait un personnage ingrat. Même si ce dernier déclenche la jalousie de son épouse, je ne l’ai jamais perçu comme un méchant. Je ne vais évidemment pas répéter ce que j’ai déjà dit autour de son personnage, l’écriture du scénario du personnage est déjà très habile. Mais je peux tout de même souligner la justesse de son interprétation qui parvient à donner également de l’humanité à son personnage et ne se fait pas écraser par sa partenaire.

45 ans : Photo Charlotte Rampling