Liebster Award n°4

Je suis de nouveau taguée ! Ca fait un moment que Melissa et Lily attendent mes répondent, alors je publie ce billet ! Vu le nombre de Liebster Awards auxquels j’ai participé, je ne m’attarde pas sur les règles : Je raconte 11 choses passionnantes sur ma petite personne, je réponds à 11 questions et je suis censée poser 11 autres questions pour d’autres blogueurs. Comme la dernière fois, je ne vais pas vous poser de questions, vous pouvez reprendre les questions ici et publier vos réponses ici en commentaires ou sur vos blogs. Let’s go !

11 choses sur moi : 

 

  • Ca y est, je débarque sur Facebook ! Bon, pour l’instant, je ne me suis pas foulée, mais ça va venir ! Pour l’instant, cliquez-la car j’ai du mal à installer mon logo avec le lien sur mon blog !
  • Je viens d’apprendre que mes dents de sagesse ne sortiront jamais. Bref, je crois que vous savez ce qui m’attend…
  • Je compte me remettre à la corde à sauter.
  • En 5e, quand ma prof d’anglais m’a demandé ce que je voulais faire dans la vie, je lui ai sérieusement répondu que je voulais devenir rockstar.

  • En tant qu’animatrice pour des gosses de 8 ans, je suis obligée de les faire jouer. Parfois j’utilise le matériel qu’on me donne et parfois j’en invente. Et sans me vanter, les jeux que j’invente cartonnent. S’il y a des gars de Hasbro qui passent par là…
  • J’adore marcher pieds-nus !
  • Quand je vois mettre des pompes chez moi, j’adore marcher en tongs ou en Birkenstock !

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  • J’ai retrouvé ma caméra numérique et je n’ai aucune idée de ce que je veux filmer. Et pourtant, je veux filmer !
  • Pour un cours de cinéma, en seconde, on m’avait demandé de réaliser un clip vidéo. J’avais choisi de tourner en noir et blanc un clip assez pathétique et ridicule intitulé Try a little tenderness (comme la chanson). Je jouais une sorte d’ado pseudo-suicidaire qui reprenait goût à la fois et hooooop retour à la couleur entourée par une avalanche de nounours (!!). Oui, c’est vraiment pathétique ! Je l’ai gravé sur dvd mais j’ai très peur de le ressortir pour le revoir…
  • Depuis que je suis môme, je me ronge les ongles. En fait, actuellement, je me les ronge car ça m’agace de les voir plus longs !
  • Je suis toujours aussi fan des colorations… Maintenant, je ne suis plus blonde mais brune !

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Le tag de Melissa

A quelle époque aurais-tu aimé vivre ? 

C’est toujours difficile de répondre à cette question car il me semble qu’on a toujours tendance à idéaliser une époque qu’on n’a pas vécue et qui avait forcément de bons et de mauvais côtés. Suite à l’image que je me fais, je crois tout de même que j’aurais bien aimé vivre dans les années 1980 ou être une ado dans les années 1990. Je n’ai pas pu les savourer comme il le fallait.

Quelle est la première chose que tu fais le matin ?

Je vais faire dans l’originalité : m’étirer un peu, mettre mes lunettes et aller aux toilettes. VOILA.

Si tu pouvais discuter avec une personnalité pendant une heure, ce serait avec qui ?

J’avais déjà répondu à cette question, que ce soit au cours d’un Liebster Award ou au cours d’un TAG autour du dîner littéraire et cinéma. Je dirais toujours que j’aimerais discuter pendant une heure, Quentin Tarantino, Martin Scorsese et Robert De Niro, on sent que ce sont des gens qui aiment communiquer. Et j’aurais des tas de questions à leur poser.

A ton avis, quelle est la plus grande découverte faite par l’homme ?

Ma réponse va paraître très bateau mais pour moi, LA base reste la découverte du feu (et de tout ce qui suit plus tard, au fil des siècles).

De quel objet ne te sépares-tu jamais ?

Je regarde dans mon sac à main que j’ai toujours sur moi et je dirais : mon portable, des lunettes de soleil, des serviettes périodiques, ma trousse de maquillage et des stylos. GLAMOUR.

Si tu gagnais au loto, que ferais-tu de ton argent ?

Je le diviserais en plusieurs parties : j’en mettrais une partie de côté, juste assurer l’avenir. Après je pense que j’en profiterai pas mal pour me faire plaisir, que ce soit pour acheter des choses nécessaires (du mobilier) et surtout pour voyager. Je sais aussi que je donnerai de l’argent à des associations et aussi à certains de mes proches.

Quelle est la bande originale de ta vie ?

Il y en a troooooop ! De tête, je dirais celles de Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Breakfast on Pluto, Billy Elliot, Velvet Goldmine et Trainspotting. Mais il y en a tant d’autres !

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Quel talent aurais-tu aimé posséder ?

Savoir chanter ! J’adore pousser la chansonnette mais ça me frustre d’entendre ma voix si dégueulasse !

Si tu ne pouvais manger qu’un seul plat jusqu’à la fin de ta vie, ce serait lequel ?

Mais c’est trop dur, la bouffe, c’est la vie ! Je répondrais les pâtes car j’en mange très souvent, donc j’imagine que ça me suffirait.

Quel est ton dvd de la honte ? (dvd de la honte = un film que tu adores tout en sachant que c’est un gros navet aux yeux du reste du monde)

Ohlala je sais qu’on va vouloir me taper mais j’avoue aimer revoir The Birdcage de Mike Nichols. ON NE ME TAPE PAS BORDEL !

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Le tag de Lily :

 

Quel livre conseillerais-tu à quelqu’un qui veut découvrir la littérature française contemporaine ?

J’allais dire en général les romans d’Amélie Nothomb (surtout Hygiène de l’assassin, Cosmétique de l’ennemi, Ni d’Eve, ni d’Adam et Robert des noms propres) mais je viens de me rappeler qu’elle est Belge. Sinon, euuuuuh… En fait, je vais répondre les romans d’Amélie Nothomb !

Si tu étais un personnage de fiction, comment s’appellerait le livre de ta vie ?

Euuuuh bonne question… Tina, histoire d’une killer ?

Quel film as-tu vu le plus de fois dans ta vie ?

Les Visiteurs, Le Père Noël est une ordure, Sacré Robin des Bois, Bean, Toute la série du Gendarme, Les Bronzés font du ski, Mrs Doubtfire, Reservoir Dogs, les vieux Disney en général…

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Quel est ton film d’animation préféré ?

Les Aristochats, Mulan, Merlin l’Enchanteur, Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké.

Y a-t-il des romans dont tu préfères l’adaptation cinématographique ?

Oui : Un homme au singulier de Christopher Isherwood (A Single Man de Tom Ford au cinéma), Trainspotting d’Irvine Welsh (le film du même nom de Danny Boyle), Petit-déjeuner chez Tiffany de Truman Capote (Diamants sur canapé de Blake Edwards), Expiation de Ian McEwan (Reviens-moi de Joe Wright) ou encore La Dame en Noir de Susan Hill (le film du même nom de James Watkins).

Quel personnage de roman ou de film détestes-tu par-dessus tout ?

Pour combiner les deux, je réponds Ana Steele de Cinquante Nuances de Grey et Bella Swan dans Twilight. Deux cruches et encore je reste gentille et polie…

Quelle est ta série préférée ?

Black Books, The IT Crowd, Absolutely Fabulous et Twin Peaks.

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Celle(s) que tu suis en ce moment ?

Justified, American Horror Story, Girls et Parks and Recreation (bref, toujours aucune surprise !).

Si tu devais ajouter une nouveauté à ton blog, quelle serait-elle ?

Oh j’aimerais tellement parler d’autres choses (en lien avec le cinéma ou non), comme le maquillage (j’avais même pensé créer une rubrique du genre : « s’habiller et se maquiller comme tel personnage »), les voyages (je pense toujours à créer une sous-rubrique,pour être honnête) et plus généralement des billets humeur. Mais j’ai tellement envie de parler de films que je n’ai pas trop le temps de m’éparpiller à droite et à gauche et j’ai justement peur qu’on en perde le fil !

Pratiques-tu un sport ?

Je vais toutes les semaines à Keep Cool (noooon, je ne fais pas de pub gratooos). En gros, je cours sur un tapis, je fais du vélo et vélo elliptique, je fais des abdos, l’éclate quoi !

Pratiques-tu un loisir artistique ?

« Artistique » me paraît un peu disproportionné. Actuellement, je me contente d’écrire (je collectionne les carnets et feuilles de brouillon !), de faire des pseudo-peintures même pas abouties (ce n’est que de l’art-thérapie !). Avant, j’étais davantage investie dans des loisirs artistiques, dans des clubs (théâtre, guitare et tout ça, je vous en avais déjà parlé).

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Quelques films pour fêter la Saint-Patrick

J’aurais pu faire un billet pour célébrer ma première année de permis, mais comme on s’en cogne pour l’instant (quoi que je suis sûre qu’un billet sur les films avec de mauvais conducteurs pourrait être cool), je signe cette fois-ci un petit billet pour fêter la Saint-Patrick (et là, vous allez me dire, la Saint-Patrick m’a peut-être porté chance, tout comme j’ai obtenu mon code de la route… le jour d’Halloween !). J’adore l’Irlande dans tous ses états au point d’y être allée six fois (en comptant l’Irlande du Nord) et le cinéma m’a parfois inspirée dans mes fameux voyages. Evidemment, je n’ai mis que 10 films parce que sinon on ne s’en sortirait plus mais j’essaie parfois au sein d’un même film d’en évoquer d’autres qui sont également chouettes et qui pourraient éventuellement vous intéresser. Je sais très bien qu’il y a des tas de films Irlandais (ou sur l’Irlande) qui sont très bien et qui méritaient d’être cités, il ne s’agit que d’une sélection personnelle !

The Commitments – Alan Parker (1991)

The Commitments est l’adaptation du roman du même titre de Roddy Doyle, également auteur de The Snapper et The Van (tous les deux adaptés par Stephen Frears – je vous conseille ces deux films au passage, très drôles avec l’énergique Colm Meaney). Ces trois romans forment (et dans un sens, les trois films) alors la trilogie de Barrytown. J’aime énormément ce film qui présente une bande de jeunes chômeurs de Dublin qui montent un groupe de soul. C’est très frais, souvent drôle, dynamique aussi avec un vraie réflexion sociale derrière et la bande-originale est vraiment exceptionnelle (la voix d’Andrew Strong l’est aussi). On se souvient tous de leur version de Mustang Sally ou encore de Try a Little Tenderness !

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Au nom du père – Jim Sheridan (1993)

Au nom du père, qui a remporté l’Ours d’argent à la Berlinale, mais aucun Oscar malgré ses sept nominations (!), est pour moi le film le plus marquant de Daniel Day-Lewis qui a pourtant d’autres rôles très puissants (notamment celui de Christy Brown dans My Left Foot de Sheridan, qui lui a permis de remporter son premier Oscar). Son duo avec le regretté Pete Postlethwaite est très émouvant. Ce film est tiré de l’histoire vraie de Gerry Conlon, auteur de Proved innocent (le scénario est donc tiré de cet ouvrage). Cet homme a été au centre de l’affaire des « Quatre de Guilford » qui s’est déroulée dans les années 1980. Dans cette affaire, quatre jeunes hommes ont été accusés d’être des membres de l’IRA alors qu’ils n’avaient rien à voir avec cette organisation. Or, la police avait caché des preuves qui prouvait leur innocence. Le film est également porté par une bande-originale très sympa (U2, Gavin Friday, Sinead O’Connor…).

Les Cendres d’Angela – Alan Parker (1999)

Ce n’est peut-être pas un grand film, il a même ses défauts et est pour moi en dessous du livre de Frank McCourt mais je suis tout de même attachée à ce film qui a su me faire aimer son auteur. En effet, Les Cendres d’Angela est l’adaptation du premier tome de la trilogie autobiographique de McCourt (les deux autres, C’est comment l’Amérique ? et Teacher Man, n’ont jamais été adaptés alors qu’ils sont également excellents). J’ai tellement aimé cet auteur au point d’avoir choisi d’étudier ses textes pour mon mémoire de l’année dernière. Le film reste malgré tout attachant, triste et drôle à la fois, avec une formidable Emily Watson et le génial Robert Carlyle. Il retranscrit bien une réalité historique difficile.

 

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The Magdalene Sisters – Peter Mullan (2001) 

L’acteur écossais Peter Mullan, primé à Cannes à peine quelques années auparavant pour son (époustouflante) interprétation dans My Name is Joe de Ken Loach, réalise son deuxième long-métrage (après Orphans), The Madgalene Sisters, lauréat du Lion d’or à la Mostra de Venise. Ce film n’a évidemment pas plu au Vatican qui a crié au scandale. Pourtant, il s’agit bien d’une horrible page de l’histoire de l’Irlande : des milliers de femmes, rejetées par leur famille pour diverses raisons (dans le film, les jeunes femmes sont soit trop belles, soit ont eu un avant hors mariage, ou encore victimes de viol). Elles étaient alors envoyées dans des couvents-prisons. Ces Magdalene homes sont maintenues jusque dans les années 1970 mais il faudra attendre 1996 (!) pour voir le dernier de ces couvent fermer. On sent en tout cas derrière un Peter Mullan révolté et je ne peux que vous conseiller de regarder les bonus dvd dans lequel on voit le bonhomme s’exprimer avec une rare sincérité sur son film.

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Bloody Sunday – Paul Greengrass (2002)

Ours d’or (ex-aequo avec Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki, quelle belle année !) à la Berlinale, Bloody Sunday retrace cet affreuse page historique de l’Irlande du Nord : à Derry, le 30 janvier 1972, durant une manifestation pacifique pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants est organisée par Ivan Cooper (incarné par le formidable James Nesbitt). Hélas, la marche prend une terrible tournure, au total 14 personnes ont été abattues par l’armée britannique. Le film est déjà très poignant, proche du documentaire. Pour ajouter encore plus d’authenticité au récit, Greengrass choisit des acteurs non professionnels qui ont vécu les événements. Il a également voulu adressé son film à la fois au public irlandais et anglais, en montrant les deux points de vue. C’est aussi pour cette raison qu’il y a coproduction entre l’Irlande et la Grande-Bretagne. Je vous mets évidemment LA chanson de U2 qu’on entend évidemment dans le film.

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Breakfast on Pluto – Neil Jordan (2005) 

Breakfast on Pluto est l’adaptation du très bon roman de l’auteur culte Patrick McCabe (qui a également écrit The Butcher Boy, merveilleusement adapté par Neil Jordan, je vous le conseille). Il s’agit du film qui m’a permis de découvrir le talentueux Cillian Murphy, nommé aux Golden Globes pour cette performance. Le reste du casting est également excellent : Liam Neeson, Brendan Gleeson, Stephen Rea (l’acteur chouchou de Jordan), Gavin Friday ou encore Bryan Ferry. Breakfast on Pluto est un film qui me donne toujours la patate avec sa BO très sixties. Pourtant les thèmes présents sont graves, entre la question de l’identité, la recherche de la mère (cette dernière a dû abandonner notre Patrick/Kitty Braden) ou encore les ravages de l’IRA. L’ensemble est vraiment drôle et émouvant.

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Le vent se lève – Ken Loach (2006)

Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui contestent cette Palme d’or décrochée selon le jury à l’unanimité (« ouais mais en face y avait ça et ça et ça) et c’est vrai qu’il y a vraiment en face de bons films, mais je défends vraiment ce beau et puissant film historique signé par le toujours formidable Ken Loach et avec… ohhh encore Cillian Murphy ! (non mais je ne suis pas du tout une groupie). Le sujet n’est pas toujours évident à suivre à cause de son contexte historique chargé (c’est-à-dire la guerre d’indépendance irlandaise puis la guerre civile) mais il me semble tout de même que le film de Loach reste assez accessible en nous présentant l’histoire de deux frères face à l’histoire, au début qui sont unis en défendant les mêmes idées politiques puis se déchirent.

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Once – John Carney (2006)

Si vous avez aimé New York Melody, que vous souhaitez voir un film dans la même veine (en plus mélancolique) et par le même réalisateur, je ne peux que vous conseiller l’excellent Once. Encore une fois, il s’agit d’une histoire d’amour très touchante entre deux musiciens dans les rues de Dublin. Enfin, ça, c’est au premier abord. La vraie histoire d’amour serait celle entre les personnages et la musique. Et si on parle de musique, on parle forcément de bande-originale. La chanson Falling Slowly avait remporté l’Oscar de la meilleure chanson. Je suis également très fan de When your minds made up. Rappelons aussi que le réalisateur John Carney était auparavant bassiste dans le groupe The Frames et son acteur principal Glen Hansard (qui jouait aussi dans… The Commitments) en fait toujours partie.

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Hunger – Steve McQueen (2008)

Hunger est le premier long-métrage de Steve McQueen (number 2, hein), lauréat de la Caméra d’or au festival de Cannes. Quand j’ai vu ce film à sa sortie (j’étais jeuuune), je savais, comme beaucoup d’entre personnes, que McQueen ainsi que son acteur principal, Michael Fassbender (ne l’oublions pas, à l’époque, encore très méconnu), qui avait perdu 14 kilos, auraient une belle carrière et on a eu du nez ! Ce film, qui relate la grève de la faim irlandaise de 1981 et les derniers jours de Bobby Sands dans la prison de Maze, ne plaira pas à tout le monde, mais en ce qui me concerne, je l’ai trouvé intense malgré ses très longs silences. J’ai notamment été marqué par le face à face entre Fassbender et Liam Cunningham qui dure 22 minutes !

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Brendan et le secret de Kells – Tomm Moore (2009)

Brendan et le secret de Kells est le premier long-métrage de Tomm Moore qui a été nommé aux Oscars dans la catégorie « meilleur film d’animation ». Le film renvoie au livre de Kells, écrit autour de 800 après JC par des moines. Il contient les quatre évangiles du Nouveau Testament ornés par de magnifiques enluminures celtiques. Il a été mis en sûreté au XVIIe siècle à l’Université dublinoise Trinity College. J’ai donc énormément aimé ce mélange entre fiction et histoire en nous présentant une animation à tomber par terre ! Visuellement, c’est un des plus beaux films d’animation que j’ai pu voir ! Ce film a en plus vraiment quelque chose de magique et la musique de Bruno Coulais est magnifique. Tomm Moore a aussi signé Le chant de la mer que je vous conseille également !

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Les mondes de Philip K. Dick

Je ne pourrais pas prétendre connaître le travail de Philip K. Dick de A à Z mais cela fait depuis quelques années maintenant (de tête depuis mon entrée à la fac) que je m’intéresse à cet auteur. Je l’ai découvert en regardant certaines adaptations cinématographiques.

Philip K. Dick trouble vos écrans !

♦ J’ai d’abord commencé par ses nouvelles (j’en cite quelques unes si ça peut inciter certains à découvrir son oeuvre) :

  • Le Rapport Minoritaire (The Minority Report), 1956

→ Minority Report de Steven Spielberg (2002) avec Tom Cruise, Colin Farrell, Samantha Morton, Kathryn Morris et Max Von Sydow.

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  • Un jeu guerrier (War Game), 1959
  • Ce que disent les morts (What the dead men say), 1964. La trame est reprise dans Ubik (1966).
  • Ah, être un Gélate (Oh, to be a Blobel), 1964.
  • Souvenirs à vendre (We can remember it for you wholesale), 1966.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990) avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Michael Ironside.

Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall) de Len Wiseman (2012) avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Bryan Cranston et Jessica Biel.

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  • La Foi de nos pères (Faith of our fathers), 1967.
  • La Fourmi électrique (The Electric Ant), 1969.
  • Nouveau modèle (Second Variety), 1953.

Planète Hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995) avec Peter Weller.

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  • L’Imposteur (The Impostor), 1953.

Impostor de Gary Fleder (2001) avec Gary Sinise, Vincent D’Onofrio, Mekhi Pfifer, Madeleine Stowe, Tony Shalhoub et Gary Dourdan.

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♦ Puis j’ai eu l’occasion de découvrir deux romans (qui font partie de ses plus connus) qui font

  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep ?), 1968.

Blade Runner de Ridley Scott (1982) avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young et Darryl Hannah.

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  • Susbtance Mort (A Scanner Darkly), 1977.

A Scanner Darkly de Richard Linklater avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson et Rory Cochrane.

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♦ Il y a eu également d’autres adaptations cinématographiques de ses nouvelles ou romans :

  • La Clause du Salaire (Paycheck), 1953.

Paycheck de John Woo (2003) avec Ben Affleck, Aaron Eckhart, Uma Thurman, Paul Giamatti, Michael C. Hall et Kathryn Morris.

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  • L’Homme doré (The Golden Man), 1954.

Next de Lee Tamahori (2007) avec Nicolas Cage, Jessica Biel, Julianne Moore.

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  • Rajustement (Adjustement Team), 1954.

L’Agence (The Adjustement Bureau) de George Nolfy (2011) avec Matt Damon, Emily Blunt, Anthony Mackie, Terrence Stamp, John Slattery et Michael Kelly.

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♦ Nova Production m’a proposé de regarder avant sa diffusion sur Arte le documentaire sur cet auteur qui s’intitule (vous l’aurez compris au titre de ce billet) Les Mondes de Philip K. Dick. Il s’agit d’une excellente surprise qui plaira à un grand nombre de spectateurs, c’est-à-dire à la fois les fans de l’auteur ou les gens qui connaissent déjà son oeuvre et ceux qui n’ont jamais lu ses nouvelles ou ses romans. Ce documentaire, court, bien rythmé et passionnant, se présente comme une sorte de biographie permettant de mettre en lumière son oeuvre. Ainsi, il n’y a rien de voyeuriste lorsque le documentaire se plonge dans des moments douloureux et intimes (comme la perte de sa soeur). Le but n’est pas qu’on pleure sur son sort (même si c’est évidemment émouvant, je n’ai pas un coeur de pierre !) mais de comprendre ce qui l’a poussé à écrire ou encore pourquoi certains thèmes ou descriptions sont récurrents dans son oeuvre. J’ai également apprécié de voir des documents d’archive avec l’auteur himself. Personnellement, je n’avais jamais réellement eu l’occasion de le voir s’exprimer dans des vidéos donc ça m’a aidée à mieux le cerner. Il y a aussi de nombreux intervenants qui parlent de Philip : sa famille, ses amis, des auteurs de SF, son psy, des scientifiques et même Rutger Hauer. On ne tombe pas dans le défilé de personnalités qui veulent juste montrer leur lien avec Dick, il s’agit de témoignages qui permettent de nouveau d’apprendre à connaître davantage l’hommes, son écriture et ce qu’il a apporté plus généralement à la science-fiction. On s’aperçoit alors à quel point son oeuvre est toujours aussi universelle et que la science-fiction ne devrait pas être une barrière mais au contraire une ouverture sur des questions à la fois actuelles, existentielles et profondément humaines. Enfin, et c’est pour ça que j’écris aussi ce billet, ce documentaire réussit à montrer le lien fort entre les oeuvres de Philip K. Dick et le cinéma. Il faut dire que son oeuvre, très visionnaire, liée à sa personnalité torturée, ne peut être que destinée au cinéma.


Les mondes de Philip K. Dick, documentaire réalisé par Yann Cocquart, co-écrit avec Ariel Kyrou.

Diffusion sur Arte le mercredi 2 mars à 22h35.


Liebster Award n°3

On m’a de nouveau nommée (et à deux reprises) pour les Liebster Awards !

Le principe est en tout cas toujours le même : je dois d’abord dire 11 choses sur moi puis répondre (donc ici deux fois) à 11 questions posées par les blogueurs qui m’ont taguée. Comme la dernière fois, je ne tague personne ni ne reposerai 11 nouvelles questions. Il y a déjà pas mal de questions ici, donc si quelqu’un veut reprendre les questionnaires, pas de souci !

Merci encore à Bigregirl et Potzina pour la nomination, j’y réponds toujours volontiers !

Allez, c’est parti !

♦ ♦ ♦

1- J’ai « découvert » récemment une véritable bonne astuce pour les cheveux gras : la farine ! En effet, depuis déjà quelques mois (et ça porte ses fruits), j’évite de surlaver mes cheveux et d’espacer les shampoings afin de ne plus les abîmer (et de gagner du temps, disons les choses). J’avais donc les cheveux très gras et je trouvais ça bête de les laver étant donné que j’allais faire du sport ! Or, je ne voulais pas ressembler non plus à un gros poulpe dégueulasse. Je me suis alors rappelée d’une méthode que j’avais entendue dans la chronique de Mad Gyver. Du coup, j’ai testé et je vous confirme : ça maaaarche !

2- On ne rigole pas mais je me suis remise à rejouer aux Sims très récemment. Cela dit, je ne joue plus comme quand j’étais ado, c’est-à-dire sans compter les heures. Je contrôle davantage mes parties, du genre une heure max et pas tous les jours. C’est con, mais du coup, j’ai l’impression de décompresser réellement et de mieux apprécier d’y jouer qu’auparavant !

3- A la fac, j’ai étudié pendant un semestre les sciences du langage, en particulier les langues du monde. Grâce à cela, en rendant un dossier sur une langue (et qui m’a permis d’avoir une très belle note), je connais un peu l’espéranto (en tout cas j’ai quelques notions mais j’imagine que ça ne sert à rien dans la vie !).

4- Dans les bilans du mois, je mets que mes lectures personnelles. Cela dit, je pourrais ajouter tous les nombreux petits livres que je lis à cinq gosses surexcités à la fin de ma séance d’animation (trois fois par soir depuis novembre, la liste devient vraiment longue !).

5- Depuis que je suis correspondante de presse locale au sein d’un journal quotidien régional, j’ai réussi à faire publier 40 articles.

6- Je tiens un carnet dans lequel je note tous les films que je vois dans l’année. Je le tiens depuis janvier 2010 !

7- Je garde souvent mes nouvelles et brouillons de texte pour moi mais je peux vous révéler une sorte de pseudo nouvelle que j’ai posté sur Booknode (le but étant de respecter certaines consignes). Certes, il y a encore des améliorations à faire mais je suis attachée à ce texte que j’ai écrit en peu de temps !

8- Certains le savent, j’aime bien regarder les Youtubeuses beauté/lifestyle du genre EnjoyPhoenix, Elsamakeup, Sananas, Jenesuispasjolie, Sandrea, Audrey Marshmaloo etc… Ma préférée reste Horia !

9- Comme certains le savaient, j’ai passé en mai dernier le concours d’entrée à l’EJCAM (l’école de journalisme et de communication à Marseille). Sans surprise, je ne suis pas parvenue à aller jusqu’aux oraux. J’ai eu en tout 8,67 en me plantant royalement dans des matières qui pourtant auraient pu me parler sur le papier : le français et l’anglais ! En revanche, j’ai tout de même eu plus de la moyenne en culture générale et synthèse des documents (et sans préparation) !

10- J’ai des petits pieds ! En effet, j’achète du 36 !

11- J’étais récemment en voiture et je chantais, en me prenant pour Adele, Man or Muppet. J’étais alors à l’arrêt quand soudain, toujours pendant mon chant, je tourne ma tête et je vois la tête complètement hallucinée d’un de mes profs en vélo (que j’ai failli écrabouiller avant sans savoir qu’il s’agissait de lui, passons). Je crois que ça fait partie des moments les plus humiliants de mon existence.

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♦ ♦ ♦

Les questions de Bigregirl :

 

1- Quel est le pays que vous avez préféré visiter?

C’est difficile d’y répondre parce que j’ai aimé tous les pays que j’ai visités pour des raisons très différentes. Comment comparer l’Irlande à l’Italie par exemple ? En plus, en ce moment, je suis en train de réfléchir sur mon prochain voyage, forcément, je suis en train de me replonger dans mes souvenirs de touriste !

2- Une célébrité que vous auriez entrevue de près ou de loin?

La question étant floue, on va découper cette question en plusieurs points :

Les concerts avec (par ordre chronologique) Avril Lavigne, Tokio Hotel, Bruce Springsteen, The Killers, ZZ Top, Joe Bonamassa, Newton Faulkner, Florence + The Machine, Mika, Offspring, Muse, Ennio Morricone… Je les ai vus de loin mais ça compte !

Les avant-premières avec Jean Dujardin (yeaaah la photo avec lui et la dédicace) et Michel Hazanavicius pour The Artist, Stefan Liberski pour Tokyo Fiancée, Laurent Cantet pour Entre les murs et l’équipe de Samba (Omar Sy, Tahar Rahim, Izia Higelin, Eric Toledano et Olivier Nakache).

Enfin, j’ai rencontré Amélie Nothomb en dédicace pour Pétronille et elle était tellement gentille !

3- Citez une chanson/un livre que vous auriez aimé écrire vous-même.

Quelle question difficile ! Pour le livre, je dirais en général les romans de Nick Hornby. Je suis tout simplement fan de son style léger, de la manière de présenter des personnages attachants et plus généralement ce sont des histoires qui m’intéressent et qui me parlent ! Quant à une chanson, je dirais Not Crying de Flight of the Conchords… Juste tellement drôle !

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4- Que mangeriez-vous là tout de suite en cas de grosse faim?

Euuuh sûrement une saloperie bourrée de sucre et de chocolat… Même si j’essaie quand ça m’arrive d’être plus raisonnable maintenant. Mais c’est pas toujours facile de lutter !

5- Quel aurait dû être votre prénom si vous aviez été du sexe opposé?

Mes parents m’ont dit que c’était soit Alexandre soit Sylvain. Pour l’anecdote, je suis née le 22 avril… à la saint-Alexandre !

6- De quoi avez-vous le plus peur: les araignées, les souris ou les serpents?

Je ne suis pas à l’aise avec les trois mais dans mes souvenirs, étant donné que j’étais tous les étés confrontée à ces animaux quand j’étais enfant (maintenant on ne les voit plus, ce qui n’est pas bon signe), j’ai vraiment peur des serpents !

7- Quel est l’animal le plus singulier que vous voudriez comme compagnon de vie?

Certainement un chat parce que je connais pas mal cet animal pour avoir vécu avec (et c’est plus ou moins le cas aujourd’hui).

8- Une anecdote scolaire à partager?

En 5e, pour gagner des points supplémentaires, la prof avait proposé qu’on chante devant toute la classe. Je ne me rappelle plus de la chanson, c’était une chanson sur un chien mal-aimé (je ne pense pas que c’était un tube, c’était juste un machin proposé dans les manuels). J’étais un peu une sorte de clown et puis je m’en foutais du ridicule donc j’y vais. Evidemment, je massacre comme il faut la chanson en prenant un stabilo en guise de micro, la classe est pliée en quatre. La prof, tellement désespérée, a coupé la chanson en plein milieu et m’a dit avec sa voix de sorcière : « Va t’asseoir, tu chantes trop mal, je ne te note même pas ! ».

9- Dans une autre vie, vous êtes prof. Qu’enseignez-vous?

Le français (logique par rapport à mon parcours scolaire/universitaire et mon amour pour les mots).

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10- Quel est le plat typique de votre région que vous n’aimez pas du tout/pas vraiment/pas spécialement?

L’aïoli !

11- Depuis combien de temps me suivez-vous sur le blog? (LA question égocentrique)

Depuis quelques mois très chère si tu passes par là !

♦ ♦ ♦

Les questions de Potzina

1- Si tu devais choisir là tout de suite, dans quelle ville souhaites-tu vivre les deux prochaines années ?

Je me sens bien dans ma ville mais si je devais vraiment partir, soit je resterais en France et j’irai dans une grande ville comme Bordeaux et Nantes (qui m’ont plu en tant que touriste) ou sinon j’irai carrément à l’étranger comme Dublin, Edimbourg ou Londres.

2- La dernière série que tu viens de découvrir ?

J’en ai déjà parlé récemment dans mon dernier bilan mais je refais un petit résumé ici : Flight of the Conchords, Justified, Parks and Recreation et American Horror Story. Je les aime toutes !

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3- Une chanson que tu écoutes souvent mais que tu n’assumes pas vraiment ?

J’en ai des tas… Allez, une au pif, pour avouer mon crime : Fight for this love de Cheryl Cole.

4- Le film dont tu connais presque toutes les répliques ?

De tête, je dirais Pulp Fiction, Reservoir Dogs, The Big Lebowski, Les Visiteurs, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure.

5- Tes bonnes résolutions pour 2016 ?

Prendre soin de moi, fuir les cons, ne plus stresser pour des choses qui n’en valent pas la peine ou du moins sans que ça prenne des proportions, m’occuper de mon avenir (études ou boulot ?) et continuer à écrire.

6- Le prochain concert/spectacle/pièce de théâtre que tu vas voir ?

David Gilmour aux Arènes de Nîmes en juillet !

7- Le livre que tu me conseilles ABSOLUMENT ?

Il y en a des tas : Notre-Dame de Paris (Victor Hugo), De Sang-Froid (Truman Capote), L’Attrape-coeurs (J.D. Salinger), Disgrâce (J.M. Coetzee), L’Histoire de Pi (Yann Martel), Au coeur des ténèbres (Joseph Conrad), Charlie et la Chocolaterie (Roald Dahl), Le Petit Prince (St-Exupéry), La Dame aux Camélias (Alexandre Dumas fils), L’Etrange cas du Dr Jekyll et Mister Hyde (R. L. Stevenson), Les Apparences (Gillian Flynn), Le Chef-d’oeuvre inconnu (Balzac), Chroniques Martiennes (Ray Bradbury), Les Robots (Isaac Asimov), La Voleuse de Livres (Markus Zusak), Différentes saisons (Stephen King), Hygiène de l’assassin (Amélie Nothomb), L’histoire d’Helen Keller (Lorena A. Hickock), J’irai cracher sur vos tombes (Boris Vian), Substance Mort (Philip K. Dick), Le Journal de Bridget Jones (Helen Fielding), La Métamorphose (Kafka), Haute Fidélité (Nick Hornby). Impossible de donner une seule réponse, tout dépend de ce qu’on recherche !

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8- Tu préfères avoir des yeux derrière la tête ou avoir trois bras ? Et oui, mes questions sont super sympas !

Je dirais des yeux derrière la tête ! Ca me permettrait de voir les sales coups derrière et puis grâce à mes cheveux, je pourrais les cacher !

9-Ton activité préférée pour un dimanche soir ?

Boire du thé allongé sur le lit avec une couverture en regardant une émission, un film ou une série.

10- Ta chanson préférée pour l’année 2015 ?

I Can Change de Brandon Flowers.

11- Le personnage (livres, films ou séries) qui te ressemble le plus ? Pas forcément physiquement !

Honnêtement, je me vois comme une sorte de mix entre Rob Fleming de Haute Fidélité, Fran de Black Books, Daisy de Spaced et un chouïa des meufs de Girls !

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La Saint Valentin en dix films

Demain aura lieu la Saint-Valentin. Personnellement, je n’accorde pas vraiment d’importance à cette fête qui est plus commerciale qu’autre chose. Cela dit, il faut avouer que cela peut être une bonne occasion pour regarder quelques films durant cette période ! Pour écrire ce billet, j’ai imaginé dix de films pouvant correspondant à différents types de situation amoureuse. Je n’ai pas nécessairement choisi les meilleurs films d’amour de tous les temps, loin de là, et il n’y a pas que des films considérés comme romantique. J’ai simplement mis dix films que je pourrais revoir volontiers demain (parce qu’on regarde aussi des films en fonction de son humeur). Je me suis limitée à dix films mais il y en a des tas d’autres qui avaient parfaitement leur place dans ce billet. On aurait presque pu rebaptiser le billet « Dix films que j’ai envie de revoir pour la Saint-Valentin » (mais ça faisait loooong). Allez, commençons !

♥♥♥

Il n’y a pas d’âge pour rencontrer son premier amour…

40 ans toujours puceau (Judd Apatow, 2005)

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N’est-ce pas étrange de commencer cette sélection par un film qui ne correspond nécessairement à ce qu’on attend à la Saint-Valentin ? Pourtant, ça fait du bien de voir ce type de film juste loin des possibles niaiseries (attention, comme vous allez le voir plus bas, j’ai besoin de ma dose de guimauve, hein) qu’on a envie de regarder à la Saint-Valentin. Pourtant, je ne suis pas toujours fan de Judd Apatow (que ce soit le réalisateur, le scénariste ou le producteur), trouvant parfois ses films lourdingues voire même carrément vulgaires. Cela peut paraître étrange que je mette 40 ans toujours puceau (le titre pouvant faire fuir) dans ce genre de sélection, pourtant j’aime sincèrement ce film que je trouve vraiment drôle et j’aime beaucoup le revoir malgré sa longue durée ! Certes, c’est assez cru mais j’ai été étonnée de voir finalement un film très tendre avec son personnage principal, incarné par l’excellent Steve Carell, qui va en quelque sorte grandir en rencontrant enfin l’amour. Comme quoi, il n’est jamais trop tard !

♥♥♥

De l’amitié à l’amour

Quand Harry rencontre Sally (Rob Reiner, 1989)

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Ah c’était la bonne époque avec une Meg Ryan qui était encore mignonne et non défigurée par la chirurgie ! On peut d’ailleurs dire la même chose en ce qui concerne la gueule de Billy Crystal (qui a signé certains dialogues) ! En tout cas, malgré les choucroutes très années 80′ des personnages, Quand Harry rencontre Sally a vraiment bien vieilli ! L’évolution de la relation entre Harry et Sally est un bon moyen de poser des interrogations sur les relations hommes-femmes : est-ce qu’un homme et une femme peuvent être amis sans que l’un ait envie en réalité de coucher avec l’autre ? La relation en elle-même est très touchante mais le film est surtout très drôle et d’une grande fraîcheur ! On se souvient évidemment tous de la scène du restaurant dans laquelle Meg Ryan simule un orgasme mais cela serait vraiment réducteur de ne retenir que cette scène !

♥♥♥

On peut rencontrer le grand amour en étant complètement bourré(e) et hystérique

My Sassy Girl (Kwak Jae-Yong, 2001)

My Sassy girl : Affiche

My Sassy Girl est certainement une des seules comédies romantiques asiatiques qui a remporté un joli succès en Occident, au point d’avoir son remake américain (complètement naze) par Yann Samuell (réalisateur de Jeux d’enfants, un des films que je déteste le plus sur cette planète) en 2008 avec Elisha Cuthbert (je la préférais dans le surprenant The Girl Next Door) et Jesse Bradford. La version originale est en tout une véritable bombe. On accroche dès les premières minutes avec cette scène désormais culte dans le métro avec une héroïne complètement bourrée au point de dégueuler sur un passager. Cette scène marque alors la rencontre improbable entre un jeune garçon timide et une fille délurée, avec une folle imagination et qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Le film est souvent très drôle mais surtout il est plus profond qu’il en a l’air, en prenant le temps de s’intéresser aux personnages, notamment de comprendre pourquoi cette « sassy girl » en fait voir de toutes les couleurs à son nouveau chéri.

♥♥♥

L’amour n’a pas d’âge…

Harold et Maude (Hal Ashby, 1971)

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Une histoire d’amour est-elle possible entre un jeune suicidaire et une personne âgée de presque 80 ans ? C’est en tout cas ce que prouvent les personnages de Harold et Maude, interprétés par les géniaux Bud Cort et Ruth Gordon. Sur le papier, ça a l’air déprimant de voir toute cette mort régner dans ce couple (lui par son état mental, elle par son âge), pourtant, grâce à cette romance, portée par la musique de Cat Stevens, il s’agit surtout d’une ode à la vie et à la liberté. Le film est souvent émouvant, notamment la fin, mais c’est aussi souvent drôle, même si l’humour est très noir, en nous montrant notamment Harold mettre en scène ses pseudo tentatives de suicide qui n’étonnent même plus sa propre mère. A travers cette romance hors normes, Harold et Maude lutte à sa façon contre le militarisme, l’église, une certaine bourgeoisie et plus généralement les conventions sociales.

♥♥♥

L’amour par correspondance

Rendez-vous (Ernst Lubitsch, 1940)

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Rendez-vous, parfois plus connu sous son titre original, The Shop Around the Corner, est pour moi une comédie romantique qui a brillamment su traverser le temps. Certes, nos moyens de communication ont changé et le remake (plutôt sympathique) Vous avez un message de la regrettée Nora Ephron, avec le génial Tom Hanks et à l’époque une Meg Ryan encore jolie qui avait un physique encore humain, et non proche de celui d’un canard (décidément, elle m’a traumatisée), montre bien que les choses au fond n’ont pas tellement changé en dehors de la matérialité. Rendez-vous possède en même temps ce charme qu’ont les films d’une certaine époque que je regrette parfois actuellement. Il est également porté par mon acteur préféré James Stewart ainsi que par la charmante Margaret Sullivan. Au-delà de la romance pétillante, j’ai surtout aimé la dimension sociale de ce long-métrage qui aborde notamment le  thème du chômage. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’ai l’impression que la part sociale était bien plus présente dans des films romantiques de l’époque que maintenant.

♥♥♥

L’amour face à l’Histoire

Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939)

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Ce n’est pas toujours facile de se lancer dans ce monument du cinéma quand on sait qu’il dure quatre heures. De plus, quand on est Français, la guerre de Sécession peut paraître un peu lointain (surtout qu’on n’en parle pas des masses à l’école notamment). Mais finalement, Autant en emporte le vent passe très vite ! J’insiste vraiment sur ce point car je sais qu’il y a des personnes qui sont rebutées par cette durée mais ne le soyez pas ! Tout est absolument magnifique : évidemment les décors et costumes absolument spectaculaires mais surtout l’histoire d’amour entre Scarlett O’Hara (l’époustouflante Vivien Leigh) et Rhett Butler (le fantastique Clark Gable).  J’aime énormément Scarlett, pourtant elle ne paraît pas sympathique au premier abord : capricieuse, jalouse voire même égoïste, incapable de voir le véritable bonheur et amour sous ses yeux, elle sait aussi se montrer forte et courageuse, voire même moderne pour son époque.

♥♥♥

L’amour impossible

Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)

Je dois avouer que j’ai mis du temps à regarder ce film car j’avais peur de voir un film trop mélo. Mais au bout d’un moment, je me suis bougée le popotin, en me disant que Papi Clint ne pouvait pas signer une daube et que ça me plairait ! Finalement, même si c’est effectivement mélo (c’est plus un constat qu’un reproche) mais ce n’est pas non plus mièvre. Sur la route de Madison est à la fois un film élégant et surtout réellement hyper émouvant, j’en ai chialé et tout ça. Meryl Streep est absolument épatante dans le rôle de cette femme qui apprend à se libérer, à devenir même sensuelle au contact de Clint Eastwood d’une grande tendresse. Le couple formé par Street et Eastwood est très éphémère (l’histoire d’amour ne dure que quatre jours !) mais pourtant leur amour est solide, rare et puissant. La relation amoureuse est finalement comme les photographies du personnage d’Eastwood : un instant capté mais qui traverse le temps malgré la séparation des deux personnages.

♥♥♥

L’amour est partout

Love Actually (Richard Curtis, 2003)

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Impossible pour moi de ne pas penser à Love Actually, une de mes comédies romantiques préférées ! Ce qui est génial en plus, c’est que je peux regarder ce film à la Saint-Valentin et à Noël ! Je n’aime pas forcément les portraits-croisés mais là je les suis volontiers, chaque personnage a son petit truc pour qu’on ne l’oublie pas. On réduit souvent Love Actually à de multiples romances alors qu’en réalité, il ne se limite pas à la relation amoureuse. Une comédie romantique qui fait alors du bien, avec un casting incroyable qui réunit beaucoup d’acteurs que j’aime. Il a aussi le mérite de rappeler à tous/toutes les célibataires que ce n’est pas grave de ne pas avoir d’amoureux car autour de nous, l’amour est bien là sous d’autres formes. Et puis c’est aussi une très bonne occasion de revoir encore une fois le déjà regretté Alan Rickman (franchement, je ne m’en remets pas).

♥♥♥

Un amour ne peut pas s’oublier

N’oublie jamais (Nick Cassavetes, 2004)

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A force des tas de filles dire du bien de N’oublie jamais (ces mêmes filles qui adorent Dirty Dancing et Ghost – je l’avoue, j’ai un mal fou avec ces deux films, qu’on ne me tape pas !), j’avais finalement tout sauf envie de le regarder ! Je m’attendais à un gros machin dégoulinant de sentiments. Certes, ce n’est pas le film le plus, comment dire, subtil que j’ai pu voir. Il assume totalement son côté mélo. Au début, j’étais même sceptique et puis petit à petit je me suis laissée embarquer par cette romance. Rachel McAdams et Ryan Gosling sont vraiment adorables et forment un couple crédible. Mais il faut avouer que le film devient vraiment émouvant quand il s’intéresse à Gena Rowland, dont le personnage est atteinte de la maladie d’Alzheimer (la mamounette de Nick Cassavetes) et James Garner, qui raconte à son épouse leur histoire d’amour dans l’espoir qu’elle retrouve la mémoire. Je me suis même surprise à verser quelques larmes (vous l’aurez compris, je ne fais que chialer, hein).

♥♥♥

L’amour vit toujours, même après la mort

PS : I love you (Richard LaGravenese, 2007)

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Soyons honnêtes : PS : I love you ne brille pas pour ses qualités cinématographiques. Là encore, j’étais sceptique quand je suis allée le voir. Pour être honnête, je ne l’ai vu que pour Hilary Swank ! Certes, il y a beaucoup de facilités, peut-être qu’on nous tend facilement la perche pour qu’on chiale (et d’habitude, c’est quelque chose qui m’énerve !) mais pourtant quelque chose fonctionne vraiment dans l’histoire qui reste crédible et j’ai ressenti l’amour sincère entre les deux personnages. Le charme opère tout simplement ! En tout cas, c’est un film qui m’a vraiment émue (et devinez quoi… j’ai encore chialé !) mais en même temps possède une véritable fraîcheur. C’était aussi l’époque où Gerard Butler jouait encore un peu et ne se contentait pas de faire le mannequin comme un abruti. Pour celles (et même ceux, ne soyons pas sexistes) qui ont passé, comme moi, un bon moment devant ce film, je conseille Love, Rosie (avec Lily Collins et Sam Claflin), adaptation de son roman La vie est un arc-en-ciel. Certes, il ne s’agit pas non plus d’un grand film mais l’histoire est de nouveau très prenante !

♥♥♥

Sur ce,  (oui, je passe au « tu », là on passe aux choses sérieuses) :

Si t’es en couple et que tu fêtes la Saint-Valentin, alors bonne Saint-Valentin avec ton ou ta chéri(e) et éclate-toi bien.

Si t’es célibataire et que tu te sens seul(e) pour cette soirée, ne déprime pas justement. Regarde un film qui pourrait te remonter le moral et ne te lamente pas sur ton sort. C’est inutile et tu auras de la morve partout. Sérieusement, t’as envie de ressembler à Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle quand elle pleure ?

Si tu t’en fous totalement, cela ne t’empêche pas de regarder une comédie romantique parce que love is everywhere. Sinon, ne t’emmerde pas : regarde un film d’horreur.

♥♥♥

Je regarde… donc je suis ! [Tag Cinéma]

Ce week-end, en attendant la publication de nouvelles critiques pour la semaine prochaine (un indice : j’ai profité du pass Télérama), j’ai piqué, comme je lui avais promis, ce tag différent (même si je suis encore taguée pour un Liebster Award que je garde en réserve pour le mois prochain) sur le blog de Sentinelle. Il a l’air simple mais mine de rien c’est pas si simple que ça pour y répondre. Le but ? Répondre à un petit questionnaire à partir de titres de films que j’ai vu en 2015. Je ne tague personne mais vous pouvez évidemment répondre à ce questionnaire avec ce que vous avez l’an dernier !
Allez c’est parti (avec l’aide de mon petit carnet qui me rappelle de bons et de mauvais souvenirs cinéma !).
Comment te sens-tu ? Wild
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Décris où tu vis actuellement… Dans la maison 
Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Paris, Texas
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Ton moyen de transport préféré ? Un Tramway nommé Désir
Ton/ta meilleur(e) ami(e) est… La Fille du 14 juillet
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Toi et tes amis vous êtes… Les Huit Salopards
(=> bon ok nous sommes sympas et pas forcément 8 mais ça faisait bad ass)
Comment est le temps ? Une saison blanche et sèche
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Quel est ton moment préféré de la journée ? Au revoir les enfants
(=> c’est ma petite expérience d’animatrice périscolaire qui parle)
Qu’est la vie pour toi ? Magic Magic
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Quel est le conseil que tu as à donner ? Don’t be afraid of the dark

La pensée du jour… N’oublie jamais
Comment aimerais-tu mourir ? Comme un chef !
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Les conditions actuelles de ton âme ? Les âmes silencieuses
(=> la question la plus dure du questionnaire par rapport à ce que j’ai vu… j’ai fait avec les moyens du bord !).
Ton rêve ? Une belle fin
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Liebster Award n°2

Charlie Dupin m’a gentiment taguée et je lui avais promis de lui répondre sur ce blog d’ici la fin de l’année. Par contre, j’avoue que j’ai la flemme de poser de nouvelles questions et de taguer des gens en particulier (déjà que pas mal de gens que j’avais tagués dans un autre article n’ont pas forcément eu le temps de s’y coller). Cependant, je serais curieuse de connaître vos réponses à ces fameuses questions, donc n’hésitez pas à y répondre soit dans les commentaires soit sur vos propres blogs.

11 choses sur moi 

1- Allez quelques informations en ce qui concerne le Noël de cette année. Ma famille m’a offert beaucoup de cadeaux liés au cosmétique. Bref, j’ai de quoi me maquiller pour longtemps, me parfumer, me laver et je vais même pouvoir fabriquer mes produits (même si je préparais déjà certains masques maison, mais là ça va être encore mieux).

2- Mais j’ai aussi eu des cadeaux en rapport avec le cinéma. Non, pas de dvd comme les autres années, mais plutôt un cadeau original : un tapis façon Hollywood Boulevard avec mon surnom écrit dessus !

3- Je finis avec la dernière info sur mon Noël : j’ai aussi eu droit à mon cahier d’art thérapie (enfin je voulais ce cadeau, j’ai incité quelqu’un à l’acheter pour moi, je l’avoue 😮 ). Pour l’instant, mes dessins (avec de la peinture, s’il vous plait !) sont moches, faut le dire…

4- Je vous avais récemment annoncé, pour ceux qui avaient suivi sur le précédent tag Liebster Award, que j’avais décidé de devenir flexitarienne. Je me suis aperçue très rapidement que c’était de la flexi-connerie (pour reprendre le terme des Inrocks). [dédicace spéciale à Chonchon].

5- J’aime bien voyager. J’ai déjà pu aller (et parfois à plusieurs reprises) en Espagne, Italie, Angleterre, Irlande, Irlande du Nord, Ecosse et Suisse. J’aimerais retourner dans ces pays en question et je serais déjà très heureuse de faire le tour de l’Europe (même si j’aimerais également aller dans d’autres pays mais rien que ça serait déjà pour moi énorme).

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6- A part dans certains plats (en gros quand c’est cuit, du genre pizza, raclette, tartiflette…), j’ai absolument HORREUR du fromage. Je ne comprends pas comment on peut en bouffer, voire même se régaler avec ça. Pire, quand je suis chez moi, avec mes parents, je me barre de table parce que je ne supporte pas la vue de cette… chose. Et quand je suis invitée ou quand on reçoit des invités, soit je reste à table en ayant l’air d’une sombre débile (je regarde n’importe où sauf la table et je fais de l’apnée pendant une demi-heure), soit je prétexte d’aller aux chiottes (mes pauses pipi durent trèèès longtemps).

7- J’étends très mal mon linge. Quand on voit mon « travail », on sent que je n’en ai vraiment rien à foutre !

8- Officiellement, j’ai un compte Twitter. Allez savoir pourquoi, je ne l’ai jamais validé. Mais je pense de plus en plus à y aller pour de bon. Je me dis que ça ne pourra faire que du bien à mon blog.

9- Je parle toute la journée de bouffe jusqu’à en gaver certains. Du genre, on parle d’un truc et sans aucun rapport, je commence à dire : « hum, je me taperais bien des lasagnes ! » ou « miam, je rêve de bouffer des sushis ! ». Je rêve même de bouffe la nuit, c’est grave…

10- De l’enfance jusqu’à l’adolescence, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs activités artistiques : théâtre (pratiquement dix ans !), guitare (mine de rien trois ans), poterie, cirque (!), pointillisme (!!) et hip-hop (!!!).

11- Gamine, comme beaucoup de gamines j’ai envie de dire, j’étais à fond sur Daniel Radcliffe. Je m’étais amusée à écrire (évidemment en anglais, ohohoh) deux lettres que je lui avais envoyées. Il (enfin probablement d’autres gens, vu que c’était certainement des lettres toutes prêtes, ahahah; on va quand même dire « il ») m’avait finalement répondu à deux reprises, le tout accompagné à chaque fois d’une photo dédicacée. Je ne vous raconte pas comme j’étais surexcitée de recevoir ces deux gros courriers que j’ai précieusement gardés (je pourrais TOUT vous montrer). Radcliffe a dit à plusieurs reprises qu’il avait gardé un grand nombre de lettres de fans chez lui. Au fond de moi, même s’il ne m’a pas répondu, j’ai toujours l’espoir qu’il ait pu lire les miennes parmi tant d’autres (c’était le moment choupi-enfance-groupie).

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Les 11 questions de Charlie

1- Quel(s) regrets as-tu dans la vie ?

Je regrette de ne pas avoir giflé certaines personnes. Notamment les c*nnards qui font chier tout le monde au cinéma. Je regrette aussi d’avoir vu certains films au cinoche…et d’en avoir raté d’autres… Non, sérieusement, en dehors de ça, je n’ai pas réellement de regrets. Bien sûr que je me dis « oui, j’aurais pu faire ça ou dire ça » mais de là à dire qu’il s’agit de regrets, non. On est comme on est, on fait les choses qu’on a faites, on peut juste retenir les erreurs qu’on a faites et s’améliorer (c’est beau, quelle philosophie !).

2- Qu’est-ce qui te rend heureuse, là, tout de suite, maintenant ?

Aller sur mon blog pour écrire ce sympathique article me rend heureuse maintenant. Là j’écris ceci assez tard mais d’habitude, pour me rendre encore plus heureuse, je bois du thé. J’en ai besoin pour trouver l’inspiration ! Sinon, en livrant un constat plus général, je suis réellement heureuse de ne plus aller en cours (j’ai juste des mémoires à rendre, je ne mets donc plus les pieds à la fac) et re-motivée pour me préoccuper de mon avenir.

3- Une citation qui te définirait bien ?

Maman disait toujours, « la vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. » D’accord, désolée pour mon manque de motivation… En même temps, là comme ça, j’avoue ne pas voir de citation en particulier sur ma petite personne. Il doit y en avoir mais je ne me sens pas de fouiller tout Internet pour chercher la réponse idéale !

4- Un coup de gueule à pousser ?

Ooooh j’en ai tellement ! J’ai déjà poussé de nombreux coups de gueule sur mon blog ! En général, j’ai du mal avec l’hypocrisie, l’intolérance, la misogynie, la connerie humaine, la condescendance, la mentalité française qui n’aime pas voir les gens réussir, le bashing systématique contre les blogueurs et surtout les Youtubeurs présent depuis un trop grand moment dans les médias (attention, je ne les idéalise pas) et le pseudo intellectualisme.

5- Ton dessert préféré ?

Je dirais la tarte au citron meringuée ! Mais en général, à part quelques exceptions, j’adore la pâtisserie (et bouffer tout court). Vas-y, offrez-moi un Paris-Brest, n’importe quel bavarois, une tarte, un carrot cake, un opéra, une glace, une mousse, un fondant ou des profiteroles (le tout au chocolat idéalement) pour ne citer que ces desserts, vous verrez que je serais la fille la plus heureuse de la Terre !

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6- As-tu déjà fait des rencontres magnifiques sur la blogosphère ? Virtuelles et réelles !

J’apprécie réellement chaque lecteur de mon blog – en dehors de ceux qui insultent, mais oooh personne n’a fait ça depuis des lustres ! Avec certains, j’ai même développé une véritable affinité (je pense que ceux/celles concerné(e)s se reconnaîtront facilement). Même si c’est du virtuel, pour moi, il s’agit bien de belles rencontres. On finit par connaître petit à petit les goûts et les personnalités de chacun. Ca serait vraiment top de tous se rencontrer même si nous habitons loin les uns des autres !

7- Ferais-tu de ton blog, ton principal métier si c’était possible ? Pour quelles raisons ?

Je ne dis pas que c’est l’un de mes buts de ma vie (il faut garder les pieds sur Terre – même si ces derniers, c’est vrai que j’envisage de « professionnaliser » mon blog) mais si j’en avais la possibilité, oui, sincèrement je foncerais. Je trouve ça génial de vivre de ses passions !

8- Un talent caché à nous révéler ?

Euuuh… Jadis, je savais imiter Philippe Manoeuvre. Il parait que j’imite bien les bébés aussi. Voilà. Bon, ok, je n’ai pas de talent (chieuse, ça compte comme talent ?)

9- Une information savante à me faire partager que d’habitude tu ne peux pas placer dans une conversation ?

Euuuuuuh… j’ai réfléchi une plombe durant cette question, j’avoue que je ne sais pas trop quoi vous répondre. Si j’ai quelque chose d’intéressant réellement à faire partager, ça vient en général naturellement au milieu d’une conversation.

10- Un instant cocooning à nous faire partager ?

J’adore faire des masques pour la peau ou les cheveux et pendant que le tout repose tranquillement, je bois du thé et je regarde des vidéos, un film ou une série ! (wow, le scoop de fou).

11 – Un ou une humoriste préférée ?

En France, MA référence reste Les Inconnus. Pour être honnête, même si j’aime bien de nombreux sketchs faits par des Français, je ne suis pas non plus une friande de l’humour français, surtout celui de ces dernières années. Dans les quelques exceptions, j’adore actuellement le Palmashow ou encore (même si je les mets – vraiment – derrière) les sketchs de studio Bagel et de Golden Moustache.

J’aime bien certains humoristes américains mais je suis surtout réellement une cliente de l’humour britannique. Je ne me lasse pas des sketchs des Monty Python ni de ceux de French & Saunders. J’aime également beaucoup l’humour noir de Dylan Moran (le fameux Bernard Black que je vénère !), l’humour délirant de A Little Bit of Fry and Laurie ou encore Rowan Atkinson. J’en adore beaucoup d’autres mais en ce moment je vénère Matt Berry !

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A demain pour le top 10 (et peut-être flop, je ne suis pas encore décidée) de l’année !

Blogger Recognition Award

Martin m’a gentiment taguée, aujourd’hui j’ai pris le temps de répondre à ses quelques questions. Le but de ce tag est donc de raconter l’histoire de mon blog et donner quelques conseils aux futurs ou jeunes blogueurs. Bref, rien de révolutionnaire, je vais certainement donner des réponses très bateau et tout ça (surtout dans les « conseils ») mais ça m’amuse de faire ce tag (en plus c’est bientôt Noël !).

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Histoire de mon blog

Si je ne me trompe pas dans mes calculs, j’ai commencé mon premier blog sur la plateforme Allocine en 2007, c’est-à-dire que j’étais en 4e ! Et oui j’ai débuté sur la blogosphère très jeune ! J’aimais déjà le cinéma à cet âge-là, j’allais déjà découvrir des films dans des cinémas d’arts et essais, je lisais également quelques magazines ciné ! C’était pour moi difficile de discuter cinéma – en dehors de gros blockbusters américains – avec les filles et garçons de mon âge et il fallait bien que je parle de ma passion quelque part. Au début, suivant le modèle des magazines Première, Studio et Ciné Live, j’écrivais mes critiques dans un petit cahier. Puis, à force de lire des blogs sur le Net, malgré mon jeune âge, je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». J’aimais l’idée de faire partager mon avis.

Puis, la plateforme d’Allocine a connu beaucoup de bugs et j’espérais aussi avoir un blog plus joli esthétiquement. J’ai donc commencé plus tard – je ne me rappelle plus quand exactement mais j’étais déjà au lycée, ça c’est sûr – un nouveau blog sur Overblog. Tout allait bien pendant plusieurs mois voire même plusieurs années, je grandis donc j’améliore légèrement la qualité de mes critiques (même si je peux encore largement faire mieux) et mon regard sur le cinéma avait également évolué (à cette époque-là, je regardais – vraiment – des tonnes de films). Puis je continue à grandir (ça fait très niais, non ?), à devenir une sorte d’adulte (je fais cette nuance car je me considère actuellement comme une ado attardée), je continue ma petite vie de blogueuse. Et puis il y a un jour où je m’aperçois que mes anciens billets sont super mal écrits ou encore j’ai changé d’avis en ce qui concerne certains films. Je prenais parfois le temps de réécrire certaines vieilles critiques mais je me suis aperçue que je perdais vraiment mon temps. On me signale également qu’il y a de plus en plus de pubs envahissantes sur les blogs hébergés sur Overblog. Là, ça a été le déclic : ouvre un nouveau blog. J’ai donc atterri sur WordPress après avoir découvert de nombreux bons blogs sur cette plateforme.

Que retenir de mes expériences de blogueuse ? Chaque blog que j’ai ouvert correspondait à une période de vie qui évoluait constamment (normal, c’est l’adolescence). Je ne dis pas que je n’évoluerai plus jamais (j’espère même « grandir » encore !) mais actuellement j’ai enfin l’impression de m’être trouvée en tant que blogueuse depuis septembre 2014, c’est-à-dire depuis mon arrivée sur WordPress.

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Les conseils aux nouveaux blogueurs

Je ne vais pas dire des choses révolutionnaires mais bon, je suis censée répondre à cette question. Je dirais donc qu’il faut ouvrir un blog, quel que soit le(s) thème(s), parce qu’on a envie de défendre sa passion, d’ouvrir un possible débat, trouver des collègues qui partagent cette même passion. Il faut aimer discuter et partager tout simplement. Cela me paraît évident mais je vais quand même le dire : on prend le temps de répondre aux commentaires. Surtout, le vrai conseil que je pourrais donner est de rester soi-même, être sincère. Les gens ont beau ne pas vous connaître, parfois ne jamais voir votre tête, je crois pourtant que si on ne triche pas, les internautes verront votre véritable personnalité à travers votre blog. Dernier conseil (que j’ai fini moi-même par comprendre récemment) : on ne se met pas la pression car tenir un blog est une passion et un passe-temps mais si on veut être régulier et par conséquent faire revenir ses lecteurs, il faut savoir être un minimum organisé. Personnellement, quand j’ai du temps (du genre, je m’ennuie en cours ou je glande sur l’ordi ou devant la télé), il m’arrive de prendre mon petit carnet et d’écrire mes idées, de me fixer des objectifs. Après, une fois qu’on veut écrire quelque chose pour son blog, on gagne énormément de temps !

A votre tour de participer !

Comme d’habitude dans ce genre d’articles, je dois taguer des gens. Je nomine alors Potzina, Amandine, Charlie, Lisa, Girlie Cinéphilie, Holly, Dounia-Joy, Bizard Bizard et Céline ! Je ne vous force évidemment pas à le faire, juste que j’ai pensé à vous ! Mais si vous n’êtes pas tagués et que vous avez envie de le faire – ici ou sur vos propres blogs – n’hésitez pas !

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Scorsese – l’exposition

Il y a pratiquement un mois, plus précisément le samedi 24 octobre, je suis partie de mon Sud pour me rendre à Paris (youpi, j’ai retrouvé les joies du TGV). Avec quelques membres de ma famille, également très fans de Marty, je suis allée ce jour-là à l’exposition Martin Scorsese à la Cinémathèque Française (et j’ai également profité de mon séjour parisien pour aller visiter le Louvre – magnifique mais crevant – et le Musée National des Arts Asiatiques-Guimet – vraiment chouette) ouverte au public depuis le 14 octobre dernier et qui prendra fin le 14 février prochain (Martin Scorsese serait-il un grand romantique ? Bon, ok, je sors). Ce n’était pas la première fois que j’allais à la Cinémathèque Française : en effet, j’y étais déjà allée au printemps 2011 pour l’exposition dédiée à Stanley Kubrick (et qui était absolument géniale). Je préfère alors le dire d’entrée : mon avis sur l’expo Scorsese a subi une petite comparaison avec celle de Kubrick. Au début ce n’était pas forcément volontaire mais c’est en préparant ma chronique que je me suis aperçue que je n’étais pas nécessairement objective sur ma journée. Je vous rassure : j’ai aimé cette exposition. En tant que fan (et ce n’est pas un mot en l’air – j’ai pratiquement vu l’intégrale des longs-métrages de Scorsese et j’ai même vu certains de ses documentaires), c’était forcément un bonheur de se retrouver avec tous ces documents autour de films que j’aime tant ! J’ai trouvé l’ensemble très enrichissant, j’ai particulièrement aimé voir de mes propres yeux certaines lettres signées par de grandes personnalités, des extraits de scénarios annotés, des croquis, le costume de Cate Blanchett dans Aviator ou encore la Palme d’or (pour Taxi Driver) pour ne citer que ces exemples-là.

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Cependant, je n’ai pas non plus trouvé l’exposition parfaite. Déjà, il faut le dire : quand j’y suis allée, il y avait beaucoup de monde, ce qui était logique puisque l’exposition avait à peine ouvert ses portes dix jours avant et en plus on était encore en vacances scolaires. Je ne peux donc pas blâmer la Terre entière, c’est-à-dire ni les personnes qui n’ont pu que se déplacer à cette période en question, ni à la Cinémathèque (enfin peut-être un peu mais pas totalement). Cependant, je pense qu’il y a tout de même des problèmes d’organisation au sein même de l’exposition, en tout cas je remets juste en question la manière de l’avoir conçue. Il faut savoir que l’exposition est organisée par thèmes, c’est-à-dire la famille, la mafia, la religion… Ce n’était pas idiot, loin de là et c’est parfois un choix pertinent. Je me suis tout de même demandée si ce n’était pas un moyen de camoufler certaines absences de documents. En effet, et attention, je comprends parfaitement la possible difficulté des organisateurs, je pense que certains films ne devaient pas avoir suffisamment de documents, pas au point de consacrer un « chapitre » entier, comme c’était le cas pour l’exposition Kubrick qui présentait chronologiquement chaque film de sa carrière. Après, je suis lucide : Kubrick gardait absolument tous ses documents, ce qui a certainement aidé la Cinémathèque à les exposer sur trois étages ! De plus, Scorsese a vraiment beaucoup de films à son actif, cela aurait sans doute été compliqué de parler individuellement de chaque film. Cela dit, j’étais tout de même frustrée de ne pas voir certains films mis en avant et surtout je trouve cela dommage d’avoir organisé l’exposition sur un étage uniquement. Du coup, on ressort un peu de là en se disant « tiens, déjà fini ? » mais surtout cela crée réellement des bouchons, ce qui est très pénible, surtout quand il y a beaucoup de monde au sein d’une même pièce.

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Par ailleurs, même si en tant que fan je suis ressortie ravie car j’étais dans un univers que j’aimais et que je connaissais, l’exposition m’a semblé davantage destinée vers des personnes qui ne connaissaient pas nécessairement les films de Scorsese. Je l’ai notamment remarqué en observant les gens ébahis en découvrant des extraits de ses longs-métrages. Certes, quelque part, c’est une belle initiative, c’est génial si des gens ont eu envie de découvrir sa filmographie, si ça peut aider certains à enrichir leur culture cinéma, mais encore une fois, en poussant les gens à être focalisés sur les écrans, il y avait par conséquent des bouchons. C’est dommage d’avoir placé ces vidéos au milieu des pièces, je pense que ça aurait plus judicieux de les mettre à part. Je sais qu’on peut croire que mon avis est hyper négatif alors que ce n’est pas le cas. Honnêtement, j’ai beaucoup aimé cette exposition, je ne regrette vraiment pas de l’avoir vue, je suis ressortie de là comme une gosse. Mais je tenais juste à exprimer juste les deux-trois choses qui m’ont paru maladroites, même si j’ai conscience que j’ai écrit sur beaucoup trop de lignes. J’avais juste envie de faire partager ma journée, de donner mes impressions, savoir si ceux qui y sont allés avaient le même avis que moi ou non et peut-être aider dans un sens les gens qui souhaiteraient y aller pour qu’ils puissent organiser cette sortie. J’en profite également pour vous inciter à découvrir le Musée de la Cinémathèque que j’ai trouvé absolument génial ! En tout cas, malgré des imperfections, j’aime toujours autant les expositions de la Cinémathèque française et j’y retournerai quand je le pourrais avec un immense plaisir !

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Le dîner littéraire et cinéma

Aujourd’hui, je réponds au tag fun et sans prétention de Yuko (qui m’a taguée), à l’origine juste intitulé « Le dîner littéraire ». Etant donné qu’on est sur un blog cinéma, j’ai décidé de modifier légèrement ce tag histoire de ne pas tomber totalement dans le HS et de ne pas perturber certains lecteurs. Ainsi, à chaque question, j’ai à chaque fois cité un personnage issu d’un roman puis un personnage issu d’un film. Petite précision : pour les romans qui ont déjà été adaptés au cinéma, j’ai à chaque fois précisé qui interprétait le personnage en question. Puis, pour la partie « film », j’essaie toujours de prendre en exemple un film qui n’est justement pas adapté d’un roman, histoire de diversifier un peu mes réponses.

Je ne tague personne en particulier ou plutôt je dirai que je tague chaque personne qui souhaite répondre à ce questionnaire délirant : que vous soyez cinéphile ou littéraire ou les deux, vous pouvez reprendre ce tag à votre guise sur vos blogs ou sinon directement dans les commentaires !

Let’s go !

1. Un personnage qui sait ou aime cuisiner

roman : J’aimerais beaucoup bouffer à tous mes goûters et desserts les délicieuses pâtisseries (certes, parfois remplies de merde quand on l’énerve mais je ne l’énerverai JAMAIS) de Minnie de La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett (interprétée par Octavia Spencer dans le film de Tate Taylor).

film : Le rat Rémy de Ratatouille de Brad Bird car c’est impressionnant de voir cette bêbête plus douée que Gordon Ramsay ! Et puis sa ratatouille à la fin déchire, t’as envie de tout casser pour la bouffer, c’est si gourrrrmand (je précise que je ne suis pas tout le temps amie avec les légumes).

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2. Un personnage qui finance la soirée

roman : Christian Grey de Cinquantes Nuances de Grey E. L. James (Jamie Dornan dans le film de Sam Taylor-Johnson) ou Patrick Bateman dans American Psycho de Bret Easton Ellis (Christian Bale dans le film de Mary Harron). Juste pour leur argent. Je ne compte pas les inviter, je ne suis pas folle non plus…

film : Charles Foster Kane dans Citizen Kane (Orson Welles). Parce que… ROSEBUD !

3. Un personnage qui pourrait causer une scène

roman : Mimi Geignarde dans la saga de J.K. Rowling, Harry Potter (Shirley Henderson dans les films) parce qu’elle est capable à elle seule de plomber un repas. Elle fait chier même après sa mort…

film : Tiffany Maxwell (Jennifer Lawrence) et Pat Solitano (Bradley Cooper) de Happiness Therapy de David O. Russell. C’est pas un grand film, loin de là, d’ailleurs je ne suis pas plus fan que ça de ce film, surtout depuis que je l’ai revu, mais avec cette question j’ai immédiatement repensé à la scène de dispute au resto (enfin, si on peut appeler ça un resto) ou encore à Pat qui balance le livre d’Hemingway par la fenêtre. Je trouve juste ces personnages frappés voire même carrément hystériques et je suis sûre qu’ils pourraient être contrariés pour un rien (un oubli de médoc, et hop c’est foutu).

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4. Un personnage drôle / amusant

roman : Bridget Jones des romans de Helen Fielding (Renée Zellweger dans les films) parce que beaucoup de meufs se reconnaissent dans ses problèmes et ça crée des liens ! Malgré ses problèmes existentiels, elle n’est pas larmoyante, elle a toujours la banane et elle adore déconner !

film : The Dude (Jeff Bridges) de The Big Lebowski des frères Coen car déjà il ADORE le bowling et que c’est le sport le plus kiffant au monde et puis le gars est vraiment feignant relaaaax et rien que ça, c’est drôle !

5. Un personnage sociable / populaire

roman : Rob Fleming de Haute Fidélité de Nick Hornby (John Cusack dans le film de Stephen Frears). J’adore ce personnage, j’ai l’impression que c’est parfois mon double masculin (à part que je n’ai pas la même vie sentimentale que ce gars, passons) : il aime de bons films, de la bonne musique, adore aller chez le disquaire, aller à des concerts et s’amuse à faire des top 5. C’est sûr, on passerait une bonne soirée à faire des top 5 de nos plats préférés !

film : Erin Brockovich (Julia Roberts dans le film de Steven Soderbergh) car cette femme est une belle grande gueule, qui ne se laisse pas faire et en même temps, même si cela ne saute pas forcément aux yeux (en tout cas, j’ai conscience que ma réponse peut surprendre), j’ai toujours trouvé ce personnage très sympathique et elle est indéniablement proche des gens. En tout cas je suis sûre que cette femme aurait vraiment beaucoup de choses à nous dire et qu’il n’y aurait aucun blanc dans la conversation ! Certains auraient certainement mis ce personnage dans ceux qui causent des scènes mais je dis juste que cette meuf est franche mais aussi positive.

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6. Un vilain

roman : Normalement, on ne tient pas à inviter un méchant parce qu’on tient à sa vie. Cela dit, je pense que j’inviterais La Sorcière du Magicien d’Oz de L. Frank Baum (ou dans le film de Victor Fleming, La Méchante Sorcière de l’Ouest, incarnée par Margaret Hamilton). Hop, un seau d’eau et elle arrêtera de nous faire chier !

film : Norman Bates (Psychose d’Alfred Hitchcock) parce qu’il est charmant quand il le veut (quand il ne bute pas quelqu’un et à condition qu’il n’invite pas sa mère).

7. Un couple (compte pour deux), pas forcément romantique

roman : Nick et Amy Dunne  des Apparences de Gillian Flynn (alias Ben Affleck et Rosamund Pike dans Gone Girl de David Fincher). Sans spoiler, comme ils veulent (justement) sauver les apparences, je pense qu’ils ne nous feront pas trop chier et diront « miam, ce repas était très bon » même si c’était franchement dégueulasse.

film : Vinny Gambini (Joe Pesci) et Mona Lisa Vito (Marisa Tomei) de Mon cousin Vinny de Jonathan Lynn parce qu’ils parlent et réfléchissent beaucoup, forcément ça ferait de l’animation (et puis bonjour les tenues vestimentaires…).

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8. Un héros ou une héroïne

roman : Atticus Finch de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (Gregory Peck dans Du silence et des ombres de Robert Mulligan) parce qu’il incarne la dignité, la justice et le père idéal. Bon, en revanche, visiblement, il ne serait plus vraiment ça dans la suite Va et poste une sentinelle (Go set a watchman)…

film : Jefferson Smith (James Stewart) de Mr Smith au Sénat de Frank Capra. J’ai toujours été sensible à ce personnage à la fois candide, sincère et encore une fois qui défend une juste cause… Oui, visiblement, je suis une justicière dans l’âme !

9. Un personnage qui n’est pas apprécié à sa juste valeur

roman : Eva de Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver (interprétée par Tilda Swinton dans We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay) car elle s’en prend plein la gueule à cause du petit (enfin pas si petit que ça) Kevin !

film : Marge Gunderson (Frances McDormand) de Fargo des frères Coen car tout le monde la prend pour une débile alors qu’elle est super intelligente ! Et puis elle est simple et toujours souriante et ça fait du bien !

10. Un personnage au choix

roman : Patrick « Kitten » Braden (Cillian Murphy dans le film de Neil Jordan) dans Breakfast on Pluto de Patrick McCabe parce qu’il est adorable et apporterait beaucoup de fraîcheur et de joie à ce dîner très spécial !

film : Muriel (Toni Collette) et sa copine Rhonda (Rachel Griffiths) de Muriel de P.J. Hogan parce que j’aime ces deux « loseuses » qui sont finalement fortes et envoient péter tout le monde. Et puis un petit karaoké avec du ABBA ne peut pas faire de mal en fin de soirée !

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Coup de gueule contre les anti-adaptations

Les adaptations cinématographiques m’ont toujours fascinée. C’est grâce au cinéma que je suis devenue une grande lectrice (enfin, faut peut-être pas déconner non plus). Certes, comme tout le monde, je ne peux pas m’empêcher de comparer un film à son livre d’origine mais ce que j’aime, même si je le fais de manière inconsciente, c’est d’observer tout le processus d’adaptation, de voir ce qu’on peut garder dans un film, ce qu’on peut transformer, supprimer, déplacer etc… Certes, il y a de mauvaises adaptations, c’est un fait. Cependant, je commence à en avoir ras-le-bol des puristes, d’entendre toujours cette même phrase, comme un leitmotiv : « Je préfère le livre au film ». En fait, certains ne seront jamais satisfaits par les adaptations cinématographiques dans tous les cas possibles ! Alors que je souhaitais écrire un article plus poussé sur les adaptations cinématographiques (du genre 1. Les bonnes adaptations, 2. Les mauvaises, bref, le truc chiant comme la mort), je préfère plutôt essayer de faire prendre conscience à certains lecteurs à quel point ils ont une vision trop fermée. Après, je préfère être claire dès le début : il y a des mauvaises adaptations. C’est un fait. Et je peux en citer un paquet. Mais avec le recul, le problème n’est pas toujours un problème d’adaptation : il faut tout simplement se dire que ces films en question sont juste mauvais.

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L’argument qui revient évidemment le plus chez les puristes est évidemment celui de la fidélité : « C’est pas fidèle au bouquin donc c’est nul. » Raaah.  Alors, on va mettre les choses au clair : on ne trompe pas son ou sa partenaire. Or, nous sommes bien d’accord : un film n’est PAS une meuf ni un mec. Il serait temps de comprendre à quel point la fidélité n’est pas un gage de qualité. Il y a des tas de films hyper fidèles aux bouquins et ce n’est pas pour ça qu’ils sont bons. Je pense, de tête, à La Voleuse de livres de Brian Percival ou à Disgrace de Steve Jacobs. Oui, ils sont fidèles mais les films, sans dire qu’ils sont mauvais, sont fades et impersonnels. Un film n’est pas censé être une copie d’un texte, du genre on est tellement paresseux qu’on n’arrive plus à lire au point que le film remplace les mots. Non, ça ne marche pas comme ça ! Pour moi, un film est plutôt une relecture, une vision personnelle d’un texte. De plus, être trop fidèle à un texte peut parfois rendre les scénaristes prisonniers de l’histoire. Après, il y a heureusement des films très fidèles aux textes (je pense par exemple à Gone Girl de David Fincher), je ne veux pas faire de généralités et dire que tous les films fidèles aux romans sont insipides. Je dis juste qu’il y a des fois où un film ne peut pas être fidèle et heureusement la fidélité n’a pas toujours un intérêt. Il faut savoir prendre des risques. Parfois, il vaut mieux un très bon film pas fidèle au livre qu’un film fidèle mais mauvais.

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Les puristes oublient aussi quelque chose qui me semble pourtant essentiel : les spectateurs n’ont pas forcément lu le livre d’origine. Les spectateurs vont alors se contrefoutre si X est blonde dans le livre mais brune dans le livre. Ils s’en fichent également de voir s’il y a une modification dans l’histoire. Le principal est ce qu’il voit : est-ce que cette histoire, qu’ils découvrent eux pour la première fois, fonctionne, les fait réagir, est cohérente ? Est-ce qu’il y a une sorte de magie qui se produit dans la salle obscure ? Raison de plus pour juger le film pour ce qu’il est. Certes, encore une fois, et moi la première, c’est normal de s’amuser à voir les points communs et les différences entre le film et le livre. On peut avoir une préférence pour l’un ou pour l’autre. Il peut bien sûr y avoir de mauvais choix scénaristiques. Mais les puristes oublient tout simplement de regarder le film en lui-même, en délaissant le livre. Personnellement, même si je « compare », quand je regarde un film dont je connais déjà l’histoire de A à Z, je me concentre d’abord sur le travail de mise en scène, le jeu des acteurs, la complexité ou non des personnages. Je tente de voir si le propos est toujours pertinent, si l’angle abordé (qui peut changer d’un livre à un film) est intéressant et si le film provoque surtout une quelconque émotion.

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Cela me fait penser alors à un autre débat : selon les puristes, un film serait donc mauvais à cause de son casting. On va emmerder un film parce qu’un tel est blond alors que dans le livre il est brun. Je pense notamment à cette polémique autour de Hunger Games : des fans ont été déçus, voire choqués de voir plusieurs personnages du roman devenir noirs dans le film. Alors, parfois, c’est vrai qu’un trait physique peut avoir son importance, pour l’intrigue ou pour donner une certaine signification à un personnage. Mais après, il ne faut pas non plus tout le temps se focaliser sur un détail qui parfois dans un roman n’a pas vraiment de sens. Personnellement, je préfère avoir un acteur qui ne ressemble pas forcément à la description du bouquin mais qui arrive à retranscrire les traits psychologiques du personnage plutôt qu’un acteur qui ressemble physiquement au personnage du livre mais qui joue comme son pied gauche. Regardez par exemple Javier Bardem dans No Country for Old Men. Il ne ressemble pas du tout à la description faite par Cormac McCarthy dans le bouquin. Il est censé avoir des yeux bleus glaçants et n’a pas du tout cette coupe de cheveux à la Mireille Mathieu. Et alors ? Est-ce si grave qu’il ait un autre physique que le livre ? Nous sommes bien d’accord, cela n’a pas d’importance, le principal est de voir le résultat et quelle réussite. Par son interprétation, Bardem a su retranscrire toute la froideur et la violence du personnage, on croit tellement à son personnage de psychopathe. De plus, on retrouve vraiment dans cette transformation physique l’univers même des Coen. Finalement, encore une fois, le plus important ait que le film ait sa propre personnalité, quitte à s’éloigner du texte original. Finalement, c’est un peu comme pour les biopics : ce n’est pas si grave si l’acteur n’est pas forcément le sosie de la personnalité qu’il incarne. Le plus important est de voir une interprétation convaincante et qui a du sens par rapport à l’histoire et à son propos.

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On compare naturellement un livre et son adaptation cinématographique. La question qu’on se pose souvent est alors : qui est supérieur à qui (ou plutôt à quoi ?). Or, peut-être que cela serait bien d’envisager le fait qu’un film puisse être complémentaire à l’oeuvre littéraire originale. Je pense notamment à ce que disait Philip K. Dick à propos de l’adaptation de son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, Blade Runner ainsi que le réalisateur Ridley Scott. En effet, tous les deux avaient conscience que le film était très différent du roman (il n’est d’ailleurs même plus question de « moutons électriques » dans le long-métrage) mais tous deux disaient que ces deux oeuvres étaient finalement complémentaires (et je pense que c’est le ressenti général des spectateurs qui ont lu le bouquin). Philip K. Dick racontait même que les images qu’il avait pu avoir durant le montage correspondaient à la vision qu’il avait lorsqu’il a écrit son roman. Là encore, ce qui est intéressant, c’est de voir à quel point l’essentiel, le ressenti général est finalement plus important que s’accorder à des détails finalement pas toujours intéressants ou qui ne serviront pas nécessairement son adaptation cinématographique. En tout cas, depuis que je connais cette anecdote, j’arrive vraiment à comprendre ce qui me plait dans cet exercice de « comparaison » et je comprends mieux le travail des scénaristes.

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Enfin, je crois qu’il faudrait se dire que le cinéma a tout simplement des codes différents de ceux de la littérature tout comme il a des codes différents des autres arts. Par exemple, parmi les plus basiques, on peut écrire des tonnes de descriptions et des tonnes de rebondissements au sein d’un même roman, bref un roman pourra faire mille pages s’il le faut. Alors, je ne dis pas qu’il n’existe pas de très looooongs films. C’est peut-être aussi pour cela que les séries ont explosé (même si les séries ont aussi le droit de s’éloigner des oeuvres littéraires) car quelque part, c’est un des seuls moyens pour raconter une histoire sur une « longue durée » (mettons des guillemets pour des raisons de clarté car évidemment un épisode a une durée limitée, je parle ici en terme de saisons), comme si chaque épisode pouvait être l’équivalent d’un chapitre de roman, voire même le chapitre du chapitre. Mais en général, contrairement à un roman, un film a une durée limitée, surtout actuellement. Nous ne sommes plus dans une époque où on diffuse dans des salles de cinéma des films de 4 heures comme Autant en emporte le vent. On est dans une époque où on veut tout rapidement, en général les films durent donc entre 1h30 et 2h, allez, grand max 2h30. Ceux qui dépassent vraiment cette durée sont une poignée. Donc, quand on est face à une durée limitée, il faut aussi tout simplement comprendre que les scénaristes doivent faire des choix, ils doivent aller à l’essentiel, ils ne peuvent pas tout caler. Alors, tant pis si on enlève un passage sympathique ou si on fait du deux en un, le principal est encore une fois d’aller à l’essentiel. Après, évidemment, il ne faut pas couper n’importe comment, mais là encore une fois c’est un débat.

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