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Je lis…

… plutôt des livres papier.

Je ne vais pas vous faire dire que j’adore les livres papier pour leur odeur. C’est faux. Je ne vais pas non plus vous dire que j’adore collectionner les belles éditions à tout prix. Oui, ça m’arrive d’en acheter pour embellir ma bibliothèque mais ça reste rare (entre nous, le livre de poche permet de faire de sacrées économies). Je dois tout simplement admettre que j’ai juste un côté très matérialiste concernant mon amour pour les oeuvres littéraires et cinématographiques. Cela peut paraître idiot mais j’ai l’impression de mieux soutenir ces oeuvres (et les artistes) en possédant l’objet chez moi. J’aime aussi le fait de pouvoir les consulter quand j’en ai envie (pour mon plaisir, pour mon travail ou autre) ou avoir le pouvoir de les prêter aux gens de confiance pour leur faire partager des objets culturels qui me semblent intéressants.

Cela dit, même si je lis moins de textes sur la Kindle, j’apprécie tout de même son côté potentiellement ludique, notamment avec le calcul de pages par pourcentage et la possibilité de consulter un dictionnaire pendant leur lecture.

Matilda – TriStar Pictures

… en réfléchissant à mes pauses.

J’aimerais avoir la possibilité de lire un roman en un laps de temps limité (c’est la grande différence avec les films), malheureusement entre le manque de temps, la fatigue et tout simplement le manque d’envie selon les jours et les heures, cela n’est pas toujours possible. Quand je me lance dans une lecture, j’ai besoin de savoir quand vais-je y faire des pauses. Avant d’ouvrir le manuscrit, je repère la page qui marquera ma pause dans ma lecture du jour. Les chapitres pas trop longs facilitent évidemment la tâche. Mais face à des bouquins sans délimitation précise ou avec des écarts trop longs entre les parties / chapitres, je suis obligée de trouver une solution afin de ne pas perturber ma lecture. En général, je compte le nombre de pages que je compte lire par rapport à mon temps disponible et je m’arrête à un nombre se terminant par zéro. Allez savoir pourquoi, ça me motive, je me sens apaisée une fois que j’ai établi ce petit objectif !

… parfois à haute voix.

Cela va de soi que je pratique ce type de lecture chez moi quand je suis seule dans une pièce (remarque, ça peut être marrant de lire à haute voix dans la rue ou dans les transports en commun). Je ne lis évidemment pas non plus un bouquin entier en parlant toute seule, sinon je n’aurais pas déjà lu 30 bouquins cette année. Mais de temps en temps, ça m’arrive de lire quelques passages juste pour le plaisir – bref, je deviens à ce moment-là une sorte de comédienne en plein délire (j’aime être ridicule sans témoin). Je vous explique mon délire : pour moi, lire n’est pas limité à une activité visuelle. Les mots sont aussi faits pour être entendus. La lecture a un aspect musical qu’on néglige trop (en dehors de la poésie et éventuellement du théâtre). Un essai, un roman, une nouvelle, une autobiographie… peuvent aussi être agréables à l’oreille (et j’ai même envie de dire « doivent »). En fait, chaque texte peut être poétique sans qu’on le soupçonne dans une simple lecture traditionnellement silencieuse.

The King’s Speech – Wild Bunch Distribution

… pour travailler mon anglais.

Depuis le collège, j’ai toujours aimé l’anglais, même si je n’ai pas vraiment l’occasion de le parler quotidiennement. Comme beaucoup d’étudiants, j’ai continué à suivre des cours dans cette matière à la fac en option, j’ai également pu continuer à lire des oeuvres en anglais dans le cadre de mes études en littérature comparée. Je prenais également déjà l’habitude de lire de temps en temps des romans en anglais (pour ne rien arranger, il existe une très chouette librairie anglaise dans ma ville natale). Cela dit, toutes les bonnes aventures s’achèvent. La lecture de romans en VO me permet de maintenir mon niveau (certes uniquement dans la compréhension de l’écrit mais c’est toujours mieux que rien !). J’essaie de lire quasiment tous les jours un roman en anglais, même si ce n’est que quelques petites pages. J’essaie de trouver un rythme entre le plaisir de lecture et l’apprentissage / les révisions (vérifier de temps en temps un mot dans le dico). Je ne lis pas en majorité des romans anglophones dans l’année (3 ou 4 par an contre trente voire même quarante ouvrages en français par an) mais je trouve que c’est toujours satisfaisant de parvenir au bout d’une lecture qui n’est pas rédigée dans notre langue maternelle. Petit regret : ne pas avoir réussi à maintenir ce cap pour d’autres langues étrangères.

… plusieurs livres à la fois

J’ai pris cette habitude à la fac (j’étais en lettres modernes) histoire de mieux organiser mon travail. Depuis, je continue à multiplier les lectures. En fait, c’est comme si je regarde plusieurs séries télé à la fois ! Par contre, cela peut peut-être expliquer un des points précédents évoqués : le fait de devoir déterminer des pauses précises. Petite précision : je n’encourage pas la quantité pour la quantité, même si je me suis fixée un objectif sur mon compte Goodreads. Je suis tout simplement curieuse ! J’ai toujours envie de découvrir encore et encore des livres de tous les genres, de toutes les époques, de toutes les nationalités ! Il faut dire que je me suis mise à aimer la littérature relativement sur le tard, ma profession tourne en plus autour de cet amour pour cet art, donc je ne peux pas m’empêcher de vouloir vider mes piles de bouquins ! Du coup, quand je me retrouve à m’attaquer à des textes qui ont une sacrée longueur voire même des monuments de plus 1000 pages, je ne me vois pas lire QUE ça pendant un temps conséquent.

– par Florencia Viadana

Et toi, quel type de lecteur es-tu ?

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