SWAP n°2 avec Lily

Lilylit et moi sommes toutes les deux nées en avril (mais nous ne sommes pas du même signe astrologique, et on n’aime même pas les mêmes films). Comme l’an dernier, nous avons décidé de renouveler l’expérience avec une deuxième édition de ce swap pour fêter notre vieillesse voyons (mais si, j’ai un quart de siècle).

Qu’est-ce que le swap ? Chacune envoie à l’autre un colis dans lequel sont emballés plusieurs objets. Et pour chaque emballage, histoire de créer du suspense (on devrait faire ça pour Noël, tiens !), on écrit sur un post-il ou une feuille des phrases en guise d’indice.

Comme l’an dernier, nous nous sommes fixées des règles histoire de ne pas aller dans tous les sens. :

  1. ne pas dépasser un budget de 30 euros
  2. 4 types de cadeaux : 1 dvd, 1 livre, 1 objet, 1 truc à manger
  3. thème : les héroïnes (bon, j’avoue que j’ai pas réussi à respecter le thème pour Lily, ahahah je suis un boulet)

Avant de vous présenter les fameux objets en question, je me permets de vous montrer ce que j’ai trouvé avant même d’ouvrir chaque colis (Lily est la reine du jeu de piste) :

BREF, voici le petit déballage !

 

Un dvd : L’Olivier de Icíar Bollaín

J’ai très hâte de découvrir ce film pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais beaucoup aimé Même la pluie, un des précédents longs-métrages de la réalisatrice espagnole Icíar Bollaín. Paul Laverty, qui travaille pour Ken Loach depuis une vingtaine d’années, était déjà le scénariste de ce film poignant. Il collabore de nouveau avec Bollaín, qui est en réalité son épouse depuis de nombreuses années (et ouais, vive les potins people).

Un livre : Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

ammm

J’entends tellement du bien sur cette auteure nigériane, dont l’essai Nous sommes toutes des féministes me fait de l’oeil depuis un moment, que je suis ravie d’avoir désormais ce roman dans cette bibliothèque. Ca peut être un bon moyen de faire connaissance avec son univers et son écriture puis de découvrir plus tard ses autres ouvrages qui m’intéressent. Apparemment, un projet d’adaptation cinématographique serait prévu !

Un truc à manger : des Cookies

Bon, j’ai pris une photo sur Google Images… ouais je les ai déjà mangés, je crois que ça veut tout dire.

Un porte-clés Wonder Woman (FunkyPop)

Quelle drôle de coïncidence de publier cet article quelques jours après celui sur Wonder Woman ! Je suis fière d’avoir cet objet qui m’accompagne désormais au quotidien !

Cet article n’a pas pour but d’étaler des petits cadeaux fort sympathoches sur la toile. Le but est avant tout de montrer les liens possibles, des amitiés qui naissent même entre des individus grâce à la blogosphère J’invite évidemment à la prudence car il y a toujours des tarés derrière un écran, on ne connait pas toujours qui se trouve derrière un écran (d’où aussi l’intérêt de ce billet). Et je ne suis pas là pour idéaliser la blogosphère, loin de là (et encore je me retiens de ne pas balancer tout ce que je peux penser d’elle). Mais j’avais aussi envie de partager une expérience positive possible que peut créer la blogosphère. Et ce SWAP est un bon moyen de créer un projet commun entre blogueurs(ses), même s’il n’y a évidemment pas que celui-là qui existe pour réunir des passionné(e)s.

Et voici le swap du côté de Lily !!

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Est-ce compliqué d’être une fille cinéphile sur Internet ?

Rappelez-vous (en tout cas, pour ceux qui me suivent, sinon coucou) : en octobre dernier, dans un article assez personnel (désormais, j’ai une perception très étrange avec ce dernier, entre la fierté d’avoir pu me débarrasser de rancoeurs et la honte dans le sens où je le trouve tout de même un peu puéril sur certains points), dans une petite partie (mais importante), j’évoquais les problèmes que subissaient les cinéphiles filles sur le Web. Je vous remets également avec un grand plaisir des articles similaires (ceux de Suzy et Océane et Pauline) publiés en même temps, qui développent bien plus que moi leurs mauvaises expériences et leurs ressentis (bref à lire, à relire et à refaire partager car vraiment, c’est important et nécessaire, que cela ne tombe pas dans l’oubli).

Jessica n’est pas contente… moi non plus, tiens.

Après avoir publié cet article, après avoir reçu plein de compliments et tout ça avec mes consoeurs (et pour ceux qui sont sincères et bienveillants, je vous en remercie encore), même si je savais au fond de moi que les choses n’allaient pas radicalement changer (nous ne sommes pas chez Oui-Oui), je pensais que cela serait la dernière fois que j’abordais le sujet. Puis, pratiquement tout de suite après cette publication, effectivement, je constatais bien que le message ne passait pas autant que je le souhaitais. J’avais encore envie d’aborder le sujet il y a un mois grosso modo mais je l’ai laissé tomber car :

  1. J’avais l’impression que je me plaignais trop (comme quoi, les harceleurs arrivent bien à nous faire culpabiliser).
  2. Je pense que je n’avais pas réussi à trouver le bon angle, que je me prenais trop la tête alors qu’il faut en parler simplement.

Peut-être que là je vais oublier de parler de certains détails (mais justement, discuter de cette chronique pourra aussi m’amener à creuser encore plus sur d’autres points plus tard) mais au fond je me dis que ce n’est pas si grave que ça, tant pis : cet article sera certainement imparfait mais au moins j’aurais parlé d’un sujet qui me tient à cœur et qui me semble nécessaire. Surtout, j’ai eu une idée : lancer une nouvelle catégorie sur le blog, sur les cinéphiles filles justement. Bref, mettre en avant les blogueuses et de Youtubeuses cinéphiles ou parler de nouveau des problèmes des filles cinéphiles sur la blogosphère ou même dans d’autres métiers du cinéma feront partie des sujets que je souhaite traiter dans le futur (et si certaines veulent faire partie de l’aventure, n’hésitez pas !). Je ne sais pas à quelle fréquence cette catégorie reviendra mais en tout cas elle existe (cela fait un moment que je veux faire évoluer mon blog). Pour le nom de la catégorie, je ne me suis pas embêtée (vu que le nom peut être provisoire) : « Etre une cinéphile fille » (si vous avez d’autres idées, dites-le moi, on peut toujours améliorer le titre). Bref, passons au vif du sujet et j’ai déjà la réponse à la question de mon article : oui, c’est compliqué d’être une fille cinéphile sur Internet. Bon, c’est déjà compliqué d’être une fille tout court, hein. Je vous parle évidemment du milieu que je connais mais je sais, hélas, que ce problème peut être décliné dans trop de domaines.

Ce que je pense de certains.

J’avais des tas d’occasions d’écrire sur le sexisme sur la blogosphère cinéphile. Aujourd’hui, un sujet m’a poussée à prendre ma plume (enfin, mon clavier). Et je me suis aperçue qu’en réalité, tout est toujours lié à ces problèmes de sexisme sur le Web. Bref, au départ, tout est parti d’un triste constat que j’ai fait en allant sur Youtube. Non, sur cette plateforme, je ne regarde que EnjoyPhoenix, Horia ou autres (mais quoi, je ne suis pas une vraie cinéphile parce que je regarde de la beeaateyyyyy sur le Web ??? trahisooooon – le pire, c’est que certains doivent raisonner comme ça), ça m’arrive souvent d’aller aussi regarder des vidéos parlant de cinéma : logique en ce qui me concerne. J’aurais pu faire ce constat depuis des lustres car il saute vraiment aux yeux (je veux dire, je ne vais pas vous balancer un scoop de malade) mais allez savoir pourquoi, cela m’a particulièrement frappée cette fois-ci. Suivez-vous des Youtubeurs cinéma ? Et bien parfois, ils se réunissent pour discuter d’un sujet de cinéma (évidemment, hein, ils ne vont pas vous pondre un sujet sur les pâtes bolo ou la pâte à modeler). Et je remarque en général le schéma suivant :

  1. Il n’y a que des mecs (et même ils se caricaturent en mecs virils en buvant de la bière devant la caméra et tout ça – je ne plaisante même pas).
  2. Il y a parfois une fille, un peu là pour la bonne conscience, fallait bien la caler quelque part. Oh, l’égalité bon sang de bonsoir. (bon, ok, là je suis un peu méchante car je suis certaine que dans le lot, certains ont de bonnes intentions).

Sur les réseaux (bah ouais, j’aime me plaindre), on m’a alors répondu que cela était normal car il n’y a pas non plus des tonnes de Youtubeuses cinéma, qu’elles étaient en minorité sur cette plateforme (ce qui est vrai). La question qu’il faut se poser est alors selon moi la suivante : justement, pourquoi sont-elles aussi peu nombreuses ? Certes, je ne suis qu’une modeste petite blogueuse cinéma, je n’ai pas non plus la science infuse, mais rien qu’avec ma petite expérience, que ce soit sur mon blog ou sur les réseaux sociaux, je pense avoir ma petite idée sur la question.

« Coucou, nous sommes des Youtubeurs, parlons de cinéma ».

Je parle ici autant de ma propre expérience tout comme celles qui m’ont témoigné en privé Je vous parle de deux phénomènes que les blogueuses cinéma, même à une toute échelle comme la mienne, peuvent subir au quotidien. Oui, subir. Je n’exagère pas. Qu’on ne vienne pas me dire que j’exagère. C’est une triste réalité.

  1. Nous, les cinéphiles filles, on n’est pas vraiment des vraies cinéphiles d’abord. Non, nous sommes bêtes, nous devons rester au maquillage, au lifestyle, à la maternité.  Au pire, on peut parler de séries, hein, ça passe un peu mieux. Mais pas de cinéma. J’exagère un peu mais les cinéphiles filles ont globalement du mal à s’intégrer à un milieu assez masculin pour cette raison. On a du mal à nous mettre en confiance, à prendre réellement en compte notre avis (surtout s’il s’oppose à la majorité), à les prendre tout simplement au sérieux. On a même l’impression qu’avec les blogueuses cinéphiles, avoir un échange intellectuel reste compliqué. Soit c’est pas pour nous, soit on a tort.
  2. S’exposer sur Youtube signifie alors exposer son image, son physique, sa voix, son attitude, tout quoi. Et sur les réseaux sociaux, si une fille a le malheur de poster une simple photo d’elle, en mode tranquillou bilou, tous les pervers s’expriment et bonjour les messages privés, entre les relous et les gros dégueulasses qui cachent très bien leur jeu en public (et qui sont même pour certains très suivis et protégés sur les réseaux). Rappel essentiel : les filles se comportent bien quand un mec poste une photo de lui. Donc je ne vois pas pourquoi certains ne se retiennent pas. « TU ES RAVISSSSSSSSANTE », « VIENS BOIRE UN VERRRRRE », « TA JUPE TE MET EN VALEUUUUUUR » (en mode « je me touche la nouille »). Nous ne devrions pas vous éduquer sur des choses qui me paraissent pourtant simples. Ah oui, et dernière réflexion : l’argument « mais je savais pas que tu étais en couple » est bidon. Qu’on soit en couple ou célibataire, Twitter, Youtube ou autre ne sont pas des lieux où une fille cherche à se faire draguer ou harceler. Nous sommes principalement sur ces réseaux pour promouvoir nos blogs et parler de notre passion tout simplement.

Bref, les gars : réfléchissez avant de vous comporter comme des cochons.

Bref, la réponse me semble alors évidente : après avoir vécu ça, on n’a tout simplement pas envie de se lancer sur Youtube. On veut se protéger, on en a même terriblement besoin. Je vais alors vous avouer deux choses :

  1. Je ne m’en suis pas cachée : il y a quelques mois, je voulais encore me lancer sur Youtube car je suis plutôt à l’aise pour m’exprimer oralement et c’est un format intéressant pour toucher un autre public (hélas, les gens lisent de moins en moins).
  2.  J’ai failli abandonner ou transformer ce blog, uniquement à cause de connards qui te donnent l’impression d’être illégitimes. Ouais, à force, vous finissez par croire ces conneries, c’est ça le pire.

A l’heure actuelle :

  1. Non, je ne veux pas me lancer sur Youtube, je ne veux pas m’exposer à tant de connards, j’en ai assez pris plein la gueule niveau harcèlement et mépris. J’ai autre chose à faire que de me battre quotidiennement contre des gens néfastes. Bref, finalement, je laisse définitivement l’idée, trop de peur de me faire emmerder. Par ailleurs, je ne poste plus de photos de moi sur Twitter en tant que « Tinalakiller » (sur mon Facebook perso, c’est autre chose même si je n’en mets pas non plus des tonnes). Obligée de me freiner à cause de certains comportements.
  2. Par contre, être illégitime, vous savez quoi ? Même si c’est vrai, je m’en cogne en fait. Donc je veux continuer à parler de cinéma ou en tout cas toujours en rapport avec le cinéma (je prépare actuellement une nouvelle catégorie sur les comparaisons entre les livres et les adaptations cinémas – j’ai bien avancé sur un de mes articles donc ça arrive soon soon soon).

Un petit discours de paix et de confiance en mois entre deux bombages.

Encore une fois, je n’exagère pas quand je vous parle de mépris et de pervers en tous genres sur les réseaux sociaux. Comme je l’expliquais déjà dans une petite partie au sein de mon article personnel déjà cité,  il y a évidemment du sexisme partout, dans tous les milieux. Bien sûr que le problème persiste encore plus sur les réseaux sociaux en général puisque tout est plus « facile » pour s’attaquer à quelqu’un quand on est derrière un écran. Mais j’ai tout de même l’impression que le monde du cinéma et la blogosphère cinéphile (enfin presque hein) nient totalement ce sexisme. Tout le monde est dans sa bulle, qu’on n’a pas envie de voir cette réalité. On préfère ressortir ce bon vieux cliché (mais vrai) de l’horrible univers des jeux-vidéos, parce que justement, tout le monde sait qu’il y a du sexisme, c’est certainement plus flagrant et visible. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y en a pas chez nous le monde des cinéphiles (terme évidemment large – pitié, ne vous lancez pas sur une discussion sur ce que signifie ce terme, limite une autre fois, mais pas là bon sang, c’est pas le sujet). Mais oui, voyons, officiellement, la blogosphère cinéphile félicite ouvertement les réalisatrices, veut qu’il y ait plus de femmes à Cannes, salue les films féministes, condamne fermement l’horrible Harvey Weinstein et co, s’insurge si on va aller voir le dernier Woody Allen ou le Polanski en salles. Mais dès qu’il s’agit de se tourner dans son propre milieu, à sa petite échelle, les choses sont plus compliquées, comme s’il n’y avait pas tant de problèmes alors qu’ils se multiplient encore et encore. Il y a un sacré décalage entre une idéologie défendue et ce qui se passe carrément sous votre nez. En fait, il refuse même de voir que ce milieu reste très masculin. Certains sont même protégés alors que leur relou-attitude se voit à des kilomètres. Si certain(e)s osent dire ce qu’il se passe dans les coulisses, d’autres s’insurgent sur ces accusations de sexisme : « mais non, ne jouez pas aux féminazis qui voient du patriarcat partout », « mais non, moi j’ai jamais eu ce souci », « moi j’ai jamais fait ça ». Ce n’est pas parce que vous vous comportez éventuellement bien qu’il n’y a pas de problème de sexisme. Ce n’est pas parce que vous êtes une fille cinéphile jamais emmerdée qu’il n’y a pas non plus de harcèlement en général sur la Toile (harcèlement qui peut concerner une de tes consoeurs au passage). Ce n’est pas en nous disant « mais lancez-vous sur Youtube » (puisque c’était mon point de départ) qu’on va régler les réels problèmes. Et vu le nombre de filles concernées, on ne parle pas que d’un cas isolé. Mais justement c’est le problème du harcèlement : le harceleur isole sa victime. 

Message aux harceleurs.

Dans le lot, entre ce que j’ai vu et su, je peux vous assurer que certains cachent bien leur jeu ou/et sont très appréciés. Même moi, je n’aurais pas imaginé que ces hommes bien propres et soi-disant ouverts d’esprit sont en fait de véritables chasseurs. Bon après, il y a aussi la catégorie de ceux qui ont un comportement ouvertement limite sur la Toile et finalement personne – dont moi –  n’ose ouvrir la bouche de peur de vexer les uns et les autres alors qu’au fond ce raisonnement est ridicule (et surtout, ça ne rend pas ces personnes meilleures que les fameux « chasseurs »). En fait, même si je vais peut-être un peu loin, des affaires comme Weinstein et co ne me surprennent pas tant que ça avec le recul. Le cinéma, le milieu, l’industrie et non l’art en lui-même (quoi que… art et industrie ont un lien, ça mériterait d’être creusé ça aussi), a déjà un problème avec le rôle de la femme, sa représentation et son regard et le désir qu’elle peut procurer par l’image. Quand on lit certains tweets de cinéphiles, sans s’en rendre compte, cette problématique en ressort. Je pense sincèrement que ces soucis sur la blogosphère à notre petite échelle ont un rapport avec des problèmes plus larges et exposés dans le milieu du 7e Art (je parle donc encore de Weinstein et compagnie). Ce rapport en question est peut-être lointain ou indirect mais je ne crois pas tant que ça aux coïncidences. Il y a du harcèlement partout, cela est évident, on ne cherche pas à hiérarchiser ou à comparer, mais vous ne trouvez tout de même pas ça bizarre que l’industrie du cinéma ait particulièrement explosé avec tous ces scandales sexuels ? Quelque chose me dit au fond de moi que ce n’est pas simplement lié à la popularité et à l’accessibilité du cinéma. Et j’imagine aussi qu’on pourrait encore parler de la place des femmes dans le milieu professionnel du cinéma pour ne citer que cet exemple. Même la manière d’écrire nos articles est une preuve d’un certain mépris pour les réalisatrices qu’on associe systématiquement à certains termes (parce qu’une réalisatrice est souvent « délicate » ou « a une sensibilité féminine touchante »). Ou même quand on parle de certaines actrices. Je lis souvent des articles – écrits par des hommes – qui louent la beauté des actrices, tournent même autour de leur sex-appeal. Le contraire est en revanche plus rare. On pourrait avoir l’impression qu’on part encore loin, sur d’autres thèmes (qui pourraient aussi être creusés) mais au fond, je pense que cet ensemble de sous-sujets joue aussi leur rôle, il pourrait aussi « expliquer » certains comportements (autant le mépris que le harcèlement) dans le sens où certaines idées restent encore ancrées dans un esprit collectif inconscient. Bref, le problème est certainement plus complexe qu’il en a l’air, on pourrait en débattre des heures, il y a des tas de choses à dire sur ces sujets encore peu visibles. Mais cela n’empêche pas une chose : merde, les gars, soyez respectueux. Vous défendez les femmes quand vous parlez de Weinstein ? Vous boycottez certains cinéastes pour leurs crimes sexuels ? Alors, putain, faites un effort avec vos collègues sur la toile. Apprenez-vous à vous comporter correctement, ça sera déjà un grand pas. 

J’écris donc cet article autant pour pousser un coup de gueule (même si là je me trouve plutôt calme – mais en réalité je suis assez agacée par tout ce qui peut se passer) que pour faire prendre conscience de certaines choses qui ne sont tout simplement pas acceptables. Oui, les cinéphiles filles ont leur place sur Internet, oui elles disent des choses intelligentes et passionnantes sur le cinéma, oui elles doivent être traitées à égalité avec les blogueurs hommes. Elles méritent d’être plus soutenues et exposées. Il n’y a évidemment aucune haine envers les hommes ou quoi que ce soit. Je me suis toujours entendue avec les mecs et il n’y a pas de raison que ça change : l’égalité, c’est aussi ça, savoir se respecter et s’écouter, peu importe notre sexe ou autre. Oui, il y a aussi des blogueurs masculins formidables, à l’écoute, respectueux, qui savent aussi ce que les cinéphiles filles subissent. Mais hélas, plus le temps passe, plus je me dis que ce n’est pas non plus la majorité, que le problème persiste. Beaucoup – et pas que des mecs d’ailleurs – n’imaginent juste pas l’étendue même du problème. Même moi, je ne le pensais pas, je minimisais toutes ces histoires auparavant. Puis ça m’est arrivé. Puis j’ai enquêté. Puis j’ai écouté d’autres histoires de blogueuses qui ressemblaient parfois à ce que j’avais subi. Et encore, je ne suis pas Dieu, je ne sais pas tout, mais je suis certaine que je suis passée à côté d’histoires abominables. Tout ce que nous demandons est de trouver notre place normalement, grâce à notre passion et notre travail, comme les hommes, sur la blogosphère cinéphile. Ni plus ni moins.

Paix et amour à mes consoeurs. Soyez fortes. Et parlez si jamais on vous emmerde.

Playlist pour la Fête de la musique [de films]

A part si vous vivez dans une grotte, vous savez certainement qu’on célèbre aujourd’hui la Fête de la Musique. J’espère que vous allez bien en profiter (malgré cette épuisante chaleur !).

J’en ai alors profité pour vous lister 100 chansons (j’aurais pu continuer jusqu’à 200 mais non ça sera peut-être pour une autre fois) issues de films. Petite précision : on trouve à la fois des chansons composées pour des films ET des chansons reprises pour des scènes de films. Evidemment, dans le dernier cas, une même chanson peut être utilisée dans différents films. J’ai choisi à chaque fois le film qui me parle le plus ou la séquence avec l’utilisation musicale qui me séduit le plus.

Il ne s’agit pas d’une simple liste balancée comme ça. Ces chansons-là (et vous imaginez bien qu’il y en a tant d’autres) font partie de mon quotidien. J’écoute l’une d’entre elles juste quand j’ai juste envie d’écouter de la musique. Quand je suis heureuse. Quand je vais mal. Quand je suis au colère. Chez moi. En dansant. Affalée sur mon lit. En voiture, fenêtres grandes ouvertes. Quand je vais faire du sport.

PLACE DONC A LA MIOUZIK !

  1. « Alive » – Empire of the Sun (Dumb and Dumber 2 – les frères Farrelly)
  2. « All by myself » – Céline Dion (Le Journal de Bridget Jones – Sharon Maguire)
  3. « Another Day of Sun » (La La Land – Damien Chazelle)
  4. « A Whiter Shade of Pale » – Procul Harum (Good Morning England – Richard Curtis)
  5. « Be Italian » – Fergie (Nine – Rob Marshall)
  6. « Be my baby » – The Ronettes (Mean Streets – Martin Scorsese)
  7. « Bitter Sweet » – The Venus in Furs (Velvet Goldmine – Todd Haynes)
  8. « Bohemian Rhapsody » – Queen (Wayne’s World – Penelope Spheeris)
  9. « Boss of Me » – They Might Be Giants (Malcolm – TV)
  10. « Breathe Me » – Sia (Six Feet Under – TV)
  11. « Blue Velvet » – Isabella Rossellini (Blue Velvet – David Lynch)
  12. « Colors of the Wind » – Judy Kuhn (Pocahontas – Mike Gabriel et Eric Goldberg)
  13. « Cambridge, 1963 » – Johan Johansson (The Theory of Everything – James Marsh)
  14. « Can’t stop this feeling » – Justin Timberlake (Trolls – Mike Mitchell et Walt Dohrn)
  15. « Cinema Italiano » – Kate Hudson (Nine – Rob Marshall)
  16. « Cornfield Chase » – Hans Zimmer (Interstellar – Christopher Nolan)
  17. « Dancing on my own » – Robyn (Girls – TV)
  18. « Desolation Row » – My Chemical Romance (Watchmen – Zack Snyder)
  19. « Don’t leave me now » – Supertramp (Les garçons et Guillaume, à table ! – Guillaume Gallienne)
  20. « Don’t stop me now » – Queen (Shaun of the Dead – Edgar Wright)
  21. « Don’t you (Forget About Me) » – Simple Minds (The Breakfast Club – John Hughes)
  22. « Epilogue » – Lee Byung-woo (Deux Soeurs – Kim Jee-Woon)
  23. « Elle est d’ailleurs » – Pierre Bachelet (Emmanuelle – Just Jaeckin)
  24. « Exit Music (For a Film) » – Radiohead (Roméo + Juliette, Baz Luhrmann)
  25. « Falling Slowly » – Glen Hansard (Once – John Carney)
  26. « Fame » – Irene Cara (Fame – Alan Parker)
  27. « Farewell, My Lovely » – Cho Young-Wuk (Old Boy – Park Chan-Wook)
  28. « Far From Any Road » – The Handsome Family (True Detective – TV)
  29. « Feels like summer » – Tim Wheeler (Shaun le Mouton – Richard Starzak et Mark Burton)
  30. « Girl, you’ll be a woman soon » – Urge Overkill (Pulp Fiction – Quentin Tarantino)
  31. « Glory » – John Legend & Common (Selma – Ava DuVernay)
  32. « Goodnight Moon » – Shivaree (Kill Bill vol. 2 – Quentin Tarantino)
  33. « Goodbye Stranger » – Supertramp (Magnolia – Paul Thomas Anderson)
  34. « Good Morning Baltimore » – Nikki Blonsky (Hairspray – Adam Shankman)
  35. « The Ground Beneath Her Feet » – U2 (Million Dollar Hotel – Wim Wenders)
  36. « The Hands That Built America » – U2 (Gangs of New York – Martin Scorsese)
  37. « Happy Days » – Pratt & McLain (Happy Days – TV)
  38. « Here’s to you » – Joan Baez (Sacco & Vanzetti –  Giuliano Montaldo)
  39. « Hero » – Family of the Year (Boyhood – Richard Linklater)
  40. « Hide and Seek : Opening Titles » – Frank Ilfman (Big Bad Wolves – Aharon Keshales et Navot Papushado)
  41. « Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me » – U2 (Batman Forever – Joel Schumacher)
  42. « How It Ends » – DeVotchka (Little Miss Sunshine – Jonathan Dayton & Valerie Faris)
  43. « I’ll make a man out of you » – Donny Osmond (Mulan – Tony Bancroft et Barry Cook)
  44. « Imagine » – John Lennon (La Déchirure – Roland Joffé)
  45. « Immortals » – Fall Out Boy (Big Hero 6 – Don Hall et Chris Williams)
  46. « Insieme a te non ci sto piu » – Caterina Caselli (La Chambre du fils – Nanni Moretti)
  47. « In the Name of the Father » – Gavin Friday & Bono (In the Name of the Father – Jim Sheridan)
  48. « It’s a sin » – Pet Shop Boys (Bronson – Nicolas Winding Refn)
  49. « It’s raining men » – Geri Halliwell (Le Journal de Bridget Jones – Sharon Maguire)
  50. « I’ve seen it all » – Björk & Thom Yorke (Dancer in the Dark – Lars Von Trier)
  51. « Jai Ho » – A.R. Rahman (Slumdog Millionaire – Danny Boyle)
  52. « Le Jour d’Après » – Chimène Badi (Le Jour d’Après – Roland Emmerich)
  53. « Libérée, délivrée » – Anaïs Delva (La Reine des Neiges – Chris Buck et Jennifer Lee)
  54. « Like a friend » – Pulp (De Grandes Espérances – Alfonso Cuaron)
  55. « The Logical Song » – Supertramp (Magnolia – Paul Thomas Anderson)
  56. « London Calling » – The Clash (Billy Elliot – Stephen Daldry)
  57. « Lost Stars » – Adam Levine (New York Melody – John Carney)
  58. « Love and Mercy » – Brian Wilson (Love and Mercy – Bill Pohlad)
  59. « Love me like you do » – Ellie Goulding (Cinquante Nuances de Grey – Sam Taylor-Johnson)
  60. « Main title theme » – Ramin Djawadi (Westworld – TV)
  61. « Man or Muppet » – Jason Segel (The Muppets – James Bobin)
  62. « Mile End » – Pulp (Trainspotting – Danny Boyle)
  63. « Mrs Robinson » – Simon & Garfukel (Le Lauréat – Mike Nichols)
  64. « New York New York » – Liza Minelli (New York New York – Martin Scorsese)
  65. « Nazi Punks, Fuck Off » – Dead Kennedys (Green Room – Jeremy Saulnier)
  66. « Nightcall » – Kavinsky (Drive – Nicolas Winding Refn)
  67. « Not Crying » – Flight of the Conchords (Flight of the Conchords – TV)
  68. « No Surprises » – Radiohead (L’Auberge Espagnole – Cédric Klapisch)
  69. « Oh Pretty Woman » – Roy Orbinson (Pretty Woman – Garry Marshall)
  70. « Opening » – Craig Armstrong (Loin de la foule déchaînée – Thomas Vinterberg)
  71. « Ordinary Love » – U2 (Mandela : Un long chemin vers la liberté – Justin Chadwick)
  72. « Porque te vas » – Jeanette (Cria Cuervos – Carlos Saura)
  73. « Le Renouveau » – Emmylou Homms et Anaïs Delva (La Reine des Neiges – Chris Buck et Jennifer Lee)
  74. « The Riddle of the Model » (Sing Street – John Carney)
  75. « Shadowplay » – The Killers (Control – Anton Corbijn)
  76. « Skyfall » – Adele (Skyfall – Sam Mendes)
  77. « Sing a happy song » – The O’Jays (The Voices – Marjane Satrapi)
  78. « Someone in the Crowd » (La La Land – Damien Chazelle)
  79. « The Sound of Silence » – Simon & Garfukel (Le Lauréat – Mike Nichols)
  80. « Sister pt.1 » – Cliff Martinez (Only God Forgives – Nicolas Winding Refn)
  81. « Snuff Box » – Matt Berry (Snuff Box – TV)
  82. « Streets of Philadelphia » – Bruce Springsteen (Philadelphia – Jonathan Demme)
  83. « Stuck in the middle with you » – Stealers Wheel (Reservoir Dogs – Quentin Tarantino)
  84. « Summer Nights » – John Travolta et Olivia Newton-John (Grease – Randal Kleiser)
  85. « Take my breathe away » – Berlin (Top Gun – Tony Scott)
  86. « Take My Hand » – Matt Berry (Toast of London – TV)
  87. « Til it happens to you » – Lady Gaga (The Hunting Ground – Kirby Dick)
  88. « Time After Time » – Cyndi Lauper (My Name is Earl – TV)
  89. « Theme » – John Barry (Amicalement vôtre – TV)
  90. « Tu t’envoles » (Peter Pan – Hamilton Luske et Clyde Geronimi)
  91. « U-Turn (Lily) » – AaRON (Je vais bien, ne t’en fais pas – Philippe Lioret)
  92. « Walls come trumbling down » – The Style Council (Billy Elliot – Stephen Daldry)
  93. « We are the boyz » – Pulp (Velvet Goldmine – Todd Haynes)
  94. « When your mind’s made up » – Glen Hansard (Once – John Carney)
  95. « Woke up this morning » – Alabama 3 (The Sopranos – TV)
  96. « Writing’s on the wall » – Sam Smith (Spectre – Sam Mendes)
  97. « Yellow Flicker Beat » – Lorde (Hunger Games – La Révolte : partie 1 – Francis Lawrence)
  98. « Your Song » – Ewan McGregor (Moulin Rouge ! – Baz Luhrmann)
  99. « Les Yeux au Ciel » – Louis Garrel (Les Chansons d’amour – Christophe Honoré)
  100. « You’ve got time » – Regina Spektor (Orange is the new black – TV)

Mon SWAP avec Lilylit !

Je sais que je dois encore répondre à des tonnnnnnes de TAGS (j’y répondrai, promis juré craché) mais ma priorité était de vous parler de ce projet avec ma copinaute Lilylit !

Toutes les nées en avril, partageant beaucoup de points commun (notre amour pour les lettres vu nos parcours, Mr Robot avec son ami le Suédois, les pays scandinaves ou encore la bouffe entre autres), nous avons décidé de fêter nos anniversaires et notre amitié virtuelle par un swap. Evidemment, nous n’avons pas fait comme les youtubeuses beauté : on n’a pas mis dans nos cartons des tonnes de promis. On ne s’est pas filmées (en hurlant à chaque fois qu’on ouvrait un cadeau (parce que ça, par pitié, c’est tellement cliché). Même si Lilylit a filmé face à sa webcam ses réactions (j’ai voulu faire ça pour elle mais les circonstances ne m’ont pas permis de le faire). Mais je garde cette vidéo que pour moi et j’en suis ravie !

Bref, on avait un petit budget (grand max : 35 euros) et on devait s’offrir mutuellement :

  • un dvd
  • un livre
  • de la bouffe
  • un petit objet sympa

J’ai déchiré le colis et les emballages de Lilylit comme une hyène, je dois bien l’avouer (alors que tout était magnifiquement bien emballé). Chaque élément était donc emballé le tout accompagné d’un petit indice.

Il est temps que je vous présente les cadeaux qu’elle m’a offerts :

DVD : States of Grace de Daniel Destin Cretton

J’avais adoré ce film avec l’incroyable Brie Larson que j’avais découvert par téléchargement. Avoir les DVD des films que j’ai aimés a pour moi du sens : j’ai l’impression que je respecte encore plus l’oeuvre et son auteur. En plus de pouvoir le revoir, j’aime bien faire sa promo auprès de mon entourage (évidemment uniquement les personnes auxquelles je fais confiance et qui savent prendre soin des affaires).

LIVRE : Brooklyn de Colm Toibin

J’avais énormément aimé le beau film de John Crowley avec la talentueuse Saoirse Ronan, très justement nommée aux Oscars pour son interprétation. J’étais vraiment curieuse de découvrir le roman d’origine (parce que je ne suis pas comme tout le monde : j’ai l’habitude de lire les romans après avoir vu les films et cela ne me perturbe pas du tout). Maintenant, je n’ai plus d’excuses !

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

BOUFFE : Du thé et du Milka

Le Milka m’a fait du bien surtout à la période à laquelle j’ai reçue ce colis. Bref on pourra toujours dire que c’est pas du vrai chocolat, perso je le mange volontiers ! Surtout, le thé qu’elle m’a offert (le thé est très important dans ma vie, que ce soit pour travailler sur mes projets ou mon blog, glander devant une série ou un film, ou juste me détendre et prendre soin de mon cooorps), de Lov Organic (pour être précis un « mélange bio de plantes, thé vert et thé blanc »), est très bon !

OBJET SYMPA : Une taie d’oreiller Mr Robot

Là j’aurais vraiment dû me filmer, c’était épique ! J’ai ouvert ce colis en dernier et… EXPLOSION DE JOIE !! Je ne m’y attendais tellement pas ! J’étais vraiment hystérique en découvrant la chooose ! Je suis évidemment contente de tout ce que j’ai eu (je ne suis pas matérialiste, les intentions sont pour moi plus importantes) mais cela m’a vraiment touchée. Ce n’est pas juste l’objet en lui-même : Mr Robot, c’est un peu notre trip entre Lily et moi. Ce cadeau a vraiment du sens.

♥ Encore une fois, je te remercie un million de fois Lilylit pour tout !! ♥

(Une expérience à renouveler, que ce soit avec toi ou d’autres amis blogueurs !!)

TAG : des émotions en films et séries

J’ai vu ce TAG série un peu partout, notamment chez ma copinaute Fanny / Anything is possible ! Je l’ai fait en deux versions : films et séries ! Pour certaines émotions, j’envisage d’en parler certainement plus dans un billet plus détaillé : est-ce que cela vous intéresse ?

Allez, sinon c’est parti pour le TAG !

♥ FILMS ♥

♣ LA JOIE ♣

Je pourrais citer des tas de comédies et de feel-good movies qui me rendent joyeuse : les films des Monty Python, Un poisson nommé WandaLittle Miss Sunshine, Ca tourne à Manhattan, Sacré Robin des Bois…. Difficile de faire un choix mais si je devais garder vraiment un seul film dans cette catégorie, ce serait certainement The Big Lebowski des frères Coen. A l’image de certains films des Coen, il est nécessaire de revoir ce film pour bien s’imprégner de nombreuses « informations » (j’ai toujours la sensation qu’on passe à côté de quelque chose la première fois même si on trouve le film très plaisant). Plus je le revoie, plus je le trouve excellent et hilarant. Je connais pratiquement ce film par coeur. Ce qu’il me plait c’est qu’il a sa complexité et de seconde lecture mais en même temps il peut se laisser regarder sans aucun calcul, à l’image du Dude, qui représente à lui seul un appel à la liberté.

♣ LA TRISTESSE ♣

Je crois que je serais capable d’écrire tout un billet entier sur tous les films qui m’ont fait chialer (en citant même quelques moments très gênants). La liste est vraiment longue, je suis très émotive (à part sur Nos étoiles contraires parce que je suis un monstre voyons). Justement, je vais citer mon moment à la fois le plus gênant et le plus émouvant : The Place beyond the Pines de Derek Cianfrance (le réalisateur du déjà émouvant Blue Valentine) avec Ryan Gosling, Bradley Cooper et Eva Mendes (qui n’ont jamais été aussi bons). Difficile de résumer ce film, on risque toujours de le spoiler mais en quelques mots, il s’agit d’une bouleversante fresque familiale. J’ai retenu mes larmes dans la salle, voulant rester digne un minimum. Mais évidemment, en sortant du cinéma, dans la rue, je me suis mise à sangloter. Les gens me regardaient comme si j’étais complètement cinglée ou dépressive !

The Place Beyond the Pines : Photo Eva Mendes, Ryan Gosling

♣ LA SURPRISE ♣

Le cinéma coréen est certainement celui qui m’a le plus surprise durant ces dernières années et qui m’a aidée à me construire en tant que cinéphile. Même si on ne peut pas résumer le cinéma coréen à un unique genre (j’aime par exemple énormément les films délicats – et torturés – d’un Kim Ki-Duk ou encore Lee Chang-Dong), leurs polars et thrillers m’enthousiasment à un point inimaginable. On les limite souvent à des films tordus et d’une grande violence (et certains avec de bons vrais retournements de situation) mais ils vont bien au-delà de ces points : ce cinéma est extrêmement riche sur de nombreux niveaux. Oldboy de Park Chan Wook fait partie de mes films chouchous mais je pourrais en citer tant d’autres (depuis le temps que je parle d’écrire un billet sur ce sujet, il serait – vraiment – temps que je m’y mette). Pour moi, découvrir les films de Park Chan-Wook, Bong Joon-ho et Kim Jee-Woon me paraît indispensable.

♣ L’HYSTERIE ♣

Le mot « hystérie » pouvant faire fuir, j’ai décidé d’évoquer ce terme plus pour désigner le comportement des personnages (qui se justifie) qu’un sentiment désagréable face à un film (exemple : Mon Roi de Maïwenn). Qui a peur de Virginia Woolf ? de Mike Nichols (l’adaptation de la pièce éponyme d’Edward Albee) est selon moi un des films regorgeant le plus d’hystérie. Ce long-métrage remarquable a su reprendre les codes du théâtre pour mieux exprimer les sentiments des personnages qui sont au bord de l’explosion. Elizabeth Taylor – qui prit beaucoup de poids pour son rôle (et qui remporta le deuxième Oscar de sa carrière) et Richard Burton sont tout simplement exceptionnels. Il s’agissait de la quatrième collaboration de ce couple mythique (qui est passé par la case mariage deux fois) qui s’est lui-même déchiré des années après.

Qui a peur de Virginia Woolf ? : Photo Elizabeth Taylor, George Segal, Richard Burton, Sandy Dennis

♣ LA NOSTALGIE ♣

J’aurais pu évoquer un film vu durant mon enfance mais j’ai préféré mettre en avant un autre qui parle directement d’une certaine nostalgie à venir : Ghost World de Terry Zwigoff (une adaptation de la bande-dessinée éponyme de Daniel Clowes). Il s’agit d’un film assez déroutant et mélancolique (malgré son apparente légèreté) mettant en scène l’amitié entre deux ados (la délurée Enid & Rebecca) qui finit par s’écrouler, chacune prenant des chemins différents en devenant petit à petit des adultes (en faisant notamment leur entrée à la fac). Je déteste pourtant Scarlett Johansson mais il s’agit grosso modo du seul film dans lequel je l’aime bien ! Steve Buscemi trouve également l’un de ses plus beaux rôles. Et c’est tellement dommage qu’on ne voit pratiquement plus la talentueuse Thora Birch sur nos écrans.

Ghost World : Photo Scarlett Johansson, Terry Zwigoff, Thora Birch

♣ LA PEUR ♣

J’avais déjà pas mal évoqué les films qui m’effrayaient sur mon billet spécial Halloween. J’aurais pu certainement citer un de mes films d’horreur préférés ou encore un film qui m’a empêchée de dormir la nuit. Pourtant, j’aurais toujours une véritable affection pour Fantômes contre fantômes (The Frighteners) de Peter Jackson (avec Michael J. Fox dans le rôle principal). Pourtant, avec le recul, il n’est pas si effrayant, il a même maintenant (avec mon regard plus adulte) des touches d’humour, il est même assez kitsch. Mais quand je l’ai découverte gamine (bien avant le succès du Seigneur des anneaux), croyez-moi, ce film m’avait foutu les jetons !

LA COLERE ♣

Beaucoup de films, par les sujets qu’ils évoquent, me mettent en colère. Spotlight de Thomas McCarthy (et dans le même genre le documentaire Délivrez-nous du mal), le cinéma engagé de Ken Loach et même Erin Brockovich de Steven Soderbergh en font partie (pour ne citer que ces exemples). Mais de tête, je crois que c’est le long-métrage de l’acteur écossais Peter Mullan (à lui seul une figure de colère) The Magdalene Sisters (que j’avais évoqué dans un article consacré au cinéma irlandais) qui m’a vraiment le plus foutue en rogne. Je me rappellerai toujours des bonus dvd (je n’ai pourtant pas l’habitude de les regarder) avec Mullan lui-même très en colère contre tout ce qui a pu se passer en Irlande dans ces couvents de la honte.

The Magdalene Sisters : Photo Eileen Walsh, Nora-Jane Noone

♥ SERIES ♥

♣ LA JOIE ♣

Je pense forcément à une sitcom dans cette catégorie. Certaines séries auraient vraiment leur place, que ce soit des américaines (EarlParks and Recreation ou encore 30 Rock) ou encore (et surtout) des séries britanniques (Absolutely Fabulous, Bean, Spaced…). A ce moment-là, j’ai systématiquement envie de citer une des séries de Graham Linehan (vous connaissez mon amour éternel pour Black Books et Father Ted par exemple). Mais si je devais en garder une seule dans cette catégorie (parce que je ne veux pas tricher), je ne parlerais que de la cultissime série geek The IT Crowd. Je vous assure qu’en cas de coup de blues, il m’arrive de revoir certains épisodes (notamment un en particulier) parce que je sais qu’ils vont me faire un bien fou. En fait, j’ai envie de dire que tous les épisodes sont hilarants et te redonnent la patate.

♣ LA TRISTESSE ♣

Le tout dernier épisode de Six Feet Under est d’une tristesse infinie ! Il s’agit pour moi de l’épisode le plus émouvant et le meilleur final toutes séries confondues. J’essaierai un de ces quatre de vous parler de cette mythique série que je suis en train de revoir. J’ai beau lui trouver des imperfections (surtout durant mon deuxième visionnage), cette fin me fait toujours autant chialer. Chaque épisode débutait par la mort d’un quelconque personnage puis s’affichait sur un fond blanc le nom de l’individu en question accompagné des années de naissance et de mort. Cette fois-ci, alors que la jeune Claire Fisher s’en va mener sa vie ailleurs, on voit ce que les personnages vont devenir dans le futur… et surtout comment et quand ils vont mourir. Nous nous sommes attachés aux Fisher et à leurs amis pendant cinq saisons et on a déjà supporté quelques épisodes le décès déchirant d’un personnage clé. Pour ma part, lorsque je regarde cette fin, je pleure de tout mon corps systématiquement !

♣ LA SURPRISE ♣

J’avais envie de parler de ma très récente découverte : The Escape Artist ou en « VF » Perfect Crime avec les talentueux David Tennant et Toby Kebbell. Ca ne vous dit rien ? Pourtant, cette mini-série britannique a connu récemment son remake français (que je n’ai pas encore vu), La Main du Diable avec Grégory Fitoussi, Joey Starr et Mélanie Doutey. Construit en deux épisodes, Perfect Crime a su me clouer jusqu’à la dernière minute avec un véritable retournement de situation assez surprenant. L’histoire ? Celle d’un avocat brillant (Tennant) qui réussit à innocenter un gros psychopathe (Kebbell). A la fin de ce procès, l’avocat en question refuse de serrer la main à son client. Il va alors vivre un véritable cauchemar, son client décidant de se venger de la pire des façons. Comment se sortir (et se venger également) d’une situation désespérée notamment en manipulant la justice ? Cette série mérite vraiment le retour !

Photo David Tennant, Sophie Okonedo

♣ L’HYSTERIE ♣

J’ai beaucoup d’affection pour la série de Tina Fey Unbreakable Kimmy Schmidt même si pour moi cette série a ses défauts ou (selon le point de vue) il faut savoir suivre son point de vue qui est sans concession. Les couleurs sont volontairement criardes et kitsch, les gags sont cartoonesques, les répliques bourrées de références s’enchaînent, les personnages caricaturaux et sourient beaucoup (tu as mal pour la mâchoire de Kimmy par moments) etc… Je la classe dans « hystérie » mais je n’ai pas voulu prendre ce mot négativement. Au contraire, cette série déborde de positivité malgré son sujet grave (le retour à la société d’une femme kidnappée durant son enfance). Et je ne me lasse pas du tube (et à l’ode aux… bref, vous avez compris) Peeno Noir bien sûr (je pense que je vais changer ma sonnerie de portable, ça va le faire dans la rue) !

♣ LA NOSTALGIE ♣

Beaucoup de séries pourraient largement entrer dans cette catégorie : La Petite Maison dans la Prairie, Docteur Quinn : Femme médecin, Une nounou d’enfer, Charmed, Buffy contre les vampires, Les Razmokets, Les Totally Spies, les séries de K2DA… Mais selon moi, LA série de mon enfance est Malcolm, une sitcom assez différente de ce qu’on peut voir habituellement. On s’attache à cette famille de la middle class aussi ordinaire que barrée. Son générique avec la chanson de They Might Be Giants « Boss of Me » est également culte et donne le ton d’entée ! La carrière de Bryan Cranston après Malcolm me réjouit, son succès est entièrement mérité.

Malcolm : Photo Bryan Cranston, Christopher Masterson, Erik Per Sullivan, Frankie Muniz, Jane Kaczmarek

♣ LA PEUR ♣

J’aurais eu tendance à répondre un peu naïvement American Horror Story (qui m’a souvent jetée les jetons) mais Twin Peaks reste la série qui m’a le plus effrayée (même si son genre reste… indescriptible). Bob est certainement un des « personnages » les plus flippants de l’histoire de la télévision. Et dire que son interprète, Frank Silva, était juste un technicien qui a obtenu le rôle par hasard, en restant coincé par accident sur le plateau durant le tournage du premier épisode. Il n’y a pas que Bob qui est effrayant : toute l’ambiance est très pesante et d’une grande étrangeté. L’histoire semble réelle avec cette relecture du soap, pourtant l’onirisme n’est jamais bien loin. Le dernier épisode de la deuxième saison m’a littéralement crispée. Bref je vous raconte pas à quel point j’attends la saison 3 (avec une pointe d’appréhension).

♣ LA COLERE ♣

Certains épisodes de New York Unité Spéciale m’ont vraiment foutu en rogne (on parle forcément de viol et autres choses aussi sombres et dégueulasses), y a plus funky dans la vie). Il y a une époque où je dévorais tous les épisodes. Je crois que j’en ai tellement vu que ça a fini par me dégoûter. Mais je pense surtout aux révélations sur l’identité de l’assassin du petit Danny Latimer à la fin de la première saison de Broadchurch mettent forcément en colère n’importe quel individu. J’ai ressenti la colère des personnages, que ce soit les proches de la victime ou ceux du tueur. La saison 3 (et visiblement dernière) devrait arriver bientôt en France, j’ai hâte de la découvrir !

Photo David Tennant, Olivia Colman

Pronostics Oscars / Césars

Je l’avais annoncé sur Twitter (pour les petits malins qui me suivent) : je publie mes pronostics à la fois pour les Oscars et les Césars. Autant voir les choses en grand ! Il y a des années où j’ai le feeling et où je trouve pratiquement tout, d’autres où je peux évidemment commettre quelques / beaucoup d’ erreurs (je ne suis pas voyante !). Je prends donc le risque de me planter royalement en y laissant des traces ! Bref, le but est surtout de m’amuser et d’échanger avec vous. Certes, les Oscars et les Césars, ce n’est pas si important que ça (dans le sens où un film n’est pas supérieur ou intouchable parce qu’il a reçu une de ces récompenses : après tout, il y a de grands films et grands artistes qui n’ont jamais eu droit à ce type de récompenses). Je trouve que (comme Cannes) c’est surtout le moyen d’exposer le cinéma un peu plus que d’habitude au grand public : i y a finalement un côté festif bienvenu (vu l’état actuel de la promotion de la culture) mais surtout c’est aussi un moyen d’échanger entre cinéphiles. Pour moi, c’est aussi un excellent moyen de promouvoir les merveilleux techniciens contribuant au septième art, même s’il faut se rendre à l’évidence : on va évidemment encore surmédiatiser les stars. Mais comme je suis quelqu’un qui préfère voir le verre à moitié plein, je dirais juste que c’est mieux que rien.

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

OSCARS 

Mes pronostics ont pas mal évolué durant ces quatre derniers mois. Je pariais au début sur un partage de prix, du style :

  • Meilleur film : Moonlight / meilleur réalisateur : Damien Chazelle pour La La Land

En effet, depuis son passage dans certains festivals ou autres types de ce genre où il a raflé de nombreuses récompenses ainsi que son Golden Globe du meilleur film dramatique, Moonlight reste un outsider à prendre en compte. Cela dit, vu comme sont en train de tourner wicles choses, je pense de plus en plus que La La Land va faire péter les records. Ses 14 nominations le classent déjà dans les records (seuls Titanic et Eve de Joseph Mankiez avaient décroché ce record de nominations). Et puis, après tout, Le Seigneur des Anneaux : le retour du roi de Peter Jackson a égalisé le record d’Oscars – 11 (comme Ben-Hur de et Titanic de James Cameron) – en 2004, ça commence à dater !

Moonlight : Photo Alex R. Hibbert, Mahershala Ali

Bref, à quelque chose près (peut-être qu’il laissera sa place dans deux ou trois catégories), La La Land va remporter beaucoup d’Oscars techniques mais aussi les Oscars principaux. Je suis persuadée, malgré ses prix américains (dont le Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame), que notre Isabelle Huppert nationale n’aura pas l’Oscar (c’est déjà bien qu’elle soit nommée pour la première fois de sa carrière – même si le film n’a aucune production américaine – les Oscars se prennent parfois pour les maîtres du monde, ça a tendance à m’agacer). Non, je pense que c’est Emma Stone, lauréate de la coupe Volpi à Venise, qui va l’avoir. Et je pense aussi que son partenaire, Ryan Gosling, a de plus en plus de chances de remporter aussi cette récompense si je pars du principe que La La Land peut tout faire péter. Pourtant, depuis décembre, comme beaucoup de gens, j’étais vraiment prête à parier sur Casey Affleck dans Manchester by the sea. L’éternel second rôle ou acteur de petits films indépendants américains, et aussi au passage éternel frère de, est en train de devenir une valeur sûre du cinéma tout court, on retient de plus en plus son nom et surtout son talent. C’est déjà une belle chose qu’il ait pu avoir le Golden Globe du meilleur acteur dans un drame. Cela dit, je doute vraiment à l’heure actuelle qu’il puisse avoir l’Oscar (même s’il enchaîne les récompenses à droite et à gauche, notamment hier le BAFTA : bref, il faut être réaliste, il reste le favori) principalement à cause de son passé : même si le scandale n’a pas vraiment pété (cela lui laisse encore une chance), Affleck a une affaire de harcèlement sexuel sur le dos qui pourrait lui jouer des tours. A une échelle plus élevée, le film The Birth of the Nation, qui devait, depuis sa présentation à Sundance, être le favori aux Oscars, n’a finalement pas été retenu dans la course (tout comme aux Golden Globes), le réalisateur Nate Parker étant accusé de viol. Et on a vu en France avec Roman Polanski qui devait être le Président aux Césars mais qui a dû y renoncer suite à la polémique.

Elle : Photo Isabelle Huppert

En ce qui concerne les acteurs secondaires (pour une fois, La La Land est absent !), je parie sur Mahershala Ali pour Moonlight (même si pour tout vous avouer, je me méfie aussi de Dev Patel pour Lion, mais bon je joue le jeu, je donne donc un seul choix) et Viola Davis pour Fences. Le premier serait pour donner du poids à la présence de Moonlight au palmarès, qui reste un challenger intéressant. De plus, Mahershala Ali devient de plus en plus présents dans le cinéma américain. J’avais d’ailleurs parié sur lui aux Golden Globes, la victoire d’Aaron Taylor-Johnson dans Nocturnal Animals (même si elle est méritée) m’ayant surprise. Et je ne pense pas que Michael Shannon, nommé pour le film de Tom Ford comble l’absence de nomination de Taylor-Johnson (absence vraiment injuste au passage). Quant à Viola Davis, cela fait un moment qu’on la voit traîner autour des nominations, elle a remporté assez récemment un Emmy Award pour la série How to get with murder (la première actrice noire à l’avoir). On va dire qu’elle est dans le mouv’ et que ça ne peut que la servir. Son Golden Globe dans le film de Denzel Washington devrait lui donner ce petit coup de pouce nécessaire (même si encore une fois un Golden Globe ne signifie pas qu’on aura systématiquement l’Oscar).

Fences : Photo Denzel Washington, Viola Davis

Pour la catégorie scénario original, même si on pourrait parier encore une fois sur La La Land (je vous le dis : il peut tout déchirer), étrangement je ne pense pas qu’il remporte dans cette catégorie. Je vois une sorte de combat entre Comancheria et Manchester by the Sea (je penche plus pour ce dernier). Si je pars aussi du principe qu’il est outsider, Moonlight devrait remporter celui du meilleur scénario adapté (même s’il ne remporte pas l’Oscar du meilleur film, ce type d’Oscar, faisant partie des prix principaux, lui donne un certain poids). Dois-je aussi préciser que La La Land devrait remporter les Oscars de la meilleure chanson et de la meilleure musique ?

Manchester By the Sea : Photo Casey Affleck, Lucas Hedges

Dans les derniers paris, sans trop prendre de risques encore une fois, je commencerais par Toni Edrmann qui devrait gagner l’Oscar du meilleur film étranger (en plus, Elle n’a pas été nommé, ce qui lui laisse encore plus de chances). Cela dit, certaines éditions nous ont prouvé qu’il y avait parfois des surprises dans cette catégorie. Par contre, dans la catégorie « meilleur film d’animation », vu son succès critique et public, on ne peut que parier sur Zootopie. Enfin en film documentaire, en reconnaissant avoir eu des difficultés à faire un choix, par rapport à son actualité et son Ours d’or à Berlin, je me dis que c’est peut-être Fuocoammare qui pourrait le remporter même si là je ne mettrais pas du tout mes deux mains à couper (sur le papier, il y a de sacrés concurrents avec des sujets également très actuels). Allez, pour le dernier pari concernant les Oscars, je dirais que Star Trek Beyond remporter l’Oscar des meilleurs maquillages et costumes !

Tu ne tueras point : Photo Andrew Garfield

CESARS

Passons maintenant aux Césars. Je ne suis pas une pro cinéma américain (j’aime d’ailleurs beaucoup le cinéma européen), loin de là, mais je dois avouer que je suis moins le cinéma français que le reste. De plus, soyons réalistes : la cérémonie des Césars, en dehors de quelques exceptions, est globalement chiante (alors qu’en général, les Oscars, ça envoie du pâté).

Sur le papier, vu que le film s’exporte bien aux Etats-Unis (notamment via ses nominations et récompenses), Elle devrait remporter quelques prix. Pour moi, Paul Verhoeven et David Birke devraient remporter respectivement les Césars du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation. J’ai aussi envie de faire le pari suivant (sans prendre trop de risques) : Elle devrait permettre à Isabelle Huppert de remporter le César de la meilleure actrice. Cela dit, ne parlons pas trop vite (non, mes paris ne sont pas totalement francs du collier) : depuis sa sortie, je me méfie beaucoup de Victoria de Justine Triet. Je ne serais vraiment pas étonnée de voir Virginie Efira remporter le César. Souvenons-nous d’Omar Sy qui avait eu le César alors que notre Jeannot national était devenu une star internationale et avait triomphé aux Oscars ! Nous ne sommes plus à une surprise près !

Victoria : Photo Virginie Efira

Surtout, je me rappelle aussi de ces gens (presse, blogueurs etc…) qui voyaient Elle remporter la Palme d’or, rien que ça ! Sans avoir vu le film en mai dernier (je l’ai découvert plus tard et donc assez récemment), sur le papier, je ne voyais pas comment il pouvait gagner un si haut prix avec un tel sujet, même s’il est bien traité ou quoi que ce soit. Le film a beau avoir été apprécié en majorité par la presse, je ne sais pas si des membres d’une académie peuvent en revanche réellement l’aimer (même si des prix me prouveront le contraire), au point de le récompenser. Je pense de toute façon que les prix seront (contrairement aux Oscars) assez répartis. Bref, tout ça pour vous dire que je me méfie donc de deux films. Il y a en premier ce fameux Victoria qui permettra à Virginia Efira d’être la outsider de la soirée. Je pense aussi à Divines de Houda Benyamina (une très bonne surprise). Je mettrai mes mains à couper qu’il va remporter les Césars du meilleur premier film et du meilleur espoir féminin. Et je vais même tenter de faire le pari suivant : et si c’était Divines qui battait Elle dans la catégorie « meilleur film » tout court ? Je crois totalement en cette possibilité. Ne négligeant toujours pas Victoria et Divines, à mon avis, l’un des deux va remporter le César du meilleur scénario original. Je vais parier pour Victoria mais sans mettre mes mains à couper.

Divines : Photo Oulaya Amamra

Pour le césar du meilleur espoir masculin (vu qu’on parlait de l’espoir féminin), j’ai un peu plus de mal à me prononcer mais pour me lancer, je parie sur Kacey Mottet Klein (pour Quand on a 17 ans d’André Téchiné), qu’on voit de plus en plus. Parlons aussi du film de Xavier Dolan, Juste la fin du monde. Il participe aux catégories françaises (vu sa co-production) mais est aussi nommé dans la catégorie meilleur film étranger. Dans cette catégorie en question, là non plus je ne vais pas troooop prendre de risque, mais il y a de fortes chances pour que Toni Edrmann de Maren Ade (donc bien parti aussi pour les Oscars) remporte le César. Cela dit, je pense que Juste la fin du monde ne repartira pas les mains vides. Même si j’ai eu beaucoup de mal à déterminer un choix, Nathalie Baye pourrait remporter le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Personnellement, j’aimerais beaucoup que Gaspard Ulliel le remporte parce que je l’ai trouvé absolument renversant dans ce rôle. Mais j’ai tendance à penser que Fabrice Luchini va l’avoir pour Ma Loute.

Juste La Fin Du Monde : Photo Gaspard Ulliel, Nathalie Baye

Ma vie de courgette devrait remporter le César du meilleur film d’animation tandis qu’en documentaire, malgré une forte concurrence, je vois Voyage à travers le cinéma français vainqueur. Quant à Ibrahim Maalouf, il est pour moi le favori pour remporter le César de la meilleure musique pour Dans les fôrets de Sibérie. En vrac, voici mes derniers paris : meilleurs costumes pour Une vie, meilleure photo pour Frantz, meilleur montage pour Dolan et meilleur son pour L’Odyssée.

Frantz : Photo Paula Beer, Pierre Niney

Bref, je m’aperçois qu’écrire ses pronostics reste bien difficile (c’est plus facile à balancer oralement ses idées devant tout le monde, au moins il n’y a pas de traces !) et je n’ai aucune idée si je suis dans le vrai ou non. Partagez en tout cas votre avis (et on ne s’engueule pas s’il vous plait les gens !) et de toute façon je ferai certainement une mise à jour de mon propre article après les deux cérémonies.

Girl Crush Tag

J’avais écrit en août dernier Ma Liste de Ross – version hommes. Je le fais aujourd’hui avec la version femmes ! Le but n’est pour moi d’établir un classement de mes actrices préférées ni celles que je trouve les plus belles : c’est une sorte de compromis entre les deux.

Meryl Streep 

Meryl Streep en « girl crush », tu déconnes Tina ? Non. On ne va pas revenir mille ans sur la carrière incroyable de Meryl (triplement oscarisée – pour l’instant ?), ni sur son talent indiscutable. On sait à quel point elle est douée (le mot me semble faible) et écrase souvent tout sur son passage. Meryl a aussi réussi parce qu’elle dégage quelque chose et qu’elle a une vraie personnalité, avec des valeurs pas toujours évidentes à défendre à Hollywood. On lui a refusé des rôles parce qu’elle n’était (soi-disant) pas jolie tout ça parce qu’elle ne correspondait pas nécessairement à certains critères de beauté. Elle n’a jamais eu le physique d’un mannequin et pourtant je la trouve très belle à tous les âges. Pour être honnête, j’aimerais vieillir aussi bien qu’elle ! Ca fait du bien de voir une actrice qui  qui sait qu’elle n’a plus rien à prouver (elle le dit elle-même), continue à s’éclater dans des films très différents, en assumant son âge, son physique et même ses expressions.

meryl

Sarah Paulson 

Comme beaucoup (vu comment a tourné sa carrière), j’ai découvert Sarah Paulson très récemment. Je l’avais d’abord vue – sans m’arrêter sur elle – dans 12 Years a slave de Steve McQueen. Surtout, je l’ai tout de suite adorée dans toutes les saisons de American Horror Story, capable d’aborder différents types de rôles. Son rôle dans l’époustouflante série American Crime Story ne fait que confirmer son talent. Et là je me pose la question suivante : pourquoi a-t-elle été révélée aussi tardivement alors qu’elle est tout simplement excellente et est une des meilleures actrices du moment ? Je suis persuadée qu’elle a encore beaucoup de choses à offrir en dehors des séries anthologiques de Ryan Murphy. Côté crush ? Naturellement belle, souriante, classe sans en faire des caisses et capable de porter toutes les coupes et couleurs de cheveux possibles !

sarah

Jessica Chastain

Elle a été révélée par l’énigmatique film de Terrence Malick, The Tree of Life. Jessica Chastain est devenue la nouvelle figure phare du cinéma américain, alternant succès populaires (La Couleur des Sentiments de Tate Taylor, Interstellar de Christopher Nolan ou encore Seul sur Mars de Ridley Scott) et films indépendants (Take Shelter de Jeff Nichols ou A Most Violent Year de J.C. Chandor). Certainement une des meilleures actrices de sa génération, elle a déjà une filmographie intéressante et conséquente alors qu’elle a débuté sa carrière au cinéma en 2008. Selon moi, elle méritait de remporter l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation intense dans le film de Kathryn Bigelow, Zero Dark Thirty. Mais je suis certaine qu’elle finira par en avoir un. Elle a beau être belle et élégante (avec un physique identifiable), pour moi elle a le mérite d’avoir réussi par son talent et son audace. Très présente sur les réseaux sociaux (coucou son chien Chaplin !), engagée dans plusieurs associations, Jessica Chastain semble (après je ne la connais pas non plus en privé, heiin) être une femme sympathique.

jessica

Cate Blanchett

Il y a peu d’actrices actuelles qui ont la classe des actrices d’avant tout. Cate Blanchett fait partie de ces exceptions. En plus de sa ressemblance physique, ce n’est pas étonnant qu’elle ait incarné l’indescriptible Katharine Hepburn dans Aviator de Martin Scorsese qui lui avait permis de remporter son premier Oscar (en second rôle). La classe, qui lui permet de se cacher derrière cette apparence, elle l’a aussi dans Blue Jasmine de Woody Allen. Elle remporte son deuxième Oscar (premier rôle cette fois-ci). Pas un hasard. Cate Blanchett est une immense actrice au physique à la fois magnifique et particulier (et naturel au passage), sachant s’adapter aux différents physiques pour ses rôles. Elle sait prendre le temps de choisir des projets intéressants ou des rôles qui présentent pour elle un intérêt (sa filmographie est assez variée), elle s’est aussi occupée de sa compagnie de théâtre (la Sydney Theatre Compagny) au point d’avoir refusé pendant cinq ans beaucoup de rôles au cinéma.

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Emma Watson

Dans la version masculine de ce TAG, j’avais évoqué Daniel Radcliffe. Cette fois-ci, je parle de sa célèbre partenaire de la saga Harry Potter, Emma Watson. Une des seules jeunes de ce TAG d’ailleurs (on a que trois ans d’écart). Et ce n’est pas n’importe quelle jeune femme. En tant qu’actrice, elle dégage quelque chose de frais et je suis certaine qu’elle va continuer à bâtir une carrière solide. Rien que ses choix après la saga des sorciers montre qu’elle ne fait pas n’importe quoi. En dehors de son travail d’actrice, Emma Watson n’a pas hésité à continuer ses études (en littérature anglaise) et est diplômée de l’Université Brown en 2014. Certes, en soi ce n’est pas exceptionnel de suivre des études mais quand on voit beaucoup de stars / des gens un peu connus arrêter leurs études à cause de leur célébrité, Watson fait partie de ces quelques exceptions (surtout à son niveau de célébrité). Elle défend aussi un féminisme qui me correspond. Enfin, je trouve qu’elle a une beauté iconique tout en restant naturelle (je ne sais pas combien de fois je vais employer ce terme mais le naturel est pour moi quelque chose de très important).

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Keira Knightley

Sa diction est parfois pénible mais Keira reste une actrice fraîche, pétillante, naturelle, discrète et attachante. Keira a multiplié les projets depuis ses débuts (dans un petit rôle) dans l’épisode I de Star Wars de George Lucas : les films en costume (Orgueil et préjugés / Reviens-moi / Anna Karénine de Joe Wright, The Duchess de Saul Dibb), les comédies et comédies romantiques (Love Actually de Richard Curtis, Joue-la comme Beckham de Gurinder Chadha, New York Melody de John Carney) ou encore les films d’aventure (la trilogie Pirates des Caraïbes de Gore Verbinski) pour ne citer que ces films-là. Mine de rien, du haut de ses 31 ans, elle a déjà une filmographie assez diverse, de beaux rôles aussi (pas toujours évident vu comme on prend les femmes pour des potiches au cinéma) et je suis certaine que ce n’est pas terminé, loin de là.

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Amy Adams

Une autre remarque va alors vous venir à l’esprit en lisant ce TAG : oui, je suis sensible aux rouquines ! Comme beaucoup de spectateurs, j’avais déjà croisé Amy Adams dans le remarquable Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg mais j’ai surtout eu le coup de coeur pour elle en 2007 dans le surprenant Il était une fois de Kevin Lima. Depuis, j’ai essayé de voir un max de ses films : elle est lumineuse dans Sunshine Cleaning de Christine Jeffs, subtile dans Doute de John Patrick Shanley, pétillante dans le sympathique Julie et Julia de la regrettée Nora Ephron, intense dans Fighter de David O. Russell, ou encore déstabilisante dans The Master de Paul Thomas Anderson. Amy Adams continue de construire sa carrière avec des réalisateurs intéressants, entre films à gros budgets (Man of Steel / Batman v Superman de Zach Synder) et cinéma indépendant (Her de Spike Jonze).

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Kate Winslet

Kate Winslet a totalement sa place dans ce TAG, dans ma vision de la femme au cinéma et dans la société. Belle et sensuelle sans passer par la case chirurgie esthétique et régimes à tout prix, capable de montrer autant sa douceur et sa force, amie fidèle de Leo DiCaprio (oui, je trouve ça trop choupinou), Kate Winslet a toujours eu du goût pour choisir ses films et ses rôles. Même si je ne suis pas une immense fan de Titanic de James Cameron (mon avis est moins sévère qu’avant), Winslet incarne un des personnages féminins les plus intenses du cinéma. On ne peut pas limiter l’incroyable Kate au rôle de Rose. Kate est touchante dans Eternal Sunshine… de Michel Gondry, bouleversante dans The Reader de Stephen Daldry, pétillante dans The Holiday de Nancy Meyers, géniale dans Neverland de Marc Forster… on pourrait continuer longtemps ainsi. Pour moi, elle sait « tout » jouer et s’adapter aisément dans des univers différents.

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Julianne Moore

Encore une rousse, décidément je les aime (la couleur doit être représentatif du côté piquant des femmes honorées aujourd’hui) ! Julianne Moore, une des seules actrices (avec Juliette Binoche, qui aurait pu aussi être citée dans ce billet) à avoir remporté un prix d’interprétation dans les trois plus grands festivals de cinéma (Cannes, Berlin et Venise), est talentueuse et a eu jusqu’à présent des projets cinématographiques assez divers. Ses interprétations ont su me bouleverser à plusieurs reprises (The Hours de Stephen Daldry, Loin du Paradis de Todd Haynes ou encore Magnolia de Paul Thomas Anderson).  Il s’agit aussi pour moi d’une des plus belles actrices du moment (j’ai presque envie de dire de tous les temps), qui devient de plus en plus sexy (n’ayons pas peur des mots) en prenant de l’âge. Ca fait du bien face au jeunisme !

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Carey Mulligan

Choueeette, j’ai vu le 3/4 de sa filmographie ! Ok, je triche : sa filmographie est pour l’instant courte. Sa carrière se construit lentement mais sûrement. Révélée dans le remarquable Une Education de Lone Scherfig (pour lequel elle avait été nommée aux Oscars et avait été récompensée par le BAFTA), l’adorable Carey Mulligan a su trouver des rôles intéressants défendant admirablement bien la place des femmes dans la société et plus généralement au cinéma. Je l’ai énormément aimée dans l’adaptation du roman de Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg, Never Let Me Go de Mark Romanek et plus récemment dans Les Suffragettes de Sarah Gavron. Elle tient des rôles plus « secondaires » dans les excellents Drive de Nicolas Winding Refn et Shame de Steve McQueen mais elle n’a rien d’une potiche, loin de là !

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Halloween Movie Tag

C’est bientôt Halloween, une fête que j’aime célébrer tranquillement en me matant des films. Pour cette grande occasion, j’ai crée un petit TAG en rapport avec cette fête et le cinéma d’horreur en général. Vous pouvez évidemment vous amuser à répondre à ce TAG ici en commentaires ou sur vos propres blogs. C’est parti !

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1) Ton premier film d’horreur ?

Je pense que c’était Scream du regretté Wes Craven. J’étais encore à l’école primaire (la fin dans mes souvenirs) et mon père (si vous me suivez, il m’a pas mal aidé à découvrir le cinéma et la littérature d’horreur) avait acheté la trilogie en VHS. Mine de rien, enfant, j’avais trouvé la trilogie très effrayante et choquante (mais ça va, pas traumatisée non plus, loin de là) mais très plaisante. J’étais archi-fan de Sidney Prescott (vraiment dommage qu’on ne voit pratiquement plus Neve Campbell) ! J’ai revu la trilogie d’origine cette année (mais pas revu le 4 même s’il m’avait beaucoup plu), avec un regard d’adulte, ce qui ne fait pas de mal ! Le 3 est (comme dans mes souvenirs) moins bon (mais honnêtement je l’ai trouvé regardable). En revanche, j’ai vraiment pris un certain plaisir à redécouvrir les deux premiers films qui portent un regard remarquable sur le slasher.
Il y a aussi Creepshow de George Romero même si j’ai peur de les revoir, peur que ça ne me fasse plus peur, que je trouve ça cheap ! Certains courts m’ont vraiment marquée, comme Le Radeau par exemple. Enfin, enfant, même s’il ne s’agit pas d’un film d’horreur, Fantômes contre fantômes de Peter Jackson (pour moi ce film est une référence) m’effrayait même si aujourd’hui, je le regarde d’un autre oeil, forcément un peu plus amusée.

2) Ton film d’horreur préféré ?

Ma réponse ne va pas être hyper originale mais c’est pas très grave. J’hésite vraiment entre L’Exorciste de William Friedkin (que j’ai découvert il y a seulement quelques mois – comme quoi il n’est jamais trop tard), Shining de Stanley Kubrick (que j’ai découvert – de tête – au début de mes années collège) et Psychose d’Alfred Hitchcock. Mais j’en aime beaucoup d’autres, je vous rassure (j’ai juste évité de faire une liste de courses !).

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3) Le film d’horreur que tu détestes ?

C’est tellement naze que je ne sais même pas si on peut appeler ça de l’horreur… De tête, Paranormal Activity 1 et 2 (pardi, je n’ai pas osé regarder les suites, déjà que je ne sais même pas comment j’ai fait pour avoir vu le deuxième opus). Il n’y a vraiment rien d’effrayant dans cette saga. Hoooo une porte qui claque, j’ai peuuuur ! Ooooh on filme que dalle, c’est effrayant ! Pas loin je mettrais Cursed de Wes Craven (si, si) et Blair Witch 2, des machins débiles mal réalisés, avec des personnages particulièrement cons (et évidemment joués comme des manches) et surtout les histoires ont été écrites avec du PQ sans déconner ! Après j’en suis sûre qu’il y a des tas de films peut-être encore plus mauvais que ceux que j’ai cités. Je suis curieuse de nature mais je ne vais pas non plus m’amuser à me taper toutes les daubes possibles !

4) Le film d’horreur que tu trouves sous-estimé ?

Sans crier au chef-d’œuvre, j’avais été très agréablement surprise par La Dame en Noir de James Watkins avec Daniel Radcliffe. J’avais trouvé le roman d’origine du même nom par Susan Hill assez décevant. Je ne dis pas que c’est le film (un hommage réussi selon moi à la Hammer) le plus effrayant que j’ai vu mais pourtant, par des touches a priori simples, j’ai quand même eu les chocottes ! Je citerais aussi The Faculty de Robert Rodriguez. Malgré son statut de film culte, j’ai l’impression qu’il y a encore une sorte de méfiance voire même du mépris envers ce film et plus généralement envers les slashers (et même envers les teen-movies).

La Dame en noir : photo Daniel Radcliffe, James Watkins

5) Le film d’horreur que tu trouves surestimé ?

J’en citerais clairement deux, même si je dois certainement en oublier. Le premier est Le Projet Blair Witch réalisé par Daniel Myrick et Eduardo Sanchez. Je ne le déteste pourtant pas (même si ce n’est – vraiment – pas effrayant). Il ne se passe pas grand-chose mais à chaque fois je l’ai regardé sans difficultés (de tête quatre ou cinq fois). Mais je ne le trouve tout de même assez plat, on voit finalement pendant 1h30 des gens hurler, pleurer (avec la morve dégueulasse qui coule façon La vie d’Adèle). Je me suis amusée à lire des théories sur ce film. J’adore lire ou en trouver, c’est évidemment toujours intéressant de voir plus de profondeur dans un film. Mais là en fait je me suis aperçue que tout ce que j’ai pu lire ou entendre consolidait encore plus mon avis : un film foutoir partant dans tous les sens, qui se veut mystérieux et intelligent alors qu’en réalité il cache de sérieuses lacunes. Amityville, la maison du Diable de Robert Rosenberg m’a aussi énormément déçue. J’avais découvert le remake quelques années auparavant, je me suis dit que la version originale devait forcément être bien au-dessus etc… J’ai pas trouvé le résultat minable mais je m’attendais à quelque chose de plus effrayant. Or, soi-disant pour faire monter la tension, il ne se passe pas grand-chose, c’est assez mou, j’ai pas trouvé qu’il y avait réellement une atmosphère. Je ne reviendrai pas dessus en détail (je pense que je me suis suffisamment exprimée sur le sujet) mais je citerais aussi volontiers It Follows !

6) Le film d’horreur / le film dont tu n’as pas trouvé le courage de le regarder ?

Au fond, il y en a plein ! Je suis très contradictoire (j’imagine comme beaucoup de spectateurs) : en général, j’aime les films d’horreur et en même temps j’ai peur d’avoir peur (surtout que j’ai une sorte de phobie pour tout ce qui touche aux yeux). Cela va paraître assez étrange mais il y en a un qui me terrifie d’avance : La Part des Ténèbres de George Romero, adapté du roman de Stephen King (publié sous le pseudonyme Richard Bachman). J’ai le dvd chez moi, des gens de ma famille l’ont vu, mais rien à faire, rien que l’histoire (et notamment ce qu’on a pu me raconter) m’effraie ! Si ça se trouve, je me fais des films toute seule mais je ne me sens toujours pas de le regarder (si des gens l’ont vu, dites-moi si c’est vraiment effrayant ou non). Après je refuse aussi de regarder des films (peu importe qu’ils soient classés dans le genre horreur ou non) d’une violence extrême du style A Serbian Film (de Srdjan Spasojevic), Philosophy of a knife (Andrey Iskanov) ou encore The Human Centipede (Tom Six). Franchement, c’est – vraiment – au-dessus de mes forces. Déjà, Salo et les 120 journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini c’était déjà très difficile à regarder en entier, j’ai dû mettre deux jours pour le regarder en entier avec une poubelle à côté !

7) Le film d’horreur qui t’a empêché de dormir ?

On ne se fout pas de ma gueule mais c’est le remake d’Amityville d’Andrew Douglas avec Ryan Reynolds qui m’a vraiment fait flipper. Je ne sais comment j’ai fait pour rester dans la salle mais j’en pouvais plus, j’ai vraiment hurlé de peur, j’ai serré comme une dingue les poignets de ma frangine (et rien qu’en recherchant des photos pour le billet, je me sens pas bien !). Juste après je me suis tapée exprès une daube avec Jennifer Lopez, Sa mère ou moi de Robert Luketic, juste pour pouvoir décompresser un max. Mais cela ne m’a pas empêchée de faire des cauchemars. Je revois toujours cette scène dans ma tête avec le babysitter dans le placard, un traumatisme. Je n’ai pas revu ce film depuis et j’avoue que je serais incapable de dire s’il est bon ou pas. Mais il faut se remettre dans le contexte. Lorsque je l’ai vu en salles, j’avais à peine douze ans, je me la pétais avec ma carte d’identité où il y avait encore ma tronche de bébé dessus ! Le remake de Mirrors (huumm je n’ose même pas voir la version originale !) par Alexandre Aja avec cette affreuse scène de l’arrachage de mâchoire m’a carrément fait quitter la salle ! Enfin, même s’il ne s’agit pas d’un film d’horreur (allez j’avoue tout, foutez-vous de ma gueule !), la trilogie 20th Century Boys m’a vraiment mise mal à l’aise le soir avant d’aller me coucher. J’avais l’impression qu’il y avait dans ma chambre ce type avec son masque qui me fixait quelque part !

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8) Ton costume d’Halloween issu d’un film en particulier?

J’aime beaucoup le costume de Freddy Krueger des Griffes de la Nuit de Wes Craven. On n’est pas obligés d’être un expert en maquillage pour se déguiser en Freddy. J’ai toujours aimé les tshirts / pull rayé rouge et noir ou rouge et vert foncé. Ca avec le chapeau, ça fait largement l’affaire ! Après niveau costume et maquillage simple, j’aime bien aussi les déguisements de Morticia et Mercredi Addams ! Evidemment, dans le même genre, on peut décliner ce costume ! Après, pour un maquillage un petit plus bossé (mais pas non plus impossible à faire) avec un costume accessible (on trouve des vêtements de ce genre à H&M par exemple), je propose aussi celui de Beetlejuice !

9) La série (ou épisode) qui t’a le plus effrayé ?

American Horror Story est pour moi actuellement une des meilleures séries reprenant les codes de l’horreur. Evidemment, je regarde cette série sans me cacher les yeux avec un oreiller. Mais elle fait tout de même son effet. Après c’est sûr qu’il y a des saisons plus effrayantes que d’autres (les deux premières, Murder House et Asylum, sont les plus flippantes, même si Freak Show était pas mal dosé dans son genre). Même la dernière saison Roanoke m’a offert quelques beaux frissons (j’espère pouvoir en reparler sur le blog). Et puis rien que les différents génériques (sauf pour la dernière saison… il n’y en a pas et je suis triste !) me foutent la trouille ! Comment aussi ne pas penser à une de mes séries cultes, Twin Peaks (oui, oui, oui, vivement la saison 3) ! Je stresse rien qu’en repensant à Bob et encore il n’y a pas que ça (honnêtement, les derniers plans du dernier épisode de la saison 2 me fait toujours quelque chose) ! Après, je pense évidemment à l’épisode culte Hush de la quatrième saison de Buffy contre les vampires. Cette saison m’a fait décrocher de la série (alors que j’ai adoré les trois premières saisons) mais cet épisode a marqué les esprits ! Il y a aussi plusieurs épisodes de The Walking Dead qui m’ont bien retournée !

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10) Le monstre que tu préfères ?

Dans l’ensemble, je ne suis pas hyper compliquée (vampires, sorcières, fantômes, autres trucs improbables) même si je reconnais avoir moins d’affinités avec les loups-garous (mais après si le film est bon, je surmonte facilement ma petite réfraction). Après, je reconnais être légèrement plus fan des films de zombies – je fais de mon mieux pour en découvrir encore plus. Si vous voulez d’ailleurs un de ces quatre un billet spécial zombies (ou autre type de monstres d’ailleurs), ne vous gênez pas, exprimez-vous !

Dragon Loyalty Award

Ca fait depuis des mois que je suis censée répondre à ce tag. Je m’excuse vraiment auprès de Lilylit ! Je ne tague personne, chacun est libre de faire ce qu’il veut du moment qu’il s’éclate ! Le tag est très simple : le but est de savoir si on est fidèle ou non à certaines personnes. On y va !

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Suis-je fidèle…

…à mes proches ?

Oui, je le suis ! La fidélité est une clé phare de l’amitié. C’est donc forcément une valeur importante à mes yeux. Je dirais bien que ma fidélité, ma loyauté donc, est une de mes grandes qualités malgré un certain nombre de défauts que je possède. Je ne suis pas du genre à trahir, à faire des saloperies : j’aime quand les choses sont claires et l’honnêteté est la meilleure chose pour mieux communiquer. Je me méfie toujours des gens clamant leur franchise alors que beaucoup sont de réels faux-culs mais je pense être quelqu’un d’assez franc en général. La fidélité, c’est aussi pour moi être là pour les gens quand ils en ont besoin moralement. Je fais aussi de mon mieux (quand ça en vaut la peine) de garder contact avec les gens. En fait, la fidélité est une réelle marque de respect pour les gens que vous aimez.

… à mes auteurs préférés ?

J’essaie même si (ça peut paraître honteux d’une ancienne étudiante en lettres) c’est peut-être dans ce domaine où j’ai plus de mal à suivre le rythme. Je suis plus dispersée dans mes lectures, j’essaie avant tout de découvrir de nouveaux auteurs (je ne parle de gens récents mais d’auteurs dont je n’aurais jamais lu un seul texte de ma vie), de nouveaux univers, de nouvelles cultures aussi. Cela dit, quand des auteurs me touchent et me plaisent vraiment, qu’ils font partie de mon identité artistique et culturelle, oui, j’essaie de leur faire honneur. Actuellement, j’aime beaucoup Amélie Nothomb et Nick Hornby, je me débrouille toujours de lire leurs derniers ouvrages. Parmi des auteurs moins actuels, je suis assez fidèle aux auteurs de SF (principalement Philip K. Dick et Ray Bradbury) ou encore à d’autres très différents comme Truman Capote. Mais encore une fois, je n’ai pas lu tous leurs ouvrages même quand j’accroche, loin de là (alors que pour des réalisateurs, je suis capable d’avoir tout vu).

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High Fidelity de Stephen Frears, adapté du roman de Nick Hornby.

… à mes réalisateurs préférés ?

Encore plus que pour les auteurs ! Je suis fidèle aux réalisateurs (même si au fond ça peut s’appliquer aux autres catégories mais tout de même !) pour plusieurs raisons. Déjà, si j’aime leurs films, j’estime qu’il y a des chances (même si ce n’est pas une science exacte comme vous l’avez certainement constaté !) pour qu’il réalise un nouveau bon film (et le contraire existe également !). Pour moi, les réalisateurs et plus généralement les artistes sont des êtres humains avant tout. Quand je m’attache à l’univers d’un réalisateur, j’ai envie de connaître, quand je le peux, l’évolution de sa carrière. C’est évidemment un exercice intéressant car on peut voir les choses qui obsèdent ou qui font partie de l’histoire du réalisateur, mais il y a aussi quelque chose d’émouvant au fond pour certains d’entre eux. Après regarder une filmo entière est difficile. De tête, il n’y a que Quentin Tarantino, Jeff Nichols, Steve McQueen, Na Hong-jin, les frères Coen et Tim Burton qui font partie de ce cas chez moi. Sinon j’essaie de regarder (et j’ai très bien avancé pour certains !) un maximum de films de Martin Scorsese, Stanley Kubrick, Hitchcock, Coppola, Billy Wilder, Frank Capra, Clint Eastwood, De Palma, Paul Thomas Anderson, Nanni Moretti, Kim Jee-woon, Park Chan-wook, Bong Joon-ho, Ken Loach, Pedro Almodovar, Danny Boyle, Mike Leigh, Nicolas Winding Refn etc… La liste pourrait vraiment être longue, je vais m’arrêter là !

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… à mes musiciens préférés ?

Il y a quelques années, à l’époque où je me prenais pour une pseudo-rockstar en lisant Q Magazine, j’écoutais beaucoup de musique au point que j’achetais tout. Génial, une petite boutique de cds d’occasion de la ville faisait mon bonheur. Du coup, j’arrivais à suivre les carrières de plusieurs artistes, que ce soit de très connus ou non. Et puis, à cause des problèmes économiques et de l’ouverture de la Fnac dans ma ville, cette boutique en question a dû mettre la clé sous la porte. Du coup, financièrement c’était plus difficile et les choses ont fait que j’ai moins suivi le rythme. Après j’ai toujours aimé la musique, aller à des concerts mais les choses sont différentes. Cela dit, pour les groupes dont je suis fan, oui je suis vraiment fidèle. Je me débrouille pour acheter l’album le plus rapidement possible, j’essaie d’aller les voir en concert quand je le peux (car ce n’est pas toujours évident pour des tas de raisons). Je suis d’ailleurs très fière d’être fan des Killers (à l’origine de mon pseudo) depuis leurs débuts, c’est très émouvant ! Je suis également très fière d’être fan de Radiohead depuis maintenant huit ans !

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The Killers – Here with me – clip réalisé par Tim Burton avec Craig Roberts et Winona Ryder.

… à mes acteurs préférés ?

Vous le savez certainement déjà mais oui ! Que ce soit pour les acteurs / actrices dont j’admire le talent et le parcours ou mes petits crush (promis, ça reviendra sur le blog, héhéhéhéhé) ! Je me débrouille pour voir un max de films quand j’aime un acteur, que ce soit au cinéma, en vod et autre, même s’il ne s’agit parfois que d’un petit rôle. Parfois ça a ses avantages : on découvre de bonnes surprises qu’on n’aurait pas forcément pu voir. Mais bon aussi je me suis coltinée de sacrées daubes parce qu’il y a machin ou truc bidule dans un film.

… à mes séries préférées ?

Dans l’ensemble, oui ! Pour les séries, j’ai des critères moins compliqués pour les films : du moment que j’ai toujours envie de regarder la suite, la série est pour moi en partie réussie, même si elle peut avoir ses défauts. Si je n’aime pas une série, je tente tout de même de finir la saison en cours mais je ne poursuis pas. Après le risque, quand on est vraiment engagé dans une série depuis un certain temps (plusieurs saisons) et que celle-ci commence à nous gaver, c’est qu’on se sent tout de même obligés de finir, on veut connaître le sort des personnages !

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J’ai dévoré les cinq premières saisons d’American Horror Story (photo : saison 1, Murder House) et je découvre actuellement la dernière en cours de diffusion, Roanoke.

… à mes blogueurs préférés ?

Ai-je besoin de disserter ? Bien sûr que je le suis les loulous et je vous remercie de nouveau de passer sur le blog dès que vous le pouvez !

Harry Potter – Studio Tour

Certains le savaient déjà mais cet été je suis partie une bonne semaine en Angleterre, en visitant plusieurs villes (Brighton, Windsor, Bath, Stratford etc… et j’en ai même profité pour aller au Pays de Galles, à Cardiff !). J’en ai alors profité pour voir ce que donnait les studios Harry Potter de la Warner Bros (situés à Leavesden, non loin de Londres). Je dois vous avouer quelque chose : c’est surtout le (long) vlog d’EnjoyPhoenix qui m’a vraiment donné envie d’y aller !

Je vais alors vous donner mes impressions et quelques informations probablement pratiques si jamais vous avez d’y aller un de ces jours. Evidemment, si vous y êtes déjà allés, j’aimerais évidemment connaître vos impressions !

On ne va pas se mentir : il faut sortir une certaine somme d’argent pour pouvoir y accéder : 35 £. Oui ce n’est pas donné et en général on n’y va pas seul (pas évident pour les familles). Pour faciliter votre organisation, je vous conseille également de réserver vos places en ligne sur ce site.

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Avec une telle somme, je ne voulais vraiment pas être déçue, je l’aurais eu mauvaise. J’ai visité des lieux incroyables en Angleterre mais j’assume totalement ce que je vais vous dire : il s’agit de mon meilleur souvenir durant ce séjour en juillet dernier. C’est cher mais honnêtement je trouve qu’on en a pour son argent (on y reste – minimum – trois bonnes heures). On sait que ce projet est évidemment commercial (en même temps, peut-on le blâmer pour ça ?) mais il parvient tout de même à créer de la magie et à faire plaisir aux fans de la saga, surtout cinématographique. Cela dit, même les non-fans ou non-connaisseurs de Harry Potter et de ses amis peuvent également aimer cette fabuleuse exposition (la preuve, mes parents) : en effet, si on est tout simplement intéressé par la magie du cinéma, cette exposition pourra vous séduire.

Juste quelques mots sur le déroulement de l’exposition : les organisateurs font entrer les gens par groupe (toutes les demi-heures me semble-t-il). Mine de rien c’est un choix utile dans le sens où ça va permettre plus tard de rendre la circulation à l’intérieur plus fluide (et ça fait TELLEMENT du bien de pouvoir visiter un lieu sans être les uns sur les autres !) mais surtout je trouve que ça crée un véritable moment de convivialité entre tous les visiteurs venus des quatre coins de la planète. Après s’être réunis dans une salle vidéo dans laquelle on retrouve sur grand écran Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint (qu’on ne présente plus). Ces derniers remercient ceux qui ont permis de « créer » la magie présente dans les films (en gros les techniciens, qui avaient effectivement besoin, comme n’importe quel autre, de reconnaissance). Une fois cette vidéo-hommage-nostalgie terminée, on est enfin autorisés à entrer dans le couloir qui représente en fait le réfectoire dans les films. Forcément au début ça fait impression, ça inquiète même si la magie fonctionne déjà. Une fois qu’on a dépassé cette salle, on est vraiment libre comme l’air en ce qui concerne la circulation.

L’exposition m’a semblé très complète. On a droit à plusieurs costumes de plusieurs personnages (« wooow mais il y avait le CORPS de machin dedans, incroyaaaable »), des perruques évidemment les balais qui volent, les baguettes magiques, le Chemin de Traverse, le Magicobus, le Ministère de la magie, la pièce rose de Dolores Ombrage, le Miroir de Riséd, chez les Weasley ou chez Hagrid, la salle des potions, la maquette du château de Poudlard, la gare, les Horcruxes etc… On s’aperçoit qu’il y a VRAIMENT un travail de malades derrière. On aime ou on n’aime pas cette saga mais ça force l’admiration ! Honnêtement j’ai trouvé cette exposition très complète et à chaque découverte je me suis dit : « woooooow » !

Je vous conseille également de prendre un audio-guide. Je déteste ça d’habitude : j’ai l’impression de ne rien pouvoir écouter, du genre je suis incapable de regarder un lieu et écouter des explications en même temps. J’ai alors besoin de me poser quelque part mais selon où on est, c’est difficile sans se faire « cogner » par des hystériques ou alors les explications durent une plombe ! J’avais beau connaître beaucoup d’informations sur cette saga (oui je lisais Star Club et compagnie), sur les petits secrets de tournage et tout ça, j’ai tout de même appris des choses.

Pour finir (je suis généreuse), je vous propose quelques photos (vous avez juste à cliquer dessus et magiiiique, les photos s’agrandissent !).

Petite galerie photos :

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[TAG] Ma liste de Ross

Raah ce fameux TAG qui circule depuis tant de temps ! Je l’avais déjà vu (et parfois approuvé, n’est-ce pas Amandine) et finalement Dounia Joy m’a taguée pour que je puisse y répondre. Histoire de rester dans notre thème cinéma (restons logiques sur ce blog), je ne vais nommer que des acteurs.

Mais je dois donc rappeler ce qu’est la Liste de Ross. Non, ce n’est pas un remake de la Liste de Schindler. C’est un sujet trèèèès léger, parfait pour cette fin d’été (avant la terrible rentrée, ta-dah, big up à ceux qui ont déjà repris). Dans Friends, Ross établit une liste de cinq célébrités avec lesquelles il pourrait sortir (s’il en avait l’occasion évidemment). Au-delà de mettre que des acteurs, mes critères sont une sorte de mélange de beauté (avec mes goûts… très personnels : je vais tout vous avouer) et d’admiration au cinéma. Ross en choisit cinq, mais je vais en choisir dix. Ouiii, c’est l’été, je vais être généreuse, un peu folle (enfin je crois !).

Je précise avant cette lecture légère (même si vais probablement le répéter tout le long du billet mais bon on ne sait jamais) : il ne s’agit pas d’un quelconque top sur mes acteurs préférés (même si certains font certainement partie de ce – grand et impossible – top), ni non plus une sorte de top de « plus beaux mecs » ou une connerie comme ça. C’est une sorte de mix entre les deux. Vous savez, c’est le genre d’acteur (ou d’actrice d’ailleurs) pour qui vous êtes capables de regarder n’importe quoi, c’est-à-dire soit un petit film difficile à trouver (et parfois on tombe sur de bonnes surprises) soit de véritables daubes !

J’envisage aussi de faire la version filles, une sorte de « girl crush », comme je l’ai vu il y a quelques mois sur Twitter.

Je ne tague personne mais vous êtes tout à fait libres de faire ce tag comme vous le souhaitez (cinq, dix, autres nombres / hommes, femmes, les deux) soit dans les commentaires soit sur vos propres blogs ! Let’s go !

Christian Bale

J’étais obligée de mettre Christian Bale (que j’appelle toujours en privé Chrissounet) dans cette liste. Il a fait partie de mes premiers crush cinématographiques. Quand je l’ai vu dans Batman Begins de Christopher Nolan (je devais être entrée au collège si je ne dis pas de bêtises), je me suis dit « woow ». Certes, un beau gosse mais pas uniquement (parce que bon, typiquement, des BG, il y en a un certain nombre). Je lui ai tout de suite trouvé du charisme et surtout une véritable présence. J’ai eu envie de voir toute sa filmographie (j’avais notamment enchaîné rapidement avec l’épatant The Machinist de Brad Anderson et le bijou de Terrence Malick Le Nouveau Monde). Et petit à petit, je me suis vraiment aperçue qu’il avait du talent – et pas uniquement parce qu’il a le don de se transformer et de poursuivre des régimes inimaginables (je trouve ça tellement réducteur). Et j’adooore son petit sourire qui casse – pour mon plus grand bonheur – son côté assez colossal et parfois froid au premier abord (mais cette froideur lui donne aussi un certain charme).

chrissounet

Varietychristian-bale.org

Ryan Gosling

Oui, ça fait cliché de citer Ryan Gosling dans ce genre de TAG. Oui, ça fait mouton car des tas de filles aimeraient l’épouser (c’est raté, Eva est passé avant nous). Mais c’est un fait : j’aime beaucoup ce gars certes gâté par la nature mais surtout très talentueux. Pourtant je l’ai – réellement – découvert relativement tard, dans Drive de Nicolas Winding Refn (mouuais ça fait super original). Bon en fait je l’avais déjà vu dans d’autres films du genre Half Nelson de Ryan Fleck (qui lui a pourtant valu son unique nomination aux Oscars jusqu’à présent) mais je m’étais endormie au cinéma, donc ça ne compte pas. Beaucoup de filles avaient le crush quand elles l’ont découvert dans N’oublie jamais de Nick Cassavetes mais j’ai vu ce film assez récemment. Mais je comprends leurs gloussements maintenant quand elles en parlaient. Je vous révèle mon secret : je le surnomme « Ryanounet ». Voilà.

Saturday Night Live (Mary Ellen Matthews) – ryangoslingfrance.com

Cillian Murphy

Cillian Murphy est pour moi un acteur extraordinaire et sincère au physique très reconnaissable (lèvres pulpeuses, beaux yeux bleus) qui peut séduire de nombreuses spectatrices – tout en ne présentant pas corporellement un physique de beau gosse. J’ai découvert ce fantastique acteur irlandais (et ça fait déjà pas mal d’années quand j’y pense) dans le génial et attachant Breakfast on Pluto de Neil Jordan (qui lui avait permis d’être nommé aux Golden Globes) et depuis j’ai toujours essayé de suivre sa carrière comme je le pouvais. Il parvient parfaitement à jongler entre films d’auteur britanniques / irlandais (Le Vent se Lève de Ken Loach, Broken de Rufus Norris) et grosses productions américaines (la trilogie Batman de Christopher Nolan) tout en restant discret et sans s’être vendu à tout prix. Cela me fait penser qu’il serait temps que je découvre la série Peaky Blinders.

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cillian-murphy.net

David Tennant

Certains le savent peut-être déjà mais je préfère le préciser pour les autres : non, je n’ai pas encore vu la série Doctor Who pour des raisons personnelles – en gros, je me suis disputée avec la nana qui m’avait offert les deux premières saisons de la série (enfin, la nouvelle version). Enfin, j’ai vu quelques épisodes… sans David. Ca m’a pourtant plu mais je n’arrive pas à aller plus loin. Bref. Cela dit, dans le peu de films que j’ai pu le voir (Harry Potter, Fright Night, Ce week-end là : oui, que des chefs-d’oeuvre ou de grands rôles, mouahaha) et surtout de séries (je parle évidemment de l’excellente programme Broadchurch dans lequel David est époustouflant avec l’amie Olivia), je le trouve vraiment… aaaaahh craquant quoi ! Hum cela me fait penser que je devrais regarder Jessica Jones

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James Purefoy

Comme beaucoup de spectateurs-spectatrices, j’ai découvert James Purefoy dans l’excellente série Rome (tout le monde me l’avait conseillée – dont mes trois professeures de latin à la fac – je comprends mieux pourquoi, petites coquinou). Le bonhomme, qui incarnait Marc Antoine, a un charme de dingue, une voix hyper séduisante (donc on privilégie absolument la VO) et il est graaaawoooooww (il faut vous vraiment une traduction ?). Je dois admettre que j’ai regardé les séries The Following (c’est bourré de défauts mais lui est parfait dans le rôle du serial killer hyper charismatique Joe Caroll) et Injustice (une unique saison de 6 épisodes très addictive qui arrive à nous foutre le doute jusqu’au bout) principalement parce qu’il était au casting.

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Sam Rockwell

Sam Rockwell (que j’ai découvert il y a déjà longtemps dans La Ligne Verte de Frank Darabont – et sa performance m’avait bien marquée) fait pour moi partie de ces excellents acteurs encore trop méconnus par le grand public. Surtout (et décidément, je défends beaucoup d’acteurs dans son cas), sa carrière n’est pas représentative de son talent. Je n’ai d’ailleurs jamais compris qu’il n’ait jamais été nommé aux Oscars (notamment pour Confessions d’un homme dangereux de George Clooney et Moon de Duncan Jones) – même s’il n’y a pas que ça dans la vie d’un acteur et même si Rockwell a reçu des récompenses également très gratifiantes. Même dans des daubes, je le trouve bon ! Surtout, au-delà de son talent et de son petit sourire tout choupinou, son talent de danseur est vraiment LE truc qui fait craquer pas mal de filles !

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Tim Roth 

Il n’y a pas forcément de classements dans ce billet mais j’ai tenté d’organiser un minimum mes choix. C’est donc le moment où on passe à des choix peut-être moins attendus (vous remarquerez au passage que j’ai finalement choisi pas mal de « vieux » ahaha), je dirais peut-être un chouïa plus atypique et qui pourtant me font de l’effet pour des tas de raisons. Je l’avais déjà certainement vu dans des films sans m’en rendre compte mais j’ai eu le coup de coeur pour lui dans Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. Le casting est pourtant parfait, avec des acteurs également très charismatiques (et qui auraient pu aussi se retrouver dans cette liste) mais Tim a ce quelque chose qui séduit, un truc un peu sauvage et en même temps sensible. Pour moi c’est un formidable acteur, également un réalisateur incroyable qui a signé un (unique) film poignant et difficile d’une grande sincérité (The War Zone).

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Ian Derry – Bafta

Walton Goggins

Cette découverte est plutôt récente mais j’ai envie de dire : quelle découverte (bon en fait je l’avais déjà vu dans Django Unchained mais bon c’est pas pareil, ahahah). Je vous avais parlé de mon « coup de coeur » pour lui dans Les Huit Salopards de Quentin Tarantino. Au-delà d’un talent de fou (je ne peux que le confirmer depuis certains de mes rattrapages, j’espère que je pourrais vous parler dans les mois à venir sur le blog), je trouve qu’il dégage un putain de charisme qu’on en oublie ses dents Colgate et ses cheveux improbables ! Depuis j’ai envie de rattraper certaines séries et films importants dans sa carrière (je suis un peu à la bourre niveau séries mais je m’organise comme je peux). Je suis notamment à la saison 3 de Justified (oui, j’avance tranquillou bilou) et il illumine à sa façon cette série (même s’il y a également le également wooow craquant Timothy Olyphant mais bon Boyd Crowder est un sacré foutu bon personnage).

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Daniel Radcliffe 

Je ne m’en suis jamais cachée : j’avais le béguin pour lui ado. J’avais déjà raconté que je lui avais écrit à deux reprises et qu’il m’avait « répondu » à chaque fois (et misère, je ne retrouve pas ces fameuses lettres, j’enraaage). Etais-je une groupie ? Probablement. Cela dit, avec le temps, même si je me suis assagie (et heureusement), Radcliffe fait toujours partie de mes chouchous. Je fais toujours de mon mieux pour voir ses derniers films et pour l’instant il s’en tire franchement bien pour quelqu’un qui sort d’une grosse machine comme Harry Potter. Je l’ai toujours senti sincère dans sa démarche artistique, j’ai l’impression qu’il choisit les films parce qu’il a vraiment envie d’y participer d’un point de vue artistique ou pour s’amuser. Gamin, d’ailleurs, même si j’étais une groupie, je le trouvais déjà très mature. Ses rencontres avec les grands et meilleurs acteurs britanniques grâce à Harry Potter lui ont permis d’améliorer son jeu et surtout d’avoir une légitimité dans ce milieu. Il ne se repose pas sur ses lauriers et reste assez modeste malgré la célébrité.

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Matt Berry

Pratiquement inconnu en France (à part si on s’intéresse vraiment aux séries britanniques), Matt Berry est très connu en Grande-Bretagne où il cartonne en ce moment avec la série Toast of London. On le connait surtout pour avoir incarné le mythique Douglas Reynholm dans la série culte The IT Crowd. Je ne m’en suis pas cachée : j’ai tout de suite accroché au bonhomme dès son arrivée (en saison 2). Il a beau jouer le crétin et le goujat de service qui ne donne surtout pas envie de se jeter dans ses bras, il a beau aussi ne pas correspondre aux critères du beau gosse, il dégage un véritable truc. Bon, déjà, être drôle est une véritable arme de séduction pour moi même si on n’a pas un physique de top model. En plus il s’agit d’un excellent chanteur et musicien, vadrouillant entre l’hommage aux années 1970 et la parodie.

 

The Walking Dead Challenge

Pour commencer notre charmant été sur le blog, je réponds au 30 Days Challenge The Walking Dead (que j’ai notamment pu voir chez Tequi et Céline). Pour pouvoir être plus rapide, je réponds aux 30 « jours » / points au sein de ce même billet.

C’est parti mes amis les zombies ! (avec beaucoup de spoilers !).

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1) Pourquoi as-tu commencé la série ? J’ai commencé à la suivre dès la diffusion de la première saison sur AMC. J’étais une grosse fan de films de zombies, que ce soit en regardant des Romero (La Nuit des Morts-Vivants, Zombie, Le Jour des Morts-Vivants), certains de ses remakes (L’Armée des Morts) ou encore des films bien plus modernes et humoristiques (Shaun of the Dead, Zombieland, Black Sheep) ou encore moins sanglants (World War Z). Quand j’ai appris l’existence d’une série de zombie co-créée par Frank Darabont, j’ai sauté de joie, je savais que c’était fait pour moi !

2) Ce que tu aimes le plus. C’est très difficile de répondre à cette question car il n’y a pas nécessairement un truc en particulier. Paradoxalement, même si certains éléments se sont parfois transformés en défauts, je me suis attachée aux personnages, j’ai envie de connaître leur sort, de savoir où ils vont aller, comment ils vont survivre, garder leur humanité ou non. J’aime aussi l’ambiance : on finit par admettre que la présence de zombies fait partie de leur quotidien mais en même temps on est toujours sur nos gardes.

3) Ce que tu aimes le moins. On a l’impression que cette série ne parviendra jamais à avoir une véritable fin. Je ne sais pas si les scénaristes ont prévu une saison finale mais je crois qu’il serait temps d’y penser. Je trouve ça aussi dommage de voir l’hypothèse d’une éventuelle solution pour mettre fin au virus visiblement éliminée. Ca donne encore plus cette mauvaise impression d’avancer sans voir le bout du tunnel. C’est parfois désagréable.

4) Ton épisode préféré. C’est difficile de répondre car mine de rien il y a eu beaucoup d’épisodes forts ! Je dirais tout de même que l’épisode 8 de la saison 4 « Too Far Gone », qui marque la fin de la prison et la mort de Hershel (j’adorais ce personnage et sa mort est très violente) ainsi que celle du Gouverneur (il en était temps). J’étais vraiment sous le choc !

5) Ton personnage principal masculin préféré. Sans hésiter, Daryl Dixon (Norman Reedus). Il était discret dans la première saison, on sentait le potentiel de son personnage mais on n’aurait jamais cru qu’il deviendrait un personnage aussi emblématique au point de bouffer tout cru Rick. Daryl n’existait pourtant pas dans la BD d’origine. Et finalement c’est pratiquement le personnage préféré des fans de la série (sans vouloir parler à la place des autres mais je ne pense pas me tromper). Peut-être justement parce qu’il n’y a plus cette manie avec lui de comparer systématiquement avec la BD. En tout cas il s’agit d’un personnage charismatique qui aligne certes peu de mots mais qui sait botter des culs avec son arbalète, réfléchir (plus que Rick qui part en couilles) mais n’est pas juste cette figure en question, c’est aussi un personnage très sensible, qui a vécu beaucoup de choses (notamment avec son frère) qui expliquent pourquoi il est ce qu’il est.

Photo Jon Bernthal

6) Ton personnage principal féminin préféré. Carol (Melissa McBride). Je n’aurais également jamais pensé qu’elle prendrait autant de place dans la série. Carol était une femme battue, qui a vécu le pire en tant qu’épouse mais aussi en tant que mère (le sort de Sophia a beaucoup marqué de téléspectateurs – moi en premier). On la croyait affaiblie par tant de souffrances et finalement elle va se relever pour pouvoir devenir une femme forte, déterminée, capable de prendre des décisions difficiles, contestables et parfois immorales, même si, comme on le voit à la fin de la dernière saison, elle est à bout.

7) Ton personnage secondaire masculin préféré. J’ai beaucoup galéré pour répondre à cette question car on voit de moins en moins la frontière entre les personnages principaux et secondaires. Je vais choisir Eugene car c’est un personnage pas héroïque, contrairement aux autres personnages qui ont plus l’allure de survivants. C’est le gros loser du coin. Tout le monde dit « ouuuais non mais il sert à rien ce gars ». En même temps, j’aurais tendance à me comporter plus comme lui que comme un Rick en cas d’attaque de zombies…

8) Ton personnage secondaire féminin préféré. Sans dire que je l’adore des masses (là encore je rencontre le même problème qu’à la question précédente), je trouve Tara sympathique et assez dégourdie, elle a quelques moments à elle assez touchants, notamment avec le couple qu’elle formait avec la sympathique Denise.

9) Ton guest préféré. Dans la dernière saison, j’ai beaucoup aimé l’épisode très fort consacré à Morgan dans son passé. Il rencontre Eastmann (incarné par le toujours excellent John Caroll Lynch). Grâce à ce dernier, Morgan refuse désormais de tuer les humains. Ce guest permet donc de comprendre pourquoi Morgan agit de la sorte et surtout permet d’établir un véritable débat sur la vengeance voire même la peine de mort…

10) Le personnage que tu aimes le moins. Incontestablement, Lori (interprétée par la toujours pénible Sarah Wayne Callies). Pas loin, Sasha (Sonequa Martin-Green) me gave un peu aussi, elle tire toujours la gueule… Certes, vivre avec des zombies n’est pas hyper marrant mais il y a des limites au bout d’un moment… Enfin j’ai aussi du mal avec Rosita (Christian Serratos) que je trouve assez vulgaire.

Photo David Morrissey, Laurie Holden

11) Le personnage sur lequel tu as changé d’avis. Je dirais Carl. Pour moi, avant, c’était juste avant LE fils de Rick. Du genre « petit mec, tu sers à rien, mise à part de nous emmerder ». Mais au fil des saisons, il n’a plus ce statut infantilisant, il devient peu à peu un petit homme qui prend confiance en lui, qui sait combattre les zombies et finalement il est souvent courageux.

12) Le personnage le plus drôle. Là encore je vais de nouveau citer Eugene. C’est un peu le boulet de service qui semble n’avoir rien à faire dans ce milieu hostile mais finalement ses maladresses apportent un peu de fraîcheur face à tant d’horreur. Et il est même drôle (malgré lui) quand il agit intelligemment (du genre « je te bouffe les couilles pour attaquer »).

13) Le personnage le plus touchant. Je dirais plutôt « les personnages les plus touchants ». Je pense là au couple Maggie-Glenn qui croit encore à la vie, à un futur possible alors que tous vivent dans le chaos. Cela dit, Carol est aussi un personnage très touchant.

14) Le personnage qui ne sert à rien. Je n’aime pas forcément tous les personnages mais là je sèche. Je trouve qu’ils parviennent tous à exister malgré les défauts des uns et des autres.

15) Le personnage qu’on ne voit pas assez. Ces derniers temps, j’ai trouvé Michonne délaissée ! Que foutent les scénaristes ? On veut voir du Michonne en train de trancher des zombies ! Après je pense qu’il faudrait aussi développer davantage le rôle d’Aaron qui a du potentiel.

Photo Norman Reedus

16) Le personnage qui n’aurait pas dû mourir/partir. Hershel. Je sais pourtant qu’il n’aurait pas dû rester deux saisons (les scénaristes voulaient le faire partir avant mais face aux fans qui aimaient ce personnage, ils lui ont donné sa chance pendant pas mal d’épisodes) Mais il apportait quelque chose de bon à la série et aux autres personnages. Beth aussi n’aurait pas dû. Je trouve qu’on la fait partir sans exploiter tout le potentiel de son personnage. Pour moi, c’est du gâchis.

17) Le personnage qu’on ne regrette pas. Lori bien sûr ! Elle cassait les pieds à tout le monde… Après, elle ne méritait pas de mourir d’une manière aussi atroce (et marquante), je l’admets !

18) Ton couple préféré. Il n’en existe pas des tonnes alors je ne vais pas disserter et répondre tout de suite : Glenn & Maggie of course.

19) Ton couple détesté. Rosita et Abraham. Je trouve ce couple juste inintéressant (et en plus, j’aime pas Rosita…).

20) Les personnages que tu aurais aimé voir ensemble. Beaucoup ont répondu Daryl et Beth mais personnellement je préférerais voir plutôt de voir Daryl avec Carol. Il y a un truc qui fonctionne entre ces deux-là. Après on n’arrive pas encore à bien à savoir, même à l’heure actuelle, le fonctionnement de leur relation.

Photo Lauren Cohan

21) La plus grande garce (ou salaud). Avant c’était Le Gouverneur. Maintenant, ça va être Negan.

22) Le personnage que tu aimerais être. Euuuh mais sérieusement, vous pensez vraiment que j’aimerais être à leur place ?

23) Ce qui restera culte. Le premier épisode qui permet vraiment de poser toutes les bases, que ce soit avec la petite fille zombie, Rick qui sort de l’hôpital ou encore sur son cheval sur une autoroute déserte. Je pense aussi à Daryl et son arbalète, c’est presque devenu une image représentative de la série !

24) Votre acteur/actrice préféré. David Morrissey (qui incarnait le Gouverneur) parce qu’il a LE truc.

25) La mort qui vous a le plus ému. Celle d’Andrea même si je n’étais pas non plus une fan acharnée de ce personnage (sans la détester non plus). Elle comprend que son heure est venue et doit faire un choix difficile pour mettre un terme à ce qu’elle risque de devenir.

Photo Andrew Lincoln, Lennie James

26) La scène la plus marquante. Ca rejoint pas mal ce que j’ai dit sur ce qui est culte. Je rajouterai aussi certains décès, notamment ceux de Shane ou de Sophia.

27) La scène la plus drôle. Soyons honnêtes : il n’y en a pas des tonnes. C’est The Walking Dead, pas Friends les gars. Je vais revenir sur Eugene et son « je mange tes boules » qui m’avait bien fait marrer très récemment !

28) La scène la plus romantique. Hum… Là comme ça je n’en ai pas. Je dirais plus généralement que le couple Maggie et Glenn est romantique et offre par conséquent probablement des scènes romantiques. Mais bon, ça reste relatif…

29) La scène la plus flippante / choquante. Clairement, celle avec la gamine qui bouffe sa soeur (et elle sera tuée par Carol).

30) Ce que vous diriez à quelqu’un pour le convaincre de regarder The Walking Dead. Je la conseille évidemment à toutes les personnes qui aiment les films et séries de zombies (ça va de soi). Pour les spectateurs (et je pense même davantage à des spectatrices vu mon entourage et ce que j’ai lu sur de nombreux blogs), certes, on ne va pas se mentir : ça fait parfois peur, il y a du sang, des morceaux de corps partout. Il ne faut pas mettre ce programme entre de mauvaises mains même s’il est ultra populaire. Cela dit, le but de cette série (même si ça peut frustrer certains spectateurs) n’est pas de voir du zigouillage de zombies. Et d’ailleurs, même si ça en fait partie, dans les bons films de zombies, l’intérêt n’est pas juste de voir du sang. Il s’agit toujours d’une observation de notre société. Ici, le constat est le suivant : les hommes sont plus dangereux que les zombies. Cette série a beau avoir des défauts (les saisons 4 et 5 sont notamment en dessous), on sent qu’il y a tout de même derrière un propos.

Photo Andrew Lincoln, Josh McDermitt, Michael Cudlitz, Sonequa Martin-Green

 

RIP Anton Yelchin

Nous avons appris le décès d’Anton Yelchin dimanche soir. Il a été retrouvé écrasé entre sa propre voiture (le moteur tournait encore – le frein à main ne semble pas avoir été mis) et la boîte aux lettres devant son domicile. Il n’avait que 27 ans. J’ai encore du mal à croire que tout ça soit vrai.

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2016 est décidément une année très noire. Nous avons perdu trop de grands noms en si peu de temps. Pourquoi ai-je particulièrement envie de parler de cet acteur en particulier ? Après tout, des milliers d’anonymes meurent tous les jours d’accidents. Surtout, ce n’était justement pas un grand nom comme un David Bowie ou Alan Rickman, qui nous ont également quittés cette année (là aussi, quelle tristesse…).

J’ai tenu à écrire ce modeste hommage pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on ne va pas se mentir : l’âge de sa mort me touche certainement plus. Puis, je suivais depuis quelques années (de tête, je dirais bien 7 ou 8 ans, ce qui est énorme si on remet ça dans son contexte) d’assez près la carrière de ce jeune russe, naturalisé américain. Pourtant, quand je l’ai découvert dans Coeurs perdus en Atlantide de Scott Hicks (il était tout jeune dedans), une adaptation de deux nouvelles de Stephen King, ce n’était pas gagné. Mais en même temps, je déteste ce film tout court. Même Anthony Hopkins n’est pas terrible dedans. Mais le hasard et ma curiosité m’ont permis de recroiser son chemin. J’ai fini par m’intéresser à certains de ses choix. Finalement, je lui ai très vite trouvé du talent et du charisme. Une sorte de pureté et d’honnêteté me plaisait et j’appréciais sa discrétion. Pour moi, il était différent des acteurs de sa génération. Sa carrière était évidemment imparfaite mais il faisait des choix intéressants et de plus en plus judicieux. Il savait jongler entre des grandes productions comme Star Trek et le cinéma indépendant. Je dois donc l’avouer : j’ai vu certains films uniquement parce qu’il y jouait dedans.

Alpha Dog : Photo Anton Yelchin, Justin Timberlake

Je suivais de près la carrière d’Anton Yelchin car j’étais persuadée que sa carrière allait exploser. J’avais une sorte de pressentiment en le voyant dans chaque film. J’avais le même pressentiment en découvrant Jennifer Lawrence dans Winter’s Bone ou Shailene Woodley dans la série The Secret Life of the American Teenager par exemple.  Pour moi ce n’était qu’une question de temps. Surtout j’en ai un peu marre de ces pseudo-articles qui résument la (courte) carrière de Yelchin à Star Trek. Non, pour moi, c’était plus que ça. C’était le petit garçon étrange de l’excellente mini-série Disparition (Missing) produite par Steven Spielberg. La victime consentante de l’intéressant Alpha Dog de Nick Cassavetes (avec également Justin Timberlake et Ben Foster au casting). L’ado brillant de Charlie Bartlett de Jon Poll (avec également Robert Downey jr. à l’époque où il se contentait pas de toucher des millions pour Iron Man). L’amoureux de la belle Felicity Jones dans le triomphe de Sundance Like Crazy de Drake Doremus (certainement son plus beau rôle). Le fils du perturbé Mel Gibson dans l’intelligent Complexe du Castor (The Beaver) de Jodie Foster. Le gars du sketch le plus intéressant et même le plus marquant de New York I Love You (il était dans celui de Brett Ratner). Je l’avais trouvé sympa dans Fright Night de Craig Gillepsie. Et même si j’ai détesté le film (je ne vais pas dire le contraire), il avait tourné avec Jim Jarmusch dans Only Lovers Left Alive. Tourner avec Jarmusch, c’est pas rien, malgré tout le mal que j’ai pu dire (et que je peux encore dire) de ce film. En tout cas, tous ces rôles promettaient une belle carrière. Ca ne devait être que le début d’une meilleure aventure.

À la folie : Photo Anton Yelchin, Felicity Jones

Certains films sortiront à titre posthume. Pour moi, son dernier film marquant restera Green Room de Jeremy Saulnier dont j’ai dit beaucoup de bien récemment. Et justement, en regardant ce film en question, puis récemment le sympathique Burying the Ex, j’avais encore envie de découvrir les petits films indé dans lesquels il avait joué. Retenir le film de Saulnier a pour moi un sens : sans cet accident, Yelchin aurait tout simplement assisté à la répétition de son groupe de punk The Hammersheads. Pour cette Fête de la Musique, je vais alors écouter en boucle la BO de Green Room en me souvenant de la fabuleuse scène dans lequel le groupe fictif The Ain’t Rights interprète Nazi Punks Fuck Off (la chanson culte des Dead Kennedy).

Green Room : Photo Anton Yelchin

 

Cannes en 10 points

Ce soir aura lieu la cérémonie d’ouverture de la 69e édition du festival de Cannes. Pour rappel, le maître de cérémonie est Laurent Lafitte et le jury de la compétition officielle sera présidé par George Miller. Plus d’informations ici.

Pour cette occasion (qu’on le veuille ou non, ça reste un des plus grands rendez-vous cinéma de l’année), j’avais envie d’écrire un billet façon « humeur / TAG » sur ce que je pensais de ce festival globalement.

Je pense que c’est le genre de billets que je referai à l’avenir pour des festivals autant importants que Cannes.

Bonne lecture et n’hésitez pas à partager votre avis sur les différents points abordés ou autres, à apporter aussi des suggestions pour que je puisse justement refaire ce type de billets pour d’autres festivals.

photo : Festival de Cannes – site officiel

Quand ai-je découvert ce festival ?

En 2006 (wooow meuf, déjà 10 ans !!). Jadis (je parle comme si j’étais une vieille peau), j’étais une ado qui s’intéressait déjà au cinéma. J’avais juste une envie : découvrir un max de films. Lire des magazines et aller sur Internet m’aidaient déjà non seulement à aller voir des films (que ce soit au cinéma ou chez moi) mais aussi à avoir une meilleure culture cinéma. Cela faisait plusieurs mois que je lisais déjà Première et leur dossier sur Cannes (avec en couverture Sofia Coppola et Kirsten Dunst à l’occasion de la présentation de Marie-Antoinette, que je déteste au passage) m’avait vraiment donné envie d’en savoir plus sur les films présentés, de connaître un max de réalisateurs qui allaient montrer leurs films… Ce ne sont vraiment pas les paillettes et le glamour qui m’ont permis de m’intéresser au festival loin de là. Au fil des années, à force d’avoir mémorisé des tas de noms de films, ça m’a vraiment permis de m’intéresser au cinéma d’auteur assez jeune.

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Photo : Kirsten-Dunst.org

Comment est-ce que je parviens à le suivre de loin ?

Parce qu’il n’y a pas que cette daubasse de Grand Journal qui existe, j’arrive à suivre le festival sur les blogs et sites de presse cinéma de différents pays. J’aime bien notamment aller sur le tableau des notes sur le site du Film Français. Certes, les critiques ne détiennent pas la vérité, et d’ailleurs ni le jury, nous sommes bien d’accord. On sait aussi que certaines critiques sont parfois plus sévères durant le festival parce que justement on s’attend à un niveau très très élevé et que ces critiques en question veulent parfois marquer le coup ou leur mécontentement, ce qui peut se comprendre dans un sens. Le but est évidemment de se faire son propre avis en allant voir les films quand nous le pouvons. Cela dit, quand on veut suivre de loin, qu’on a envie de voir la tendance, se faire ses pronostics alors qu’on a vu du genre trois films sortis en salle pendant le festival (en gros il faut être un peu joueur), ça peut être sympa d’y jeter un oeil même si encore une fois il faut savoir relativiser et surtout ne pas être un mouton. Surtout, j’aime savoir en savoir davantage sur les films présentés, en écoutant les interviews des réalisateurs et acteurs et en regardant les conférences de presse, disponible sur la chaîne de Cannes.

Photo promotionnelle Ethan Coen, Guillermo del Toro, Jake Gyllenhaal, Joel Coen, Xavier Dolan

Le jury de Cannes l’an dernier présidé par les frères Coen – photocall (Allocine)

Pourquoi est-ce que je m’intéresse de loin à ce festival ?

Encore une fois, ce ne sont pas les paillettes qui m’intéressent même si pour moi, ces stars (importantes ou insipides, tout dépend de la personne en question) et les sponsors permettent au festival d’être ce qu’il est (c’est-à-dire allier le glamour et le cinéma « sérieux ») et aussi de vivre tout simplement. Ce sont les films qui m’intéressent. Certes, il m’arrive d’être déçue par certains films présentés, même de me dire que certains n’avaient strictement rien à faire là. On pourra toujours dire qu’on voit toujours les mêmes artistes (et c’est pas faux). Cela dit, je reste persuadée que ça reste un bon moyen (en tout cas comme un autre) de mettre en lumière des films que je n’aurais peut-être pas vu sans leur passage à Cannes. Et je ne parle pas uniquement de la compétition, j’évoque ici aussi les sections parallèles qui ont leur importance pour certains réalisateurs qui ont encore une petite filmographie.

Les Combattants : Photo Adèle Haenel, Kévin Azaïs

Les Combattants, le premier long-métrage de Thomas Cailley, a été présenté à Cannes 2014 à la Quinzaine des Réalisateurs. Il a remporté un beau succès auprès du public et a reçu trois récompenses aux César : meilleure actrice, meilleur espoir masculin et meilleur premier film.

Quelles sont les choses positives que je retiens de ce festival ?

Comme je le disais plus haut, il s’agit avant tout d’une manière conséquente de faire connaître des films d’auteur issus du monde entier, en gros des films que le grand public s’en fiche éperdument le reste de l’année. Ce n’est pas forcément une recette magique (certaines Palme d’or n’ont d’ailleurs pas toujours rencontré du succès) mais ça peut tout de même être un coup de pouce utile, ce n’est pas négligeable. Un grand nombre de réalisateurs sont très reconnaissants d’être passés par la case Cannes pour être plus connu et par la suite monter d’autres projets. Et je ne parle pas uniquement que la compétition officielle. De plus, je dois avouer que je suis allée voir certains films au cinéma parce qu’ils étaient passés par ce festival. Sans ce passage, je ne suis pas toujours sûre que je serais allée le voir. Par conséquent, j’ai pu découvrir des films et des réalisateurs que j’adore depuis ! Surtout, j’ai envie de célébrer le cinéma grâce à Cannes, presque envie de prendre le mot « festival » à partir de son étymologie de « fête ». Attention, je ne dis pas qu’il s’agit du meilleur festival au monde, je pense que chaque festival vise un certain public notamment. Mais grâce à sa médiatisation, pour moi, c’est juste une belle occasion de pouvoir parler de cinéma malgré tout ce qu’on pourra dire dessus. C’est une célébration d’une passion. Malgré toutes les polémiques présentes auparavant et certainement à l’avenir, j’ai envie de retenir cette touche positive.

Blue Ruin : Photo Macon Blair

Selon son réalisateur Jeremy Saulnier, la présentation de Blue Ruin à Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs en 2013 a contribué à sa diffusion et son succès.

Et les choses négatives ?

Même si je ne suis pas aussi ronchonne que certain(e)s sur ces points en question mais c’est tout de même bien de ne pas être dans le pays des Bisounours et souligner quelques petits points négatifs. Je dirais tout de même qu’il y a parfois un manque de logique dans certaines répartitions par rapport aux différentes sections. Sans être une fan d’Apichatpong Weerasethakul ou de Naomi Kawase par exemple, est-ce vraiment normal qu’ils aient présenté l’an dernier leurs films en dehors de la compétition officielle alors qu’ils ont gagné des prix (le premier cité ayant tout de même gagné une Palme d’or) ? C’est vrai qu’on a l’impression de voir les mêmes réalisateurs même si je comprends qu’il y a derrière une étiquette à préserver et un certain public à satisfaire. Je veux dire, on a beau critiquer la présence systématique de certains mais dans un sens, s’ils se retrouvaient dans d’autres sections, on râlerait. Après, il faut se poser la question : pourquoi insistent-ils pour rester à Cannes et pas ailleurs ? Il y a aussi le fameux débat sur la découverte de réalisateurs moins confirmés en compet’. Je suis plutôt pour même si j’aime justement le fait que la compétition reste faite pour des confirmés pour montrer justement qu’il s’agit du plus haut niveau du cinéma. Disons que je suis pour quand les jeunes réalisateurs proposent de la bombe. Enfin, la partie glamour peut avoir ses désagréments. Encore une fois sans défendre à tout prix, limite, je comprends le rôle des sponsors, des nanas de L’Oréal (certaines sont même actrices, ne l’oublions pas) même si ça ne donne pas la meilleure image cinéphile. Je pars du principe qu’il y a certainement derrière des enjeux économiques qui nous dépassent quand on ne connait pas particulièrement les coulisses. Ce glamour peut aussi attirer un certain public et c’est pour ça que Cannes existe aussi. Après, je trouve que les limites ont souvent été dépassées quand on voit des starlettes de télé-réalité, désormais des Youtubeurs (je n’ai rien contre eux mais là ils envahissent le cinéma, les librairies etc… c’est bon au bout d’un moment), ou autre chose qui ont tout sauf l’air de s’intéresser au cinéma et qui se trimballent sur le tapis rouge et ont même droit d’aller voir des films alors que de vrais cinéphiles n’ont pas cette chance, oui c’est rageant.

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Oui, à Cannes, des spécimens de ce genre sont sur le tapis rouge.

Source : Twitter Afida Turner

Quelles sont mes Palme d’or préférées ?

(Petite précision 1 : il n’y a pas d’ordre, je réponds de tête)

(Petite précision 2 : j’ai pris en compte certains films qui n’avaient pas l’appellation de Palme d’or étant donné qu’elle n’a été crée qu’en 1955)

Pulp Fiction de Quentin Tarantino, Taxi Driver de Martin Scorsese, Barton Fink des frères Coen, The Tree of Life de Terrence Malick, Dancer in the Dark de Lars von Trier, La Chambre du fils de Nanni Moretti, Le Salaire de la Peur de Henri-Georges Clouzot, Viridiana de Luis Buñuel, Le Guépard de Luchino Visconti, Paris, Texas de Wim Wenders, Elephant de Gus Van Sant, Amour de Michael Haneke, Missing de Costa-Gavras, Mission de Roland Joffé, 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu, Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, If… de Lindsay Anderson…

Elephant : Photo Gus Van Sant

Elephant de Gus Van Sant – Palme d’or 2003

Et celles que j’aime le moins ?

(Petite précision 1 : Vous devez me promettre de ne pas me taper)

(Petite précision 2 : Ce ne sont pas forcément des films que je déteste  – il y en a peu en réalité dans la liste. Dans le lot, j’en estime certains mais c’est juste que je ne suis pas totalement fan de la proposition et pas d’accord avec le choix du jury).

La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Oncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul, Dheepan de Jacques Audiard, Rosetta des frères Dardenne, La Leçon de Piano de Jane Campion, Sailor et Lula de David Lynch, Sexe, mensonge et vidéo de Steven Soderbergh, Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat.

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux

La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche – Palme d’or 2013

Des prix d’interprétation qui m’ont marquée ?

En vrac (j’ai conscience que je vais en oublier plein que j’adore) : Jack Lemmon (Missing et Le Syndrome Chinois), Björk (Dancer in the Dark), Peter Mullan (My Name is Joe), Jeon Do-yeon (Secret Sunshine), Penélope Cruz / Carmen Maura et cie (Volver), Christoph Waltz (Inglourious Basterds), Brenda Blethyn (Secrets et mensonges), John Turturro (Barton Fink), Pascal Duquenne (Le Huitième Jour), Jean Dujardin (The Artist), Mads Mikkelsen (La Chasse)…

Inglourious Basterds : Photo Christoph Waltz

Christoph Waltz dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino (2009).

Des films présentés en compétition que j’adore qui n’ont pas été récompensés ?

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, Mia Madre / Habemus Papam / Le Caïman de Nanni Moretti, O’Brother et No Country for Old Men des frères Coen, We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, Mystic River de Clint Eastwood, Ed Wood de Tim Burton, La Valse des Pantins de Martin Scorsese, Une journée particulière d’Ettore Scola, Du Silence et des Ombres de Robert Mulligan.

La Grande Bellezza : Photo Toni Servillo

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino a été présenté en compétition à Cannes en 2013 mais est reparti les mains vides (c’était La vie d’Adèle qui avait remporté la Palme d’or cette année-là). Le film a cependant trouvé son public et a remporté plus tard l’Oscar du meilleur film étranger ainsi  que 4 European Film Awards (dont meilleur film).

Quels sont les films que j’attends le plus cette année à Cannes en compétition ?

Mademoiselle (Agassi) de Park Chan-wook, Julieta de Pedro Almodovar, Loving de Jeff Nichols, Moi, Daniel Blake de Ken Loach, Le Client d’Asghar Farhadi, Juste la fin du monde de Xavier Dolan, Baccalauréat de Cristian Mungiu, Elle de Paul Verhoeven et The Neon Demon de Nicolas Winding Refn font vraiment partie des films que je veux voir au cinéma uniquement parce que j’aime le travail des réalisateurs.

Je suis également curieuse de découvrir American Honey d’Andrea Arnold (j’entends beaucoup de bien sur cette réalisatrice), La Fille Inconnue des Dardenne (pour Adèle Haenel et le sujet), Ma Loute de Bruno Dumont (j’ai trouvé la bande-annonce… étonnante), Paterson de Jim Jarmusch (parce que Jarmusch est capable de signer des bijoux et pour Adam Driver), Personal Shopper d’Olivier Assayas (pour le pitch et pour me forcer à rattraper Sils Maria).

The Neon Demon : Photo Elle Fanning, Nicolas Winding Refn

The Neon Demon de Nicolas Winding Refn (en photo avec Elle Fanning) fait partie de mes plus grosses attentes cannoises.

Liebster Award n°4

Je suis de nouveau taguée ! Ca fait un moment que Melissa et Lily attendent mes répondent, alors je publie ce billet ! Vu le nombre de Liebster Awards auxquels j’ai participé, je ne m’attarde pas sur les règles : Je raconte 11 choses passionnantes sur ma petite personne, je réponds à 11 questions et je suis censée poser 11 autres questions pour d’autres blogueurs. Comme la dernière fois, je ne vais pas vous poser de questions, vous pouvez reprendre les questions ici et publier vos réponses ici en commentaires ou sur vos blogs. Let’s go !

11 choses sur moi : 

 

  • Ca y est, je débarque sur Facebook ! Bon, pour l’instant, je ne me suis pas foulée, mais ça va venir ! Pour l’instant, cliquez-la car j’ai du mal à installer mon logo avec le lien sur mon blog !
  • Je viens d’apprendre que mes dents de sagesse ne sortiront jamais. Bref, je crois que vous savez ce qui m’attend…
  • Je compte me remettre à la corde à sauter.
  • En 5e, quand ma prof d’anglais m’a demandé ce que je voulais faire dans la vie, je lui ai sérieusement répondu que je voulais devenir rockstar.

  • En tant qu’animatrice pour des gosses de 8 ans, je suis obligée de les faire jouer. Parfois j’utilise le matériel qu’on me donne et parfois j’en invente. Et sans me vanter, les jeux que j’invente cartonnent. S’il y a des gars de Hasbro qui passent par là…
  • J’adore marcher pieds-nus !
  • Quand je vois mettre des pompes chez moi, j’adore marcher en tongs ou en Birkenstock !

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  • J’ai retrouvé ma caméra numérique et je n’ai aucune idée de ce que je veux filmer. Et pourtant, je veux filmer !
  • Pour un cours de cinéma, en seconde, on m’avait demandé de réaliser un clip vidéo. J’avais choisi de tourner en noir et blanc un clip assez pathétique et ridicule intitulé Try a little tenderness (comme la chanson). Je jouais une sorte d’ado pseudo-suicidaire qui reprenait goût à la fois et hooooop retour à la couleur entourée par une avalanche de nounours (!!). Oui, c’est vraiment pathétique ! Je l’ai gravé sur dvd mais j’ai très peur de le ressortir pour le revoir…
  • Depuis que je suis môme, je me ronge les ongles. En fait, actuellement, je me les ronge car ça m’agace de les voir plus longs !
  • Je suis toujours aussi fan des colorations… Maintenant, je ne suis plus blonde mais brune !

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Le tag de Melissa

A quelle époque aurais-tu aimé vivre ? 

C’est toujours difficile de répondre à cette question car il me semble qu’on a toujours tendance à idéaliser une époque qu’on n’a pas vécue et qui avait forcément de bons et de mauvais côtés. Suite à l’image que je me fais, je crois tout de même que j’aurais bien aimé vivre dans les années 1980 ou être une ado dans les années 1990. Je n’ai pas pu les savourer comme il le fallait.

Quelle est la première chose que tu fais le matin ?

Je vais faire dans l’originalité : m’étirer un peu, mettre mes lunettes et aller aux toilettes. VOILA.

Si tu pouvais discuter avec une personnalité pendant une heure, ce serait avec qui ?

J’avais déjà répondu à cette question, que ce soit au cours d’un Liebster Award ou au cours d’un TAG autour du dîner littéraire et cinéma. Je dirais toujours que j’aimerais discuter pendant une heure, Quentin Tarantino, Martin Scorsese et Robert De Niro, on sent que ce sont des gens qui aiment communiquer. Et j’aurais des tas de questions à leur poser.

A ton avis, quelle est la plus grande découverte faite par l’homme ?

Ma réponse va paraître très bateau mais pour moi, LA base reste la découverte du feu (et de tout ce qui suit plus tard, au fil des siècles).

De quel objet ne te sépares-tu jamais ?

Je regarde dans mon sac à main que j’ai toujours sur moi et je dirais : mon portable, des lunettes de soleil, des serviettes périodiques, ma trousse de maquillage et des stylos. GLAMOUR.

Si tu gagnais au loto, que ferais-tu de ton argent ?

Je le diviserais en plusieurs parties : j’en mettrais une partie de côté, juste assurer l’avenir. Après je pense que j’en profiterai pas mal pour me faire plaisir, que ce soit pour acheter des choses nécessaires (du mobilier) et surtout pour voyager. Je sais aussi que je donnerai de l’argent à des associations et aussi à certains de mes proches.

Quelle est la bande originale de ta vie ?

Il y en a troooooop ! De tête, je dirais celles de Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Breakfast on Pluto, Billy Elliot, Velvet Goldmine et Trainspotting. Mais il y en a tant d’autres !

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Quel talent aurais-tu aimé posséder ?

Savoir chanter ! J’adore pousser la chansonnette mais ça me frustre d’entendre ma voix si dégueulasse !

Si tu ne pouvais manger qu’un seul plat jusqu’à la fin de ta vie, ce serait lequel ?

Mais c’est trop dur, la bouffe, c’est la vie ! Je répondrais les pâtes car j’en mange très souvent, donc j’imagine que ça me suffirait.

Quel est ton dvd de la honte ? (dvd de la honte = un film que tu adores tout en sachant que c’est un gros navet aux yeux du reste du monde)

Ohlala je sais qu’on va vouloir me taper mais j’avoue aimer revoir The Birdcage de Mike Nichols. ON NE ME TAPE PAS BORDEL !

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Le tag de Lily :

 

Quel livre conseillerais-tu à quelqu’un qui veut découvrir la littérature française contemporaine ?

J’allais dire en général les romans d’Amélie Nothomb (surtout Hygiène de l’assassin, Cosmétique de l’ennemi, Ni d’Eve, ni d’Adam et Robert des noms propres) mais je viens de me rappeler qu’elle est Belge. Sinon, euuuuuh… En fait, je vais répondre les romans d’Amélie Nothomb !

Si tu étais un personnage de fiction, comment s’appellerait le livre de ta vie ?

Euuuuh bonne question… Tina, histoire d’une killer ?

Quel film as-tu vu le plus de fois dans ta vie ?

Les Visiteurs, Le Père Noël est une ordure, Sacré Robin des Bois, Bean, Toute la série du Gendarme, Les Bronzés font du ski, Mrs Doubtfire, Reservoir Dogs, les vieux Disney en général…

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Quel est ton film d’animation préféré ?

Les Aristochats, Mulan, Merlin l’Enchanteur, Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké.

Y a-t-il des romans dont tu préfères l’adaptation cinématographique ?

Oui : Un homme au singulier de Christopher Isherwood (A Single Man de Tom Ford au cinéma), Trainspotting d’Irvine Welsh (le film du même nom de Danny Boyle), Petit-déjeuner chez Tiffany de Truman Capote (Diamants sur canapé de Blake Edwards), Expiation de Ian McEwan (Reviens-moi de Joe Wright) ou encore La Dame en Noir de Susan Hill (le film du même nom de James Watkins).

Quel personnage de roman ou de film détestes-tu par-dessus tout ?

Pour combiner les deux, je réponds Ana Steele de Cinquante Nuances de Grey et Bella Swan dans Twilight. Deux cruches et encore je reste gentille et polie…

Quelle est ta série préférée ?

Black Books, The IT Crowd, Absolutely Fabulous et Twin Peaks.

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Celle(s) que tu suis en ce moment ?

Justified, American Horror Story, Girls et Parks and Recreation (bref, toujours aucune surprise !).

Si tu devais ajouter une nouveauté à ton blog, quelle serait-elle ?

Oh j’aimerais tellement parler d’autres choses (en lien avec le cinéma ou non), comme le maquillage (j’avais même pensé créer une rubrique du genre : « s’habiller et se maquiller comme tel personnage »), les voyages (je pense toujours à créer une sous-rubrique,pour être honnête) et plus généralement des billets humeur. Mais j’ai tellement envie de parler de films que je n’ai pas trop le temps de m’éparpiller à droite et à gauche et j’ai justement peur qu’on en perde le fil !

Pratiques-tu un sport ?

Je vais toutes les semaines à Keep Cool (noooon, je ne fais pas de pub gratooos). En gros, je cours sur un tapis, je fais du vélo et vélo elliptique, je fais des abdos, l’éclate quoi !

Pratiques-tu un loisir artistique ?

« Artistique » me paraît un peu disproportionné. Actuellement, je me contente d’écrire (je collectionne les carnets et feuilles de brouillon !), de faire des pseudo-peintures même pas abouties (ce n’est que de l’art-thérapie !). Avant, j’étais davantage investie dans des loisirs artistiques, dans des clubs (théâtre, guitare et tout ça, je vous en avais déjà parlé).

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