[Dvdtrafic] Tamara vol. 2

Réalisé par Alexandre Castagnetti

avec Héloïse Martin, Rayane Bensetti, Sylvie Testud, Cyril Gueï, Noémie Chicheportiche, Idrissa Hanrot, Jimmy Labeeu, Oussama Kheddam, Blanche Gardin, Annie Cordy, Manon Azem, Karidja Touré, Panayatis Pascot, Jean-François Cayrey…

Sortie le 4 novembre en VOD, et le 7 novembre en DVD, Blu-Ray et Coffret Tamara 1 et 2 (TF1 Studio)

Quelques liens pour aller consulter le site et la page Facebook de TF1 Studio.
Merci à Cinétrafic pour cette nouvelle opération « DvdTrafic ». Je vous invite à aller voir sur leur site tous les films dans le top cinéma de l’année ainsi que le classement des comédies 2018.

Synopsis : Jeunes bachelières, Tamara et sa meilleure amie Sam montent à Paris pour leurs études. Face aux problèmes de logement, elles acceptent de vivre en colocation avec Wagner… et Diego, l’ex de Tamara, qui se consacre davantage à Instagram qu’à ses études…

A l’instar de Joséphine (également une héroïne avec un physique loin des diktats actuels aux problèmes sentimentaux existentiels), Tamara n’a pas été un carton au box-office. Pourtant, il bénéficie étonnamment d’une suite. Je ne garde pas un mauvais souvenir du premier volet malgré son aspect très téléfilm, c’est pour cette raison que je me suis intéressée à Tamara vol.2, sorti l’été dernier dans les salles françaises. Faisons le point sur ce film grand public (qui s’adresse tout de même davantage aux ados) sympathique mais avec de réels défauts.

Un scénario peu crédible

Tamara vol. 2 s’attaque à deux sujets : la vie étudiante et celle des « influenceuses ». Que Tamara n’aille jamais à la fac par glande est plutôt crédible. En revanche, que sa copine Sam refuse d’aller en cours alors qu’elle est en première année de médecine, j’y crois moyen mais admettons. En revanche, la colocation chez Wagner le riche a de quoi agacer dans le sens où le film n’a pas envie de se mouiller pour montrer la véritable vie des étudiants. C’est du TF1, c’est du beau, nos jeunes loulous sont logés dans un grand bel appartement parisien « style Rococco » uniquement, on ne veut pas montrer la misère et les difficultés des étudiants, nan, ça c’est pas vendeur. Puis, m’intéressant plus ou moins à l’univers des « influenceurs », l’histoire de Tamara l’Instagrammeuse en vogue ne m’a pas du tout convaincue. Je sais bien que des gens deviennent soudainement célèbres juste en faisant des photos ou en parlant de leurs chats, mais là on n’y croit pas. Les photos et vidéos postées sur le réseau ne donnent pas envie de s’intéresser davantage au personnage donc pourquoi deviendrait-elle célèbre ?

 

 

 

 

Arnaud Borrel / UGC Distribution

 

Parfois un sentiment de gêne

Je savais pertinemment que Tamara n’allait pas proposer la mise en scène de siècle, le premier volet en proposait déjà une proche des téléfilms diffusés sur TF1. Ce n’est pas un film qui prétend une quelconque ambition artistique, on sait très bien à quel type de long-métrage on a affaire, on va pas jouer les hypocrites non plus. Mais il y a vraiment deux séquences (en gros le générique d’ouverture et la danse à Deauville) qui sont vraiment gênantes avec des effets spéciaux pourris. Pas sûre que ce soit du volontairement kitsch. De plus, j’ai un petit souci avec Héloïse Martin, l’interprète du rôle-titre. Elle dégage beaucoup de sympathie (impression confirmée dans Danse avec les stars – ouais je me cultive parfois le samedi soir) mais son jeu m’a paru souvent faux, encore plus que dans le premier volet (en tout cas, à l’époque, cela m’avait moins frappée mais si ça se trouve j’ai vu le film en étant complètement déchirée). C’est dommage face à un personnage important en terme de « représentation ».

Des comédiens au service d’un film léger et bienveillant

Heureusement, en dehors de l’interprétation très discutable d’Héloïse Martin, la distribution est très convaincante et étonnamment cohérente en mêlant à la fois des acteurs confirmés et respectés, des moins connus pour le grand public, des « espoirs » ou encore des jeunes qui ne sont pas à l’origine des acteurs. Rayane Bensetti (décidément ils font tous Danse avec les stars) s’en sort pas si mal, le casting « jeunes » est par ailleurs très satisfaisant. Même le Youtubeur (pas drôle) Jimmy Labeeu s’en tire bien. Noémie Chicheportiche (qui reprend le rôle de Sam tenue par Oulaya Amamra dans le premier volet) est également la bonne surprise du casting, je suis persuadée qu’on reverra cette jeune actrice dans de bons projets. Parmi les « moins jeunes », Sylvie Testud en mère poule inquiète et Blanche Gardin en voisine bizarroïde apportent une véritable fraîcheur au film. De plus, le film a beau être bourré de défauts, ce n’est pas forcément celui sur lequel on a envie de taper. Tamara vol.2 prône avec certainement trop de gentillesse des valeurs louables pour le grand public. Je préfère encore ça à des comédies vulgaires, ennuyeuses, jamais drôles (même pas une seconde) avec des blagues douteuses.

 

Arnaud Borrel / UGC Distribution

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2 réflexions sur “[Dvdtrafic] Tamara vol. 2

  1. J’ai vu le premier au cinéma mais je n’en n’ai plus aucun souvenir. Juste celui d’un film qui se laisse regarder et qui s’oublie aussi vite. Du coup, cette suite ne me tente pas des masses mais bon, pourquoi pas lors d’un passage a la télévision ^^

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