Mother!

réalisé par Darren Aronofsky

avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer, Brian Gleeson, Domhnall Gleeson, Kristen Wiig…

Drame, thriller américain. 2h. 2017.

sortie française : 13 septembre 2017

interdit aux moins de 12 ans

Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité.

Mother! : Photo Javier Bardem, Jennifer Lawrence

(Oui, ce long disclaimer – même autres remarques ailleurs – au début de ce billet ne s’attaque pas directement au film mais j’avais besoin de dire certaines choses qui commençaient vraiment à m’énerver et même à me peser. Et comme c’est encore mon lieu personnel d’expression – car certains l’auraient visiblement oublié – je me permets d’écrire ces choses durant ce billet). 

Je m’en suis jamais cachée : je n’aime pas les films d’Aronofsky. Tout est absolument douloureux et grossier dans son cinéma. Peut-être pire, je n’aime pas tous les débats méprisants autour de ses films : si on a le malheur de dire qu’on n’aime pas ce qu’il fait (comme si le bonhomme était intouchable), on s’en prend en général plein la gueule. Je me rappelle encore de la sortie de Black Swan : selon certaines personnes, si on avait osé dire qu’on n’avait pas aimé ce film (ce qui est notre plus strict droit), on était forcément des imbéciles incultes (et évidemment des faux cinéphiles, sinon c’est pas marrant) ne comprenant rien au cinéma ou ce genre de réflexions complètement condescendantes (le fameux et éternel « noooon mais t’as pas compris », t’en fais pas, je suis pas une nouille). Hélas, ce que je craignais avec Mother! est arrivé : non seulement le film fut pour moi une torture à la fois involontairement hilarante et véritablement consternante, mais en plus (même si je tenais à préciser qu’il y a aussi de gentils cinéphiles fans du film, capables d’en discuter normalement sans te cracher dessus et heureusement !) j’ai subi de près et de loin certaines réactions vraiment désagréables et qui me donnent encore moins envie d’être sympa avec Aronofsky : « ouuais les gens qui ont pas aimé Mother!, vous êtes fermés d’esprit, vous avez rien compris blablabla » (recrache mon thé à l’instant – surtout quand tu vois le non-sens de la discussion). Je suis vraiment heureuse de savoir que j’ai visiblement le cerveau d’une moule, merci bien. On a aussi eu sur les réseaux sociaux l’immense colère (comme si le gars menait le combat de sa vie) de la part d’un youtubeur (j’ai la flemme de le citer) qui a visiblement pris la pastèque depuis sa rencontre avec Aronofsky en personne (alors que son seul argument était « MAIS CE FILM EST FOUUUUUUU ») : bref, chaque magazine qui a osé dire du mal de Mother! était forcément composée de journalistes cons et évidemment plus globalement (spectateurs compris – donc vous et moi) si on n’a pas aimé le film, alors on a forcément tort. C’est vraiment fabuleux de voir des gens soi-disant ouverts d’esprit nous donner des leçons sur le bon goût alors qu’on a le droit de le détester. Mais peut-on en vouloir totalement à ces personnes alors que le réalisateur en question a lui-même les chevilles qui ont enflé ? Parce que c’est ça qui est particulièrement insupportable dans le cinéma d’Aronofsky :  je sens à quel point le réalisateur crie d’un air pédant « JE FAIS MON CHEF-D’OEUVRE » à chaque scène. Cela a toujours été le cas dans sa filmographie mais alors avec Mother! il a atteint des sommets inimaginables et insoupçonnables.

Mother! : Photo Jennifer Lawrence

Le pire, c’est que je ne suis pas allée voir Mother! en me disant que j’allais casser à tout prix sur Aronofsky (quel serait mon intérêt ? Me torturer ? Dépenser mon argent n’importe comment ?). C’est même complètement faux : j’avais vraiment envie d’être optimiste, d’aimer ce film, de me réconcilier avec son réalisateur, comme ce fut le cas récemment avec certains réalisateurs que je n’aime habituellement pas comme par exemple Inarritu et Sofia Coppola, dont j’ai apprécié respectivement The Revenant et Les Proies. Aronofsky ne manque pas d’ambition, c’est tout à son honneur et normalement c’est le genre d’initiatives qui me plait. Mais l’ambition n’est pas non plus synonyme de prétention : hors visiblement, depuis un certain temps (enfin, depuis toujours – oh je suis méchante), le réalisateur semble confondre les deux termes. C’est extrêmement pénible quand tu as l’impression que le type t’explique (ou plutôt t’expose) tout ce qu’il a voulu dire au lieu justement de laisser parler les images : on est à deux doigts d’avoir des sous-titres explicatifs et de nous distribuer une Bible en sortant de la salle. Evidemment, chacun peut avoir sa propre interprétation sur cette oeuvre qui joue jusqu’au bout (et littéralement trop) avec les allégories. Attention, je comprends que des spectateurs aient pu être déroutés et qu’ils n’aient rien compris, sur ça j’ai aucun souci, je ne vous traite pas du tout d’imbéciles. Je vous parle là de mon ressenti par rapport aussi aux autres réactions : je n’ai pas trouvé le film si « compliqué » que ça dans le sens où les thématiques et références sont aussi lourdes que des pas d’éléphant. Je ne pense pas qu’il faut être un grand spécialiste en théologie et philosophie pour voir à peu près où le réalisateur veut en venir, les références bibliques utilisées étant utilisées à outrance (et non, cela ne rend pas son film meilleur ni plus intéressant). Aucun personnage ne porte de nom prouvant notamment leur représentation allégorique : le personnage incarné par Jennifer Lawrence (au passage, excellente – ouais j’ose un compliment dans ce bordel rempli de négativités) est la fameuse mère du titre. Concrètement, elle le devient relativement tard dans le film. Elle est alors la mère de plusieurs « concepts » : elle est la mère-nature / Gaïa (il faut une destruction pour la nature reprenne ses droits face à une humanité en perdition) mais aussi la mère de l’inspiration (en gros la muse). Quant au personnage masculin interprété par Javier Bardem (qui lui par contre ne joue pas spécialement bien), par son métier d’écrivain, il est le symbole de l’artiste face à la page blanche qui retrouve l’inspiration par sa muse (selon ses propos et notamment aussi par la seule relation sexuelle / viol que le couple aura : la création naît à partir de la souffrance) : son roman est littéralement son bébé qu’il a « accouché » via sa muse (on reprend le concept de la maïeutique). Il y a alors certainement une interrogation sur la réception d’une oeuvre : l’appartenance au public ne détruit-elle pas littéralement l’oeuvre / le bébé ? On peut même aller plus loin en se demandant si Bardem n’est pas carrément Dieu (son bureau pourrait représenter le Paradis) ou un prophète (tout dépend des scènes selon moi).

Mother! : Photo

Enfin, face à ce grand chaos critiquant certainement aussi la folie religieuse qui mène à la perte de l’humanité, on retrouve d’autres figures bibliques connues : Adam (Ed Harris), à qui il manque effectivement une côte, Eve (Michelle Pfeiffer), qui enfreint la seule règle de la maison (le coeur est le fruit défendu) et leurs fils Abel et Caïn (avec l’épisode du meurtre). Jusque-là, au moins dans ces quelques grandes lignes, je pense que les quelques pistes ne sont pas non plus si inaccessibles que ça. Et sur le papier, cela aurait pu donner un film réellement intéressant en terme de réflexion. Mais je reproche vraiment l’exécution outrancière et finalement dans un sens (malgré son côté faussement complexe) simpliste de cette relecture (même Noé était une relecture moins grossière de la Bible et pourtant c’était très loin d’être fin !). Certains seront certes sensibles face aux choix extrêmes d’Aronofsky (et malgré ma colère qui peut se ressentir au cours de ce billet, je respecte et comprends tout à fait qu’on adhère au projet – du moment qu’on n’insulte pas ceux qui n’y adhèrent justement pas du tout), pour ma part je les ai trouvés complètement grotesques. Encore une fois, tout est tellement surligné que cela en devient usant : la tâche de sang sur le tapis qui ressemble à une vulve (le nombre de fois où on a ce plan – impossible de ne pas capter la lourde image) en est un parfait exemple. Il est aussi évident que le film fonctionne sur un cycle (et j’ose même un rapprochement avec le cycle menstruel – allez tout est possible au point où on en est) : cela n’était par exemple pas une mauvaise idée mais à l’écran ça ne passe pas si bien que ça. Je ne prétends pas être un génie, loin de là, mais j’ai rapidement compris le comment du pourquoi (notamment avec l’histoire avec le coeur) : hélas, Aronofsky dévoile certains indices bien trop tôt. Par conséquent, la fin ne m’a pas du tout surprise alors qu’elle aurait dû me couper le souffle (je pense que c’était dans les intentions du réalisateur vu comme la fin est amenée). J’aimerais aussi revenir sur un thème visiblement important dans le long-métrage : la femme et surtout son rapport avec l’homme. Aronofsky et Lawrence affirment qu’il s’agit d’un film féministe. Qu’il y ait une réflexion sur la domination masculine sur la femme, aussi bien dans un cercle familial que dans un cadre professionnel, me paraît évident. Je suis déjà étonnée qu’on parle de muse (même si je l’ai moi-même dit juste au-dessus) : on le décèle entre les lignes mais concrètement, même si le personnage de Bardem dit vaguement à sa femme qu’elle est à l’origine de son inspiration (et sa grossesse semble aller dans ce sens), on a quand même du mal à voir ne serait-ce une scène confirmant que Lawrence inspire effectivement réellement son mari. L’inspiration éventuelle n’est que dans la souffrance et la violence : Aronofsky passerait presque pour un emo. Pendant deux heures, on voit surtout Jennifer Lawrence faire du ménage (je vous assure que ça m’a gonflée de la voir nettoyer pendant le 3/4 du film) et s’en prendre plein la gueule. S’il y a bien une réflexion autour de la place de la femme dans l’humanité, j’ai quand même du mal à y voir là-dedans du féminisme (je ne vais pas non plus vous mentir : oui, le mot « misogynie » m’est même venu en tête pendant la séance).

Mother! : Photo Jennifer Lawrence

Aronofsky a voulu faire du féminisme et le revendique :  le problème, c’est qu’à force de prendre un malin plaisir à humilier son personnage féminin, sa démarche devient totalement contre-productive. On a aussi presque l’impression qu’il règle ses comptes, qu’il y a quelque chose derrière qui devient profondément narcissique et non justement universel contrairement aux références qu’il utilise. Parce que Bardem n’incarne pas uniquement un Dieu, un prophète ou que sais-je. Pour moi, c’est aussi clairement Aronofsky en personne (et c’est un comble pour un film qui se veut féministe et dénoncer aussi la domination masculine). Un film peut provoquer le malaise, bousculer, je le conçois et c’est chouette même quand cela arrive. Mais là il ne m’a pas mise mal à l’aise pour des raisons artistiques mais pour des raisons éthiques. Je me suis même retrouvée presque dans la même position que dans (le détestable) L’Amant Double de François Ozon où j’ai l’impression qu’on peut tout justifier, que ce soit en terme de débilités ou d’acharnement envers ses personnages, soi-disant au nom de l’art : je trouve ça facile au bout d’un moment. Finalement, dans tout ça, on a parlé que de la métaphore et ce n’est pas surprenant puisque c’est ce qui ressort d’ailleurs majoritairement dans les différents avis exprimés : le film ne nous pousse pas à aller ailleurs, il ne se base pratiquement sur cette lecture. Or, un film ne peut pas non plus se résumer qu’à ça au bout d’un moment surtout quand la relecture n’est pas particulièrement bonne ni révolutionnaire (il y a des films de relecture / très référencés bien plus réussis de ce côte-là). Faire un film allégorique sur la Bible, ça a de la gueule mais c’est pas pour ça que ça en fait un bon film. Il ne peut pas non plus se résumer à sa promotion putassière comme ce fut le cas sur Black Swan (oui, cette remarque est purement gratuite). La mise en scène en elle-même n’a donc rien de réellement problématique, notamment avec la gestion d’un espace envahi. Mais là encore, on en a trop à l’écran (j’en ai même éclaté de rire au bout d’un moment – la dernière fois que j’ai ri comme ça, c’était pendant ma séance de Lucy) pour appuyer un discours déjà bien lourd et pénible. Par contre, je suis vraiment sceptique sur les effets spéciaux ainsi que sur l’utilisation abusive de gros plans sur Jennifer Lawrence (même si je peux comprendre la démarche et l’effet produit). Finalement, tous les autres aspects notamment techniques (le travail sur le son est bon par exemple) ne parviennent pas à éclater face à un propos prétentieux, indigeste, carrément insupportable et dans tout ça… vain.

Mother! : Photo Jennifer Lawrence

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14 réflexions au sujet de « Mother! »

  1. Autant la bande annonce m’intriguait, autant ton article m’intrigue encore plus ! Je ne sais pas si c’est du masochisme de ma part mais ton billet me donne envie d’aller voir le film… Peut-être finalement que les critiques négatives me poussent à voir un film, pour comparer les opinions et me faire mon propre avis sur la question..

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  2. Au moins c’est un avis tranché !
    J’avais bien aimé Black swan, mais je pense que c’est le seul film de ce réal que j’ai vu. Mother m’attirait car Bardem est dedans, mais pour ma part, la note presse Allocine m’a retenue, d’autant que même les critiques élogieuses des blogs faisait état d’un film très particulier. Et je n’avais pas envie de voire un délire égocentrique chelou. J’ai passé mon tour !

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  3. Je ne suis pas un fan de Darren Aronofsky (j’ai des réserves sur au moins trois de ses films), mais je l’apprécie un minimum. Ce qui ne m’a pas empêché de trouver que c’est un film est une belle grosse daube. Et si toi tu as le cerveau d’une moule, je veux bien postuler pour celui d’une crevette! Mais bon nous devons être de mauvaise foi ou ne pas être concerné par le monde actuel pour oser dire que ce film est mauvais. 🙂 Je n’avais pas vu un aussi mauvais film au cinéma (ou en tous qui est sorti cette année) depuis Le secret de la chambre noire. Même les films parfois douteux comme Troll 2 sont plus fun à regarder que ce film, malgré une certaine médiocrité.
    Mother se gaufre dans le ridicule le plus crasseux, alignant les événements sans queue ni tête en espérant que cela passera. La dernière demi-heure est un sommet de nawak, où Aronofsky met à peu près tout et n’importe quoi en espérant que ça marche. Sauf que non. On peut parler de fanatisme religieux sans en faire des caisses. On peut parler de guerre sans partir dans des allégories qui n’ont honnêtement rien à foutre là (quand j’ai vu le champ de bataille je me suis demandé si on était bien dans le même film). Et surtout ce qu’il expose n’a rien de nouveau et le film est d’une prévisibilité à toute épreuve. Et on peut parler de la violence faites aux femmes sans forcément montrer en plan rapproché qu’elle se fait ratatiner la gueule. Il suffit de voir un film comme Dolores Claiborne pour s’en rendre compte. N’est pas subtil qui veut.

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  4. J’aurais presqu’envie de m »infliger la torture pour voir ça en vrai 🙂 mais depuis quelques temps je ne parle plus des films qui me deplaisent. J’ai vu Bonne pomme, La colle, Seven sisters et un autre dont jai oublié le titre… J’ai pas eu l’énergie de m’agacer.
    Et je n’avais pas aimé Black Swann… bulot sans cervelle que je suis.
    Concernant ton coup de gueule, je le comprends. Au début du blog (il y a plus de 10 ans) quand on me traitait d’inculte non parce que je n’avais pas compris un film mais parce que je ne l’avais pas aimé… je me le prenais en pleine gueule, me disant que j’étais vraiment une idiote. On « m’ accusait » aussi de porter des jugements de valeur (le mal absolu) sur les personnages ou les réalisateurs.
    Je me dis depuis longtemps qu’on ne parle finalement « que » de cinéma et qu’il n’y a AUCUNE raison de s’insulter et de se laisser insulter mais surtout d’en être touchée personnellement.
    Depuis donc, les éventuelles insultes ( il y en a toujours, les dernières sur Pirate des Caraïbes et L’odyssée il me semble) je dirai élégamment que « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre » 🙂
    J’aime bien entendre les arguments contraires même si ça me fait parfois de la peine qu’un film adoré ne plaise pas (et ça me fait de la peine pour le film, pas pour moi personnellement), mais les insultes des insulteurs planqués derrière leur écran me laissent désormais de glace.
    La Force est avec toi jeune Padawan.

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  5. Pas vu ce dernier cru d’Aronofsky et je ne peux pas dire que j’en fasse une grande priorité, malgré le fait que je n’avais pas détesté Black Swan (Nathalie Portman et Mila Kunis y sont sublimes, je trouve, et la première me semble plus à l’aise dans ce film que dans Jane Got A Gun). Je réagis plutôt sur ton coup de gueule que je comprends parfaitement. J’ai eu le malheur, lors d’une chronique, d’écrire un avis positif sur le premier Monde De Narnia (et de dire en même temps que je déteste la saga Le Seigneur Des Anneaux). Autant dire que je m’en suis prit plein la tronche. Depuis, je me suis promis de ne plus jamais écrire sur un de mes films fétiches (ceux que je regardent encore régulièrement), car, je n’ai pas envie d’avoir à me justifier encore et encore, à longueur de commentaires.

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  6. @ Mo. :
    Si tu vas le voir, n’hésite pas à revenir me dire ton avis ! 🙂
    (ahaha j’avoue que je pensais que mon billet ferait fuir !!).
    Après tu as totalement le raison, le mieux est de se faire son avis ! 🙂

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  7. @ borat8 :
    Un soutiiiiiiiiiiiien à ma cause !! 😀
    (par contre, je veux ta comparaison avec Dolores Claiborne un peu zarbi quand même, même si je vois ce que tu veux dire).

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  8. @ pascale265 :
    Allez, vas-y, inflige-toi ça, si ça se trouve, le billet que tu rédigeras sera hilarant !! 😀
    (Mais qu’est-ce qui t’a pris d’aller voir Bonne pomme et La colle !???)
    AHHHHH QUELQU’UN QUI AIME BLACK SWAN, HALLELUJAH !! (ils sont tellement rares !!)
    J’apprends à rester de glace, j’imagine que je suis encore jeune et que je dois encore apprendre à encaisser ce genre d’attaques complètement débiles, juste pour des films. Ca n’a pas de sens. Comme si j’avais tué leur grand-mère !
    Un gros merci ! 😉

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  9. @ titi70 :
    (raaaah je supporte pas Portman et Kunis, c’est terrible 😮 😮 ).
    Oui, parce qu’il y a aussi le sens inverse : on se sent jugé si on défend un film mal-aimé par tous ! Et après ce sont les premiers à dire qu’ils sont Charlie, à dire « vive la liberté d’expression » et tout ça, quelle hypocrisie !

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  10. Je parle surtout de la violence faites aux femmes dans le roman comme dans le film. Ce qui passe par la violence domestique. Ce que montre dans un sens Mother ! même si pas de la même manière et c’est bien dommage tant on sent qu’il veut faire dans la provocation gratuite et malvenue.

    Aimé par 1 personne

  11. @ Amandine :
    Il y en a une qui me followait depuis quelques mois et qui est visiblement copine avec pas mal de followers. Du genre, elle m’a vraiment prise en grippe pour rien. L’échange était surréaliste !
    Après j’ai vu des trucs scandaleux sur des groupes facebook que je suis au loin, du jugement comme c’est pas permis.

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  12. A Amandine:
    Pour continuer dans ce que dit Tina , j’ai eu aussi des réactions douteuses venant soit de follower soit de personnes que je connais mais que je ne follow pas ou qui ne me follow pas.
    Le premier m’a sorti que de toutes manières, je n’avais pas envie de voir avant et donc j’avais déjà envie de détester le film avant de le voir. Ce n’est pas parce que tu n’as pas forcément envie de voir un film que tu n’as pas envie d’avoir un effet de curiosité. Au mieux, tu seras surpris et ça se passera bien. Au pire, ce sera une catastrophe comme ce fut le cas ici avec Mother. Il y a des films qui ne te disent rien au départ et qui sont parfois très bien au final! Cela ne se devine pas. Comme on peut attendre un film et être déçu en le voyant. Le second reproche qu’il m’a fait était au sujet du film et de ses thématiques. Il m’a dit quasi-littéralement « tu ne dois pas t’intéresser à des choses autour du monde pour dire ça ». Mais bon sang, il y a des tas de films qui parlent des mêmes sujets que Mother et qui le font bien mieux. En lui racontant le film, un ami m’a tout de suite cité The mist. Et oui en ce qui concerne le fanatisme religieux, The mist est plus subtil et intelligent que Mother. 😀
    Le second a rt un tweet que j’avais moi-même rt disant qu’Aronofsky avait fait le film dans un but de provocation. J’avais alors dit qu’il aurait mieux fait de provoquer avec un réel fond. Je n’ai donc pas dit qu’il n’avait pas de fond, mais qu’à la rigueur son fond ne semblait pas clair. Le bonhomme a alors dit que que l’on aime ou pas le film, dire que le film n’a pas de fond est un signe de mauvaise foi. Un autre a renchéri en disant que « ou aveugle ». Je leur ai répondu « merci pour la mauvaise foi et j’ai encore une bonne vue, merci. ». Si le second s’est vite écrasé, l’autre n’a jamais répondu. Pourtant il a une grande gueule sur twitter.
    Donc pour te dire à quel point en parlant de ce film Tina et moi, on a parfois eu des réactions excessives, voire très particulières. 🙂

    Aimé par 1 personne

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