La La Land

réalisé par Damien Chazelle

avec Emma Stone, Ryan Gosling, John Legend, J.K. Simmons, Rosemarie DeWitt, Finn Wittrock, Callie Hernandez, Sonoya Mizuno…

Comédie musicale, romance américaine. 2h08. 2016.

sortie française : 25 janvier 2017

lalaland

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

Le deuxième long-métrage de Damien Chazelle, Whiplash, qui avait permis à J.K. Simmons (présent dans La La Land le temps de quelques scènes) de remporter l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, m’avait énormément plu, on pouvait même parler de coup de coeur. Je suis donc allée voir La La Land non pas principalement à cause du buzz (qui finit par écoeurer) et toutes les nombreuses récompenses qu’il récolte à son passage mais avant tout parce que je sais à quel point Chazelle est un jeune réalisateur ambitieux et talentueux âgé seulement de 32 ans. La La Land donne littéralement le « la » avec cette impressionnante scène d’ouverture sur une autoroute (avec Another Day of Sun). Hélas, mon enthousiasme n’a pas tenu la distance au fur et à mesure de l’histoire, construite sur un schéma saisonnier. La La Land ne manque pourtant pas de qualités. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ce film, on doit reconnaître à Damien Chazelle et toute son équipe un travail colossal et très réfléchi. Esthétiquement et techniquement, le film est absolument époustouflant et d’une grande précision, dans lequel tout (et je n’exagère pas quand je dis « tout ») semble avoir une signification. Le jeu avec les couleurs est notamment très pertinent par rapport à l’évolution et aux pensées des personnages (je ne peux que vous inviter à regarder la vidéo pertinente du Fossoyeur de Films). Le long-métrage traite aussi de sujets universels qui pourront toucher divers spectateurs : comment réaliser ses rêves qui peuvent paraître démesurés (à l’image de l’esthétique) lorsqu’on rencontre des désillusions et des obstacles ? Un rêve professionnel est-il toujours compatible avec sa vie privée ? En fonction des choix que l’on fait à un moment de sa vie, ne finit-on pas par rêver de sa vie ? Finalement, on retrouve des thèmes communs avec le précédent long-métrage de Chazelle. Comme dans Whiplash, il y a bien cette question du sacrifice qui revient dans l’esprit des personnages. Le titre est par ailleurs assez intéressant à analyser par rapport aux thèmes mis en avant par Chazelle. Il fait référence à Los Angeles (on pourrait presque lire le titre L.A. L.A. Land) et plus généralement, il s’agit aussi d’un clin d’oeil à une expression qui désigne une situation déconnectée de la réalité.

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

La ville américaine, celle de tous les rêves qu’on peut réaliser, est donc très bien valorisée, dans le sens où elle a l’air hors du commun avec ses couleurs très pétantes et plus généralement tout semble démesuré. Mais je ne vais pas tourner du pot pendant une plombe : La La Land m’a fortement déçue (et le buzz autour a certainement accentué ma déception même si je l’aurais certainement eue). Et je suis déçue d’être déçue quand je vois de telles qualités en face de moi. Croyez-moi, je n’ai pas envie de balancer des saloperies sur ce film (même si en sortant de la salle, j’ai clairement dit que je n’avais pas du tout aimé ce film, depuis mon avis a peu évolué) parce qu’il a la cote partout (parce qu’on a l’impression que chaque année je m’amuse à être la vieille bique solo face contre tout le monde qui vénère LE film de l’année, mais non je ne suis pas comme ça). Plusieurs éléments m’ont réellement posé problème durant ma séance au point de gâcher les qualités pourtant bien présentes. Dans un premier temps, et c’est particulièrement problématique dans le cadre d’une comédie musicale, je reste assez sceptique en ce qui concerne la musique justement. Certes, j’aime vraiment certains titres (je les écoute même actuellement chez moi) : Another Day of Sun, Someone in the Crowd ou encore City of Stars (et je n’ai retenu que ceux-là, ce qui n’est pas bon signe). Mais dans le contexte du film, la musique ne m’a pas plus emballée que ça, surtout lorsque certains morceaux reviennent plus fois sans réelle variation. Ce qui m’a également déçue est la banalité de l’histoire par rapport à la forme du film. On va me dire que le 3/4 des films ont des histoires très classiques et je suis entièrement d’accord avec vous. Ce que je veux dire, c’est que selon moi la forme a priori assez spectaculaire, le choix justement de réaliser une comédie musicale, devrait nous faire « oublier » cet aspect assez classique. Or, je me suis vraiment dit en sortant de la salle « tout ça pour ça ». Après j’ai aussi conscience du projet même de Chazelle : une comédie musicale plus « réaliste » (les personnages ne dansent pas comme des balles, une grande partie du film qui ne contient pas nécessairement de scènes musicales etc…).

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

Cela peut donc paraître paradoxal vu que je disais juste avant que le film avait un côté hors du commun (en tout cas visuellement). Peut-être que j’exprime mal mon idée, peut-être que je dois aussi admettre qu’il ne m’a tout simplement pas touchée. Du coup, peut-être que je me suis focalisée sur cette idée parce que le film ne parvenait tout simplement à m’emballer autant que je le souhaitais. Il faut dire que je me suis pas mal ennuyée durant ma séance. J’ai dû vérifier plusieurs fois la durée en sortant de la salle. Sincèrement, et sans exagérer, je pensais que ce long-métrage durait au moins 2h30. Or, il ne dure que deux grosses heures. Et je les ai bien senties ! En plus, pour ne rien arranger, j’ai eu l’impression que l’histoire mettait un certain temps à se mettre en place. Là encore, je respecte la démarche de Chazelle d’instaurer une démarche malgré tout à peu près réaliste (même si le film ne donne de nouveau pas cette impression via cette esthétique) dans le sens où un couple met du temps à se trouver et passe par différentes étapes (au passage, je ne suis pas d’accord avec les critiques évoquant un coup de foudre). Je pensais que le schéma saisonnier donnerait de l’élan au scénario, or je n’ai pas trouvé que c’était spécialement le cas. Le couple formé par Mia et Sebastien est mignon et même très attachant (la scène finale, qui a pu bouleverser certains spectateurs, est assez significative). Mais le film est même parfois trop concentré sur tous les deux. Ainsi, les personnages secondaires ne parviennent pas à exister alors que j’ai l’impression qu’ils avaient bien un intérêt pour appuyer certains propos (je pense notamment au rôle de la soeur, elle-même en couple). Il n’y a d’ailleurs pas que les personnages qui sont noyés par certains éléments. Je n’ai pas spécialement une grande culture en comédie musicale  mais on sent qu’il y a une voire même plusieurs références à chaque scène. J’imagine que cela a du sens pour Chazelle, toujours dans ce jeu et même cette frontière entre illusion et réalité, le cinéma et particulièrement Hollywood étant une machine à rêves. Mais au bout d’un moment, j’ai trouvé que ça envahissait l’écran, comme si Chazelle nous étalait à tout prix son savoir.

La La Land : Photo Callie Hernandez, Emma Stone, Sonoya Mizuno

Face à ce lot de reproches que je fais au film (même si encore une fois, à côté je complimente aussi d’autres éléments), je dois par contre admettre les très bonnes interprétations de Ryan Gosling et Emma Stone. Je ne m’en suis jamais cachée, j’ai toujours aimé Gosling (non, je ne suis pas une midinette, heiiiiin) et il s’en sort ici à merveille dans ce rôle de jazzman (avec son éternel air Droopy qui lui va si bien) qui semble un peu hautain mais qui a un amour profond pour la musique qu’il défend et qu’il a dans la peau. Emma Stone, c’est une histoire plus compliquée entre elle et moi. Je l’ai toujours trouvée très rafraîchissante, avec un vrai potentiel mais dans certains films, je ne vois parfois que des tics et mimiques en tout genre. Pourtant, Stone m’a ici bluffée. Elle n’a pas l’air de livrer une interprétation extraordinaire dans le sens où elle n’est finalement pas dans de la sur-performance comme on a l’habitude de le voir. Par ailleurs, elle n’a pas non plus une voix époustouflante et ne fait pas des pas impressionnants (et on peut d’ailleurs dire la même chose concernant Gosling). Pourtant, Emma Stone est juste parfaite dans le rôle de Mia. J’ai envie de dire : elle est Mia. Là encore, cela s’applique aussi à Gosling mais Emma Stone a quelque chose en elle (que ce soit physiquement ou vocalement par exemple) un mélange assez intriguant entre la modernité et une image classique de la femme des années 50, voire même 60. Surtout, pour conclure ce billet sur une note positive, il y a une vraie bonne alchimie entre Gosling et Stone, déjà présente dans leur première collaboration, la bonne surprise Crazy, Stupid, Love de John Requa et Glenn Ficarra (bon, par contre, je mets à la poubelle Gangster Squad de Ruben Fleischer qui marquait leur seconde collab’). Pour conclure, en toute honnêteté, je n’ai pas spécialement aimé La La Land et j’imagine que la masse d’excellentes critiques ne m’a certainement aidée à l’apprécier. J’aurais réellement aimé partager l’enthousiasme des fans, être touchée par cette histoire d’amour certes classique (mais pour moi, durant ma séance, juste banale) mais qui a quelque chose d’universel mais ce ne fut pas le cas malgré un magnifique couple de cinéma qui crève l’écran. Mais je ne peux que m’incliner face à cette masse de boulot qui apparaît à chaque plan.

La La Land : Photo Emma Stone

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44 réflexions au sujet de « La La Land »

  1. Bien, bien, bien. 😀 Je suis bien contente de lire une critique négative sur ce film, encensé partout. Contrairement aux masses populaires et parisiennes et autres, j’avais détesté Whiplash. J’étais donc très circonspecte sur ce La La Land, bien que j’adore les comédies musicales, Gosling et Stone. Les points que tu reproches au film sont exactement ceux que je reproche aux films que je n’aime pas : scénario hyper basique, longueur, ennui… J’ai donc bien peur de ne pas aimer ! Mais rien que pour les acteurs, je tenterai sûrement !

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  2. Nous en avons déjà un peu parlé sur mon blog. Je te sentais tellement déçue de ne pas avoir partagé l’enthousiasme général ! Mais c’est pas grave hein, puis ce film ne fait pas l’unanimité non plus (aucun film ne le fait d’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement), j’ai même lu certaines critiques qui l’ont descendu méchamment. Alors que toi, tu lui trouves pas mal de point positifs, pour un film que tu n’as pas aimé à la base, je dis bravo. Tu es visiblement toujours restée en dehors, n’éprouvant aucune émotion, trouvant le temps long et posant un regard critique sur cette histoire banale. Tout le contraire en ce qui me concerne, j’ai été prise par surprise par la mélancolie qui s’en dégageait, j’ai été touchée par cette histoire d’amour manquée, sans doute parce qu’elle fait remonter des choses du passée, des morceaux d’histoire qui m’appartiennent et qui me font voir autrement le film. Nous sommes tous différents, nous voyons tous un film différent aussi, de par notre vécu et notre sensibilité, propres à chacun de nous. Mais arrête d’être déçue d’avoir été déçue Tina, je préfère te voir avoir un grand sourire, enfin, façon de parler 😉 Puis revois-le dans une vingtaine d’années et on en reparlera peut-être 😀

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  3. Bouh qu’elle est vilaine ta critique 😉
    Mais je ne t’en veux pas ma biquette, parce que tu as parfaitement souligné toutes qualités du film (même la jolie musique que tu trouve trop répétitive semble trouver quelques grâces à tes oreilles). C’est vrai que ça peut agacer parfois ces mélodies unanimes, et pourtant… si toutefois elles étaient justifiées. Certes le sujet est banal, certes les personnages qui dansent autour du couple auraient pu avoir aussi leur moment (dans d’autres films peut-être, comme cette sœur qui opte pour un mariage métissé, et je te renvoie alors à « Loving » autre film à sujet « banal » et « vu et revu au ciné » mais complètement bouleversant à mes yeux), mais tout de même, ce n’est pas toutes les semaines qu’un scénario original repeint Hollywood de toutes les couleurs. En y repensant même, dans l’immense panel référentiel du film j’y vois même une once de Capra, notamment dans cette séquence finale en forme de « et si… » qui me rappelle soudain Jimmy Stewart sauvé par un ange (venu d’une city of stars dans le ciel) qui lui montre ce qu’aurait été la vie sans lui. Peut-être une manière de te dire que pour moi, en sortant de « La la Land », j’ai trouvé que « la vie est belle ».

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  4. On te sens perturbée par ce film. J’étais pariel, presque gênée de ne pas avoir réussi à adorer comme je me préparais à le faire :  » Et je suis déçue d’être déçue quand je vois de telles qualités en face de moi. » c’est un peu pareil …
    Par contre Emma Stone, ça ne passe pas !

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  5. Comme une envie de dire beaucoup de bruit pour pas grand chose. Pas attaché, ni affecté émotionnellement par les personnages, leurs parcours et les chansons (que je ne retiens pas du tout). La réalisation est bien faites mais ultra tape à l’oeil et moins authentique que celle de Whiplash. Reste une ambiance musicale de qualité (je parle de l’instru donc, pas des chansons), les acteurs qui font largement le boulot et un propos intéressant. Il n’en reste pas moins que je préfère un autre musical original dont le monde se fichait lorsqu’il est sorti en 2007. Avec Across the universe là je suis ému.

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  6. Je l’ai lue (tu vois je fais un effort parce que c’est toi !). Bon, on va pas revenir sur le fait que je pense que ce film est un classique et qu’il est dans mon top 5 de mes films préférés de tous les temps, hein ? 😛 Juste, j’ai lu ici et là que les acteurs ne chantent et ne dansent pas très bien. Hum. Je voudrais voir tous ceux qui disent ça faire pareil !

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  7. Princécranoir a raison : tu n’es pas une vieille bique, tout au plus une jeune biquette… 😉

    Blague à part, je comprends tout à fait ton argumentation et je trouve ton point de vue éminemment respectable. Le film ne m’a pas transporté non plus, mais le pur plaisir visuel et musical m’a emmené suffisamment haut pour que je ne vois pas le temps passer – et je n’ai pas été frustré de ne saisir qu’un dixième des références, sachant que je trouvais bien qu’elles soient là et qu’un réalisateur aussi jeunes que Chazelle ait encore le « courage » d’assumer son goût pour les vieux classiques – qu’il modernise sans les plagier, je trouve ça fort !

    Il est un peu tôt pour faire un bilan de 2017 et je suis bien incapable de prédire si La La Land finira dans mon top de fin de millésime. Mais c’est en tout cas l’un des trois films que j’ai suivis avec le plus d’enthousiasme en ce début d’année. On en reparlera « chez moi », peut-être.

    Béééééééééééé… à bientôt, Tina ! 😉

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  8. Bon pas mal de choses à dire, sur ce film, cette critique et tout ce qui l’entour ! Déjà, il faut savoir que j’ai vu ce film avec Tina, et qu’au départ c’est moi qui prenait les pieds pour aller le voir et elle qui me l’annonçait comme le messie du cinéma ! Et qu’au final, elle est ressortie en n’aimant pas le film alors que je l’avais trouver très pertinent et extrêmement bien réalisé !
    Comme le fait remarquer très bien la chaîne Screen Junkies avec la série Honest Trailer. Lala Land est un film de « masturbation hollywoodienne ». Il faut entendre par là, comme les films d’Inaritu, que ce film est fait dans le but de plaire au public Hollywoodien.
    Mais n’empêche que ce film est voué à devenir un « cas d’école » dans son genre, et qu’il faut être très bête pour en penser le contraire.
    Pour avoir lu beaucoup de critiques disant qu’il ne se passait rien dans ce film, j’ai toujours répondu, « ce film à énormément de choses à montrer, a conditions qu’on connaisse les codes du cinéma ».
    Il n’en reste pas moins que je trouve évidemment ce film « surcoté ». Mais il n’en reste pas moins que ce film va devenir un « cas d’école », qu’il va quasiment tout rafler au Oscars et qu’il frôle la perfection d’un point de vu technique.

    Sinon je suis gentil pour ma première critique ici, mais je peux vous assurer que je le serais beaucoup moins surtout quand je répondrais à des critiques de films comme Clerks et Deadpool !

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  9. Bien d’accord. Mais est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux laisser ce « Deadpool » à ses gros mots de cour d’école primaire ? c’est le genre de sale gosse qui n’attend que ça qu’on s’intéresse à lui. 😉

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  10. Un film charmant, bien filmé et bien joué. Et puis Chazelle choisit bien ses modèles (Minnelli, Demy). Quant au marketing qui entoure le film, il est bien connu (ou devrait être bien connu…) qu’il ne faut pas y prêter attention. Chacun son boulot : Chazelle fait son film, les commerciaux essaient de le vendre. Quant aux nominations aux oscars, golden machins, etc.: c’est le summum du maketing, il faut là aussi ne pas y prêter attention. 🙂 Bref, le mieux est d’aller voir un film sans prêter attention aux critiques. La preuve, je n’attendais rien du film (croire aux taglines d’une affiche, et puis quoi encore ?) et j’ai aimé. 🙂

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  11. @ GirlyMamie :
    Le truc, en plus, c’est que j’avais aimé Whiplash – d’ailleurs, je m’en rappelle plus : pourquoi tu n’avais pas aimé ce film ?
    Après si ça se trouve le film t’enchantera, là franchement je ne peux vraiment pas anticiper ton avis. Je pense mine de rien que tu trouveras tout de même le tout pas si mal. Enfin je crois.

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  12. @ 100tinelle :
    En fait, ce n’est pas seulement me sentir comme le vilain petit canard qui me déçoit, c’est juste que je sais que Chazelle est un bon réalisateur qui fait que je suis déçue par La La Land.
    Après je comprends que le film puisse toucher, l’histoire étant très universelle et les personnages finalement assez ordinaires, on peut s’identifier à leur sort.
    Allez, je souriiiiiiiiis !! 😀 😀
    20 ANS ???? 😮 😮 Le coup de vieux dans la gueule !! 😮

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  13. @ princecranoir :
    Oooh pourtant je me trouve light ! :p
    Perso j’adore Capra (et La vie est belle) et pourtant je n’ai jamais pensé à ses films en regardant La La Land (mais maintenant que tu le dis, c’est fortement possible que Chazelle y ait pensé !).

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  14. @ auroreinparis :
    Finalement, je vois qu’il y a de plus en plus des avis qui rejoignent le mien ! 😀
    Je comprends pour Stone, j’ai parfois du mal dans certains de ses films (mais dans celui-ci, c’est déjà ça !).

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  15. @ lilylit :
    Je suis honorée que tu aies pu lire mon billet jusqu’au bout sans t’étouffer ! :p Pour toi, j’écrirai une critique tendre d’Ego (que je n’ai pas encore regardé huhuhu).
    Disons que pour les chorégraphies, je les ai trouvés trèèès appliqués (mais ça limite, c’est pas ce qui m’a le plus choquée).

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  16. @ Martin :
    BEEEEEEE (donc là j’ai dit bonjour).
    Perso, en dehors de la daubasse de 50 nuances, j’ai vraiment préféré d’autres films cette année !
    Ooh j’ai du coup hâte de lire ton avis complet sur ton blog !

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  17. @ Silver Vanlight :
    O-M-G ! 😮 😮 😮
    Alors déjà je ne te l’ai JAMAIS annoncé comme le messie du cinéma, tu nages en pleiiiiiiiin délire ! 😮 😮
    Et je n’ai jamais dit qu’il n’était pas bien réalisé ! 😮
    Quand même, j’ai pas envie de comparer Chazelle à Inarritu, ohohoh, c’est insultant ! 😮
    Sois gentil quand même, heiiiiin ! :p

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  18. @ Strum :
    Il est certain que le marketing n’a pas aidé (dans le sens où ça a accentué ma déception – mais j’aurais quand même été déçue même sans ce cirque) mais après je pense (enfin je crois – suis-je naïve ?) être capable de ne pas toujours faire attention aux critiques, c’est-à-dire que je les lis mais je sais très bien que je ne vais pas forcément être d’accord. 🙂

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  19. Bon. Je l’ai pas encore vu mais je tenais simplement à signaler que tu es l’une des premières critiques que je lis qui ne l’encense pas comme étant le film de l’année alors c’est plutôt rassurant. J’avais peur d’une lobotomisation géante de la terre, genre « han mon dieu, mais si je le vois et que j’aime pas, je fais quoi ? On va me jeter des pierres sur la place publique si ça s’trouve ».
    Voilà voilà.

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  20. Je ne lis volontairement pas ta critique (oui bon…) parce que j’ai prévu de le voir la semaine prochaine 😉 On en reparle très vite !!

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  21. Bonsoir Tina, je me sens un peu moins seule de lire que tu n’as pas été autant enthousiaste devant ce concert de louanges. J’aurais dû me méfier en voyant la Bande-annonce. Bonne soirée.

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  22. C’est mon film de chevet et en plus un musical original. 😉 Moi ça me peine car ce film aurait pu avoir une meilleure réputation s’il avait eu l’accueil de Lalaland. C’est aussi une romance sur plusieurs mois voire années. Les chansons sont connues mais elles sont insérées aux bons endroits et font avancer le film. Jamais l’impression que c’est le cas de Lalaland.

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  23. J’ai vraiment envie de voir ce film mais je pense vraiment attendre que tout le tapage autour redescende un peu car pour le moment, on arrive juste a m’en dégouter sans que je ne l’ai vu… Je vais attendre du coup afin d’être plus posé et plus objectif 😉

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  24. @ Ronnie :
    Grease + philo, je trouve ça compatible ! :p (sans déconner, j’avoue tout : je ne connaissais pas la référence et j’ai très peur de découvrir Grease !).

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  25. @ Sweet Judas :
    Au début, c’est vraiment ce que je me suis dit. Du genre putain, je me sens seule à ne pas trouver ce film si génial. Mais petit à petit, j’ai l’impression qu’on trouve de plus en plus des critiques qui me rejoignent. ON VA CREER UN PUTAIN DE CLUB ENSEMBLE ! 😀
    Après je me demande vraiment ce que tu pourrais penser de La La Land !

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  26. Moins de promotion déjà. A cette époque Revolution studio allait fermé. Sony ne semblait pas vraiment y croire, en plus c’était un moyen budget (44 millions de dollars soit un peu plus que Lalaland). Si tu tape « Across the universe poster » sur google, tu tomberas surement sur une seule et même affiche. Il y a eu une bande annonce en tout et pour tout (pas forcément une critique mais tout dépend quand elle a été diffusé pour la première fois). Il peut y avoir d’autres facteurs comme le fait que l’action se situe durant les 60’s, ce qui peut être loin pour un certain public. Il est possible que la promo n’a pas fait assez le boulot en disant que le film se base sur des chansons des Beatles (je crois qu’aucune mention n’y est faites sur l’affiche ou dans la bande annonce). Puis il n’y a pas de stars dedans ou tout du moins en rôles principaux. Jim Sturgess a commencé à monter juste après. On connaissait Evan Rachel Wood déjà à l’époque, mais elle avait moins d’aura. Alors que Lalaland a Emma Stone et Ryan Gosling et un réalisateur ovationné pour son second film. Julie Taymor avait peut être fait Frida qui avait eu un bon accueil mais pas de l’aura de Whiplash en 2014.
    Il n’en déplaise que Across the universe est victime comme beaucoup de films (dont Lalaland aurait pu être dedans) du mépris de certains spectateurs. On le lit partout: « Hollywood ne produit plus de scénarios originaux », « on nous fait bouffer des tonnes de franchises ». Across the universe était un film originaux et ses recettes finales totalisent la moitié de son budget à peu près. Ce qui prouve bien la mauvaise foi d’un certain public qui se plaint beaucoup, mais préfère quand même voire des films à franchise, remake, reboot… plutôt qu’un film original. Plusieurs films de ce type (même si parfois adapté de quelque chose) se sont cassés la gueule de la même manière au box office.

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  27. @ Borat :
    C’est vrai que le côté « on ne chante que les Beatles » m’avait un peu rebutée, c’était pour ça que je n’étais pas allée le voir au cinéma ! Je pense qu’au-delà d’un certain mépris que tu mentionnes à juste titre, ça a dû inquiéter des gens !

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  28. Après c’est le principe même du film. Faire un musical original à partir des chansons des Beatles et curieusement toutes les chansons ont un rapport direct avec les images. Là où celles de Lalaland ne font pas grand chose dans le montage.

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  29. Chère Tina, je n’ai pas trouvé, bien au contraire, la proposition d’explication sur les couleurs du Fossoyeur très pertinente. Il y a sûrement à faire une analyse sur ce thème car les couleurs sont ici un parti pris fort et on doit pouvoir dire quelque chose sur certaines couleurs devenant dans certaines scènes des symboles. En revanche, je ne crois pas que l’on puisse attribuer un symbole dans chaque scène à chaque couleur, ni d’ailleurs rester sur un à peu près comme il le fait  » le bleu, c’est cosy comme en hiver ». La symbolique des couleurs me paraît plus complexe même dans le cadre et le contexte a priori resserrés du cinéma et des comédies musicales (auquel d’ailleurs je ne crois pas qu’il se restreigne). Je rejoins le Fossoyeur néanmoins à propos d’une désaturation progressive, en tout cas l’usage de couleurs de moins en moins denses, davantage pastels. Par exemple le pull bleu pâle à la fin plutôt que la robe bleue marine vif etc.

    C’est dommage de rester à côté quand un film nous convie avec tant d’entrain.

    Merci à Bizon de citer Across the Universe que je place dans mon escarcelle des films à voir (même si le projet paraît bien éloigné de celui de Chazelle ; à voir la BA, je miserais davantage sur une réactualisation de Hair -ce qui peut être assez sympa en soit)

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  30. @ Ornelune :
    Je ne dis pas que je suis forcément d’accord sur tout ce que dit Le Fossoyeur (sa partie sur le vert par exemple) mais je trouve tout de même que son interprétation donne de bonnes pistes de lecture. Après honnêtement, en regardant la vidéo, par rapport à ce que tu dis sur une couleur = un symbole, ça ne m’a pas « choquée » ou « gênée » (je mets beaucoup de guillemets, hein ! 😉 ) parce que je trouve que les explications tiennent tout de même à peu près la route et surtout encore une fois je pense qu’il faut plus le voir comme des pistes de lecture. Bien sûr que c’est certainement plus complexe, peut-être que ce n’est pas autant calculé non plus. Ca a le mérite d’ouvrir le débat et de faire prendre conscience aux spectateurs sur des points qu’ils n’auraient pas souligné (beaucoup de gens écrivent par exemple sur les blogs « j’ai aimé La La Land parce que blablabla » mais vont pas forcément décortiquer le film alors que c’est typiquement le film qui mérite d’avoir ce type d’analyse très cinématographique).

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