Les Indestructibles

réalisé par Brad Bird

avec les voix originales de Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Jason Lee, Elizabeth Pena…

avec les voix françaises de Marc Alfos, Deborah Perret, Lorie, Amanda Lear, Bruno Salomone, Patrick Poivre d’Arvor…

titre original : The Incredibles

Film d’animation, action, comédie familiale américaine. 2h. 2004.

sortie française : 24 novembre 2004

Movie Challenge 2016 : Un film d’animation

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Bob Paar était jadis l’un des plus grands super-héros de la planète. Tout le monde connaissait « Mr. Indestructible », le héros qui, chaque jour, sauvait des centaines de vies et combattait le mal. Mais aujourd’hui, Mr. Indestructible est un petit expert en assurances qui n’affronte plus que l’ennui et un tour de taille en constante augmentation.
Contraint de raccrocher son super costume quinze ans plus tôt à la suite d’une série de
lois ineptes, Bob et sa femme, Hélène, ex-Elastigirl, sont rentrés dans le rang et s’efforcent de mener une vie normale avec leurs trois enfants.
Rongeant son frein, rêvant de repasser à l’action, Bob bondit sur l’occasion lorsqu’une mystérieuse convocation l’appelle sur une île lointaine pour une mission top-secret. Il va découvrir que derrière cette alléchante proposition, se cache un génie malfaisant avide de
vengeance et de destruction.

Les Indestructibles : Photo

J’ai beau aimé les films de Pixar (en général), Les Indestructibles était l’un des seuls films des studios que je n’avais pas encore vu pour différentes raisons. La première était son sujet qui ne m’attirait pas plus que ça. Encore une fois, je n’ai rien contre les super-héros mais je n’irai pas à regarder un film parce qu’il y a des super-héros. Entre-temps, j’ai enfin découvert l’univers de Brad Bird avec Tomorrowland  (A la poursuite de demain) et si vous avez un peu suivi, ça ne m’a pas vraiment enchantée. Mais histoire d’être moins inculte, je me suis enfin décidée à le regarder. Je ne dirais pas que j’ai été déçue vu que le résultat ne m’a pas réellement surprise, comme si je m’attendais plus ou moins à ça depuis longtemps. Mais il est certain que ce film ne va pas me réconcilier avec Brad Bird. Certes, je ne dis pas que c’est mauvais. On peut être déçus par des films Pixar pour les raisons qui nous appartiennent mais on ne peut pas les accuser de faire du mauvais travail, il y a forcément à chaque fois des qualités évidentes à ne pas négliger. Même si ce n’est pas mon coup de coeur en terme d’animation (peut-être qu’il faudrait que je me remette dans le contexte de l’époque ?), je trouve évidemment ce travail en question indéniablement réussi. J’ai également vu le film en VF donc je ne pourrais juger que sur ce que j’ai vu. J’ai trouvé le doublage français plutôt bon (même si la présence de la chanteuse has-been Lorie / Laure Pester n’est pas ce qui me réjouit le plus). Enfin, alors que j’avais rejeté son travail dans Tomorrowland (mais aussi dans Jupiter Ascending des désormais soeurs Wachowski – je crois qu’ici vous étiez en train de vous dire que j’avais une dent contre lui alors que ce n’est pas le cas), la musique de Michael Giacchino (un habitué des films de Pixar : Ratatouille, Là-Haut, Cars 2, Vice-Versa…) est excellente. Je ne dis pas que je l’écouterais en boucle sur mon Spotify comme cela m’arrive quand j’ai des coups de coeur avec certaines bandes-originales. D’ailleurs, je n’irai pas à parler de coup de coeur ici mais je dirais pourtant que cette musique en question est essentielle au déroulement même de l’histoire. La musique a souvent un rôle important dans les films mais là c’est encore plus vrai. Je le dis en toute honnêteté : pour moi, sans ce travail de composition musicale, j’aurais eu un avis sur ce film encore plus négatif.

Les Indestructibles : Photo

Cela dit, j’avoue donc ne pas comprendre le succès de ce film et je ne pense pas que je me précipiterai pour aller voir sa suite qui devrait sortir en 2018. Pour moi, Pixar représente grosso modo le compromis entre une animation de qualité, le bon divertissement et une réelle réflexion. Bref, on retrouve souvent une double-lecture dans les films de ce studio. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas ici. C’est possible qu’il y en ait une. Je ne sais pas depuis quand le film a été préparé mais vu sa sortie en 2004, on peut y voir des liens avec tout ce qui est lié au 11 septembre 2001. Peut-être que c’est moi qui en voit trop ou qui envie d’en voir trop. Après il est certain que le film parle de tous types de héros, ceux qui doivent sauver le monde (notamment les politiciens, les leaders mais plus généralement les postes à responsabilité), ceux qui sont parents et surtout ceux qui doivent gérer ces deux responsabilités au point de devoir vivre une double vie. Cela dit, je reste tout de même sceptique. Je ne nie donc pas le travail de réflexion mise en place par le réalisateur et par les scénaristes, cela ne m’a pas paru vide mais je dirais que ça ne m’a pas semblé valorisé. J’ai l’impression que l’équipe Pixar a avant tout voulu mettre en avant tout ce qui touche au divertissement : une famille sympathique, de l’action, un méchant fou, de l’hommage (sur un ton parfois parodique) aux films de super-héros voire même aux films d’espionnage et on peut continuer la liste encore longtemps. Peut-être que mon problème justement avec ce film c’est qu’au fond je n’ai pas été satisfaite d’un point de vue divertissement et que je n’arrive même pas à me raccrocher totalement au « fond » du film vu que je ne trouve pas que ce soit hyper poussé non plus (j’ai vraiment connu Pixar plus inspiré de ce côté-là). Certes, Les Indestructibles se laisse regarder. Mais je ne suis pas éclatée, loin de là. J’ai trouvé l’histoire assez longue à se mettre en place (et le film est d’ailleurs pour moi trop long tout simplement), les gags pas très drôles, la parodie ne m’a pas plus convaincue que ça, les personnages (en dehors d’Edna Mode, sorte de sosie de Chantal Thomass, même si les créateurs de Pixar se sont inspirés de la costumière Edith Head) sympathiques (en dehors du méchant car c’est un méchant justement) mais finalement très caricaturaux (et ne parviennent pas pour moi à dépasser la caricature – ce critère n’étant pas toujours quelque chose de négatif). Finalement j’ai trouvé ce film assez banal par rapport à tout ce que j’ai pu entendre. Le film a beau essayé de se montrer ambitieux, d’être certainement plus profond qu’il en a l’air, pour moi on assiste encore à une éternelle opposition (que j’ai vu sans réel plaisir – avec du plaisir, mon avis aurait sûrement été différent) entre des gentils et des méchants qui se battent.

Les Indestructibles : Photo

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26 réflexions au sujet de « Les Indestructibles »

  1. J’avais bien aimé ce film à sa sortie. Le thème (super-héros) ne m’enchantait pas plus que ça et au final j’ai passé un agréable moment devant. 🙂
    Par contre je n’irai pas voir sa suite (pas spécialement l’envie).

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  2. Personnellement j’ai bien aimé mais je n’irais pas jusqu’à qualifier la chose de chef d’œuvre. C’est vrai qu’il y a eu un sacré buzz autour de ce film alors qu’il n’est pas si exceptionnel que ça..
    Parmi les dessins animés de Brad Bird il y a aussi Le géant de fer, un peu plus vieux mais vraiment pas mal aussi !

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  3. Je ne suis pas une grande fan de Pixar. Ce n’est qu’une question de goût puisque je vois néanmoins toutes les qualités présentes dans ces films.
    Ce qui ne m’empêche pas d’être complètement du même avis que toi sur les Indestructibles. C’est sympa, mais bien en dessous de la production habituelle. Je n’irai pas jusqu’à dire que je me suis ennuyée, mais ça ne m’a pas divertit comme il se doit. On va dire que ça m’est rentré par un oeil et sortit par l’autre juste après.

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  4. Une relecture excellente des 4 Fantastiques et de Watchmen, avec un petit peu d’espionnage (Michael Giacchino aide énormément) et une mise en scène de blockbuster dans du cinéma d’animation, ce qui n’était pas vraiment arrivé dans le cinéma américain.

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  5. Un argument qui annule le précédent : du grand Tina à nouveau !
    Un excellent Brad Bird en ce qui me concerne. Moins émouvant que « le Géant de Fer » mais sacrément futé, doté d’un scénario vitaminé et d’une richesse incroyable sans jamais sacrifier l’action nécessaire. C’était la grande époque Pixar, qui se réinventait à chaque film. Un temps qui semble révolu désormais.

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  6. Plutôt sympathique et recommandable à défaut d’être indispensable. Je rejoins ta diatribe sur le fait que la formule proposée est toujours identique et de facto, un brin éculée

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  7. Ça fait un bail que je ne l’ai pas revu celui-là. Pourtant j’en garde un bon souvenir même si ce n’est pas mon Pixar préféré 😉

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  8. Un de mes Pixar préféré dont je ne le lasse absolument pas. Il faut dire que j’adore Pixar qui reste, pour moi, les meilleurs en terme d’animation (même dans leur films les plus moyens comme Toy Story 3, ils entèrent la concurrence), ainsi que les histoires de super héros (eh, oui, c’est moi le spectateur qui se précipite dés qu’un type avec des pouvoirs squatte les écrans). Malgré tout, je comprends aisément ton avis, tout le monde n’est pas comme moi, et heureusement. Juste pour rajouter qu’en ce qui concerne la formule dont tu parles, à savoir l’opposition entre les gentils et les méchants, on peut faire le même reproche à tous les films de supers héros, les anciens comme les récents.

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  9. @ Titi :
    Ah justement j’adoooore Toy Story 3 ! 😀
    Justement, c’est peut-être pour ça au fond que je n’aime pas plus que ça les films de superhéros. Mais je pense que certains, malgré tout, essaient d’innover ou être moins « simplistes ». En tout cas, pour moi ici c’est trop limité, j’en attendais un peu plus. 🙂

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  10. Je ne détèste pas Toy Story 3, mais, je lui fais un peu le même reproche que celui que tu fait aux Indestructibles, je trouve que c’est devenu une formule toute faite et, hormis quelques bons moments, ça fonctionne sur les acquis des deux premiers et c’est tout.

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  11. @ Titi :
    Je suis d’accord qu’il y a une formule adoptée dans Toy Story 3 (après il y a des formules dans beaucoup de films, il faut être réaliste), mais le film a beaucoup d’atouts : l’émotion, des personnages sensibles etc… Là le problème (pour moi) dans Les Indestructibles, c’est que je n’ai pas eu ces autres éléments pour compenser.

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