L’Idéal

réalisé par Frédéric Beigbeder

avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Jonathan Lambert, Anamaria Vartolomei, Camille Rowe, Anthony Sonigo, Jérôme Niel…

Comédie française. 1h30. 2016.

sortie française : 15 juin 2016

Vu dans le cadre de Dvdtrafic : Un grand merci à Cinétrafic ainsi qu’à Orange Studio

Cinetrafic vous propose plusieurs listes de films :

http://www.cinetrafic.fr/film-2017

http://www.cinetrafic.fr/film-francais

ideal

L’ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s’est reconverti dans le « model scouting » à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques… jusqu’au jour où il est contacté par L’Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des « new faces » aux quatre coins de l’ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.

L'Idéal : Photo

Frédéric Beigbeder, écrivain et journaliste à succès, avait déjà adapté un de ses romans en passant derrière la caméra, avec L’Amour dure trois ans. Pour son second long-métrage, il adapte de nouveau un de ses textes, Au secours, pardon !, intitulé ici L’Idéal (qui fait clairement référence à la célèbre marque L’Oréal). Il s’agit aussi d’une sorte de suite de 99 Francs, qui a connu l’adaptation du même nom, réalisée par Jan Kounen et avec Jean Dujardin dans le rôle principal. On suit toujours le même personnage, Octave Parango, interprété cette fois-ci par Gaspard Proust (qui avait obtenu le premier rôle dans L’Amour dure trois ans). Ce changement d’acteur n’est pas dérangeant, Beigbeder dit d’ailleurs qu’il ne s’agit pas réellement d’une suite mais plus concrètement d’un reboot dans le sens où on retrouve un même personnage dans une autre version mais toujours dans un même registre (je reprends ici les propos de Beidbeder himself, il en parlera mieux que moi !). On ne change finalement pas tant que ça d’univers : le monde de la mode reste toujours lié à celui de la publicité, de l’image, du sexisme ou encore de la perversité. Pour ma part, sans avoir détesté (je lui avais accordé la moyenne, je lui avais donc reconnu quelques qualités), j’avais eu du mal avec le film (puisque je n’ai pas lu le bouquin) 99 Francs. J’avais peur d’avoir le même type d’avis pour L’Idéal. Je lui mets la même note, cela dit (histoire d’être claire) je dirais que j’ai légèrement préféré L’Idéal à 99 Francs. Frédéric Beigbeder n’est pas nécessairement un meilleur réalisateur que Jan Kounen, je dirais juste que l’histoire (même si encore une fois, le schéma reste grosso modo similaire) m’a peut-être plus parlée ou quelque chose comme ça et je ne me suis pas ennuyée contrairement à 99 Francs. Frédéric Beigbeder parle d’un milieu qu’il connaît vu qu’il évolue dans le milieu du show-biz (c’est moi ou ce terme est complètement ringard ?). Il y a même une part autobiographique, notamment dans la première scène du film dans laquelle on voit un petit garçon dans une fête de son père avec des filles peu vêtues : le père de l’écrivain-réalisateur fréquentait des patrons d’agences de mannequins. Le film a beau avoir un côté caricatural ou en tout cas de tout ce qu’on peut imaginer de commun dans le milieu du mannequinat et de la publicité, on sent tout de même qu’il frappe juste dans ses observations. C’est toute la difficulté que j’ai avec Frédéric Beigbeder : il a conscience de la bêtise de son milieu, sa lucidité fait toujours plaisir à entendre car le bonhomme est drôle, mais en même temps il a ce côté nombriliste parfois insupportable et finalement fait partie et s’intègre bien de ce milieu qu’il dénonce. C’est quelque chose que j’ai de nouveau ressenti en regardant L’Idéal.

L'Idéal : Photo

L’Idéal est donc un film plutôt sympathique à regarder, parfois pertinent mais qui ne parvient pas à l’être tout le long par le regard flou de Beigbeder sur son sujet. On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à un film sorti cette année évoquant le milieu de la mode et du mannequinat, The Neon Demon. On aime ou on n’aime pas le film de Nicolas Winding Refn, il a au moins le mérite de ne pas nous laisser indifférents. Or, s’il n’est pas désagréable, le long-métrage de Beigbeder a beau parfois viser juste dans certaines scènes, a beau montrer la vulgarité, l’absurdité et la méchanceté de ce milieu (le film devenant – hélas – vulgaire par moments), on aurait aimé qu’il aille finalement plus loin dans le traitement de son sujet (même si une des dernières scènes m’a bien fait marrer). Le problème majeur du film reste sa construction narrative. On prend le 3/4 du temps à nous présenter ce que nous savons finalement déjà des dessous du mannequinat. Le seul « rebondissement », en réalité c’est la fameuse découverte de la fille idéale pour sauver l’entreprise, qui permettra alors à Octave de changer de regard sur ce milieu tout comme sa collègue, au point de former à la fin une famille hors norme loin de la société de consommation (c’est donc très gros). L’évolution des personnages m’a semblé vraiment brusque, surtout quand on voit à quel point ils sont pourris par le milieu dans lequel ils appartiennent. La mise en scène reste tout de même correcte (sans dire que Beigbeder a un talent de ouf dans ce domaine), esthétiquement on a ce qu’on attend par rapport au sujet présenté (beaucoup de séquences qui semblent sorties d’une publicité). Le casting est également très bon. Pas évident de reprendre le rôle tenu par Jean Dujardin (et qui le faisait très bien). Gaspard Proust s’en sort vraiment très bien. Il parvient à redonner vie à Octave s’en copier la performance de Dujardin mais en livrant quelque chose de personnel et cohérent (voire même complémentaire) par rapport à ce qu’on connait déjà du personnage (même si on peut regarder L’Idéal sans avoir vu ou connaître 99 Francs). Le reste du casting est également à la hauteur : Audrey Fleurot est impeccable dans le rôle de cette femme odieuse et très bosseuse, Jonathan Lambert est également très surprenant en patronne tyrannique (non, il n’y a pas d’erreur de ma part dans cette phrase), Camille Rowe très crédible en mannequin stupide et raciste ou encore Anamaria Vartolomeil s’en sort très bien.

L'Idéal : Photo Audrey Fleurot, Gaspard Proust

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Les Indestructibles

réalisé par Brad Bird

avec les voix originales de Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Jason Lee, Elizabeth Pena…

avec les voix françaises de Marc Alfos, Deborah Perret, Lorie, Amanda Lear, Bruno Salomone, Patrick Poivre d’Arvor…

titre original : The Incredibles

Film d’animation, action, comédie familiale américaine. 2h. 2004.

sortie française : 24 novembre 2004

Movie Challenge 2016 : Un film d’animation

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Bob Paar était jadis l’un des plus grands super-héros de la planète. Tout le monde connaissait « Mr. Indestructible », le héros qui, chaque jour, sauvait des centaines de vies et combattait le mal. Mais aujourd’hui, Mr. Indestructible est un petit expert en assurances qui n’affronte plus que l’ennui et un tour de taille en constante augmentation.
Contraint de raccrocher son super costume quinze ans plus tôt à la suite d’une série de
lois ineptes, Bob et sa femme, Hélène, ex-Elastigirl, sont rentrés dans le rang et s’efforcent de mener une vie normale avec leurs trois enfants.
Rongeant son frein, rêvant de repasser à l’action, Bob bondit sur l’occasion lorsqu’une mystérieuse convocation l’appelle sur une île lointaine pour une mission top-secret. Il va découvrir que derrière cette alléchante proposition, se cache un génie malfaisant avide de
vengeance et de destruction.

Les Indestructibles : Photo

J’ai beau aimé les films de Pixar (en général), Les Indestructibles était l’un des seuls films des studios que je n’avais pas encore vu pour différentes raisons. La première était son sujet qui ne m’attirait pas plus que ça. Encore une fois, je n’ai rien contre les super-héros mais je n’irai pas à regarder un film parce qu’il y a des super-héros. Entre-temps, j’ai enfin découvert l’univers de Brad Bird avec Tomorrowland  (A la poursuite de demain) et si vous avez un peu suivi, ça ne m’a pas vraiment enchantée. Mais histoire d’être moins inculte, je me suis enfin décidée à le regarder. Je ne dirais pas que j’ai été déçue vu que le résultat ne m’a pas réellement surprise, comme si je m’attendais plus ou moins à ça depuis longtemps. Mais il est certain que ce film ne va pas me réconcilier avec Brad Bird. Certes, je ne dis pas que c’est mauvais. On peut être déçus par des films Pixar pour les raisons qui nous appartiennent mais on ne peut pas les accuser de faire du mauvais travail, il y a forcément à chaque fois des qualités évidentes à ne pas négliger. Même si ce n’est pas mon coup de coeur en terme d’animation (peut-être qu’il faudrait que je me remette dans le contexte de l’époque ?), je trouve évidemment ce travail en question indéniablement réussi. J’ai également vu le film en VF donc je ne pourrais juger que sur ce que j’ai vu. J’ai trouvé le doublage français plutôt bon (même si la présence de la chanteuse has-been Lorie / Laure Pester n’est pas ce qui me réjouit le plus). Enfin, alors que j’avais rejeté son travail dans Tomorrowland (mais aussi dans Jupiter Ascending des désormais soeurs Wachowski – je crois qu’ici vous étiez en train de vous dire que j’avais une dent contre lui alors que ce n’est pas le cas), la musique de Michael Giacchino (un habitué des films de Pixar : Ratatouille, Là-Haut, Cars 2, Vice-Versa…) est excellente. Je ne dis pas que je l’écouterais en boucle sur mon Spotify comme cela m’arrive quand j’ai des coups de coeur avec certaines bandes-originales. D’ailleurs, je n’irai pas à parler de coup de coeur ici mais je dirais pourtant que cette musique en question est essentielle au déroulement même de l’histoire. La musique a souvent un rôle important dans les films mais là c’est encore plus vrai. Je le dis en toute honnêteté : pour moi, sans ce travail de composition musicale, j’aurais eu un avis sur ce film encore plus négatif.

Les Indestructibles : Photo

Cela dit, j’avoue donc ne pas comprendre le succès de ce film et je ne pense pas que je me précipiterai pour aller voir sa suite qui devrait sortir en 2018. Pour moi, Pixar représente grosso modo le compromis entre une animation de qualité, le bon divertissement et une réelle réflexion. Bref, on retrouve souvent une double-lecture dans les films de ce studio. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas ici. C’est possible qu’il y en ait une. Je ne sais pas depuis quand le film a été préparé mais vu sa sortie en 2004, on peut y voir des liens avec tout ce qui est lié au 11 septembre 2001. Peut-être que c’est moi qui en voit trop ou qui envie d’en voir trop. Après il est certain que le film parle de tous types de héros, ceux qui doivent sauver le monde (notamment les politiciens, les leaders mais plus généralement les postes à responsabilité), ceux qui sont parents et surtout ceux qui doivent gérer ces deux responsabilités au point de devoir vivre une double vie. Cela dit, je reste tout de même sceptique. Je ne nie donc pas le travail de réflexion mise en place par le réalisateur et par les scénaristes, cela ne m’a pas paru vide mais je dirais que ça ne m’a pas semblé valorisé. J’ai l’impression que l’équipe Pixar a avant tout voulu mettre en avant tout ce qui touche au divertissement : une famille sympathique, de l’action, un méchant fou, de l’hommage (sur un ton parfois parodique) aux films de super-héros voire même aux films d’espionnage et on peut continuer la liste encore longtemps. Peut-être que mon problème justement avec ce film c’est qu’au fond je n’ai pas été satisfaite d’un point de vue divertissement et que je n’arrive même pas à me raccrocher totalement au « fond » du film vu que je ne trouve pas que ce soit hyper poussé non plus (j’ai vraiment connu Pixar plus inspiré de ce côté-là). Certes, Les Indestructibles se laisse regarder. Mais je ne suis pas éclatée, loin de là. J’ai trouvé l’histoire assez longue à se mettre en place (et le film est d’ailleurs pour moi trop long tout simplement), les gags pas très drôles, la parodie ne m’a pas plus convaincue que ça, les personnages (en dehors d’Edna Mode, sorte de sosie de Chantal Thomass, même si les créateurs de Pixar se sont inspirés de la costumière Edith Head) sympathiques (en dehors du méchant car c’est un méchant justement) mais finalement très caricaturaux (et ne parviennent pas pour moi à dépasser la caricature – ce critère n’étant pas toujours quelque chose de négatif). Finalement j’ai trouvé ce film assez banal par rapport à tout ce que j’ai pu entendre. Le film a beau essayé de se montrer ambitieux, d’être certainement plus profond qu’il en a l’air, pour moi on assiste encore à une éternelle opposition (que j’ai vu sans réel plaisir – avec du plaisir, mon avis aurait sûrement été différent) entre des gentils et des méchants qui se battent.

Les Indestructibles : Photo

Harvie Krumpet

réalisé par Adam Elliot

avec les voix de Geoffrey Rush, John Flaus, Julie Forsyth et Kamahl

Film d’animation, comédie dramatique australien. 24 mn. 2003.

Movie Challenge 2016 : un court-métrage

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Le récit de la vie triste et étrange de Harvie Krumpet, qui décide de quitter son existence misérable en Europe et de tenter sa chance à travers le monde.

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 Adam Elliot est peut-être un nom qui ne vous est totalement inconnu. Il a remporté un certain succès en 2009 avec l’excellent film d’animation Mary & Max. Avant ce long-métrage, il était passé par la case « court-métrage » notamment avec Harvie Krumpet qui avait remporté l’Oscar du meilleur court-métrage. Comme pour Mary & Max (et les autres films par Elliot), ce film a été crée à partir de pâte à modeler. Ce genre de technique m’épate toujours autant et le résultat est effectivement à la hauteur. Esthétiquement, le travail est donc indiscutable. Il n’y a d’ailleurs pas que l’animation autour de la pâte à modeler qui est remarquable. Le travail autour des couleurs et de la luminosité n’est pas à négliger, que ce soit esthétiquement ou autour de ses différentes significations au fil de l’histoire. Je trouve aussi le choix d’établir son animation avec de la pâte à modeler cohérent par rapport aux personnages et à l’ambiance même du film : ça rend étrangement les personnages humains et paradoxalement en même temps à part, uniques. Pour moi, surtout avec le travail de photographie, ça fait ressortir chez les personnages à la fois de la poésie et une forme de mélancolie. On remarque un autre type de cohérence dans la filmographie d’Adam Elliot : comme dans Mary & Max, Adam Elliot met en scène un personnage malade (en l’occurrence ici le Harvie Krumpet) souffrant d’une maladie neurologie, le syndrome de Gilles de la Tourrette. Pour couronner le tout, frappé par la foudre, il va perdre une de ses testicules ! Il ne s’agit pas du seul personnage à être différent, sa propre fille adoptive n’ayant pas de mains suite aux effets de la thalidomide. Même sans la maladie, il est un être différent, en étant un immigré (Harvie Krumpet – le nom du titre n’étant jamais anodin – étant son nom australien, à l’origine il se nomme Harvek Milos Krumpetzki). Tous ces choix ne sont certainement pas un hasard, le réalisateur australien souffrant de tremblements physiologiques, une maladie héréditaire (source ici). La différence (quelle que soit sa nature) est évidemment au coeur de cette oeuvre et elle est très bien traitée. Le message est simple et clair mais d’une grande efficacité : même si on ne fait partie de la norme, on doit continuer à profiter de la vie. Mieux : notre différence peut devenir une force. C’est très bateau dit comme ça mais pourtant c’est la vérité et j’ai envie de dire que ça fait du bien. La différence ne réside donc pas uniquement par rapport à ce qu’on est physiquement ou psychologiquement mais aussi par rapport aux choix qu’on décide de faire pour vivre sa vie.

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En clair, en croisant la statue du poète Horace, Harvie Krumpet décide de mettre en application la fameuse locution « Carpe Diem » dans son existence (notamment par le choix « marginal » du naturisme). Non seulement on n’est pas obligés de subir certains désagréments de la vie mais en plus on est libre de choisir sa propre différence. Notre normalité, voire même parfois les malheurs qui nous touchent, transforment notre vision de notre existence et surtout font de nous des êtres uniques. « Normalement » (en tout cas il s’agit de ma normalité), quand on le peut évidemment, il faut privilégier la version originale. Mais ici, c’est encore plus vrai ! La voix de l’excellent acteur australien Geoffrey Rush (qui « incarne » ici le narrateur) correspond complètement à l’univers instauré par Adam Elliot. A priori, elle a quelque chose de neutre, comme si le spectateur était en train de regarder une sorte de biopic. Pourtant, par petites touches, elle incarne à seule la complexité de notre monde, à la fois absurde, tragique par le comportement parfois incompréhensif de l’homme, drôle pour tous les petits moments que nous pouvons vivre et constater autour de nous. Il est le conteur mais par sa voix, on parvient à mieux cerner le comportement de Harvie ainsi que ses émotions. A travers ces beaux messages, Adam Elliot nous livre un petit bijou vacillant avec justesse entre la tragédie et la comédie. Tragique parce que même si on retient quelque chose de positif, la vie menée par Harvie reste difficile et que ses souffrances face aux événements (deuil à plusieurs reprises, éloignement avec ses proches, donc solitude, tentative de suicide etc…) sont réelles et si proches de ce qu’on pourraient / peuvent connaître les spectateurs. Drôle, pas uniquement à cause du message positif qu’on peut en tirer. Adam Elliot reprend merveilleusement bien les codes de l’humour absurde voire même du burlesque, notamment avec les fameux jeux de mots (notamment en VO les « fakts » qui ont l’air très anodins, parfois délirants, en tout cas ils font souvent rire ou sourire). Enfin, le format court de ce film est évidemment un avantage (il faut vraiment le faire pour s’emmerder devant un court-métrage même si c’est – hélas – possible) on a l’impression qu’Adam Elliot a su trouver la durée idéale pour raconter son histoire. Je vous conseille en tout cas de découvrir Harvie Krumpet (que vous trouverez assez facilement sur Internet, notamment sur Youtube), une vraie bonne surprise drôle, émouvante, intelligente et vraiment bien foutue.

hor

Halloween Movie Tag

C’est bientôt Halloween, une fête que j’aime célébrer tranquillement en me matant des films. Pour cette grande occasion, j’ai crée un petit TAG en rapport avec cette fête et le cinéma d’horreur en général. Vous pouvez évidemment vous amuser à répondre à ce TAG ici en commentaires ou sur vos propres blogs. C’est parti !

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1) Ton premier film d’horreur ?

Je pense que c’était Scream du regretté Wes Craven. J’étais encore à l’école primaire (la fin dans mes souvenirs) et mon père (si vous me suivez, il m’a pas mal aidé à découvrir le cinéma et la littérature d’horreur) avait acheté la trilogie en VHS. Mine de rien, enfant, j’avais trouvé la trilogie très effrayante et choquante (mais ça va, pas traumatisée non plus, loin de là) mais très plaisante. J’étais archi-fan de Sidney Prescott (vraiment dommage qu’on ne voit pratiquement plus Neve Campbell) ! J’ai revu la trilogie d’origine cette année (mais pas revu le 4 même s’il m’avait beaucoup plu), avec un regard d’adulte, ce qui ne fait pas de mal ! Le 3 est (comme dans mes souvenirs) moins bon (mais honnêtement je l’ai trouvé regardable). En revanche, j’ai vraiment pris un certain plaisir à redécouvrir les deux premiers films qui portent un regard remarquable sur le slasher.
Il y a aussi Creepshow de George Romero même si j’ai peur de les revoir, peur que ça ne me fasse plus peur, que je trouve ça cheap ! Certains courts m’ont vraiment marquée, comme Le Radeau par exemple. Enfin, enfant, même s’il ne s’agit pas d’un film d’horreur, Fantômes contre fantômes de Peter Jackson (pour moi ce film est une référence) m’effrayait même si aujourd’hui, je le regarde d’un autre oeil, forcément un peu plus amusée.

2) Ton film d’horreur préféré ?

Ma réponse ne va pas être hyper originale mais c’est pas très grave. J’hésite vraiment entre L’Exorciste de William Friedkin (que j’ai découvert il y a seulement quelques mois – comme quoi il n’est jamais trop tard), Shining de Stanley Kubrick (que j’ai découvert – de tête – au début de mes années collège) et Psychose d’Alfred Hitchcock. Mais j’en aime beaucoup d’autres, je vous rassure (j’ai juste évité de faire une liste de courses !).

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3) Le film d’horreur que tu détestes ?

C’est tellement naze que je ne sais même pas si on peut appeler ça de l’horreur… De tête, Paranormal Activity 1 et 2 (pardi, je n’ai pas osé regarder les suites, déjà que je ne sais même pas comment j’ai fait pour avoir vu le deuxième opus). Il n’y a vraiment rien d’effrayant dans cette saga. Hoooo une porte qui claque, j’ai peuuuur ! Ooooh on filme que dalle, c’est effrayant ! Pas loin je mettrais Cursed de Wes Craven (si, si) et Blair Witch 2, des machins débiles mal réalisés, avec des personnages particulièrement cons (et évidemment joués comme des manches) et surtout les histoires ont été écrites avec du PQ sans déconner ! Après j’en suis sûre qu’il y a des tas de films peut-être encore plus mauvais que ceux que j’ai cités. Je suis curieuse de nature mais je ne vais pas non plus m’amuser à me taper toutes les daubes possibles !

4) Le film d’horreur que tu trouves sous-estimé ?

Sans crier au chef-d’œuvre, j’avais été très agréablement surprise par La Dame en Noir de James Watkins avec Daniel Radcliffe. J’avais trouvé le roman d’origine du même nom par Susan Hill assez décevant. Je ne dis pas que c’est le film (un hommage réussi selon moi à la Hammer) le plus effrayant que j’ai vu mais pourtant, par des touches a priori simples, j’ai quand même eu les chocottes ! Je citerais aussi The Faculty de Robert Rodriguez. Malgré son statut de film culte, j’ai l’impression qu’il y a encore une sorte de méfiance voire même du mépris envers ce film et plus généralement envers les slashers (et même envers les teen-movies).

La Dame en noir : photo Daniel Radcliffe, James Watkins

5) Le film d’horreur que tu trouves surestimé ?

J’en citerais clairement deux, même si je dois certainement en oublier. Le premier est Le Projet Blair Witch réalisé par Daniel Myrick et Eduardo Sanchez. Je ne le déteste pourtant pas (même si ce n’est – vraiment – pas effrayant). Il ne se passe pas grand-chose mais à chaque fois je l’ai regardé sans difficultés (de tête quatre ou cinq fois). Mais je ne le trouve tout de même assez plat, on voit finalement pendant 1h30 des gens hurler, pleurer (avec la morve dégueulasse qui coule façon La vie d’Adèle). Je me suis amusée à lire des théories sur ce film. J’adore lire ou en trouver, c’est évidemment toujours intéressant de voir plus de profondeur dans un film. Mais là en fait je me suis aperçue que tout ce que j’ai pu lire ou entendre consolidait encore plus mon avis : un film foutoir partant dans tous les sens, qui se veut mystérieux et intelligent alors qu’en réalité il cache de sérieuses lacunes. Amityville, la maison du Diable de Robert Rosenberg m’a aussi énormément déçue. J’avais découvert le remake quelques années auparavant, je me suis dit que la version originale devait forcément être bien au-dessus etc… J’ai pas trouvé le résultat minable mais je m’attendais à quelque chose de plus effrayant. Or, soi-disant pour faire monter la tension, il ne se passe pas grand-chose, c’est assez mou, j’ai pas trouvé qu’il y avait réellement une atmosphère. Je ne reviendrai pas dessus en détail (je pense que je me suis suffisamment exprimée sur le sujet) mais je citerais aussi volontiers It Follows !

6) Le film d’horreur / le film dont tu n’as pas trouvé le courage de le regarder ?

Au fond, il y en a plein ! Je suis très contradictoire (j’imagine comme beaucoup de spectateurs) : en général, j’aime les films d’horreur et en même temps j’ai peur d’avoir peur (surtout que j’ai une sorte de phobie pour tout ce qui touche aux yeux). Cela va paraître assez étrange mais il y en a un qui me terrifie d’avance : La Part des Ténèbres de George Romero, adapté du roman de Stephen King (publié sous le pseudonyme Richard Bachman). J’ai le dvd chez moi, des gens de ma famille l’ont vu, mais rien à faire, rien que l’histoire (et notamment ce qu’on a pu me raconter) m’effraie ! Si ça se trouve, je me fais des films toute seule mais je ne me sens toujours pas de le regarder (si des gens l’ont vu, dites-moi si c’est vraiment effrayant ou non). Après je refuse aussi de regarder des films (peu importe qu’ils soient classés dans le genre horreur ou non) d’une violence extrême du style A Serbian Film (de Srdjan Spasojevic), Philosophy of a knife (Andrey Iskanov) ou encore The Human Centipede (Tom Six). Franchement, c’est – vraiment – au-dessus de mes forces. Déjà, Salo et les 120 journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini c’était déjà très difficile à regarder en entier, j’ai dû mettre deux jours pour le regarder en entier avec une poubelle à côté !

7) Le film d’horreur qui t’a empêché de dormir ?

On ne se fout pas de ma gueule mais c’est le remake d’Amityville d’Andrew Douglas avec Ryan Reynolds qui m’a vraiment fait flipper. Je ne sais comment j’ai fait pour rester dans la salle mais j’en pouvais plus, j’ai vraiment hurlé de peur, j’ai serré comme une dingue les poignets de ma frangine (et rien qu’en recherchant des photos pour le billet, je me sens pas bien !). Juste après je me suis tapée exprès une daube avec Jennifer Lopez, Sa mère ou moi de Robert Luketic, juste pour pouvoir décompresser un max. Mais cela ne m’a pas empêchée de faire des cauchemars. Je revois toujours cette scène dans ma tête avec le babysitter dans le placard, un traumatisme. Je n’ai pas revu ce film depuis et j’avoue que je serais incapable de dire s’il est bon ou pas. Mais il faut se remettre dans le contexte. Lorsque je l’ai vu en salles, j’avais à peine douze ans, je me la pétais avec ma carte d’identité où il y avait encore ma tronche de bébé dessus ! Le remake de Mirrors (huumm je n’ose même pas voir la version originale !) par Alexandre Aja avec cette affreuse scène de l’arrachage de mâchoire m’a carrément fait quitter la salle ! Enfin, même s’il ne s’agit pas d’un film d’horreur (allez j’avoue tout, foutez-vous de ma gueule !), la trilogie 20th Century Boys m’a vraiment mise mal à l’aise le soir avant d’aller me coucher. J’avais l’impression qu’il y avait dans ma chambre ce type avec son masque qui me fixait quelque part !

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8) Ton costume d’Halloween issu d’un film en particulier?

J’aime beaucoup le costume de Freddy Krueger des Griffes de la Nuit de Wes Craven. On n’est pas obligés d’être un expert en maquillage pour se déguiser en Freddy. J’ai toujours aimé les tshirts / pull rayé rouge et noir ou rouge et vert foncé. Ca avec le chapeau, ça fait largement l’affaire ! Après niveau costume et maquillage simple, j’aime bien aussi les déguisements de Morticia et Mercredi Addams ! Evidemment, dans le même genre, on peut décliner ce costume ! Après, pour un maquillage un petit plus bossé (mais pas non plus impossible à faire) avec un costume accessible (on trouve des vêtements de ce genre à H&M par exemple), je propose aussi celui de Beetlejuice !

9) La série (ou épisode) qui t’a le plus effrayé ?

American Horror Story est pour moi actuellement une des meilleures séries reprenant les codes de l’horreur. Evidemment, je regarde cette série sans me cacher les yeux avec un oreiller. Mais elle fait tout de même son effet. Après c’est sûr qu’il y a des saisons plus effrayantes que d’autres (les deux premières, Murder House et Asylum, sont les plus flippantes, même si Freak Show était pas mal dosé dans son genre). Même la dernière saison Roanoke m’a offert quelques beaux frissons (j’espère pouvoir en reparler sur le blog). Et puis rien que les différents génériques (sauf pour la dernière saison… il n’y en a pas et je suis triste !) me foutent la trouille ! Comment aussi ne pas penser à une de mes séries cultes, Twin Peaks (oui, oui, oui, vivement la saison 3) ! Je stresse rien qu’en repensant à Bob et encore il n’y a pas que ça (honnêtement, les derniers plans du dernier épisode de la saison 2 me fait toujours quelque chose) ! Après, je pense évidemment à l’épisode culte Hush de la quatrième saison de Buffy contre les vampires. Cette saison m’a fait décrocher de la série (alors que j’ai adoré les trois premières saisons) mais cet épisode a marqué les esprits ! Il y a aussi plusieurs épisodes de The Walking Dead qui m’ont bien retournée !

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10) Le monstre que tu préfères ?

Dans l’ensemble, je ne suis pas hyper compliquée (vampires, sorcières, fantômes, autres trucs improbables) même si je reconnais avoir moins d’affinités avec les loups-garous (mais après si le film est bon, je surmonte facilement ma petite réfraction). Après, je reconnais être légèrement plus fan des films de zombies – je fais de mon mieux pour en découvrir encore plus. Si vous voulez d’ailleurs un de ces quatre un billet spécial zombies (ou autre type de monstres d’ailleurs), ne vous gênez pas, exprimez-vous !

Dragon Loyalty Award

Ca fait depuis des mois que je suis censée répondre à ce tag. Je m’excuse vraiment auprès de Lilylit ! Je ne tague personne, chacun est libre de faire ce qu’il veut du moment qu’il s’éclate ! Le tag est très simple : le but est de savoir si on est fidèle ou non à certaines personnes. On y va !

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Suis-je fidèle…

…à mes proches ?

Oui, je le suis ! La fidélité est une clé phare de l’amitié. C’est donc forcément une valeur importante à mes yeux. Je dirais bien que ma fidélité, ma loyauté donc, est une de mes grandes qualités malgré un certain nombre de défauts que je possède. Je ne suis pas du genre à trahir, à faire des saloperies : j’aime quand les choses sont claires et l’honnêteté est la meilleure chose pour mieux communiquer. Je me méfie toujours des gens clamant leur franchise alors que beaucoup sont de réels faux-culs mais je pense être quelqu’un d’assez franc en général. La fidélité, c’est aussi pour moi être là pour les gens quand ils en ont besoin moralement. Je fais aussi de mon mieux (quand ça en vaut la peine) de garder contact avec les gens. En fait, la fidélité est une réelle marque de respect pour les gens que vous aimez.

… à mes auteurs préférés ?

J’essaie même si (ça peut paraître honteux d’une ancienne étudiante en lettres) c’est peut-être dans ce domaine où j’ai plus de mal à suivre le rythme. Je suis plus dispersée dans mes lectures, j’essaie avant tout de découvrir de nouveaux auteurs (je ne parle de gens récents mais d’auteurs dont je n’aurais jamais lu un seul texte de ma vie), de nouveaux univers, de nouvelles cultures aussi. Cela dit, quand des auteurs me touchent et me plaisent vraiment, qu’ils font partie de mon identité artistique et culturelle, oui, j’essaie de leur faire honneur. Actuellement, j’aime beaucoup Amélie Nothomb et Nick Hornby, je me débrouille toujours de lire leurs derniers ouvrages. Parmi des auteurs moins actuels, je suis assez fidèle aux auteurs de SF (principalement Philip K. Dick et Ray Bradbury) ou encore à d’autres très différents comme Truman Capote. Mais encore une fois, je n’ai pas lu tous leurs ouvrages même quand j’accroche, loin de là (alors que pour des réalisateurs, je suis capable d’avoir tout vu).

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High Fidelity de Stephen Frears, adapté du roman de Nick Hornby.

… à mes réalisateurs préférés ?

Encore plus que pour les auteurs ! Je suis fidèle aux réalisateurs (même si au fond ça peut s’appliquer aux autres catégories mais tout de même !) pour plusieurs raisons. Déjà, si j’aime leurs films, j’estime qu’il y a des chances (même si ce n’est pas une science exacte comme vous l’avez certainement constaté !) pour qu’il réalise un nouveau bon film (et le contraire existe également !). Pour moi, les réalisateurs et plus généralement les artistes sont des êtres humains avant tout. Quand je m’attache à l’univers d’un réalisateur, j’ai envie de connaître, quand je le peux, l’évolution de sa carrière. C’est évidemment un exercice intéressant car on peut voir les choses qui obsèdent ou qui font partie de l’histoire du réalisateur, mais il y a aussi quelque chose d’émouvant au fond pour certains d’entre eux. Après regarder une filmo entière est difficile. De tête, il n’y a que Quentin Tarantino, Jeff Nichols, Steve McQueen, Na Hong-jin, les frères Coen et Tim Burton qui font partie de ce cas chez moi. Sinon j’essaie de regarder (et j’ai très bien avancé pour certains !) un maximum de films de Martin Scorsese, Stanley Kubrick, Hitchcock, Coppola, Billy Wilder, Frank Capra, Clint Eastwood, De Palma, Paul Thomas Anderson, Nanni Moretti, Kim Jee-woon, Park Chan-wook, Bong Joon-ho, Ken Loach, Pedro Almodovar, Danny Boyle, Mike Leigh, Nicolas Winding Refn etc… La liste pourrait vraiment être longue, je vais m’arrêter là !

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… à mes musiciens préférés ?

Il y a quelques années, à l’époque où je me prenais pour une pseudo-rockstar en lisant Q Magazine, j’écoutais beaucoup de musique au point que j’achetais tout. Génial, une petite boutique de cds d’occasion de la ville faisait mon bonheur. Du coup, j’arrivais à suivre les carrières de plusieurs artistes, que ce soit de très connus ou non. Et puis, à cause des problèmes économiques et de l’ouverture de la Fnac dans ma ville, cette boutique en question a dû mettre la clé sous la porte. Du coup, financièrement c’était plus difficile et les choses ont fait que j’ai moins suivi le rythme. Après j’ai toujours aimé la musique, aller à des concerts mais les choses sont différentes. Cela dit, pour les groupes dont je suis fan, oui je suis vraiment fidèle. Je me débrouille pour acheter l’album le plus rapidement possible, j’essaie d’aller les voir en concert quand je le peux (car ce n’est pas toujours évident pour des tas de raisons). Je suis d’ailleurs très fière d’être fan des Killers (à l’origine de mon pseudo) depuis leurs débuts, c’est très émouvant ! Je suis également très fière d’être fan de Radiohead depuis maintenant huit ans !

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The Killers – Here with me – clip réalisé par Tim Burton avec Craig Roberts et Winona Ryder.

… à mes acteurs préférés ?

Vous le savez certainement déjà mais oui ! Que ce soit pour les acteurs / actrices dont j’admire le talent et le parcours ou mes petits crush (promis, ça reviendra sur le blog, héhéhéhéhé) ! Je me débrouille pour voir un max de films quand j’aime un acteur, que ce soit au cinéma, en vod et autre, même s’il ne s’agit parfois que d’un petit rôle. Parfois ça a ses avantages : on découvre de bonnes surprises qu’on n’aurait pas forcément pu voir. Mais bon aussi je me suis coltinée de sacrées daubes parce qu’il y a machin ou truc bidule dans un film.

… à mes séries préférées ?

Dans l’ensemble, oui ! Pour les séries, j’ai des critères moins compliqués pour les films : du moment que j’ai toujours envie de regarder la suite, la série est pour moi en partie réussie, même si elle peut avoir ses défauts. Si je n’aime pas une série, je tente tout de même de finir la saison en cours mais je ne poursuis pas. Après le risque, quand on est vraiment engagé dans une série depuis un certain temps (plusieurs saisons) et que celle-ci commence à nous gaver, c’est qu’on se sent tout de même obligés de finir, on veut connaître le sort des personnages !

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J’ai dévoré les cinq premières saisons d’American Horror Story (photo : saison 1, Murder House) et je découvre actuellement la dernière en cours de diffusion, Roanoke.

… à mes blogueurs préférés ?

Ai-je besoin de disserter ? Bien sûr que je le suis les loulous et je vous remercie de nouveau de passer sur le blog dès que vous le pouvez !

Captain Fantastic

réalisé par Matt Ross

avec Viggo Mortensen, George Mackay, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton, Shree Crooks, Charlie Shotwell, Frank Langella, Ann Dowd, Kathryn Hahn, Steve Zahn, Missi Pyle, Trin Miller, Erin Moriarty…

Comédie dramatique américaine. 2h. 2016.

sortie française : 12 octobre 2016

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Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.
Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Charlie Shotwell, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler

Captain Fantastic est le film indépendant américain du moment (et même de l’année ?) à regarder qui semble plaire à un grand nombre de festivaliers. En effet, il a remporté, dans la section « Un Certain Regard », le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes ou encore les prix du jury et du public de la ville au festival de Deauville. Derrière la caméra on retrouve un certain Matt Ross qui signe ici son deuxième long-métrage (le premier étant 28 Hotel Rooms). Son nom ne vous dira peut-être rien, pourtant il s’agit à l’origine d’un acteur qu’on a pu déjà voir, notamment dans les séries American Horror Story (il jouait le rôle du docteur Montgomery) et Silicon Valley ou encore dans les films Aviator de Martin Scorsese et American Psycho de Mary Harron. Pour Captain Fantastic, il s’est parfois inspiré de son propre vécu, sa mère s’intéressant à d’autres modes éducatifs, notamment en vivant en communauté loin d’un environnement déjà influencé par la technologie. Le Captain Fantastic du titre, qui est incarné par Viggo Mortensen, c’est ce père de famille, récemment veuf (sa femme ayant des troubles mentaux s’est donnée la mort), qui élève ses six enfants loin du capitalisme, en habitant dans la forêt. Les enfants ne vont évidemment pas à l’école mais Ben Cash veille à ce qu’ils soient instruits. Bref, dit comme ça, même si on observe évidemment un mode de vie différent voire même marginal, sans dire qu’il s’agit du monde des Bisounours (les premières scènes permettent d’insérer les failles de ce mode de vie en question), au début on est émerveillé voire même admiratif de voir un type appliquant ses rêves voire même ses fantasmes, transmettre des valeurs saines à ses gosses bien élevés et mignons comme tout. Mais heureusement le film ne crie pas sur tous les toits pendant deux heures à quel point Ben est un père fantastique, contrairement à ce que le titre laisse présager. Certes, le réalisateur a envie de soutenir la vision idéaliste de Ben (et il ne s’en cache pas), ça se ressent. Mais le portrait de Ben est très ambigu, on ne peut pas s’empêcher de le remettre en question, lui-même (par le décès de sa femme et de tout ce qui va avec, c’est-à-dire en retournant pour quelques jours dans le monde capitaliste qu’il déteste tant) se remet en question.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Charlie Shotwell, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler

La rencontre entre les deux mondes crée évidemment des situations drôles comme on s’attend (et on n’est pas déçus !) mais est un très bon moyen de livrer des réflexions pertinentes sur les deux camps sur des questions très actuelles. En effet, même si on vit dans une société de consommation dans laquelle on a du mal à s’en défaire, il existe de plus en plus des petits groupes d’individus luttant chacun à leur manière contre ce système. Ces groupes utopistes peuvent-ils réellement exister sans tomber dans l’extrémisme (c’est-à-dire en ne faisant aucune concession sur quoique ce soit) ? Notre mode de vie capitaliste, qui fait en quelque sorte partie de la norme, n’est-il pas aussi en lui-même tombé dans une sorte d’extrémité (violence qui passe notamment par l’abrutissement aux jeux vidéos, manque d’intérêt pour la culture, surconsommation et dépendance de produits, obésité qui n’est que la conséquence de tout ça, et j’en passe ?) ? Ces deux mondes doivent-ils absolument être séparés (et donc ennemis, à l’image de la relation entre Ben et son beau-père) ou au contraire ne peuvent-ils cohabiter en trouvant un juste milieu ? Au-delà de poser des questions sur notre société, effrayante pour différentes raisons mais paradoxalement un minimum nécessaire si on veut conserver un certain lien social, Matt Ross a su interroger sur un autre sujet actuel : l’éducation. Lorsqu’on souhaite le meilleur pour ses enfants, ne réalise-t-on pas quelque part une sorte de fantasme « pervers » (je pense que la scène avec le bouquin Lolita de Nabokov à analyser n’est pas anodine) en pensant finalement avant à soi ? Il est d’ailleurs aussi intéressant, via certains enfants de la famille, que ce mode de vie ne peut pas correspondre à tout le monde. Ben n’a donc rien d’un père parfait, il est ambigu, il y a des choses qu’on peut pointer dans l’éducation de ses enfants, même à l’origine certaines de ses choses sont très saines : Ben s’adresse à ses enfants de la même manière, sans adapter son langage en fonction de leur âge (son langage cru et franc a parfois du bon mais trouve donc aussi ses limites), qu’ils donner du vin alors que certains sont vraiment trop jeunes pour en boire, les initie aux armes blanches (mais vraiment tous les gosses, comme la petite Hit-Girl dans Kick-Ass !).

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Shree Crooks, Viggo Mortensen

Captain Fantastic présente un monde utopique présenté sous différentes formes (notamment d’un point de vue esthétique, visant quelque chose de lumineux et printanier, comme si on avait atterri dans un autre univers), il a envie de défendre des personnes ayant des convictions et tentant de les appliquer dans son quotidien (et d’ailleurs on ne se pose jamais la question si c’est crédible ou non : on croit nous-mêmes en ce mode de vie qui présente évidemment ses limites). Même s’il s’agit d’une belle ode à la différence et à l’ouverture d’esprit, le discours lui-même ne va pas uniquement dans un sens, il n’a rien de sectaire ou d’illuminé. Je dirais en fait qu’il reste à la fois utopiste et sensé. Finalement, il est à l’image des interrogations dont nous avons parlé plus haut : tout est une question de juste milieu. L’ensemble est donc à la fois lumineux, pertinent, bien rythmé, souvent drôle mais aussi très émouvant. Viggo Mortensen trouve l’un des meilleurs rôles de sa carrière. Il est absolument fantastique dans le rôle de ce père anti-capitaliste parvenant à s’interroger sur son mode de vie. Il sent qu’il a bien saisi les enjeux et la complexité de son personnage. Les six acteurs incarnant les enfants Cash sont également excellents. On croit totalement à cette fratrie et on voit pratiquement une ressemblance (sur tous les points) avec Ben. Surtout ils possèdent tous une personnalité, ce n’est pas uniquement un groupe de gosses comme on peut parfois le voir dans les films. Enfin, les seconds rôles (Frank Langella, Katherine Hahn, Steve Zahn, Missi Pyle) sont également très bons. Ils ont beau représenter le point de vue adverse voire même ennemi de celui de Ben et sa famille, je trouve qu’ils réussissent tous à ne pas tomber dans la caricature dans le sens où on comprend aussi pourquoi ils valent défendre leur norme. Captain Fantastic est donc plus qu’un excellent feel-good movie. Sans être moralisateur, parvenant à maîtriser ses nombreux paradoxes montrant ainsi sa complexité, il s’agit d’un film d’une grande humanité, qui donne envie de se remettre en question et de retrouver un lien, sans dérangement, avec la nature et l’aventure.

Captain Fantastic : Photo Shree Crooks, Viggo Mortensen

Les Sept Samouraïs

réalisé par Akira Kurosawa

avec Toshiro Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima…

Drame, aventure, action japonais. 3h27. 1954.

sortie française : 30 novembre 1955

Movie Challenge 2016 : Un film dont le titre comporte un numéro

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Au Moyen-Age, la tranquillité d’un petit village japonais est troublée par les attaques répétées d’une bande de pillards. Sept samouraïs sans maître acceptent de défendre les paysans impuissants.

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Je suis censée écrire la critique du film indispensable pour n’importe quel cinéphile (oui je tente de me valoriser un peu et d’oublier la tonne de films que je dois rattraper histoire d’être moins inculte) depuis un moment, grâce au Movie Challenge, mais finalement ce n’est pas une mauvaise chose de l’écrire et la publier maintenant. En effet, est actuellement en salles Les Sept Mercenaires d’Antoine Fuqua, le remake du film éponyme de John Sturges (sorti en 1960), lui-même donc le remake des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa. Ce long-métrage japonais a remporté le Lion d’or en 1954 à la Mostra de Venise et a reçu deux Oscars (meilleurs décors et costumes). Je ne vais pas vous mentir (et c’est certainement pour cette raison que j’ai mis du temps pour rédiger ce billet), je n’ai pas adoré ce long-métrage malgré son statut de chef-d’oeuvre même si cela n’empêche pas d’avoir aimé et donc aussi lui reconnaître ses qualités (pour vous rassurer à ce début de chronique, ne tirez pas la tronche s’il-vous-plaît !). La chose qui m’a le plus rebutée (oui commençons directement par ce qui m’a dérangée, au moins c’est fait) est clairement la longueur. Oui j’ai tout de même senti les plus de trois heures ce film, notamment au cours de la seconde partie qui pourtant en théorie est plus chargée en scènes d’action. La longueur est quelque chose qui m’a toujours rebutée en général (c’est même un critère qui peut me décider d’aller voir ou non un film), je ne m’en suis jamais cachée même si cela ne m’empêche évidemment pas d’aimer voire même d’adorer des films trèèès longs (tout comme je peux m’emmerder royalement devant des films ne dépassant pas les 1h30). Pourtant, paradoxalement, je comprends cette longueur. Il faut bien du temps pour exposer le problème de base, réunir les différents samouraïs du titre, se préparer à la guerre et combattre. Il y a aussi un autre facteur qui, selon moi, est entré en jeu : la différence culturelle. J’aime pourtant le cinéma asiatique (enfin, c’est quand même large et varié, on est bien d’accord, mais je fais de mon mieux pour en regarder), je fais toujours de mon mieux pour m’intéresser à la culture (et pas qu’asiatique) ou au contexte historique lorsque je découvre des films. Je ne dis pas que j’ai été paumée en découvrant Les Sept Samouraïs, non, mais j’ai tout de même parfois senti une sorte de distance avec ce film à cause de cette lourde charge contextuelle à prendre en compte. Cela dit, en dehors de ces quelques remarques de ma part, il s’agit tout de même d’un très bon film. La mise en scène est tout d’abord remarquable même si, en ce qui concerne ce point, il ne s’agit ni d’une surprise ni d’un scoop !

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Les acteurs sont également tous excellents (au passage, il s’agissait de la 7e collaboration entre Kurosawa et Mifune), ils donnent tous de l’humanité et de la complexité aux personnages qu’ils incarnent. Il y a quelque chose qui fonctionne dans leur interprétation à la fois individuellement et collectivement. Les scènes de bataille (même si on ne peut pas résumer ce film à ça – c’est évident vu sa durée !) sont également impressionnantes, très bien foutues, surtout pour l’époque. Il faut dire aussi que Kurosawa utilisait parfois plusieurs caméras simultanées pour certaines scènes, notamment pour la bataille sous la pluie. Ca contribue beaucoup à donner un certain rythme (heureusement d’ailleurs vu la durée) mais aussi comme le disait  Kurosawa, c’était un moyen pour les acteurs d’avoir un jeu plus naturel. Il y a donc aussi un remarquable travail de montage. Ce qui m’a le plus convaincue, au-delà de qualités techniques évidentes et d’une interprétation impeccable, c’est toute sa lecture sociale même si encore une fois je ne prétends pas avoir été à l’aise du point de vue historique et que ça reste ici un avis très modeste. Ne pas être à l’aise ne signifie pas pour autant dénigrer ou ne pas être sensible avec ce qu’on me propose. Il est alors intéressant de voir la figure du « héros » dans ce long-métrage. Le « samouraï » (je mets des guillemets car si on regarde bien ce ne sont pas réellement des samouraïs mais plutôt des rônins) a beau être un personnage honorable, déterminé et courageux (il ne défend pas des seigneurs mais des paysans), c’est avant tout un homme avec des doutes, des faiblesses, confronté à la pauvreté. Mais il y a surtout des interrogations autour de la place de chacun (samouraïs, paysans, bandits) dans la société, sur leur évolution ou non au coeur de la société japonaise à l’époque (n’y a-t-il pas des résonances plus contemporaines ?). Les relations nouées entre les paysans et les samouraïs sont d’ailleurs aussi à prendre en compte pour mieux comprendre cette peinture sociale. L’histoire d’amour présente est également à prendre en compte dans la réflexion autour de la séparation des classes. C’est peut-être aussi pour cette raison que le film est très long. Finalement, on constate que Kurosawa se réapproprie d’une mythologie autour de ces figures japonaises notamment avec les codes du western. Bref, aucun choix ne semble anodin, que ce soit dans l’écriture ou encore dans la mise en scène. Bref, pour moi il s’agit d’un bon film, d’un film vraiment à voir, cela est évident et je ne le renie pas. Juste que je n’ai pas adoré comme je l’espérais. J’espère ne pas être seule dans ce cas et c’est pour ça que j’écris aussi cette chronique, histoire de décomplexer et ne pas se sentir obligés de dire un avis juste pour suivre le reste du monde !

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J’ai tué ma mère

réalisé par Xavier Dolan

avec Xavier Dolan, Anne Dorval, Suzanne Clément, Niels Schneider, Manuel Tadros…

Drame canadien. 1h40. 2009.

sortie française : 15 juillet 2009

Movie Challenge 2016 : Un film tourné par un réalisateur de moins de 30 ans

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Hubert Minel n’aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l’obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d’une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l’amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu’il éprouve à l’égard d’une femme qu’il aimait pourtant jadis.

J'ai tué ma mère : photo Anne Dorval, Xavier Dolan

J’ai tué ma mère, projeté à la Quinzaine des Réalisateurs au festival de Cannes en 2009, est le premier long-métrage du réalisateur québécois Xavier Dolan qu’on ne présente plus. Il écrit le scénario (parfois autobiographique) alors qu’il n’a que seize ans et le réalise à dix-neuf ans ! Certains spectateurs / critiques sont admiratifs, d’autres jaloux ou tout simplement agacés (il faut dire que le bonhomme a une certaine assurance / n’est pas modeste – au choix). Une chose est certaine : en général, Xavier Dolan ne laisse pas indifférent. J’ai adoré certains de ses films (Mommy, Laurence Anyways), j’en ai détesté certains (Les Amours Imaginaires). Mais étonnamment, je situe J’ai tué ma mère dans aucune de ces catégories situées à l’extrémité l’une de l’autre. Par rapport à ce que j’ai vu dans Les Amours Imaginaires ou même par rapport au personnage public et parfois ses déclarations « choc », je n’ai pas trouvé qu’il frimait contrairement à ce que je m’attendais. Bien sûr, il y a un peu de maniérisme par moments, une envie de démontrer ce qu’il sait faire, il y a des scènes mettant en avant l’esthétique qui fonctionnent (je pense notamment à la scène de sexe faisant référence au travail de Pollock ou à la dernière assez automnale), d’autres moins (le face-à-face caméra en noir et blanc… même si les scènes en elles-mêmes trouvent leur utilité). Mais dans l’ensemble, quand on connaît les autres films de Xavier Dolan, on pourra presque (pas trop non plus) le trouver sobre. Ca étonne pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que finalement sans certains artifices Dolan est capable de faire des choses intéressantes (même si encore une fois j’aime aussi ses films très esthétiques). Mais en même temps, peut-être influencée justement par cette sobriété, j’ai trouvé ce film fragile, pas assez abouti pour me convaincre. Après j’ai conscience qu’il s’agit justement de son premier film. Et il fait aussi des choses formidables pour un débutant ! Mais ce n’est pas le chef-d’oeuvre annoncé par certains, pas pour moi (pour moi j’aime des films imparfaits). On sent de l’ambition dans la mise en scène, une envie de proposer des choses artistiquement. Mais j’ai trouvé l’histoire en elle-même bancale. Oui ça parle de la relation compliquée entre une mère et un fils. Oui ça peut faire partie de la vie de certains individus. Mais en dehors de la dernière partie du film, l’histoire manque selon moi d’enjeux. L’ensemble n’est pourtant pas déplaisant à découvrir, je ne me suis pas ennuyée. Mais ça reste un enchaînement de disputes, de crise et de scènes montrant l’ado rebelle.

J'ai tué ma mère : photo Xavier Dolan

Malgré une part de narcissisme (encore une fois pas si énorme contrairement à ce que je m’attendais), ce film à consonance autobiographique reste sincère. Xavier Dolan manque de maturité en tant que réalisateur (enfin maintenant il a « grandi »). Cela dit, en tant que jeune homme, malgré son jeune âge, même si certains passages peuvent paraître un peu superficiels ou un peu faciles (j’ai même envie de dire un peu « adolescents » dans un sens), on sent qu’il comprend des choses adulte, qu’il a déjà un recul sur un sujet aussi fort et compliqué que les liens familiaux, en l’occurrence ici entre une mère et un fils. Certes, il y a parfois des répliques un peu faciles (on revient toujours à ces fameuses scènes face caméra en noir et blanc) mais son regard sur les relations entre haine et amour débordant m’a tout de même semblé très pertinent. On sent que ce n’est pas quelque chose balancé comme ça, on sent tout simplement le vécu mais aussi un recul assez étonnant. Pourtant, ce thème en question a été traitée et re-traitée de nombreuses fois, que ce soit au cinéma, en littérature ou dans d’autres domaines. Il est d’ailleurs intéressant de voir qu’au fond (même s’il y a quelques petits indices donnés mais c’est pas non plus réellement expliqué) il n’y a pas de vraie cause dans cette sorte de rupture entre cette mère et son fils, il y a plus une idée d’un tout (notamment l’adolescence) qui conduit à cet éloignement. En tout cas, Xavier Dolan apporte bien sa pierre à l’édifice. En parlant de Dolan, comme vous pouvez le voir (et même le savoir vu que ça fait partie de sa réputation), il n’est pas uniquement le réalisateur de ce long-métrage. Il fait un peu tout (la parodie du Palmashow était à peine exagérée) comme on le sent. Il tient logiquement le premier rôle. Dans Les Amours Imaginaires, je l’avais trouvé vraiment mauvais. Ici, il s’en sort mieux. Certes (est-ce que je dois rappeler les fameuses scènes qui m’ont dérangée ?), je ne trouve pas que ce soit un grand acteur, son interprétation n’est pas parfaite mais il s’en sort tout de même pas si mal. En tout cas, je l’ai senti plus à l’aise, plus sincère tout simplement parce qu’il y a une part de lui dans son personnage. Anne Dorval est vraiment excellente dans le rôle de la mère. Sa performance aurait pu être limitée à une sorte d’hystérie mais heureusement ce n’est pas le cas. Il y a quelque chose dans son interprétation qui est criant de vérité. Enfin, même si on ne la voit pas tant que ça (et pourtant on a l’impression qu’elle est tout le temps présente), j’ai également beaucoup apprécié l’interprétation de Suzanne Clément, également actrice fétiche de Dolan.

J'ai tué ma mère : photo Xavier Dolan

Miss Peregrine et les enfants particuliers

réalisé par Tim Burton

avec Eva Green, Asa Butterfield, Ella Purnell, Samuel L. Jackson, Terence Stamp, Rupert Everett, Judi Dench, Allison Janney, Chris O’Dowd, Kim Dickens, Finlay MacMillan…

titre original : Miss Peregrine’s Home For Peculiar Children

Film fantastique américain, britannique, belge. 2h07. 2016.

sortie française : 5 octobre 2016

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À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Ella Purnell, Eva Green, Lauren McCrostie, Pixie Davies

En dehors de quelques exceptions (qui ne sont cependant pas des chefs-d’oeuvre, je pense notamment, en ce qui me concerne, à Sweeney Todd), ça fait depuis pratiquement une quinzaine d’années que Tim Burton n’a plus d’inspiration, qu’il se recycle (et pourtant il a été longtemps un de mes réalisateurs préférés). Mais chez moi, malgré les déceptions que j’ai pu avoir ces dernières années, un Tim Burton suscite encore un intérêt chez moi, c’est toujours un événement. J’attends (faussement) naïvement son prochain vrai bijou. Cette fois-ci il adapte best-seller de l’auteur américain Ransom Riggs. Je me suis procurée le bouquin il y a déjà deux mois mais je vois l’adaptation de Burton, je n’ai pour l’instant pas envie de le lire même si j’ai peut-être tort ! Quand on n’a pas lu le bouquin qui sert de matériau, il est toujours difficile de savoir si le problème d’un film vient du texte d’origine ou du travail d’adaptation même si à ce stade-là je me dis que ça doit probablement venir des deux, d’où maintenant ma méfiance envers le roman (en réalité une trilogie). Cela me fait de la peine au fond de ne pas avoir accroché car je dois reconnaître qu’on reconnait par moments la patte de Tim Burton même si encore une fois je trouve qu’il recycle beaucoup d’idées. On sait par exemple son intérêt pour la photographie, en particulier pour les clichés étranges et même effrayants. Ca se ressent à l’écran et ça crée – heureusement – un joli moment cinématographique. Par ailleurs, on retrouve ces photographies dans l’ouvrage de Riggs. Je pense aussi à cette scène folle (une des meilleures du film même si les figurants ont l’air de faire leur jogging !) au parc d’attraction avec les squelettes qui débarquent et un caméo sympathique de Tim Burton himself ! Enfin, dans les thèmes abordés, on retrouve de nouveau des thèmes qui lui sont chers : la différence, le monde de l’enfance (et le passage vers l’âge adulte), le monstre ou encore la mort. Oui, les thèmes sont effectivement riches mais hélas on ne fait que les survoler. C’est forcément frustrant de passer à côté d’une éventuelle profondeur.

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Asa Butterfield, Eva Green

Au-delà de la non-exploitation des thèmes, ce qui m’a à la fois frustrée et foutue en boule, l’histoire ne m’a pas plus emballée que ça (d’où aussi mon appréhension pour découvrir le bouquin). Il faut dire qu’on met une plombe pour entrer dans l’histoire. La première partie ? On se dit tout le long « ah ce gosse, il aimait son grand-père ! Il est braaaave ». Puis une fois qu’on a vraiment découvert Miss Peregrine, les gosses, la maison, le voyage dans le temps et tout le reste qui va avec, sans aucune raison, il y a absolument tout qui s’enchaîne… Mais limite trop ! Je n’ai rien contre le fantastique, loin de là, mais on a vraiment l’impression de passer d’un monde à l’autre (du réel actuel sans magie et sombre à un autre très coloré dans un autre temps avec les bizarreries et autres choses merveilleuses) sans réelle transition. Limite on passe du coq à l’âne ! Surtout dans la deuxième partie, tout s’accélère au point qu’on ne comprend pas toujours tout ce qui se passe (ou alors je passe pour une demeurée… ce que je peux accepter !) ! On voit plein de monstres débouler à droite et à gauche, ça m’a fatiguée ! J’ai trouvé ça faussement compliqué cette histoire de boucle dans le temps, pas forcément très bien expliquée non plus. Surtout, je n’ai pas spécialement compris l’intérêt des particularités des enfants. Oui, on a compris le message autour de la différence voire même autour des victimes de la guerre, du nazisme notamment. Mais je ne trouve pas les pouvoirs de chacun très bien exploités. On a un peu l’impression que certains ont des pouvoirs parce que c’est cool mais au fond, en dehors d’une seule scène, on ne comprend pas trop leur utilité ni l’intérêt, même en ce qui concerne le héros. Pour certains (je pense notamment à Enoch ce chieur ou encore les jumeaux), on met une plombe à connaître leurs pouvoirs. La particularité des enfants m’a semblé du coup assez superficielle. On notera aussi au passage quelques incohérences notamment une liée aux chaussures de plomb d’Emma (un objet assez unique qu’on ne trouve pas comme ça dans un supermarché), celle qui peut s’envoler comme un ballon. Du genre, Burton prend le temps de nous montrer qu’elle ne les a plus, qu’elle les abandonne, que Jake la transporte juste après avec une corde vu qu’elle n’a plus de chaussures. Là on se dit « chouette, il a fait attention ». Et deux scènes plus tard, BIM ! Tu ne sais pas d’où elle les sort mais la meuf a soudainement retrouvé ses pompes !

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo

J’ai envie de dire du bien d’Eva Green (que j’aime de plus en plus alors qu’il y a quelques années j’avais du mal avec elle). Oui, elle joue bien, elle correspond bien à l’univers de Burton (sa deuxième incursion après le pas très bon Dark Shadows). Son interprétation est bonne, l’actrice est très charismatique, j’aime son côté sombre et sorti d’un autre temps, je n’ai pas de reproche à lui faire, le job est plus que bien fait. Je ne sais pas du tout comment apparaît son personnage dans le roman, je comprends aussi l’envie de mettre en avant les enfants particuliers. Mais on la voit tellement trop peu ! On a presque envie d’inscrire en premier dans le générique « Un oiseau » ! Le reste du casting ne m’a pas tellement impressionnée pour ne pas dire déçue. Pourtant, j’aime beaucoup certains acteurs. Par exemple, en méchant avec des yeux blancs et des dents de monstre sorti d’un dessin pour gosse, Samuel L. Jackson cabotine énormément ! J’ai également beaucoup de sympathie depuis un moment pour le jeune Asa Butterfield, on sait depuis un moment qu’il a du potentiel et pourrait avoir une carrière intéressante s’il ne fait pas trop de conneries. Mais là sans dire qu’il joue comme un pied, il ne m’a pas totalement convaincue, mais je pense que le personnage en lui-même n’est finalement pas très intéressant (en dehors de « c’est choupi, il aime son papi ! »). Le reste du casting n’est pas forcément mauvais mais je dirais que c’est sans plus, les acteurs passent, ils sont à peu près contents d’être dans le nouveau Tim Burton parce que, quand même, c’est Tim Burton, ils font donc le job. Seul Terence Stamp sort finalement un peu du lot. Pour sauver tout ça, en dehors de quelques thèmes intéressants mais qui auraient pu être mieux traités, de quelques scènes tout de même amusantes et pas trop mal foutues, je dois tout de même reconnaître un travail esthétique. Rien que visuellement on parvient à faire une distinction entre les deux mondes. Encore une fois on va aussi revenir au lien avec la photographie : il y a des scènes où on voit effectivement bien ce rapport et en général ces aspects sont plutôt bien mis en valeur (même s’il n’y en a pas des masses non plus).

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Photo Eva Green

States of Grace

réalisé par Daniel Destin Cretton

avec Brie Larson, John Gallagher Jr., Stephanie Beatriz, Rami Malek, Kaitlyn Dever, Keith Stanfield, Kevin Hernandez…

titre original : Short Term 12

Drame américain. 1h40. 2013.

sortie française : 23 avril 2014

Movie Challenge 2016 : Un film qui m’a fait pleurer

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Sensible et déterminée, Grace est à la tête d’un foyer pour adolescents en difficulté. Parmi les jeunes membres de son équipe, diversement expérimentés, la solidarité et le bon esprit sont de mise. Jusqu’à l’arrivée soudaine d’une fille tourmentée qui ignore les règles du centre et renvoie Grace à sa propre adolescence… pas si lointaine.

States of Grace : Photo Brie Larson, Kaitlyn Dever

Le titre « français », States of Grace, ne donne pas forcément envie de découvrir ce film. Son titre original, Short Term 12, est plus intéressant même s’il s’éloigne du personnage principal. « Short Term 12 », c’est donc le nom du foyer pour adolescents dans lequel bosse (et dirige) la fameuse Grace de notre titre « français ». Il faut savoir qu’avant d’être un long-métrage, il est passé par la case court-métrage en 2008 (portant le même nom). Ce sujet tient à coeur au réalisateur hawaïen Daniel Destin Cretton lui-même ayant été éducateur en centre spécialisé. Il voulait même à l’origine en tirer un documentaire (avant de signer ce premier long de fiction, il réalisait des docs pour HBO et Discovery Channel). Finalement, le réalisateur a préféré signé une fiction pour des raisons pratiques (les autorisations étant difficiles à obtenir) et morales (Cretton ne voulant pas non plus avoir l’impression d’exploiter les jeunes). Le risque quand on signe une fiction, en voulant partir de base sur le documentaire ou en étant influencé par ce genre, est de perdre justement cette part de fiction. Certes, on sent derrière le vécu du réalisateur, on le sent également bien documenté mais on est bien face à une histoire qui fonctionne de A à Z. Une histoire certes « simple » en apparence mais qui reste pourtant bien construite, logique mais sans être non plus attendue ou sirupeuse et surtout il n’y a pas de surenchère dans l’émotion, la dureté du milieu ou même dans les quelques moments de joie. Evidemment, la sincérité ne sauve pas toujours tous les films mais ici c’est véritablement un atout. On croit à l’histoire proposée, aux personnages, à leurs réactions, à leurs souffrances. Ce centre pour ados semble si vivant à l’écran, on a l’impression d’être en immersion dans cette enrichissante expérience humaine même si derrière il y a des difficultés émotionnelles pour les êtres qui y sont impliqués. On se sent proche des personnages tout simplement même si on ne connait pas ce milieu. Grace, qui illumine ce film, malgré toutes ses souffrances et ses interrogations, est bien le personnage principal mais les seconds rôles parviennent aussi à exister, même les plus petits. Le film évoque des situations sociales difficiles mais n’est pas un drame social. Ce n’est pas la volonté du réalisateur même s’il dépeint derrière une réalité. C’est un beau film d’espoir sur l’humain, plus particulièrement l’enfant ou de l’adolescent qui peut malgré ce qu’il peut traverser de pire (même si ça va forcément le marquer à vie et que ça sera parfois un obstacle pour sa construction) devenir un adulte plein d’avenir et d’espoir.

States of Grace : Photo Brie Larson, John Gallagher Jr.

States of Grace est donc un film émouvant (oui, j’ai pleuré, vous commencez à avoir l’habitude) sachant très bien mêler avec une grande cohérence histoire personnelle et histoire collective. Ce long-métrage est donc très bien écrit, toujours crédible, et bien structuré, notamment par cette idée de boucle (la première et la dernière scène sont similaires que ce soit au niveau du dialogue ou de l’action à venir après ce dialogue) mais également bien mis en scène. Ce n’était pourtant pas évident mais pour un premier long-métrage de fiction, Daniel Destin Cretton s’en sort plus que bien. Il a su éviter les tics très pénibles d’un certain cinéma indépendant américain (et pourtant j’aime et je défends énormément ce cinéma en question mais il faut parfois savoir être honnête. On retrouve dans son travail de nouveau ce mélange de force et de sensibilité. Le montage est également selon moi de qualité, permettant de donner du rythme à ce film déjà énergique rien que par son sujet. States of Grace est évidemment porté par l’excellente Brie Larson, récemment oscarisée pour Room de Lenny Abrahamson cette année mais qui aurait dû selon moi être, au moins, en compétition dans la célèbre cérémonie américaine (d’ailleurs, le film tout court aurait dû concourir). Son interprétation est d’une grande justesse. Il y a chez elle une combinaison incroyable entre la force et la fragilité. Elle est également naturelle mais sans entrer dans les clichés extrêmes d’un certain cinéma indépendant américain actuel (encore une fois). John Gallagher Jr. (une découverte en ce qui me concerne) est également très bon dans ce rôle plus décontracté en apparence cachant évidemment bien son douloureux passé. Les ados sont également tous convaincants, que ce soit Kaitlyn Dever (vous l’avez sûrement vue dans la très bonne série Justified ou dans le naze Girls Only) ou Keith Stanfield (qu’on a pu voir dans Dope produit par Forest Whitaker ou encore dans Straight Outta Compton), tous les ados des ados sombres aux idées suicidaires et ayant des relations toxiques avec des parents monstrueux. On sera également ravi de retrouver Rami Malek, en ce moment connu pour son rôle sombre dans l’excellente série Mr Robot, dans un rôle secondaire sympathique (il incarne un jeune sortant de la fac voulant se faire une expérience) et finalement plus intéressant qu’il en a l’air dans le sens où il représente le regard du spectateur qui ne connait pas encore ce milieu et qui apprend et observe petit à petit. Finalement, à l’image des protagonistes, le spectateur ressort de ce grand petit film grandi.

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Father Ted

Créée par Graham Linehan et Arthur Mathews

avec Dermot Morgan, Ardal O’Hanlon, Frank Kelly, Pauline McLynn, Jim Norton…

Série comique britannique, irlandaise. 3 saisons. 1995-1998.

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Cette série raconte les mésaventures de trois prêtres et de leur gouvernante, exilés sur Craggy Island, petite île au large des côtes irlandaises. Leur comportement, indigne de l’Église catholique, a conduit leurs supérieurs à leur infliger ce bannissement : le père Ted Crilly a détourné des dons récoltés par l’église ; le père Jack Hackett est un alcoolique obsédé par les femmes dont le vocabulaire est principalement constitué des mots « Drink! Feck! Arse! Girls! » (« Boire ! Baiser ! Cul ! Filles ! ») et le père Dougal McGuire est un simple d’esprit. (résumé : Wikipédia).

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Comme vous le savez probablement déjà, Black Books et The IT Crowd font partie de mes séries chéries. Avant ces deux chefs-d’oeuvres télévisuelles, leur créateur, l’irlandais Graham Linehan avait signé, avec Arthur Mathews, Father Ted. Et j’ai envie de dire : ça aussi c’est culte ! Il est difficile de dire pour moi ce que je préfère entre ces trois séries : elles sont en quelque sorte reliées entre elles, il y a des choses communes qui nourrissent véritablement l’univers de Linehan. Ce qui est certain, c’est que si on apprécie Black Books et The IT Crowd, il FAUT regarder Father Ted. Parlons justement des points communs entre ces trois séries (j’en avais déjà repéré lorsque j’avais établi un lien entre les deux séries les plus récentes) ou plutôt formulons la chose autrement : comment Father Ted a-t-il pu devenir le point de départ de ce qui a pu suivre plus tard ? On retrouve alors des gens marginalisés par leur statut / travail (on parle de prêtres) qui sont encore plus marginalisés puisque suite à des fautes qu’ils ont commises, ils sont obligés de s’exiler sur une île irlandaise loin de la civilisation. Parmi eux, on retrouve le fameux père Ted qui ne rêve que de célébrité et d’argent, le jeune et simplet Dougal McGuire et enfin le père Jack Hackett, un alcoolique dégueulasse qui aime un peu trop les femmes. Dans le groupe on trouve aussi Mrs Doyle la gouvernante. Comme toujours chez Linehan, la figure féminine est celle qui est la mieux intégrée et adapté dans la société. La série ne compte que peu de saisons (encore une fois c’est habituel chez Linehan et plus généralement dans les séries britanniques et irlandaises), uniquement trois avec en plus un épisode spécial pour Noël (on retrouvera notamment dedans dans un petit rôle un certain Kevin McKidd). Elle avait beau avoir du succès, elle a été arrêtée par un accord commun de la part des créateurs / scénaristes et de l’acteur principal Dermot Morgan qui ne voulaient pas lasser le public. De toute façon, la série n’aurait pas pu continuer. Triste anecdote : le lendemain du tournage du tout dernier épisode, Dermot Morgan, seulement âgé de 45 ans des suites d’un malaise cardiaque (apparemment lié au stress). Au passage, pour raconter une autre anecdote, l’acteur Frank Kelly est décédé cette année en 2016 un 28 février… pile poil 18 ans après la mort de Dermot Morgan. Pour revenir à la structure de la série, les épisodes durent une petite vingtaine de minutes, un format que j’ai toujours apprécié et qui est ici de nouveau bien utilisé.

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Father Ted est une série hilarante, pratiquement à tous les épisodes, pour différentes raisons. Les personnages en eux-mêmes sont drôles par leurs bêtises et leurs défauts : la naïveté, l’égoïsme, l’alcoolisme, l’obsession pour les femmes, la gloire… Pourtant on ne se moque pas d’eux, le regard sur eux reste tout de même tendre même s’il n’y a pas de concession dans leur traitement. Ils ont leurs défauts et ne pourront de toute façon pas changer. Mais ce manque d’évolution n’est pas problématique et ne l’a jamais été dans les séries de Graham Linehan. Lui et ses scénaristes n’ont pas, contrairement à certaines séries (et même des sitcoms, notamment américaines), inventé des changements improbables ou insupportables sur leur vie car au fond cela ne serait pas crédible sur leur nature et personnalité profonde. Paradoxalement, les situations dans lesquelles les personnages ne sont pas forcément courantes, c’est toujours un peu gros. Malgré tout, en regardant les différents épisodes, on n’est pas dans le calcul de quoi que ce soit, on ne se dit nécessairement (comme ça m’arrive quand je regarde certaines sitcoms, oui je ne suis pas tranquille !) qu’on est dans une mécanique du rire : il y a quelque chose de naturel dans le déroulement des situations. Il y a beau y avoir une dose d’absurdité, de folie et de tout ce qu’on veut, on croit pourtant à ce qui se passe à l’écran. Là encore il s’agit d’une pure marque de l’écriture de Graham Linehan (même si on est d’accord qu’il n’écrit pas tout tout seul) : il sait à chaque fois combiner l’improbable dans un monde pourtant réaliste tout en gardant et assumant certains codes de la comédie. L’équilibre est très bien trouvé et maîtrisé entre ce réalisme et l’absurdité des situations et personnages ! Le réalisme, ce n’est pas uniquement le quotidien des trois prêtres, il concerne aussi les messages sous-jacents que l’on peut relever. Il est évident qu’on pense au contexte difficile de l’Irlande, entre (il ne s’agit pas d’une surprise, vu le sujet même de la série) la forte influence de l’église catholique dans le pays et le conflit toujours présent entre le Nord et le Sud impliquant l’IRA. Father Ted, bien que très appréciée, acclamée et récompensée à son époque, a eu quelques critiques lui reprochant d’être trop sévère avec le pays de l’Emeraude. Il faut dire que la série n’épargne personne. Il n’y a pas que les prêtres et plus généralement l’église catholique qui sont touchés par le rire. Linehan et Mathews caricaturent une certaine image que nous pouvons avoir des Irlandais vivant à la campagne, notamment avec le taré (l’excellent Pat Shortt) qui tire tout le temps et qui porte le t-shirt « I shot JR » ou encore le couple qui ne fait que se taper dessus en privé mais qui se comporte toujours bien devant le père Ted.

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La parodie est également au rendez-vous au fil des épisodes. Beaucoup de gens ou de choses y passent. On pensera en premier à l’épisode se moquant de l’Eurovision avec le mythique My Lovely Horse – vraiment un moment culte à pleurer de rire (littéralement !) – composé par l’excellent groupe de Neil Hannon, The Divine Comedy, également à l’origine du générique, Songs of Love, qui entre bien en tête (ainsi que celui de The IT Crowd et de la musique de la fausse pub pour appeler les urgences). D’autres épisodes nous viennent forcément en tête notamment ceux les sosies d’Elvis Presley au fil du temps ou encore celui qui parodie magnifiquement bien la talentueuse et rebelle chanteuse Sinead O’Connor. Mais encore une fois, même s’il y a vraiment cet épisode coup de coeur avec l’Eurovision, j’ai aimé tous les épisodes, la série ayant su être régulièrement drôle en apportant un vrai plus à l’humour et à la télévision. Certains gags ont donc l’air simples et pourtant il y a une véritable envie de la part des scénaristes d’être innovants, ce qui fonctionne merveilleusement bien. Le casting est également excellent et est un atout dans le succès de Father Ted. Dermot Morgan est inoubliable dans le rôle emblématique père Ted Crilly. L’ancien enseignant (oui, toutes les reconversions sont possibles) avait déjà joué le rôle d’un prêtre (Father Trendy) dans une émission irlandaise à sketches intitulée The Live Mike. Il est très attachant dans le rôle principal et en même temps, aidé par une très pertinente écriture de la part des scénaristes, il parvient bien, grâce à son interprétation, à montrer toutes les failles de ce personnage aux pensées douteuses. Ardal O’Hanlon (connu en Irlande pour ses one-man shows et sa présence sur cinq saisons dans une autre série, My Hero) est également la très bonne surprise de cette série en incarnant un personnage culte, le père Dougal McGuire (dont on ne connait pas exactement la raison de son exil mais on imagine que c’est lié à son étroitesse d’esprit). Il est drôle et même dans un sens touchant par sa bêtise, sa naïveté et même son innocence. On ne peut pas s’empêcher de penser à un autre personnage important de l’univers de Graham Linehan : Maurice Mauss de The IT Crowd (à part que ce dernier est intelligent). Même un type comme Manny dans Black Books a ce quelque chose d’innocent. Frank Kelly est tout simplement énormissime (et le terme me semble simple) en prêtre indécent, dans tout ce qu’on peut imaginer de pire ! Enfin, Pauline McLynn est géniale en gouvernante qui force les gens à se bourrer de thé et de biscuits !

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Tendres passions

réalisé par James L. Brooks

avec Shirley MacLaine, Debra Winger, Jack Nicholson, Jeff Daniels, John Lithgow, Danny DeVito…

titre original : Terms of Endearment

Comédie dramatique américaine. 2h07. 1983.

sortie française : 4 avril 1984

Movie Challenge 2016 : film ayant remporté un Oscar

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Aurora a élevé seule sa fille Emma, excluant tout homme de sa vie. Pourtant, Emma quitte à la première occasion cette mère abusive. Seule, Aurora rencontre alors Garret, qui est un ancien cosmonaute désormais alcoolique… Des liens entre ces deux personnes prennent forme.

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Tendres Passions a marqué les Oscars en 1984 en étant cette année-là le film le plus nommé et surtout le plus récompensé : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure adaptation, meilleure actrice (Shirley MacLaine) et meilleur acteur dans un second rôle (Jack Nicholson). Beaucoup de critiques / spectateurs trouvent ces récompenses en question très disproportionnées, surtout face à de gros concurrents comme par exemple Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman. Enfin, c’est surtout les critiques françaises de l’époque qui n’ont pas été tendres (ahah je m’amuse à faire des jeux de mots) avec le premier long-métrage de James L. Brooks en tant que réalisateur (et qui est depuis le producteur des Simpsons). En France, on a visiblement commencé à réévaluer ce film grâce à la sortie du pourtant pas très bon Comment savoir (mais si, un film sans intérêt avec Reese Witherspoon, Paul Rudd, Jack Nicholson et Owen Wilson !). En revanche, les critiques américaines étaient d’emblée emballées par ce long-métrage, adapté du roman éponyme de Larry McMurtry (pour la petite info, la suite, Etoile du soir, toujours adapté d’un texte de McMurtry, a vu le jour en 1996, avec toujours MacLaine mais s’est vraiment fait massacrer par tout le monde) . En regardant le film (en précisant que je ne connaissais pas du tout cette sorte de « guéguerre » entre les critiques US et françaises au moment de sa sortie), j’avoue au début avoir été sceptique. Il n’y a pas de réelle intrigue dans le sens où on suit l’existence de deux femmes (une mère et sa fille) sur plusieurs années. Seule la fin semble marquer une sorte de rupture dans la construction attendue d’un point de vue narratif. Il faut aussi avouer que ça peut effectivement faire très soap-opera. La mise en scène ne m’a d’ailleurs pas impressionnée, c’est peut-être d’ailleurs le vrai défaut de ce long-métrage. Pourtant, sans crier au chef-d’oeuvre, il se passe quelque chose avec ce film. Même s’il a pu être excessif, je comprends dans un sens son succès. Petit à petit, au fil des scènes, je me suis laissée embarquer par ces deux histoires construites en parallèle. Bien sûr ce n’est pas d’une grande subtilité comme vous l’aurez deviné. On a donc d’un côté la mère Aurora, une veuve qui profite de la vie avec Garret, de l’autre sa fille n’a par contre pas la vie qui fait rêver. Une opposition a priori simple mais qui fonctionne réellement à l’écran. Je n’ai pas senti ce jonglage ni les ellipses au fil du temps sans réelle indication sur l’époque, on a l’impression que la vie de ces deux femmes passe assez naturellement à l’écran.

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Tendres passions n’est donc pas un film impressionnant d’un point de vue « technique », il a certainement ses défauts, il peut même faire fuir. Pourtant il est bien mieux qu’il en a l’air. La réputation de James L. Brooks sur ses qualités de scénariste qui comprend bien l’humain est selon moi totalement justifiée. Selon moi, les personnages sont bien plus profonds et véridiques qu’ils en ont l’air, qu’ils dépassaient justement le simple stade de personnages de soap. En tout cas, je suis passée à différents stades émotionnels. Je ne dirai pas que j’ai ri comme devant une pure comédie mais oui le film est tout de même drôle, parfois grinçant (rien que la première scène !) et sa légèreté de ton fait du bien. J’en suis également ressortie très émue. Certains diront que c’est de l’émotion Kleenex (sans vouloir révéler la fin). Peut-être. Cela dit, j’ai été étonnamment sensible, je dois même avouer que j’avais même les larmes aux yeux. Je reste persuadée qu’il faut aller au-delà de certains messages qui peuvent paraître simplistes. A mon avis, il faut aussi remettre ce film dans le contexte de son époque. Les femmes n’étaient pas aussi « libres » que maintenant, elles étaient encore conditionnées par leur mode de vie au foyer, leur famille etc… Il y a une volonté de montrer la possible autre vie qu’une femme des années 60 à 80 pouvait avoir, qu’il n’y avait pas que sa vie de mère ou d’épouse qui comptait, qu’elle pouvait exister en tant que femme. C’est ce que nous montre le personnage d’Aurora : elle apprend, à un âge tardif, à vivre vraiment. Sa fille semble en revanche reproduire une sorte de schéma que les femmes de cette époque (et je suis même certaine qu’il y en a encore beaucoup dans ce cas actuellement), comme si elle n’avait pas compris la leçon, qu’elle retiendra certainement au pire instant de sa vie. Enfin, le casting est vraiment bon, on sent les interprètes investis, rendant vraiment justice aux personnages déjà bien écrits à la base. Shirley MacLaine est – comme souvent – formidable dans le rôle de cette femme au caractère bien trempé, son Oscar ne m’a pas semblé volé tout comme celui de Jack Nicholson, également toujours génial. Debra Winger (que je connais assez mal) m’a également agréablement surprise et elle aussi aurait mérité la fameuse statuette hollywoodienne (rassurons-nous, elle avait tout de même été nommée). Parmi les seconds rôles, Jeff Daniels s’en sort très bien en époux au comportement discutable (pourtant, étonnamment on ne le déteste pas !), John Lithgow (lui aussi dans la liste des nommés pour son rôle) est très touchant et Danny DeVito fait également quelques apparitions bien sympathiques !

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Bilan – septembre 2016

Cinéma

Les films de 2016 (ciné, dvd, vod, e-cinema)

Toni Edrmann (Maren Ade, 2016) 2/4

Cézanne et moi (Danièle Thompson, 2016) 1/4

Where to invade next (Michael Moore, 2016) 3/4

Amies malgré lui (Susanna Fogel, 2016) 2/4

Eddie the Eagle (Dexter Fletcher, 2016) 2/4

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Rattrapages

Les Suffragettes (Sarah Gavron, 2015) 3/4

Moulin Rouge ! (Baz Luhrmann, 2001) 4/4

Tendres passions (James L. Brooks, 1983) 3/4

States of Grace (Destin Daniel Cretton, 2013) 4/4

Harvie Krumpet (Adam Elliot, 2003) 3/4

Les Indestructibles (Brad Bird, 2004) 2/4

Bad Teacher (Jake Kasdan, 2011) 2/4

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Télévision

American Horror Story : Coven (saison 3, 2013) 3/4

Bored to Death (saison 3, 2011) 3/4
My Hero (saison 1, 2000) 3/4
30 Rock (saison 4, 2009) 4/4
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Lectures

The Snapper (Roddy Doyle, 1990) 3/4

Riquet à la houppe (Amélie Nothomb, 2016) 3/4

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (J.K. Rowling, 2005) 4/4


Je participe aussi au Club de lecture de Dounia Joy

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Movie Challenge 2016 :

Je songe déjà à l’an prochain : j’aimerais continuer le Movie Challenge mais avec quelques nouvelles catégories. J’ai des idées mais n’hésitez pas à donner vos suggestions jusqu’à fin décembre !

Bon sinon, j’en suis où ?

– un film français : Les Enfants du Paradis de Marcel Carné (1945)

– un film adapté d’un livre : Tale of Tales de Matteo Garrone (2015).

– un film ayant lieu dans un endroit que j’ai toujours rêvé de visiter : C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2005).

– un film tourné/sorti cette année : Carol de Todd Haynes (2016)

– un film tourné/sorti l’année de ma naissance (soit 1993) : La Liste de Schindler de Steven Spielberg (1993)

– un film tourné par un réalisateur de moins de 30 ans

– un film dont le titre contient un numéro : Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa (1954).

– un film ayant de mauvaises critiques : Toi, moi… et Duprée de Anthony et Joe Russo (2006).

– une comédie : Les Muppets, le retour de James Bobin (2011).

– un film réalisé par une femme : Surveillance de Jennifer Lynch (2008).

– un film dont le héros n’est pas humain

– un film qui a une suite : Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force de J. J. Abrams

– un film que j’ai vu quand j’étais (plus) jeune : Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris (2006).

– un film se déroulant dans le futur

– un court-métrage : Harvey Krumpet d’Adam Elliot (2003).

– un film se déroulant à l’étranger : Transsiberian de Brad Anderson (2008).

– un film qui n’est pas en anglais ni en français : Mustang de Deniz Gamze Ergüven (2015).

– un film se passant au lycée : Elle est trop bien de Robert Iscove (1999).

– un film dont le titre comporte une couleur : Blue Ruin de Jeremy Saulnier (2013).

– un film qui m’a fait pleurer : States of Grace de Destin Daniel Cretton (2013).

– un film que j’ai vu plus de deux fois : Walk Hard – The Dewey Cox Story de Jake Kasdan (2007).

– un film d’un réalisateur que j’adore : Kes de Ken Loach (1969).

– un film avec une actrice que j’adore : Diamants sur canapé de Blake Edwards (1961).

– un film avec un acteur que j’adore : Avanti de Billy Wilder (1972).

– un film ayant obtenu un Oscar : Tendres Passions de James L. Brooks (1983).

– un film d’horreur : The Wig de Won Shin-yeon (2005).

– un film commencé que je n’ai jamais terminé

– un dessin animé : Les Indestructibles de Brad Bird (2004).

– un biopic historique

– un film LGBT : Une journée particulière de Ettore Scola (1977).

– un film que je veux voir depuis des années sans en avoir l’occasion : Music Box de Costa-Gavras (1989).

– un film recommandé par quelqu’un : Drop Dead Fred de Ate de Jong (1991).

– un film en noir et blanc

– un film basé sur des faits réels : Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar (2012)

– une comédie musicale : Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann (2001).

– un film qui m’a fait pleurer de rire : Les Flingueuses de Paul Feig (2013).

– un film de guerre

– un film adapté d’un roman graphique ou d’un comic : Les Gardiens de la Galaxie de James Gunn (2014).

– un film avec un mariage : Bachelorette de Leslye Headland (2012).

– un film d’un réalisateur asiatique

– un film que ma mère adore