The Following

Créée par Kevin Williamson

avec Kevin Bacon, James Purefoy, Shawn Ashmore, Natalie Zea, Annie Parisse, Valorie Curry, Adan Canto, Nico Tortorella, Kyle Catlett, Connie Nielsen, Sam Underwood, Jessica Stroup, Zuleikha Robinson, Gregg Henry, Valerie Cruz, Tiffany Boone…

Thriller / policier / drame américain. 3 saisons. 2013-2015.

follo

Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu’ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L’ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l’a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service…

Photo James Purefoy

Connu pour avoir écrit le scénario des Scream, Souviens-toi… l’été dernier ou encore The Faculty, Kevin Williamson est aussi le créateur de deux séries ultra connues (pour l’une, on peut vraiment dire culte) : Dawson et Vampire Diaries. Il a aussi crée une série un peu moins connue mais qui valait au départ le tour : The Following. Une secte très dangereuse est au coeur de ce programme qui a duré en tout trois saisons, chacun comportant quinze épisodes d’une quarantaine de minutes. La secte meurtrière est celle fondée par un certain Joe Carroll, un charismatique professeur de littérature, fan absolu d’Edgar Allan Poe. Les crimes paraissent absurdes dit comme ça mais finalement à peine plus que ceux perpétués par des terroristes actuellement soi-disant au nom d’une religion. La série a donc le mérite de dénoncer les dérives du fanatisme sans prendre le risque de viser une communauté. Il y a quelque chose d’assez réaliste dans la manière de présenter la secte, la folie des membres, l’horreur des actes etc… Mais en même temps, le fait de choisir une figure aussi culte que celle de Poe en guise de cause donne une autre dimension à la série, qui va au-delà de la question de la fiction. Disons que ça donne du piment, ce petit quelque chose particulier qui a su me séduire quand je l’ai découverte. Dans la première saison, on suit alors la traque de Joe Carroll, évadé de prison, et encore plus motivé pour commettre un max de crimes odieux. Le premier épisode était vraiment fort : très violent (j’étais là tout le long « nooon mais la nana va pas faire ça… OHHH ELLE VIENT DE FAIRE UN TRUC DEGUEU ! »), très intense, on comprend les enjeux assez rapidement,  on cerne également bien la dualité entre Carroll et le flic Ryan Hardy et on a tout de suite envie d’enchaîner les autres épisodes. Et effectivement, la première saison est vraiment addictive. Pour moi, il s’agit d’un critère essentiel lorsque je regarde une série. J’ai limite besoin d’avoir ma dose et là c’était véritablement le cas au point où je faisais abstraction de certains défauts, le principal étant celui de faire passer le FBI pour une bande d’incapables, il faut bien l’admettre. Mais encore une fois, la première saison est si captivante que je n’ai pas forcément fait gaffe sur le moment sur certains détails.

Photo James Purefoy, Kevin Bacon

Quand on voit la fin de la première saison, on a l’impression qu’une boucle est bouclée et que rien ne laisse présager une seconde saison. Finalement, face aux bonnes audiences (au début donc, car après ça s’est bien cassé la gueule… étonnant que cette série ait tenu trois saisons !), une deuxième saison voit donc le jour. On sent les scénaristes pris au dépourvu. En tant que spectatrice de lat première saison, face à cette annonce, j’étais partagée. D’un côté, en tant qu’addict’, j’étais ravie de voir l’aventure se prolonger; de l’autre, j’avais peur que ça tourne en rond, qu’on n’ait plus à dire. Etrangement, cette deuxième saison se situe entre les deux. Je fais en tout cas partie des spectatrices (plus que) satisfaites par la suite même si je comprends les critiques davantage négatives à son égard. Certes, si on regarde bien, il n’y a pas beaucoup de nouveautés, il y a des effets de répétition mais encore une fois étrangement ça ne m’a pas plus dérangée que ça. Je trouve que l’histoire de la deuxième saison tient debout par rapport à ce qu’on a vu au cours de la première saison. Certes, ça tourne un peu en rond mais en même temps c’est assez réaliste dans le sens où on ne se débarrasse pas d’une secte du jour au lendemain. Le comeback de Joe Carroll peut paraître un peu de trop (du genre « coucou, j’étais mort bah en fait non JE VOUS AI EU ») mais la recette fonctionne toujours autant. Il faut dire que James Purefoy (connu pour avoir incarné Marc Antoine de la géniale série Rome) est parfait dans le rôle. Il est étrange d’avoir autant envie de revoir un salaud pareil. Son duel avec Kevin Bacon (même si son interprétation n’est pas forcément fine mais ça passe) fonctionne également bien même si je peux admettre que la dimension psychologique des personnages n’est pas suffisamment poussé (ce n’est en tout cas pas le point fort de la série). Mais cela reste toujours intense et addictif. De plus, même s’il n’y a pas des tonnes de changements, certains ajouts fonctionnent. Si je n’aime pas nécessairement les personnages des jumeaux qui tombent trop dans la caricature et manquent de charisme – à l’image des autres followers (le point noir de la série), en revanche, j’ai tout de même beaucoup aimé le personnage incarné par Connie Nielsen.

Photo James Purefoy

Et puis, arrive la troisième et ultime saison. On savait que la deuxième saison était une idée déjà folle mais finalement ça marche. Mais je sais au fond de moi qu’une troisième serait – vraiment – de trop. On sent la fausse bonne idée. Surtout, d’après ce que j’ai compris, il y a eu pas de mal de changements dans les équipes, notamment en ce qui concerne celle des scénaristes. Hélas, tous ces changements ont été une très mauvaise idée. Tout ce que je craignais arrive pour de bon. En ce qui concerne les séries, comme vous avez pu le constater à travers mes notations dans mes différents bilans, je reste plus tolérante. Une série me séduit de base si je parviens à regarder facilement les différents épisodes, si je ne peux pas m’en passer. Cela ne signifie pas qu’on doit admettre toutes les bêtises mais je ferme plus facilement les yeux que pour les films. En général, je ne suis donc pas exigeante. Mais là alors, cette troisième saison bat des records de connerie télévisuelle. Elle flingue à elle seule toutes les bonnes choses qui ont été mises en place durant les précédentes saisons. Alors que The Following avait le mérite d’être une série plus que divertissante, voilà qu’elle devient réellement chiante (veuillez excuser ma grossièreté). J’ai mis des mois (et je ne plaisante pas) pour terminer cette dernière saison. C’est d’une lenteur incroyable, Joe Carroll (l’âme de la série) est pratiquement absent (certes, on va l’exécuter mais cela n’excuse pas tout), Kevin Bacon se perd et en fait des toooonnes pour montrer la noirceur de son personnage, son personnage n’a – miraculeusement – plus de problèmes cardiaques, les méchants (qui parlent 3h avant d’essayer de tuer Hardy… le gars devrait être mort depuis un siècle mais face à de tels crétins, pas étonnant qu’il soit encore vivant !) sont encore plus bidons que tous ceux qu’on avait pu voir jusqu’à présent, le problème avec les jumeaux qui s’éternisent etc… Seule la fin reste valable : même si on sait qu’il n’y aura plus d’autres saisons, elle laisse tout de même une ouverture par rapport aux sorts des personnages, surtout celui de Ryan Hardy car on sait très bien que c’est le genre d’histoires qui ne peut pas trouver d’issue aussi rapidement dans la réalité. Ca fait mal au coeur de constater un tel gâchis.

Photo Jessica Stroup, Kevin Bacon, Michael Ealy

Publicités

28 réflexions au sujet de « The Following »

  1. Je n’ai pas du tout accroché à la deuxième saison et j’ai renoncé au deuxième épisode je crois. Mais la première était super bien pensée, les personnages fonctionnaient bien et on s’attachait même aux tueurs. Et puis cette référence à Poe!!! Dommage que le soufflé soit vite retombé

    J'aime

  2. J’avais envie de regarder cette série, mais ce qui m’a arrêté c’est la similitude avec l’histoire de Dexter. Bon alors je ne me permettrai pas de dire que c’est le cas puisque je ne l’ai pas vu, mais du coup l’idée de base m’a enchanté et dérangé.
    Sauf que maintenant que j’ai lu ton article, et bien… Je vais passer ma route!

    J'aime

  3. Ahah, comme toi, j’ai été faible et j’ai visionné les trois saisons dans leur intégralité. Ça se casse la gueule dès le milieu de la première, pour moi, mais bon j’y croyais encore un peu… Jusqu’à ce qu’on me ressuscite Joe et sa femme, comme ça, pour le fun, on sait pas trop mais bon on va faire avec.

    La saison 2 et sa famille de psychopathes aurait pu être intéressante (notamment lorsque Joe se retrouve bloqué devant sa feuille blanche et sa nullité en tant qu’écrivain)(mais c’est encore une fois traité par-dessus par la jambe, comme le peacemaker de Ryan).

    Arrive la saison 3 avec une bro-team de junkie/hacker pété de thunes (comment ? Pourquoi ? On sait pas non plus) qui se paie le luxe d’une famille Ricoré et d’un pavillon en banlieue en plus d’un penthouse en centre-ville… est-ce qu’on se foutrait pas un peu de notre gueule, je vous le demande ?

    Sans parler de Marc, le mec qui saute de 30m de haut, fait un plat monstrueux dans la mer, tout en se vidant de son sang depuis 10 minutes à cause d’une balle dans la jambe. Et QUI SURVIT pour se taper un sprint le lendemain, trop beau la nature.

    La cerise sur le gâteau, c’est Ryan qui meurt mais pas trop non plus et qui se balade pépouze dans un hôpital en plein jour, avec simplement une capuche sur la tronche pour dissimuler son identité. Ouais heu non oké, mais mon p’tit pote, ça fait genre trois ans qu’on voit ta tronche aux infos TOUS LES SOIRS donc pour l’anonymat, on repassera.

    Effectivement, il était grand temps que ça s’arrête. Dommage, parce que le premier épisode m’avait un peu retourné le cerveau (aaah, cette scène du tournevis en plein commissariat) et que la dynamique Caroll/Hardy était un des seuls points d’intérêts de la série. Bâclé, comme tout le reste.

    P.S. : Par contre, je proteste, ça n’a juste RIEN A VOIR avec Dexter. Dexter, c’est bien, c’est parfait, c’est cool, c’est beau, c’est bien joué (#zéroObjectivité inside). Ce qui n’est pas le cas de The Following.

    Aimé par 1 personne

  4. Enfin une série qui lève le voile sur le potentiel serial killing des profs de littératures!
    J’avoue que tu me donnes bien envie d’y jeter un coup d’œil, surtout si y’a Kevin quanchuipascontentjfaisdelabarrefixe- Bacon

    Aimé par 1 personne

  5. @ Chonchon :
    Je pense que c’est une bonne idée de regarder pour l’instant la première saison, comme ça tu verras si tu auras l’envie ou non de poursuivre la série 🙂

    J'aime

  6. @ Sweet Judas :

    Ahaha t’as vraiment raison sur beaucoup de points ! Je n’ai pas tout cité mais oui ça montre bien les limites de cette série, hélas.
    Raaah le tournevis, je te raconte pas comme ça m’avait écoeurée…

    Cela me fait penser qu’il serait temps de me remettre à Dexter !

    Aimé par 1 personne

  7. J’avais beaucoup aimé la saison 1, la 2 pas mal, et moins la 3, j’étais d’ailleurs étonnée de son renouvellement. James Purefoy était vraiment génial dans ce rôle !

    J'aime

  8. Je crois que je me suis arrêté à la saison 1. J’ai bien aimé d’ailleurs en grande partie grâce aux acteurs. A l’occasion, il faudrait que je me mate la suite 🙂

    J'aime

  9. Following tombe finalement dans le travers que rencontre la majorité des séries actuelles. Rares maintenant sont celles qui parviennent à maintenir une qualité d’écriture sur plus de deux saisons.

    J'aime

  10. Bon on en a déjà parlé. Honnêtement comme toi j’y croyais pendant quelques épisodes j’avais envie de binger le truc. Malheureusement la feinte des agents du FBI ‘trop con donc ça nous laisse du temps pour tuer’, même embrouille qu’avec The Blacklist, ça fait pitié ! Y’avait une bonne idée mais des erreurs d’exécution, la direction de Bacon que je voulais retrouver finalement c’est Purefoy qui m’a plu, les embrigadés ridicules et je ne sais pas c’est comme s’il passait à côté du sujet et de sa complexité. J’y retournerai peut-être… Pour ce qui est de la dernière saison absolument pathétique j’ai pire, je crois que je t’en ai déjà parlé : Prison Break ! Une bonne surprise au début mais la fin c’est au-delà du ridicule, à voir depuis le début pour halluciner du gâchis, en prime le méchant le – crédible et en + ils reviennent pour une 5ème saison !

    J'aime

  11. @ Amandine :
    Je n’ai toujours pas vu Blacklist, ni Prison Break, j’avoue qu’elles ne me tentent pas du tout ! (trop à la mode peut-être ?). Dans l’ensemble, même si t’es plus sévère que moi, je vois qu’on est assez d’accord. C’est dommage !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s