[TAG] Ma liste de Ross

Raah ce fameux TAG qui circule depuis tant de temps ! Je l’avais déjà vu (et parfois approuvé, n’est-ce pas Amandine) et finalement Dounia Joy m’a taguée pour que je puisse y répondre. Histoire de rester dans notre thème cinéma (restons logiques sur ce blog), je ne vais nommer que des acteurs.

Mais je dois donc rappeler ce qu’est la Liste de Ross. Non, ce n’est pas un remake de la Liste de Schindler. C’est un sujet trèèèès léger, parfait pour cette fin d’été (avant la terrible rentrée, ta-dah, big up à ceux qui ont déjà repris). Dans Friends, Ross établit une liste de cinq célébrités avec lesquelles il pourrait sortir (s’il en avait l’occasion évidemment). Au-delà de mettre que des acteurs, mes critères sont une sorte de mélange de beauté (avec mes goûts… très personnels : je vais tout vous avouer) et d’admiration au cinéma. Ross en choisit cinq, mais je vais en choisir dix. Ouiii, c’est l’été, je vais être généreuse, un peu folle (enfin je crois !).

Je précise avant cette lecture légère (même si vais probablement le répéter tout le long du billet mais bon on ne sait jamais) : il ne s’agit pas d’un quelconque top sur mes acteurs préférés (même si certains font certainement partie de ce – grand et impossible – top), ni non plus une sorte de top de « plus beaux mecs » ou une connerie comme ça. C’est une sorte de mix entre les deux. Vous savez, c’est le genre d’acteur (ou d’actrice d’ailleurs) pour qui vous êtes capables de regarder n’importe quoi, c’est-à-dire soit un petit film difficile à trouver (et parfois on tombe sur de bonnes surprises) soit de véritables daubes !

J’envisage aussi de faire la version filles, une sorte de « girl crush », comme je l’ai vu il y a quelques mois sur Twitter.

Je ne tague personne mais vous êtes tout à fait libres de faire ce tag comme vous le souhaitez (cinq, dix, autres nombres / hommes, femmes, les deux) soit dans les commentaires soit sur vos propres blogs ! Let’s go !

Christian Bale

J’étais obligée de mettre Christian Bale (que j’appelle toujours en privé Chrissounet) dans cette liste. Il a fait partie de mes premiers crush cinématographiques. Quand je l’ai vu dans Batman Begins de Christopher Nolan (je devais être entrée au collège si je ne dis pas de bêtises), je me suis dit « woow ». Certes, un beau gosse mais pas uniquement (parce que bon, typiquement, des BG, il y en a un certain nombre). Je lui ai tout de suite trouvé du charisme et surtout une véritable présence. J’ai eu envie de voir toute sa filmographie (j’avais notamment enchaîné rapidement avec l’épatant The Machinist de Brad Anderson et le bijou de Terrence Malick Le Nouveau Monde). Et petit à petit, je me suis vraiment aperçue qu’il avait du talent – et pas uniquement parce qu’il a le don de se transformer et de poursuivre des régimes inimaginables (je trouve ça tellement réducteur). Et j’adooore son petit sourire qui casse – pour mon plus grand bonheur – son côté assez colossal et parfois froid au premier abord (mais cette froideur lui donne aussi un certain charme).

chrissounet

Varietychristian-bale.org

Ryan Gosling

Oui, ça fait cliché de citer Ryan Gosling dans ce genre de TAG. Oui, ça fait mouton car des tas de filles aimeraient l’épouser (c’est raté, Eva est passé avant nous). Mais c’est un fait : j’aime beaucoup ce gars certes gâté par la nature mais surtout très talentueux. Pourtant je l’ai – réellement – découvert relativement tard, dans Drive de Nicolas Winding Refn (mouuais ça fait super original). Bon en fait je l’avais déjà vu dans d’autres films du genre Half Nelson de Ryan Fleck (qui lui a pourtant valu son unique nomination aux Oscars jusqu’à présent) mais je m’étais endormie au cinéma, donc ça ne compte pas. Beaucoup de filles avaient le crush quand elles l’ont découvert dans N’oublie jamais de Nick Cassavetes mais j’ai vu ce film assez récemment. Mais je comprends leurs gloussements maintenant quand elles en parlaient. Je vous révèle mon secret : je le surnomme « Ryanounet ». Voilà.

Saturday Night Live (Mary Ellen Matthews) – ryangoslingfrance.com

Cillian Murphy

Cillian Murphy est pour moi un acteur extraordinaire et sincère au physique très reconnaissable (lèvres pulpeuses, beaux yeux bleus) qui peut séduire de nombreuses spectatrices – tout en ne présentant pas corporellement un physique de beau gosse. J’ai découvert ce fantastique acteur irlandais (et ça fait déjà pas mal d’années quand j’y pense) dans le génial et attachant Breakfast on Pluto de Neil Jordan (qui lui avait permis d’être nommé aux Golden Globes) et depuis j’ai toujours essayé de suivre sa carrière comme je le pouvais. Il parvient parfaitement à jongler entre films d’auteur britanniques / irlandais (Le Vent se Lève de Ken Loach, Broken de Rufus Norris) et grosses productions américaines (la trilogie Batman de Christopher Nolan) tout en restant discret et sans s’être vendu à tout prix. Cela me fait penser qu’il serait temps que je découvre la série Peaky Blinders.

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cillian-murphy.net

David Tennant

Certains le savent peut-être déjà mais je préfère le préciser pour les autres : non, je n’ai pas encore vu la série Doctor Who pour des raisons personnelles – en gros, je me suis disputée avec la nana qui m’avait offert les deux premières saisons de la série (enfin, la nouvelle version). Enfin, j’ai vu quelques épisodes… sans David. Ca m’a pourtant plu mais je n’arrive pas à aller plus loin. Bref. Cela dit, dans le peu de films que j’ai pu le voir (Harry Potter, Fright Night, Ce week-end là : oui, que des chefs-d’oeuvre ou de grands rôles, mouahaha) et surtout de séries (je parle évidemment de l’excellente programme Broadchurch dans lequel David est époustouflant avec l’amie Olivia), je le trouve vraiment… aaaaahh craquant quoi ! Hum cela me fait penser que je devrais regarder Jessica Jones

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James Purefoy

Comme beaucoup de spectateurs-spectatrices, j’ai découvert James Purefoy dans l’excellente série Rome (tout le monde me l’avait conseillée – dont mes trois professeures de latin à la fac – je comprends mieux pourquoi, petites coquinou). Le bonhomme, qui incarnait Marc Antoine, a un charme de dingue, une voix hyper séduisante (donc on privilégie absolument la VO) et il est graaaawoooooww (il faut vous vraiment une traduction ?). Je dois admettre que j’ai regardé les séries The Following (c’est bourré de défauts mais lui est parfait dans le rôle du serial killer hyper charismatique Joe Caroll) et Injustice (une unique saison de 6 épisodes très addictive qui arrive à nous foutre le doute jusqu’au bout) principalement parce qu’il était au casting.

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Sam Rockwell

Sam Rockwell (que j’ai découvert il y a déjà longtemps dans La Ligne Verte de Frank Darabont – et sa performance m’avait bien marquée) fait pour moi partie de ces excellents acteurs encore trop méconnus par le grand public. Surtout (et décidément, je défends beaucoup d’acteurs dans son cas), sa carrière n’est pas représentative de son talent. Je n’ai d’ailleurs jamais compris qu’il n’ait jamais été nommé aux Oscars (notamment pour Confessions d’un homme dangereux de George Clooney et Moon de Duncan Jones) – même s’il n’y a pas que ça dans la vie d’un acteur et même si Rockwell a reçu des récompenses également très gratifiantes. Même dans des daubes, je le trouve bon ! Surtout, au-delà de son talent et de son petit sourire tout choupinou, son talent de danseur est vraiment LE truc qui fait craquer pas mal de filles !

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Tim Roth 

Il n’y a pas forcément de classements dans ce billet mais j’ai tenté d’organiser un minimum mes choix. C’est donc le moment où on passe à des choix peut-être moins attendus (vous remarquerez au passage que j’ai finalement choisi pas mal de « vieux » ahaha), je dirais peut-être un chouïa plus atypique et qui pourtant me font de l’effet pour des tas de raisons. Je l’avais déjà certainement vu dans des films sans m’en rendre compte mais j’ai eu le coup de coeur pour lui dans Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. Le casting est pourtant parfait, avec des acteurs également très charismatiques (et qui auraient pu aussi se retrouver dans cette liste) mais Tim a ce quelque chose qui séduit, un truc un peu sauvage et en même temps sensible. Pour moi c’est un formidable acteur, également un réalisateur incroyable qui a signé un (unique) film poignant et difficile d’une grande sincérité (The War Zone).

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Ian Derry – Bafta

Walton Goggins

Cette découverte est plutôt récente mais j’ai envie de dire : quelle découverte (bon en fait je l’avais déjà vu dans Django Unchained mais bon c’est pas pareil, ahahah). Je vous avais parlé de mon « coup de coeur » pour lui dans Les Huit Salopards de Quentin Tarantino. Au-delà d’un talent de fou (je ne peux que le confirmer depuis certains de mes rattrapages, j’espère que je pourrais vous parler dans les mois à venir sur le blog), je trouve qu’il dégage un putain de charisme qu’on en oublie ses dents Colgate et ses cheveux improbables ! Depuis j’ai envie de rattraper certaines séries et films importants dans sa carrière (je suis un peu à la bourre niveau séries mais je m’organise comme je peux). Je suis notamment à la saison 3 de Justified (oui, j’avance tranquillou bilou) et il illumine à sa façon cette série (même s’il y a également le également wooow craquant Timothy Olyphant mais bon Boyd Crowder est un sacré foutu bon personnage).

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Daniel Radcliffe 

Je ne m’en suis jamais cachée : j’avais le béguin pour lui ado. J’avais déjà raconté que je lui avais écrit à deux reprises et qu’il m’avait « répondu » à chaque fois (et misère, je ne retrouve pas ces fameuses lettres, j’enraaage). Etais-je une groupie ? Probablement. Cela dit, avec le temps, même si je me suis assagie (et heureusement), Radcliffe fait toujours partie de mes chouchous. Je fais toujours de mon mieux pour voir ses derniers films et pour l’instant il s’en tire franchement bien pour quelqu’un qui sort d’une grosse machine comme Harry Potter. Je l’ai toujours senti sincère dans sa démarche artistique, j’ai l’impression qu’il choisit les films parce qu’il a vraiment envie d’y participer d’un point de vue artistique ou pour s’amuser. Gamin, d’ailleurs, même si j’étais une groupie, je le trouvais déjà très mature. Ses rencontres avec les grands et meilleurs acteurs britanniques grâce à Harry Potter lui ont permis d’améliorer son jeu et surtout d’avoir une légitimité dans ce milieu. Il ne se repose pas sur ses lauriers et reste assez modeste malgré la célébrité.

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Matt Berry

Pratiquement inconnu en France (à part si on s’intéresse vraiment aux séries britanniques), Matt Berry est très connu en Grande-Bretagne où il cartonne en ce moment avec la série Toast of London. On le connait surtout pour avoir incarné le mythique Douglas Reynholm dans la série culte The IT Crowd. Je ne m’en suis pas cachée : j’ai tout de suite accroché au bonhomme dès son arrivée (en saison 2). Il a beau jouer le crétin et le goujat de service qui ne donne surtout pas envie de se jeter dans ses bras, il a beau aussi ne pas correspondre aux critères du beau gosse, il dégage un véritable truc. Bon, déjà, être drôle est une véritable arme de séduction pour moi même si on n’a pas un physique de top model. En plus il s’agit d’un excellent chanteur et musicien, vadrouillant entre l’hommage aux années 1970 et la parodie.

 

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Zootopie

réalisé par Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

avec les voix originales de Ginnifer Goodwin, Jason Bateman, Idris Elba, Jenny Slate, Bonnie Hunt, J.K. Simmons, Octavia Spencer, Alan Tudyk, Shakira…

avec les voix françaises de Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé, Claire Keim, Fred Testot, Isabelle Desplantes, Thomas Ngijol, Teddy Riner, Lubna Gourion…

titre original : Zootopia

Film d’animation américain. 1h48. 2016.

sortie française : 17 février 2016

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Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

Zootopie : Photo

Zootopie a rencontré un véritable succès sur plusieurs niveaux. Il est devenu le quatrième long-métrage d’animation à dépasser le milliard de recettes au box-office mondial. Puis, l’accueil de la presse et des spectateurs (que ce soit sur le Net ou dans mon entourage) a été excellent. A force d’en entendre autant de bien (et histoire d’être dans le coup), j’ai eu naturellement envie de le découvrir. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce film d’animation même si je dois admettre que je n’ai pas trouvé que c’était le fameux chef-d’oeuvre annoncé et que j’ai du mal à comprendre des critiques – vraiment – excellentes. Disons que je n’ai pas eu le coup de coeur « attendu ». Je vais tout d’abord commencer par les points positifs (parce qu’il y a tout de même beaucoup). Il s’agit tout d’abord d’un film réussi du point de vue de l’animation. Le résultat est effectivement époustouflant. On croit totalement à l’existence de cette ville fictive. Le travail de l’équipe d’animation est impressionnant et important à souligner car tous les détails semblent avoir été pris en compte. L’idée peut paraît pourtant simple (une ville peuplée de mammifères anthropomorphes) – on se dit presque « mais pourquoi on n’y avait pensé avant ? » mais elle fonctionne réellement à l’écran. L’autre grande idée qui séduit réellement en sortant de ce film est le message véhiculé qui touchera autant les petits que les grands. J’apprécie toujours quand il y a une grande part de maturité dans un film d’animation. Zootopie est donc un film qui dénonce avec une certaine intelligence le racisme, le sexisme et les préjugés. Il y a quelque chose de très actuel qui résonne dans cette oeuvre avec la présence du gouvernement voulant créer la peur entre les uns et les autres à partir de leurs différences. J’ai également ri devant les moqueries efficaces contre l’administration molle du genou et généralement le film parvient bien à souligner les travers des hommes. Certes, rien de révolutionnaire dans la mise en scène d’animaux pour pouvoir mieux parler de l’humain, ça s’est toujours fait dans divers disciplines artistiques, mais ici ce concept vieux comme le monde fonctionne toujours aussi bien. Parlons également du doublage très réussi : je n’ai pas vu le film dans sa version originale mais je reste en tout cas très satisfaite de la version française, le petit plus avec la voix très agréable (avec une dose de cynisme qui correspond bien au personnage de Nick Wilde) d’Alexis Victor, qui a pour l’habitude de doubler Bradley Cooper ou encore Patrick Wilson (oui, la team des beaux gosses).

Zootopie : Photo

Donc pourquoi ne suis-je pas totalement fan à 100% de Zootopie ? Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, et là je ne peux rien y faire, mais j’ai globalement du mal avec les films, même parfois avec des films d’animation (même si c’est moins pire dans ce dernier cas) mettant en scène des animaux ayant des traits ou fonctions proches de l’humain, je ne m’y fais pas et je ne m’y ferai jamais en dehors de quelques exceptions. De plus, si j’ai beaucoup aimé le personnage de Nick Wilde, je ne dirais pas autant de bien de Judy Hopps. Je ne dis pas que je n’ai pas aimé ce personnage qui défend des causes justes et qui a des défauts qui la rendent finalement plus humaine. Mais je ne trouve pas qu’elle a un charisme aussi imposant que son partenaire. Dans un sens, si je ne trouve pas ce personnage aussi fort que je l’espérais, c’est parce que la partie concernant le buddy-movie, sans dire qu’il s’agit d’un ratage (il ne faut pas non plus exagérer – il s’agit plus d’un bémol de ma part) n’est pour moi pas aussi réussie qu’elle devrait l’être.Je suis sceptique sur le travail des scénaristes sur ce point. Certes, comme je le disais, c’est divertissant, également plutôt rythmé (même si là encore je trouve qu’il y a une petite partie du film qui souffrent légèrement de ce problème – ce qui peut aussi expliquer mon scepticisme) donc on suit l’enquête (sans réelle surprise) sans problème, les personnages restent sympathiques, le duo fonctionne un minimum malgré selon moi un petit souci d’équilibre. Mais je suis restée sur ma faim malgré les qualités évidentes de ce bon divertissement. Je m’attendais à quelque chose de plus fort que ce soit en ce qui concerne le duo qui m’a paru déséquilibré ou au niveau de l’enquête qu’on suit mais sans plus finalement. Je comprends la volonté des scénaristes de vouloir faire passer un certain message mais du coup j’ai parfois eu l’impression que la forme n’était pas toujours aussi travaillée que voulue. Pour moi, il s’agit donc d’un bon Disney mais pas d’un grand Disney. On est pour moi loin de La Reine des Neiges et des Nouveaux Héros, les derniers bijoux des studios. Et même si ça ne remet pas du tout le film en question, la chanson de Shakira Try Everything est une catastrophe pour mes pauvres petites oreilles (contrairement au travail du compositeur Michael Giacchino). Je m’excuse vraiment auprès des fans (surtout que je n’ai rien à l’origine contre cette chanteuse). En plus, le personnage qu’elle double m’a vraiment rappelé les pubs Orangina (je les déteste), ça m’a perturbée !

Zootopie : Photo

Man on High Heels

réalisé par Jin Jang

avec Cha Seung-won, Oh Jung-se, Esom…

titre original : Hai-hil

Film policier coréen. 2h. 2015.

sortie française : 20 juillet 2016

interdit aux moins de 12 ans

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Ju-wook est un policier endurci bardé de cicatrices prêt à tout pour arrêter les criminels qu’il pourchasse, en particulier Heo-gon, un mafieux notoire et cruel. Sa jeune collègue, traque, elle, un violeur en série et tombe peu à peu amoureuse de Ju-wook. Mais elle ignore que celui-ci ne nourrit qu’un seul désir : devenir une femme…

Man on High Heels : Photo

Vous le savez, je suis une fan de cinéma coréen (décidément, toujours aussi en forme), j’étais « obligée » de découvrir ce fameux Man on High Heels, qui a su séduire le jury du Festival du Film Policier de Beaune cette année en repartant avec deux récompenses. Le réalisateur Jin Jang (dont je ne connaissais pas son travail jusqu’à présent – visiblement c’est le premier film de sa carrière à être distribué en France) s’attaque donc à un sujet tabou, encore plus en Corée : la transsexualité. En effet, le pitch est à la fois alléchant et intéressant, inhabituel pour des personnages d’action qui ont pour l’habitude d’avoir de gros bras et d’assumer leur hétérosexualité en s’affichant notamment avec de belles nanas : le personnage principal (Yoon Ju-wook) est un flic qui est baraqué, viril en apparence, il se bat comme un Dieu (ça paraît improbable mais justement c’est ça qui est génial), bref, comme le disent son entourage ou ses adversaires, il a tout d’un « vrai » mec selon les critères attendus par une certaine partie de la société. Qui aurait pu croire que son grand secret serait celui de devenir… une femme ? Le pitch n’est pas juste intéressant sur le papier, après tout, il est également « gros » et on aurait pu tomber dans quelque chose de gênant ou en tout cas de mal maîtrisé (je connais tellement de films qui présentent un synopsis alléchant mais qui ne parviennent pas à être bien mis en scène). Il a alors le mérite de fonctionner pour de bon sur grand écran car justement il assume ce côté « gros » en n’hésitant pas à se moquer du machisme souvent présent dans les polars et films d’action notamment à travers de quelques « exagérations » (je vous rassure, ça reste bien fait, rien de cartoonesque non plus) mises en avant par le scénario ou plus généralement par certains choix esthétiques (du genre le combat sous la pluie au ralenti). La séance d’ouverture est juste complètement folle, drôle (comme souvent dans le cinéma coréen, même quand les films sont noirs et sérieux) et qui bouge : notre personnage principal réussit à combattre à lui tout seul à mains nues un mafieux et sa bande. Dans un flashback, ce mafieux raconte aux autres sa rencontre avec ce flic exceptionnel, dans un sauna où ce dernier se place devant lui à poil (le sexe bien près de son visage) et le frappe violemment ! La scène d’après (pour ne citer que cet exemple) est également très drôle (encore une fois typique du cinéma coréen) avec le chef qui blâme Ju-wook parce qu’il a réussi à botter le cul des méchants ! Au passage, toutes les scènes d’action sont incroyables et scotchantes, parfaitement chorégraphiées et encore une fois avec ce grain de folie indescriptible.

Man on High Heels : Photo

Mais ce film n’est pas uniquement un formidable concentré d’action ou un thriller sombre et violent, parfois teinté d’un humour surprenant, parfois entre la parodie et le second degré (au passage, le mélange des genres fonctionne à merveille, sans qu’on n’ait loin l’impression de voir quelque chose de foutraque) – décidément, le cinéma coréen réussit souvent ces mélanges de genres. Encore une fois, malgré ces éléments qui fonctionnent dans le film, le rendant à part (surtout quand on voit le manque d’originalité des films sortis au cinéma cet été) on n’est pas du tout dans un grand bordel créatif, loin de là (même si dit comme ça, ça surprend). Man on High Heels est surtout un film tragique et émouvant sur un homme obligé de développer une double personnalité, en dépit de pouvoir faire apparaître à tous sa véritable identité. Les pourris peuvent s’afficher dans la société avec beaucoup moins de problèmes, en faisant ce qu’ils leur chantent tandis que les transsexuels, des personnes sincères dans leur démarche, sont rejetées de la société voire même par leur propre entourage. Les scènes de flashback manquent parfois un peu de subtilité (c’est pour moi son petit point faible mais cela n’empêche pas le film d’être vraiment bon) mais restent tout de même très touchantes et surtout cela permet de mieux cerner le personnage principal. Cha Seung-won (visiblement un acteur chouchou du réalisateur) est épatant dans le rôle de ce policier complexe. Il parvient vraiment à montrer les deux facettes de sa personnalité, c’est-à-dire sa part masculine, volontairement plus visible et sa part féminine, qui apparaît de manière plus subtile. Il y a presque un mélange improbable et paradoxal dans son interprétation qui contribue grandement la réussite de ce long-métrage : il y a une forme de dualité qu’on retrouve chez ce personnage mais on ne peut pas dire qu’il y ait non plus une totale opposition : disons qu’il s’agit véritablement d’un tout dans sa personnalité et son identité, même s’il y a une part qui veut se manifester plus qu’une autre. La masculinité et la féminité qui habitent ce personnages, opposées et complémentaires à la fois, montrent bien toute la complexité de ce personnage, blessé autant psychologiquement que physiquement (les nombreuses cicatrices sur son corps peuvent aussi symboliser sa détresse). Avec The Strangers, je vous conseille donc cette nouvelle pépite atypique coréenne, qui passe très rapidement malgré sa durée et qui, surtout, provoque diverses émotions.

Man on High Heels : Photo

Drop Dead Fred

réalisé par Ate de Jong

avec Rik Mayall, Phoebe Cates, Carrie Fisher, Marsha Mason, Tim Matheson, Bridget Fonda, Ashley Peldon, Ron Eldard…

Comédie américaine. 1h43. 1991.

Movie Challenge 2016 : Un film recommandé par quelqu’un

Amandine de Dis-moi média a consacré une rétro à Rik Mayall notamment avec l’article « Hommage à l’artiste généreux et génie comique ».

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Durant son enfance, Elizabeth avait un ami imaginaire surnommé Drop Dead Fred qu’elle était seule à pouvoir voir et qui l’incitait à commettre des bêtises. Sa mère, exaspérée, lui confisqua la boîte à musique dans laquelle Fred s’était dissimulé. Devenue adulte, Elizabeth perd en une seule journée son argent, sa voiture, son fiancé et son travail. Obligée de retourner vivre chez sa mère avec laquelle elle est en froid, Elizabeth retrouve dans un placard la boîte à musique. La nuit venue, la boîte se met à fonctionner toute seule, et Drop Dead Fred refait son apparition !

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Je ne connaissais pas du tout l’existence de ce film jusqu’à ce que ma copine blogueuse Amandine (qui a fait une excellente rétro sur Rik Mayall, je ne peux que vous inviter à la découvrir – sous la fiche de présentation – même si vous ne connaissez pas du tout cet acteur-humoriste) m’en parle et me demande même d’y jeter un oeil. Je ne connaissais pas alors sa mauvaise réputation à sa sortie (Mayall s’en est également pris plein la gueule). Ne rien savoir sur le film m’a certainement aidée à l’apprécier. En tout cas il ne méritait pas un tel cassage. Je ne crie pas au chef-d’oeuvre mais ça m’a surprise d’avoir bien aimé. Pourtant, pour tout vous avouer, les premières minutes ne m’ont pas spécialement rassurée. Je trouvais l’image assez vieillie (et je n’avais pas encore vu certains effets spéciaux) et j’avais peur d’être confrontée à une histoire très niaise, dépassée pour moi (parce que hélas, au cinéma, films pour enfants signifie souvent films pour crétins, comme si les gosses étaient demeurés). Certes Drop Dead Fred a effectivement mal vieilli, notamment visuellement, on ne va pas se mentir. La mise en scène n’est pas non plus ce que j’ai vu de mieux (après j’ai aussi vu pire, je relativise), on évite également pas certains clichés. Sans être pour les remakes, je comprends le projet qui avait été mis en place (avec Russell Brand) pour dépoussiérer même si ça ne s’est pas fait visiblement. C’est aussi clairement un film adressé à un jeune public. Le risque avec ce genre de films est donc de se sentir un peu à l’écart. Cela n’a pas été le cas. Ca m’a fait plaisir de me sentir comme une grande enfant. Le film, qui passe très vite car il est assez bien rythmé, est enfantin mais je ne l’ai pas trouvé pour autant abrutissant, en tout cas cela n’est pas paru chez moi comme quelque chose de négatif, ça fait partie de son concept. En réalité, cela m’a surprise de constater un film plus adulte qu’il en a l’air. Et finalement plus profond qu’il en a l’air. Drop Dead Fred aborde alors le thème de la solitude (c’est-à-dire le fait de se mettre alors avec quelqu’un non pour des raisons sentimentales mais juste pour éviter d’être seule) et dans un autre sens celui de l’émancipation féminine. On est donc bien loin de quelque chose de « crétin » en apparence.

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Je ne connaissais pas du tout Rik Mayall avant les articles d’Amandine. Comme vous le verrez sur son blog, il a fait beaucoup de télé (et les séries en question ont eu du mal à trouver leur place en France, il faut donc savoir chercher !). On aurait pu le voir davantage au cinéma, notamment dans les Harry Potter dans lequel il incarnait Peeves mais hélas ses scènes ont été coupées (ce qui est dommage vu que le personnage est très amusant dans les bouquins, je suis sûre que Mayall collait bien en plus). En tout cas, si vous le ne connaissez pas et que vous souhaitez comme moi mieux connaître le « personnage » (oui parce que, en ce qui le concerne, on peut pratiquement parler de personnage) avant de s’attaquer à ses rôles marquants à la télé, n’hésitez pas alors à regarder le film rien que pour lui. Le bonhomme (hélas plus de ce monde puis 2014) ne méritait pas ces critiques dures à l’époque. Le personnage est certes caricatural rien que par son apparence, Mayall (c’est un peu sa « marque » de fabrique) en joue clairement en grossissant les traits de cet ami imaginaire espiègle. Après, je dirais que ce n’est pas uniquement de la caricature (en tout cas pas son interprétation négative), mais plutôt un esprit cartoonesque qui apparaît dans son interprétation, à l’image de tout le film d’ailleurs (après on y adhère ou non). Mais son interprétation ne peut pas se limiter à ça. Mayall parvient à montrer les différentes facettes du Fred du titre. Finalement, Fred est certes malin, parfois « vache », mais c’est aussi un personnage très attachant voire même étonnamment touchant, notamment en ce qui concerne son lien avec Elizabeth. Enfin, en ce qui concerne l’interprétation de Phoebe Cates (souvenez-vous, madame Kevin Kline dans la ville), j’étais au début sceptique pour tout vous avouer. Il faut dire qu’elle n’est pas nécessairement aidée par son personnage, un peu neuneu (il ne faut pas oublier qu’elle a un côté très gamin même avant de revoir Fred alors qu’elle est censée avoir pratiquement 30 piges). Mais petit à petit, je me suis attachée à elle et la présence de Cates n’y est pas totalement étrangère (même si encore une fois, je ne prétends pas.

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The Following

Créée par Kevin Williamson

avec Kevin Bacon, James Purefoy, Shawn Ashmore, Natalie Zea, Annie Parisse, Valorie Curry, Adan Canto, Nico Tortorella, Kyle Catlett, Connie Nielsen, Sam Underwood, Jessica Stroup, Zuleikha Robinson, Gregg Henry, Valerie Cruz, Tiffany Boone…

Thriller / policier / drame américain. 3 saisons. 2013-2015.

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Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu’ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L’ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l’a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service…

Photo James Purefoy

Connu pour avoir écrit le scénario des Scream, Souviens-toi… l’été dernier ou encore The Faculty, Kevin Williamson est aussi le créateur de deux séries ultra connues (pour l’une, on peut vraiment dire culte) : Dawson et Vampire Diaries. Il a aussi crée une série un peu moins connue mais qui valait au départ le tour : The Following. Une secte très dangereuse est au coeur de ce programme qui a duré en tout trois saisons, chacun comportant quinze épisodes d’une quarantaine de minutes. La secte meurtrière est celle fondée par un certain Joe Carroll, un charismatique professeur de littérature, fan absolu d’Edgar Allan Poe. Les crimes paraissent absurdes dit comme ça mais finalement à peine plus que ceux perpétués par des terroristes actuellement soi-disant au nom d’une religion. La série a donc le mérite de dénoncer les dérives du fanatisme sans prendre le risque de viser une communauté. Il y a quelque chose d’assez réaliste dans la manière de présenter la secte, la folie des membres, l’horreur des actes etc… Mais en même temps, le fait de choisir une figure aussi culte que celle de Poe en guise de cause donne une autre dimension à la série, qui va au-delà de la question de la fiction. Disons que ça donne du piment, ce petit quelque chose particulier qui a su me séduire quand je l’ai découverte. Dans la première saison, on suit alors la traque de Joe Carroll, évadé de prison, et encore plus motivé pour commettre un max de crimes odieux. Le premier épisode était vraiment fort : très violent (j’étais là tout le long « nooon mais la nana va pas faire ça… OHHH ELLE VIENT DE FAIRE UN TRUC DEGUEU ! »), très intense, on comprend les enjeux assez rapidement,  on cerne également bien la dualité entre Carroll et le flic Ryan Hardy et on a tout de suite envie d’enchaîner les autres épisodes. Et effectivement, la première saison est vraiment addictive. Pour moi, il s’agit d’un critère essentiel lorsque je regarde une série. J’ai limite besoin d’avoir ma dose et là c’était véritablement le cas au point où je faisais abstraction de certains défauts, le principal étant celui de faire passer le FBI pour une bande d’incapables, il faut bien l’admettre. Mais encore une fois, la première saison est si captivante que je n’ai pas forcément fait gaffe sur le moment sur certains détails.

Photo James Purefoy, Kevin Bacon

Quand on voit la fin de la première saison, on a l’impression qu’une boucle est bouclée et que rien ne laisse présager une seconde saison. Finalement, face aux bonnes audiences (au début donc, car après ça s’est bien cassé la gueule… étonnant que cette série ait tenu trois saisons !), une deuxième saison voit donc le jour. On sent les scénaristes pris au dépourvu. En tant que spectatrice de lat première saison, face à cette annonce, j’étais partagée. D’un côté, en tant qu’addict’, j’étais ravie de voir l’aventure se prolonger; de l’autre, j’avais peur que ça tourne en rond, qu’on n’ait plus à dire. Etrangement, cette deuxième saison se situe entre les deux. Je fais en tout cas partie des spectatrices (plus que) satisfaites par la suite même si je comprends les critiques davantage négatives à son égard. Certes, si on regarde bien, il n’y a pas beaucoup de nouveautés, il y a des effets de répétition mais encore une fois étrangement ça ne m’a pas plus dérangée que ça. Je trouve que l’histoire de la deuxième saison tient debout par rapport à ce qu’on a vu au cours de la première saison. Certes, ça tourne un peu en rond mais en même temps c’est assez réaliste dans le sens où on ne se débarrasse pas d’une secte du jour au lendemain. Le comeback de Joe Carroll peut paraître un peu de trop (du genre « coucou, j’étais mort bah en fait non JE VOUS AI EU ») mais la recette fonctionne toujours autant. Il faut dire que James Purefoy (connu pour avoir incarné Marc Antoine de la géniale série Rome) est parfait dans le rôle. Il est étrange d’avoir autant envie de revoir un salaud pareil. Son duel avec Kevin Bacon (même si son interprétation n’est pas forcément fine mais ça passe) fonctionne également bien même si je peux admettre que la dimension psychologique des personnages n’est pas suffisamment poussé (ce n’est en tout cas pas le point fort de la série). Mais cela reste toujours intense et addictif. De plus, même s’il n’y a pas des tonnes de changements, certains ajouts fonctionnent. Si je n’aime pas nécessairement les personnages des jumeaux qui tombent trop dans la caricature et manquent de charisme – à l’image des autres followers (le point noir de la série), en revanche, j’ai tout de même beaucoup aimé le personnage incarné par Connie Nielsen.

Photo James Purefoy

Et puis, arrive la troisième et ultime saison. On savait que la deuxième saison était une idée déjà folle mais finalement ça marche. Mais je sais au fond de moi qu’une troisième serait – vraiment – de trop. On sent la fausse bonne idée. Surtout, d’après ce que j’ai compris, il y a eu pas de mal de changements dans les équipes, notamment en ce qui concerne celle des scénaristes. Hélas, tous ces changements ont été une très mauvaise idée. Tout ce que je craignais arrive pour de bon. En ce qui concerne les séries, comme vous avez pu le constater à travers mes notations dans mes différents bilans, je reste plus tolérante. Une série me séduit de base si je parviens à regarder facilement les différents épisodes, si je ne peux pas m’en passer. Cela ne signifie pas qu’on doit admettre toutes les bêtises mais je ferme plus facilement les yeux que pour les films. En général, je ne suis donc pas exigeante. Mais là alors, cette troisième saison bat des records de connerie télévisuelle. Elle flingue à elle seule toutes les bonnes choses qui ont été mises en place durant les précédentes saisons. Alors que The Following avait le mérite d’être une série plus que divertissante, voilà qu’elle devient réellement chiante (veuillez excuser ma grossièreté). J’ai mis des mois (et je ne plaisante pas) pour terminer cette dernière saison. C’est d’une lenteur incroyable, Joe Carroll (l’âme de la série) est pratiquement absent (certes, on va l’exécuter mais cela n’excuse pas tout), Kevin Bacon se perd et en fait des toooonnes pour montrer la noirceur de son personnage, son personnage n’a – miraculeusement – plus de problèmes cardiaques, les méchants (qui parlent 3h avant d’essayer de tuer Hardy… le gars devrait être mort depuis un siècle mais face à de tels crétins, pas étonnant qu’il soit encore vivant !) sont encore plus bidons que tous ceux qu’on avait pu voir jusqu’à présent, le problème avec les jumeaux qui s’éternisent etc… Seule la fin reste valable : même si on sait qu’il n’y aura plus d’autres saisons, elle laisse tout de même une ouverture par rapport aux sorts des personnages, surtout celui de Ryan Hardy car on sait très bien que c’est le genre d’histoires qui ne peut pas trouver d’issue aussi rapidement dans la réalité. Ca fait mal au coeur de constater un tel gâchis.

Photo Jessica Stroup, Kevin Bacon, Michael Ealy