Cannes en 10 points

Ce soir aura lieu la cérémonie d’ouverture de la 69e édition du festival de Cannes. Pour rappel, le maître de cérémonie est Laurent Lafitte et le jury de la compétition officielle sera présidé par George Miller. Plus d’informations ici.

Pour cette occasion (qu’on le veuille ou non, ça reste un des plus grands rendez-vous cinéma de l’année), j’avais envie d’écrire un billet façon « humeur / TAG » sur ce que je pensais de ce festival globalement.

Je pense que c’est le genre de billets que je referai à l’avenir pour des festivals autant importants que Cannes.

Bonne lecture et n’hésitez pas à partager votre avis sur les différents points abordés ou autres, à apporter aussi des suggestions pour que je puisse justement refaire ce type de billets pour d’autres festivals.

photo : Festival de Cannes – site officiel

Quand ai-je découvert ce festival ?

En 2006 (wooow meuf, déjà 10 ans !!). Jadis (je parle comme si j’étais une vieille peau), j’étais une ado qui s’intéressait déjà au cinéma. J’avais juste une envie : découvrir un max de films. Lire des magazines et aller sur Internet m’aidaient déjà non seulement à aller voir des films (que ce soit au cinéma ou chez moi) mais aussi à avoir une meilleure culture cinéma. Cela faisait plusieurs mois que je lisais déjà Première et leur dossier sur Cannes (avec en couverture Sofia Coppola et Kirsten Dunst à l’occasion de la présentation de Marie-Antoinette, que je déteste au passage) m’avait vraiment donné envie d’en savoir plus sur les films présentés, de connaître un max de réalisateurs qui allaient montrer leurs films… Ce ne sont vraiment pas les paillettes et le glamour qui m’ont permis de m’intéresser au festival loin de là. Au fil des années, à force d’avoir mémorisé des tas de noms de films, ça m’a vraiment permis de m’intéresser au cinéma d’auteur assez jeune.

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Photo : Kirsten-Dunst.org

Comment est-ce que je parviens à le suivre de loin ?

Parce qu’il n’y a pas que cette daubasse de Grand Journal qui existe, j’arrive à suivre le festival sur les blogs et sites de presse cinéma de différents pays. J’aime bien notamment aller sur le tableau des notes sur le site du Film Français. Certes, les critiques ne détiennent pas la vérité, et d’ailleurs ni le jury, nous sommes bien d’accord. On sait aussi que certaines critiques sont parfois plus sévères durant le festival parce que justement on s’attend à un niveau très très élevé et que ces critiques en question veulent parfois marquer le coup ou leur mécontentement, ce qui peut se comprendre dans un sens. Le but est évidemment de se faire son propre avis en allant voir les films quand nous le pouvons. Cela dit, quand on veut suivre de loin, qu’on a envie de voir la tendance, se faire ses pronostics alors qu’on a vu du genre trois films sortis en salle pendant le festival (en gros il faut être un peu joueur), ça peut être sympa d’y jeter un oeil même si encore une fois il faut savoir relativiser et surtout ne pas être un mouton. Surtout, j’aime savoir en savoir davantage sur les films présentés, en écoutant les interviews des réalisateurs et acteurs et en regardant les conférences de presse, disponible sur la chaîne de Cannes.

Photo promotionnelle Ethan Coen, Guillermo del Toro, Jake Gyllenhaal, Joel Coen, Xavier Dolan

Le jury de Cannes l’an dernier présidé par les frères Coen – photocall (Allocine)

Pourquoi est-ce que je m’intéresse de loin à ce festival ?

Encore une fois, ce ne sont pas les paillettes qui m’intéressent même si pour moi, ces stars (importantes ou insipides, tout dépend de la personne en question) et les sponsors permettent au festival d’être ce qu’il est (c’est-à-dire allier le glamour et le cinéma « sérieux ») et aussi de vivre tout simplement. Ce sont les films qui m’intéressent. Certes, il m’arrive d’être déçue par certains films présentés, même de me dire que certains n’avaient strictement rien à faire là. On pourra toujours dire qu’on voit toujours les mêmes artistes (et c’est pas faux). Cela dit, je reste persuadée que ça reste un bon moyen (en tout cas comme un autre) de mettre en lumière des films que je n’aurais peut-être pas vu sans leur passage à Cannes. Et je ne parle pas uniquement de la compétition, j’évoque ici aussi les sections parallèles qui ont leur importance pour certains réalisateurs qui ont encore une petite filmographie.

Les Combattants : Photo Adèle Haenel, Kévin Azaïs

Les Combattants, le premier long-métrage de Thomas Cailley, a été présenté à Cannes 2014 à la Quinzaine des Réalisateurs. Il a remporté un beau succès auprès du public et a reçu trois récompenses aux César : meilleure actrice, meilleur espoir masculin et meilleur premier film.

Quelles sont les choses positives que je retiens de ce festival ?

Comme je le disais plus haut, il s’agit avant tout d’une manière conséquente de faire connaître des films d’auteur issus du monde entier, en gros des films que le grand public s’en fiche éperdument le reste de l’année. Ce n’est pas forcément une recette magique (certaines Palme d’or n’ont d’ailleurs pas toujours rencontré du succès) mais ça peut tout de même être un coup de pouce utile, ce n’est pas négligeable. Un grand nombre de réalisateurs sont très reconnaissants d’être passés par la case Cannes pour être plus connu et par la suite monter d’autres projets. Et je ne parle pas uniquement que la compétition officielle. De plus, je dois avouer que je suis allée voir certains films au cinéma parce qu’ils étaient passés par ce festival. Sans ce passage, je ne suis pas toujours sûre que je serais allée le voir. Par conséquent, j’ai pu découvrir des films et des réalisateurs que j’adore depuis ! Surtout, j’ai envie de célébrer le cinéma grâce à Cannes, presque envie de prendre le mot « festival » à partir de son étymologie de « fête ». Attention, je ne dis pas qu’il s’agit du meilleur festival au monde, je pense que chaque festival vise un certain public notamment. Mais grâce à sa médiatisation, pour moi, c’est juste une belle occasion de pouvoir parler de cinéma malgré tout ce qu’on pourra dire dessus. C’est une célébration d’une passion. Malgré toutes les polémiques présentes auparavant et certainement à l’avenir, j’ai envie de retenir cette touche positive.

Blue Ruin : Photo Macon Blair

Selon son réalisateur Jeremy Saulnier, la présentation de Blue Ruin à Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs en 2013 a contribué à sa diffusion et son succès.

Et les choses négatives ?

Même si je ne suis pas aussi ronchonne que certain(e)s sur ces points en question mais c’est tout de même bien de ne pas être dans le pays des Bisounours et souligner quelques petits points négatifs. Je dirais tout de même qu’il y a parfois un manque de logique dans certaines répartitions par rapport aux différentes sections. Sans être une fan d’Apichatpong Weerasethakul ou de Naomi Kawase par exemple, est-ce vraiment normal qu’ils aient présenté l’an dernier leurs films en dehors de la compétition officielle alors qu’ils ont gagné des prix (le premier cité ayant tout de même gagné une Palme d’or) ? C’est vrai qu’on a l’impression de voir les mêmes réalisateurs même si je comprends qu’il y a derrière une étiquette à préserver et un certain public à satisfaire. Je veux dire, on a beau critiquer la présence systématique de certains mais dans un sens, s’ils se retrouvaient dans d’autres sections, on râlerait. Après, il faut se poser la question : pourquoi insistent-ils pour rester à Cannes et pas ailleurs ? Il y a aussi le fameux débat sur la découverte de réalisateurs moins confirmés en compet’. Je suis plutôt pour même si j’aime justement le fait que la compétition reste faite pour des confirmés pour montrer justement qu’il s’agit du plus haut niveau du cinéma. Disons que je suis pour quand les jeunes réalisateurs proposent de la bombe. Enfin, la partie glamour peut avoir ses désagréments. Encore une fois sans défendre à tout prix, limite, je comprends le rôle des sponsors, des nanas de L’Oréal (certaines sont même actrices, ne l’oublions pas) même si ça ne donne pas la meilleure image cinéphile. Je pars du principe qu’il y a certainement derrière des enjeux économiques qui nous dépassent quand on ne connait pas particulièrement les coulisses. Ce glamour peut aussi attirer un certain public et c’est pour ça que Cannes existe aussi. Après, je trouve que les limites ont souvent été dépassées quand on voit des starlettes de télé-réalité, désormais des Youtubeurs (je n’ai rien contre eux mais là ils envahissent le cinéma, les librairies etc… c’est bon au bout d’un moment), ou autre chose qui ont tout sauf l’air de s’intéresser au cinéma et qui se trimballent sur le tapis rouge et ont même droit d’aller voir des films alors que de vrais cinéphiles n’ont pas cette chance, oui c’est rageant.

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Oui, à Cannes, des spécimens de ce genre sont sur le tapis rouge.

Source : Twitter Afida Turner

Quelles sont mes Palme d’or préférées ?

(Petite précision 1 : il n’y a pas d’ordre, je réponds de tête)

(Petite précision 2 : j’ai pris en compte certains films qui n’avaient pas l’appellation de Palme d’or étant donné qu’elle n’a été crée qu’en 1955)

Pulp Fiction de Quentin Tarantino, Taxi Driver de Martin Scorsese, Barton Fink des frères Coen, The Tree of Life de Terrence Malick, Dancer in the Dark de Lars von Trier, La Chambre du fils de Nanni Moretti, Le Salaire de la Peur de Henri-Georges Clouzot, Viridiana de Luis Buñuel, Le Guépard de Luchino Visconti, Paris, Texas de Wim Wenders, Elephant de Gus Van Sant, Amour de Michael Haneke, Missing de Costa-Gavras, Mission de Roland Joffé, 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu, Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, If… de Lindsay Anderson…

Elephant : Photo Gus Van Sant

Elephant de Gus Van Sant – Palme d’or 2003

Et celles que j’aime le moins ?

(Petite précision 1 : Vous devez me promettre de ne pas me taper)

(Petite précision 2 : Ce ne sont pas forcément des films que je déteste  – il y en a peu en réalité dans la liste. Dans le lot, j’en estime certains mais c’est juste que je ne suis pas totalement fan de la proposition et pas d’accord avec le choix du jury).

La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Oncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul, Dheepan de Jacques Audiard, Rosetta des frères Dardenne, La Leçon de Piano de Jane Campion, Sailor et Lula de David Lynch, Sexe, mensonge et vidéo de Steven Soderbergh, Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat.

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux

La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche – Palme d’or 2013

Des prix d’interprétation qui m’ont marquée ?

En vrac (j’ai conscience que je vais en oublier plein que j’adore) : Jack Lemmon (Missing et Le Syndrome Chinois), Björk (Dancer in the Dark), Peter Mullan (My Name is Joe), Jeon Do-yeon (Secret Sunshine), Penélope Cruz / Carmen Maura et cie (Volver), Christoph Waltz (Inglourious Basterds), Brenda Blethyn (Secrets et mensonges), John Turturro (Barton Fink), Pascal Duquenne (Le Huitième Jour), Jean Dujardin (The Artist), Mads Mikkelsen (La Chasse)…

Inglourious Basterds : Photo Christoph Waltz

Christoph Waltz dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino (2009).

Des films présentés en compétition que j’adore qui n’ont pas été récompensés ?

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, Mia Madre / Habemus Papam / Le Caïman de Nanni Moretti, O’Brother et No Country for Old Men des frères Coen, We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, Mystic River de Clint Eastwood, Ed Wood de Tim Burton, La Valse des Pantins de Martin Scorsese, Une journée particulière d’Ettore Scola, Du Silence et des Ombres de Robert Mulligan.

La Grande Bellezza : Photo Toni Servillo

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino a été présenté en compétition à Cannes en 2013 mais est reparti les mains vides (c’était La vie d’Adèle qui avait remporté la Palme d’or cette année-là). Le film a cependant trouvé son public et a remporté plus tard l’Oscar du meilleur film étranger ainsi  que 4 European Film Awards (dont meilleur film).

Quels sont les films que j’attends le plus cette année à Cannes en compétition ?

Mademoiselle (Agassi) de Park Chan-wook, Julieta de Pedro Almodovar, Loving de Jeff Nichols, Moi, Daniel Blake de Ken Loach, Le Client d’Asghar Farhadi, Juste la fin du monde de Xavier Dolan, Baccalauréat de Cristian Mungiu, Elle de Paul Verhoeven et The Neon Demon de Nicolas Winding Refn font vraiment partie des films que je veux voir au cinéma uniquement parce que j’aime le travail des réalisateurs.

Je suis également curieuse de découvrir American Honey d’Andrea Arnold (j’entends beaucoup de bien sur cette réalisatrice), La Fille Inconnue des Dardenne (pour Adèle Haenel et le sujet), Ma Loute de Bruno Dumont (j’ai trouvé la bande-annonce… étonnante), Paterson de Jim Jarmusch (parce que Jarmusch est capable de signer des bijoux et pour Adam Driver), Personal Shopper d’Olivier Assayas (pour le pitch et pour me forcer à rattraper Sils Maria).

The Neon Demon : Photo Elle Fanning, Nicolas Winding Refn

The Neon Demon de Nicolas Winding Refn (en photo avec Elle Fanning) fait partie de mes plus grosses attentes cannoises.

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79 réflexions au sujet de « Cannes en 10 points »

  1. Je trouve qu’il y a une bonne sélection cette année, pas mal de films me font envie ! Après, je ne suis pas une accro de Cannes : qu’un film ait eu ou non un prix ne me décide pas à le voir. Par exemple, je n’avais aucune envie de voir « La vie d’Adèle », j’ai fini par le faire pour céder à des amis qui avaient adoré, et je n’ai pas été très emballée. Je n’ai vu que « Pulp fiction » dans tes Palmes préférées et je n’ai pas accroché plus que ça (en même temps, j’ai dormi devant « Kill Bill » donc Tarantino, très peu pour moi). Ce qui me pose problème avec ce festival c’est le côté politique : par exemple, le choix de « La vie d’Adèle » l’année de la polémique sur le mariage pour tous, ou le fait que le nouveau Ozon ne soit pas sélectionné cette année alors que ses déclarations avaient fait scandale autour de « Jeune et jolie »… Au final j’ai vu très peu de Palmes : « Le Guépard » (me suis endormie), « Pulp Fiction », « L’Enfant » (j’ai bien aimé), « Le Ruban blanc » (alors là OUI, grand film), et « La vie d’Adèle ». Par contre je trouve la Quinzaine des réalisateurs plus intéressante et les prix d’interprétation aussi (Mads Mikkelsen pour « La Chasse », une évidence).

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  2. J’ai personnellement beaucoup aimé « Sailor et Lula » mais je ne sais pas si ce film a vraiment mérité la palme d’or.
    Je suis d’accord avec toi, Cannes permet de faire connaître des films qu’on aurait sans doute jamais vu ou entendu parler autrement.
    Mais il ya aussi des films qui seraient plus légers et bons qui ne sont pas sélectionnés sans oublier le côté strass et paillettes.
    C’est un évènement important malgré tout.
    Bisous à toi!

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  3. Je suis évidemment ça de près… sauf que là on sera au Portugal. Via mon smart phone, j’essaierai de capter des trucs sans exploser mon forfait. Je suis toujours intéressée par le palmarès, ça peut attirer l’oeil sur des films qu’on n’aurait pas eu l’idée de voir… mais en même temps c’est loin d’être un critère de qualité. C’est cependant avec Cannes que j’ai découvert Xavier Dolan, que j’ai eu envie de voir ces films, et que depuis je suis hyper fan. Et puis je l’avoue, j’aime aussi le côté paillettes et j’adore contempler les robes de ces dames, et vérifier qui est avec qui !

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  4. Purée qu’est ce que ça m’énerve ce WordPress !!! On est obligé de passer par eux pour laisser un commentaire mais y a pas moyen d’enregistrer le nom que je veux. Je suis Chonchon, pas Mamie Staïle !!! Je vais essayer de rectifier… mais c’est pas garanti.

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  5. J’adore ton article !
    C’est vrai que Cannes a su devenir une institution et est le plus grand festival au monde.. Pourtant certains diront que c’est un festival vieillissant et vont plus s’éclater à Berlin ou ailleurs. Personnellement, j’y suis allée quelques fois et j’ai adoré. L’ambiance, les films (bon même si parfois.. Je dors devant !), la vie cannoise haha. Je vais le suivre de loin cette année avec un pincement au coeur car je trouve la sélection vraiment géniale et que ça m’aurait plu d’aller voir ça là-bas. Par contre, Laffite à la place de Wilson, j’appréhende, j’avais adoré Wilson en tant que maitre de cérémonie.

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  6. Mads Mikkelsen est excellent dans La Chasse *_*
    Je n’ai pas accroché à La Vie d’Adèle non plus par contre la BD dont il est tiré est vraiment super 👍
    Tina, j’ai noté absolument tous les films que je n’ai pas encore vu (la plupart malheureusement…) 🙂
    J’attend aussi avec beaucoup d’impatience les nouveaux Nicolas Winding Refn et Jarmush, tellement d’impatience que j’ai peur d’être déçue en fait ^^ !

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  7. Avant, je suivais la compet officielle de près, mais j’avoue que depuis quelques années, je m’en suis lassée, surtout à force de voir toujours les mêmes tronches (cette année Almodovar, Dolan, Mungiu, Assayas, Dumont, Jarmush: même si j’adore certains d’entre eux – Jim Forever – c’est quand même un peu des abonnés). Je suis beaucoup plus intéressés par les sélections parallèles comme Un certain Regard ou la quinzaine des réalisateurs qui osent un peu plus, notamment le cinéma de genre. Après, Cannes, c’est aussi un énorme marché du film et j’espère que cette année, y’aura pleins de contrats de distribution audacieux qui nous permettrons de voir sur grand écran tous les films qui le méritent.

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  8. Joli billet. On sait qu’une telle organisation exige des sponsors mais le défilé des égéries qui va avec tourne au ridicule surtout pour la montée des marches quand d’autres se battent pour une place au fond de la salle… Dans l’ensemble c’est toujours un peu de mythologie glamour avec ses inévitables stars en carton. Le festival c’est aussi de l’émotion et un peu de folie. Les primés qui font la gueule c’est fou alors les émotifs comme Lindon c’est aussi la raison pour laquelle je suis la cérémonie. Ça et la joie débordante de Tarantino :D. Surtout avec Lafitte cette année ❤

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  9. La première fois ce fut avec Cannes 2002 dans Téléstar (paye ta référence). Il y a les photos du tapis rouge et il y avait notamment Irréversible. En revanche j’ai commencé à m’intéresser à toutes les sections sur l’édition 2009.
    Internet, les magazines et désormais twitter. Puis plusieurs films sortent durant le festival. Je me fis de moins en moins aux critiques cannoises. Quand je pense au pauvre James Gray dont tous les films se font dégommer là bas et après ils viennent en lèche cul…
    Je m’y intéresse plus ou si peu. Je m’intéresse à certains films et basta.
    Ouais enfin ce que tu dis c’est le cas de tous les festivals. Cannes n’a pas le monopole et surtout des films sont souvent détruits là haut. Pour un réalisateur j’aurais peur pour lui s’il y va. Surtout avec ces cons de hueurs à deux balles.
    Au bout de 70 ans Cannes n’a plus besoin d »étiquette. C’est juste du copinage et c’est poussif. Et c’est pareil pour les pubs. C’est une ville pleine aux as, ils ont des subventions, c’est juste de la branlette pour paparazzis. Pour ton argument « les confirmés doivent passer avant les novices à part si c’est de la bombe » non ça ne marche pas comme ça. Un festival c’est aussi découvrir des talents. Si tu ne les mets pas en avant ça ne sert à rien de le sélectionner ailleurs.
    Je n’ai pas vraiment de palmes d’or préférés mais j’aime Le salaire de la peur, Le vent se lève, Le ruban blanc (même s’il y avait tellement mieux à cette époque), Taxi driver, Apocalypse now, Barton Fink (même si ça ne vaut pas toutes les récompenses), Le troisième homme, Othello d’Orson Welles, La dolce vita, Le guépard (mais trop long), Les parapluies de Cherbourg (même si j’ai vu mieux), Kagemusha, Que le spectacle commence, The piano (à choisir ce serait elle),Pulp fiction, Paris Texas, Sailor et Lula, Le pianiste et The tree of life (même si c’est terriblement particulier).
    J’en ai une en particulier: Entre les murs. Film faussement pédagogique et d’un cliché sans nom.
    Oula ça risque d’être long alors je reste sur les 16 dernières années: Le labyrinthe de Pan, La nuit nous appartient, Two lovers, Sicario, Lawless, We need to talk about Kevin, Mud (pas adoré mais snobé), Bright star, Etreintes brisées, Enter the void, Valse avec Bachir, Zodiac, Sin City, Shrek 1 et 2, Mystic river, The pledge, The yards et O’brother.
    Elle directement. Pas vu Tricked encore mais je sais que Popaul n’avait pas vraiment kiffé. Alors j’espère que ce sera le grand retour du Hollandais violent! Sinon Maîtresse (parce que Park Chan Wook), Loving (parce que Jeff Nichols) et The neon demon. Par contre je suis bien plus excité par ce qui est hors compet. A l’image du Bon gros géant, The nice guys, Money monster, Blood father (ça a l’air classique mais Melou forever), Poesia sin fin et The wailing. Comme d’hab quoi

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  10. Le pôvre Lafitte vient de faire un gros bide ….. 🙂
    C’était ma contribution sans valeur ajoutée à un festival qui ne dit plus rien qui vaille depuis longtemps.
    Bon je retourne à ma nuit debout …… Non je déconne.

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  11. J’ai vraiment beaucoup aimé ton billet !
    Petite parenthèse : tu m’as fait rire avec la daubasse du Grand Journal 🙂
    J’aime beaucoup ce festival, même si je regrette parfois que ce soit toujours les mêmes artistes chaque année. Mais ce festival a le mérite de mettre en lumière des films de qualité.
    Quant à tes Palmes d’or préférées, on en partage plusieurs… Et j’en ai quelques-unes à rattraper ! Honte sur moi !
    Pour avoir eu la chance d’aller à ce festival, je trouve qu’il y a une ambiance tellement spéciale et géniale. C’est vraiment fou 🙂

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  12. Personnellement, ce festival ne m’intéresse plus depuis longtemps. Tout le paradoxe d’un festival de paillettes, d’acteurs et de réalisateurs multi millionnaires qui adulent le cinéma social pour se donner une bonne conscience. Gerbant.

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  13. @ Lilylit :
    Peut-être qu’il y a un côté politique à Cannes – même certainement. Après, par exemple, un festival comme Berlin est quand même très politique, bien plus que Cannes et par contre ça ne pose pas de problème j’ai l’impression. Peut-être parce que c’est en décalage de ce que propose Cannes ?
    Depuis que j’ai vu Rosetta, j’avoue avoir très peur de découvrir L’enfant…

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  14. @ rp1989 :
    J’aime beaucoup Lynch mais j’avoue ne pas trop comprendre son délire avec Sailor et Lula même s’il y a des choses que je trouve valables dans ce film.
    Après, c’est vrai que les films plus légers (notamment les comédies, films d’animation, film d’action etc…) ont du mal à exister à Cannes, surtout en compet’ 😮

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  15. @ Chonchon :
    Hello Mamie Staïle ahahahahahahhaha !!!!! C’est génial quand tu t’énerves contre WordPress !! :p
    Revenons à nos moutons ! :p
    Je crois que nous sommes d’accord. Il ne faut pas suivre trop tout ça à la lettre, il y a forcément des déceptions par rapport au choix du jury mais voilà ça peut donner des idées. Comme toi, sans son passage médiatisé à Cannes, alors que je n’avais pas aimé un autre de ses films, je ne sais pas si j’aurais été autant motivée pour aller voir Mommy de Dolan en salles par exemple.
    Au moins quelqu’un qui aime les petites paillettes !! :p

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  16. @ Popcorn & Gibberish :
    Merci beaucoup ! 😀
    Oooh c’est génial ça que tu aies pu y aller ! J’avoue que j’aimerais beaucoup y aller même si la période à chaque fois m’empêche d’y jeter un oeil, c’est dommage.
    Tu as eu raison de te méfier de Laffite… Grrrrrrrrrrrrrrr

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  17. @ Beyond the Lines :
    Il serait temps que je découvre la BD Le bleu est une couleur chaude 🙂
    Wooow tous les films ?? 😀
    Après c’est toujours le risque quand on attend trop certains films… J’espère qu’ils seront à la hauteur du coup !

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  18. @ Girlie Cinéphilie :
    Je comprends que tu sois lassée, c’est à la fois tout le paradoxe : les noms des abonnés sont la marque de Cannes, il peut y avoir une certaine garantie et en même temps petit à petit il faudra bien du renouveau. Mais comme tu le dis, les sections parallèles restent intéressantes car justement, si on veut chercher autre chose à Cannes, on peut tout de même l’avoir. Et ça permet aussi à des « petits » réalisateurs de faire leur trou doucement.
    Comme tu le dis, ça reste surtout un marché et du moment que les films sont vendus et qui ont donc la chance d’exister, je trouve que c’est pas si mal en soi.

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  19. @ Amandine :
    Merci : )
    Après ouais les meufs de l’Oréal (et autres starlettes d’ailleurs) qui jouent avec leurs robes et leurs cheveux dans tous les sens, voilàààà. Mais comme tu le dis, ça fait partie de son mythe. Tu enlèves ça, Cannes ne serait pas Cannes, quoi qu’on en dise. C’est comme si tu demandes à Coachella d’arrêter de mettre des looks bizarres et colorés et d’arriver distinguer. Après tout est une question d’équilibre.
    C’est pour ça que j’aime aussi regarder la cérémonie de clôture – même si après d’autres stars en font parfois des caisses dans leurs pleurs et remerciements mais bon là encore ça fait partie du jeu.
    Par contre, Laffite, quelle déception…

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  20. @ Borat :
    Héhéhé Téléstar, c’est la base :p
    C’est vrai que James Gray et Cannes, c’est pas une grande histoire d’amour jusqu’à présent…
    Je n’ai pas dit que Cannes avait le monopole. Mais il reste LE festival de cinéma le plus connu au monde, ça reste un fait.
    Si Cannes n’a plus besoin d’étiquette, en revanche je pense qu’elle a inconsciemment besoin de garder certains codes, ce qui fait sa « marque ». C’est comme si tu ne mets plus de films fantastiques et d’horreur à Gérardmer… Il y a des trucs qui font partie de son ADN.
    Mais Cannes, ce n’est pas un petit festival, c’est censé être LE must du cinéma justement. Ce que tu dis peut marcher pour certains festivals parce que justement, c’est ça leur marque ! Justement, et c’est mon désaccord avec toi sur ce point (mais je pense que tu le savais déjà vu que ce n’est pas notre première conversation sur le festival :p ), je pense que cette séparation (caricaturale que je fais ici volontairement) entre « compétition = confirmés » et « autres sections = réalisateurs moins exposés » est dans un sens hyper logique. C’est comme si tu veux être patron d’une entreprise alors que tu n’as jamais rien foutu de ta vie, je trouve ça dans un sens normal que des gens qui débutent ou qui ne sont pas bien connus passent d’abord par d’autres cases. Et justement, si on découvre de nouveaux talents par d’autres sections à Cannes, ils pourront bénéficier de la compet’, ce petit cercle d’élus. Sincèrement, si tu ne mets que des gens qui n’ont pas fait leurs preuves et que les films ne sont pas forcément à la hauteur, les gens ne suivront plus autant le festival. On a d’ailleurs déjà mis en compet’ des réalisateurs qui n’étaient pas bien connus et manquaient d’expérience et sincèrement parfois je me disais « mais putain pourquoi on a mis cette personne et pas un autre ? ».
    Ahahaha j’étais sûre que t’allais me balancer Entre les murs ! :p
    C’est vrai qu’il y a aussi du lourd en hors compet’ !

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  21. C’est surtout que je voyais surtout les photos du tapis rouges. En lisant Ciné live ça a commencé à m’intéresser un minimum.
    Le fait qu’il soit le plus cité ne veut pas dire le meilleur. Preuve en est il est tellement apprécié qu’Hollywood ne veut plus envoyer de films ou si peu. Pourquoi? Parce que c’est les envoyer au casse pipe.
    Des codes de merde qui ternissent l’image d’un festival soi-disant encore prestigieux. Pour preuve hier un de mes followers me montrait une salle plutôt vide et un autre avec une fête pleine. « Cannes le festival des cinéphiles » quelle bonne blague! 🙂
    La différence est que Gérardmer est un festival qui se fixe sur des genres spécifiques. Rien à voir avec Cannes.
    Pas pour moi. Prenons un cas simple: The chaser a été passé à Cannes en 2007-2008. Il est d’un tel niveau qu’on ne comprend pas ce qu’il vient foutre à Un certain regard. Idem pour le film suivant The murderer. Un premier film brillant sera toujours plus intéressant que le 10000ème film des Dardenne qu’on nous ressort chaque année. Ça non plus ce n’est pas normal. La qualité prime confirmé ou pas. Un cinéaste confirmé peut bien faire de la merde si je prends ton point de vue.
    Il y a surtout quasi uniquement hors compet. Ça aussi c’est un problème quand les sections parallèles sont plus intéressantes que la compet qui sent le renfermé en dehors d’exceptions. Et encore c’est surtout des réals que j’aime!

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  22. Comme d’hab pour la cérémonie. J’aime bien aussi quand les français essayent de faire de l’humour comme les anglo-saxons. Laffite qui fait du Ricky Gervais sans que ce soit drôle, magique!

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  23. @ Anything is possible :
    Merci beaucoup 🙂
    Ahahah en même temps c’est la vérité ! Je viens d’y tomber dessus en zappant, c’est atrocement naze et la Maitena, c’est pas possible « ah la brune avec George Clooney, c’est sa femme ??? », ouiiii bien tu te réveillllleeees !
    Si ça peut te rassurer, j’en ai aussi beaucoup à rattraper 😉
    T’es allée quand au festival ?

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  24. @ Eelsoliver :
    Je comprends ton malaise, bien sûr qu’il y a une certaine hypocrisie en plus.
    Après, on ne peut aussi que se réjouir de voir un certain cinéma social trouver un réel public grâce à Cannes. C’est un peu le paradoxe et j’ai presque envie de dire le prix à payer.

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  25. @ Borat :

    Il y a aussi un autre point de vue que j’ai lu un paquet de fois de la part de réalisateurs américains : certains préfèrent largement être à Cannes qu’avoir un Oscar. Après on est d’accord : dire quel est le meilleur festival, c’est hyper subjectif parce que chaque spectateur n’a pas du toutes les mêmes attentes. Après je remarque un paradoxe intéressant (et qui peut-être expliquer justement toutes ces polémiques etc…) : on reproche à Cannes (à tort ou à raison) de ne pas suffisamment mettre en avant le cinéma américain notamment dans le palmarès (alors que sur le papier, c’est quand même bien de mettre en avant un cinéma plus « mondial » hors US et au contraire on ne mettrait que des films américains au palmarès on dirait qu’il serait pro-américain : c’est un débat sans fin) mais en même temps, le jury est souvent anglophone, les médias s’intéressent surtout aux films US…
    Je ne t’ai pas dit que ces codes étaient bien mais ils existent bien ! Après on est d’accord sur un point : moi perso la fête à Cannes, avec le champagne et plein de pouffiasses incultes, c’est pas le cinéma justement et c’est pas ce qui m’intéresse à Cannes, et c’est vraiment regrettable de ne pas mettre en avant que ce côté fiesta. Il est temps de parler de cinéma et c’est ce qui m’a motivée à écrire ce modeste billet. J’en ai juste marre qu’on ne s’arrête à des futilités. J’ai l’impression que c’est comme quand on parle de l’école, qu’on parle de tout sauf des gamins ! Je ne comprends également pas que les gens ne jouent pas le jeu d’aller voir tous les films. Perso j’aimerais tellement jouer le défi des journalistes qui doivent suivre tous les films, me faire mon propre palmarès etc… Là j’ai vu que le film roumain de l’après-midi présenté avait reçu un accueil glacial dans une salle presque vide. Peu importe que le film soit bien ou non, c’est un manque total de respect.
    Bien joué avec ton exemple 😉 Après, c’est pas pour être méprisante (car j’aime découvrir de nouveaux talents, même avec des réalisateurs qui n’ont fait qu’un ou deux films et il faut bien commencer j’ai envie de dire !) mais des gars comme ce réalisateur coréen par exemple, un Jeremy Saulnier ou même à son époque un Quentin Tarantino, est-ce qu’il y en a vraiment des masses ? Pas sûre (et là je te parle un « haut niveau », pas juste d’un simple réalisateur qui s’en sort pas mal avec un premier long par exemple, je parle vraiment de claques). Je suis aussi d’accord sur ta précision (et d’où ta colère – compréhensible – sur les passe-droits que bénéficient certains) : mettre des confirmés, ok, mais pas quand ils nous présentent de la merde sous prétexte qu’ils sont connus (je pense notamment au dernier Gus Van Sant visiblement à la ramasse). Après pour moi ce débat n’a pas lieu quand le film est bon et mérite sa place. Je n’en ai pas parlé dans mon billet mais c’est la même chose avec ce foutu débat des réalisatrices qu’on a toutes les années : mettre des femmes ok, mais c’est pour nous mettre de la merde comme c’est déjà arrivé parce qu’il y avait un quota à respecter, c’est non !
    Après peut-être aussi (et je dis ça sans jugement – je comprends parfaitement) que tu te reconnais peut-être aussi à l’origine dans les cinémas présentés dans les sections parallèles qui sont moins dans ce côté « auteurisant » qui peut faire fuir.

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  26. Exactement, cet équilibre pour moi c’est une montée des marches mettant en avant les créations spectaculaires et somptueuses des créateurs portées par des … actrices !!! Au passage la folie sur la fille Paradis est au-delà du ridicule ! Si ce n’est du mépris…
    Avant j’aimais la pastille critique au grand journal mais je hais l’émission, et au fond ça m’intéresse moins. Après comme toi c’est la cérémonie de cloture qu’il faut voir. Même un peu exagéré ça reste émouvant.
    C’était si catastrophique Laurent Lafitte ? Je l’adore et Vincent Dedienne a une jolie plume, j’ai halluciné en lisant les critiques, j’étais triste pour lui…

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  27. Ils sont peu quand même à avoir ce discours. Encore une fois je prendrais le cas de James Gray. Je n’ai jamais vu un réalisateur se faire autant bashé par son pays d’origine. Chaque film qu’il présente à Cannes est détruit par la presse US. A croire qu’ils ont une dent contre lui ou passent à côté de ses films. Ah mais je m’en fous qu’il y a beaucoup de films américains ou pas, juste que ces derniers en présentent de moins en moins car ils ont peur de se faire dézinguer. Après il est vrai que les livraisons même de blockbusters ne sont pas toujours une bonne chose, mais en attendant on le voit bien. Ils ne sont plus en compet mais hors compet comme Le bon gros géant ou Fury Road l’an dernier.
    Comme là ce soir le point intéressant sur twitter à propos de Cannes, ce n’était pas les films qui ont été vu en début de journée vraisemblablement, mais Rocco Sifredi à une fête. Voilà où vont mes followers à Cannes. C’est quand même sinistre que des gens qui ont des accréditations vont principalement se bourrer la gueule de cocktails au lieu de voir des films (ce qui ne manque pas).
    Il y en a plus qu’on le croit. Preuve en est Whiplash n’a pas été présenté en compet, on a vu ce que ça a donné après. Idem pour Isao Takahata qui représentait Ghibli pour la première fois à Cannes et qu’ils ont cloitré dans la Quinzaine des réalisateurs je crois. Et là on ne parle pas d’un mec à un seul film mais d’un réalisateur confirmé depuis belle lurette.
    Vraisemblablement oui le film de Van Sant serait à chier, mais à mon sens ce n’est pas le pire cas. Quand tu vois que les Dardenne reviennent quasiment chaque année au festival en compet, c’est déprimant. Idem pour Ken Loach qui est un réal que j’aime bien ou Almodovar que j’aime bien aussi. A un moment faut arrêter un peu, d’autant que pour ce dernier son film était déjà daté au mois de mai et est sorti depuis avril en Espagne. Comme s’il n’y avait pas d’autres films à prendre en compet.
    Attendre un film de Jodo c’est quand même très particulier! C’est peut être plus « auteurisant » que certains films de la compet. Dans les films que j’ai cité, ce sont quasiment tous des films représentatifs de leurs réalisateurs: Shane Black et le buddy movie, Spielby et le spectacle enfantin. Juste que c’est un cinéma plus excitant et peut être plus inspiré. Rappelons que le meilleur film de Cannes 2015 était un film hors compet. 😉

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  28. à Tina : « Après, on ne peut aussi que se réjouir de voir un certain cinéma social trouver un réel public grâce à Cannes. C’est un peu le paradoxe et j’ai presque envie de dire le prix à payer. »
    Ca me fait penser à une phrase de Stendhal que je te cite bien volontiers : Ils prennent l’étiolement de leur âme pour de l’humanisme et de la générosité.

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  29. Une jolie histoire de cinéphilie qui passe par le tapis cannois (sympa cette photo de toi sur la plage du Martinez 😉 ). Comme tu le dis, Cannes est un concentré de films de qualité, la réunion des maîtres d’aujourd’hui, une grosse part de ce qui va marquer l’année cinématographique. Un ensemble de facteurs qui valent largement plus que les paillettes qui attirent les objectifs du monde entier. Je suis évidemment bien plus exalté par la perspective de retrouver un Verhoeven à l’affiche que par celle de voir George Clooney et Julia Roberts défiler dans le crépitement des flashs (même si je les aime bien tous les deux, soyons honnête). En tous cas j’aime beaucoup ton procédé question/réponse, et cette spontanéité dans les commentaires. Je ne m’en laisserai jamais.

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  30. Je suis comme Oliver, même dans ma grande période où je m’intéressais au ciné, je me suis vite détourné de ce festivals de star où tout est orienté.

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  31. @ Amandine :
    Le truc qui me dérange chez la fille Depp-Paradis, c’est son mépris… On l’a érigée en star alors qu’elle n’a presque rien fait. Je n’ai rien contre les fils de du moment qu’ils font leurs preuves et qu’ils apprennent à en chier un peu.
    Le truc qui me gênait avec Le Grand Journal c’était la manière de parler des films en compet’ en 1 mn et finalement n’inviter que des stars américaines soit en elles-mêmes sans intérêt soit les questions sont juste foutrement idiotes.
    Franchement, en dehors du fameux débat avec la « blague » sur le viol qui n’avait surtout rien à faire là, c’était vraiment gênant car c’était tellement pas drôle…

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  32. @ Borat :
    Peu ? Humm… Je sais pas. Après James Gray fait un cinéma qui le condamne un peu j’ai l’impression. Après justement si le gars est déjà pas aimé chez lui, comment tu veux qu’il se fasse aimé par tout un jury à Cannes ? Le problème dépasse bien la réception cannoise.
    Et puis après j’ai envie de dire: certes certains films américains ont été un peu snobbés mais d’autres qui se sont retrouvés en compet’ n’avaient rien à faire là et justement étaient là parce qu’il fallait bien des films US. L’an dernier les blockbusters étaient bons mais ça n’a pas toujours été le cas. Justement, ils se retrouvaient là à cause de leur statut. Ce que je veux dire, qu’il y a des problèmes dans les deux sens et il ne faut pas toujours voir tout blanc ou tout noir.
    Après je suis aussi d’autres gens sur Twitter qui regardent vraiment les films et nous font le bilan de leurs impressions. Ouf, ça me rassure, il n’y a pas que des abrutis !
    J’ai beaucoup aimé Whiplash, nous ne sommes pas les seuls mais honnêtement je ne suis pas sûre que tous, même ceux qui ont aimé le film, partagent cet avis. Après le Ghibli oui aurait pu être en compet’, là je l’admets volontiers !
    Après pour Pedro ça me fait quand même chier qu’il n’ait toujours pas de Palme… (il me semble que par rapport à ces histoires de sortie ils ont des dérogations ou quelque chose comme ça ?).
    Plus inspiré ? Je ne sais pas. Je crois qu’après c’est aussi une question de point de vue. Surtout qu’on n’a pas encore vu ces films en question, j’essaie de ne pas m’emballer d’avance :p
    Après pour moi, mon film préféré de 2015 était en compet… 😉

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  33. @ Eelsoliver :
    Je ne connaissais pas du tout cette citation (en même temps, pour tout avouer, je suis très naze pour retenir les citations). Mais elle est pertinente ! 😀

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  34. @ Princecranoir :
    T’as vu cette photo de ouf impeccable et surtout d’une grande élégance :p
    Ton avis me rassure, c’est exactement le message que je veux faire passer. 🙂
    OOOh merci beaucoup, ça me touche beaucoup ! 😀

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  35. Perso je trouve ce festival vraiment hypocrite à tous les niveaux. A ce propos, le documentaire Munich a Palestinian Story a également été déprogrammé sous pression de Monsieur Cukierman, le patron du Crif qui a encore sorti les crocs. Quant aux sélections officielles je ne m’y suis pas trop penché, mais à fonction du sujet on doit pouvoir déterminer facilement la prochaine palme d’or.

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  36. Je ne vois personnellement pas pourquoi ses films sont autant dézingués par la critique. L’aspect familial des intrigues? Joaquin Phoenix? Marky Mark? Les arguments sont quand même assez pauvres pour dézinguer ses films. Encore The immigrant je comprends il y a Marion Cotillard qui gâche le film. Quand je dis pas aimé chez lui, ça veut dire aussi par les journalistes us qui viennent sur la croisette. C’est aussi pour cela qu’il a une réputation de merde là bas.
    On peut en dire autant de certains habitués qui radotent (frères Dardenne). Il y a quand même eu très peu de films américains mauvais en compet ces dernières années. Quant à l’hors compet, c’est vrai que quand on voit un film de 2008 qui n’a jamais existé ou X Men 3 ou le Da Vinci Code oui en effet c’est normal que ça se fasse dézingué. Mais le truc c’est que les studios ne veulent plus se risquer à un dézingage en règle à Cannes qui peut nuire au film. C’est quand même triste qu’un film aussi monumental que Fury Road n’a pas droit à une projection en compet, sous prétexte que c’est un blockbuster. Cela prouve un certain élitisme, à l’image des balais dans le cul trônant durant les cérémonies.
    J’en connais bien peu même en journaliste de rédaction (notamment Cinémateaser avec qui je suis bien copain avec certains) qui ne vont pas aux fêtes. Alors certes ils vont souvent le matin en projection mais bon pour être solide, faut éviter les soirées. A part si tu te branle sur les artistes et que tu veux à tout prix avoir ton selfie ou ton autographe.
    Ils ont des dérogations certes mais cela me paraît illogique. C’est comme si on sortait un film en salle et qu’on le diffuse deux mois après à Toronto. C’est illogique. Quant à Pedro vraisemblablement il s’en fout d’avoir la palme comme il le disait dans Sofilm.
    Quand je lis les pitchs ça me suffit justement. Pas que je n’y crois pas, mais je n’ai pas envie du tout. Pour preuve je pense que mon film préféré du festival sera hors compet et il s’agit de The Nice guys.

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  37. @ Borat :
    Alors, ça, il faudrait carrément demander aux critiques en question ! Sincèrement, je ne suis pas une spécialiste de James Gray, je connais très mal ce qu’il fait (je me suis arrêtée à Little Odessa – dont je garde un bon souvenir).
    Peut-être que c’était effectivement injuste pour Mad Max, avouons qu’il avait le niveau d’être en compet. Mais encore une fois, combien de blockbusters sont réellement bons (et je ne parle pas justement uniquement « bon », je te parle de « best of the best » hein) ? Pas tant que ça. Et c’est justement l’éternel débat. Un débat que j’ai d’ailleurs récemment eu avec mon beau-frère et qui m’a néanmoins fait réfléchir sur plusieurs points. Je ne suis pas pour un vrai élitisme dans la culture, je suis évidemment pour une non-séparation entre le populaire et les oeuvres d’auteur (que certains qualifieront d’élitisme). D’ailleurs dans mes goûts, j’aime alterner tous les univers, ce qui m’importe, c’est simplement la réussite globale de l’oeuvre. Après j’ai deux remarques à faire assez globales sur ce point par rapport au festival. Encore une fois, peut-être que c’est moche à dire mais c’est un fait : cet « étitisme » (même si parfois, dans ton discours, il me semble que tu commets un amalgame entre l’élitisme et juste le cinéma d’auteur, en tout cas, sans avoir vu les films, il me semble que tu juges quand même sans trop les avoir vu, notamment avec ce que tu dis avec une vraie affirmation The Nice Guys et je n’ai d’ailleurs pas le souvenir que tu aies vu des tas de films des Dardenne qui s’en prennent la gueule avec toi ici ! :p ) mais je veux dire cette image élitiste (peu importe son nom) fait partie de l’image de Cannes, que tu le veuilles ou non. Après, qu’il y ait une certaine ouverture, oui bien sûr qu’il la faut et depuis quelques années, il y a déjà tout de même eu quelques grands pas. Mais je comprends aussi qu’ils veulent garder aussi ce cap pour préserver le festival. Sincèrement, quitte à passer pour la connasse de service (en précisant de nouveau que j’aime aussi les blockbusters), pour moi, mettre davantage de blockbusters serait la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Certes, on est d’accord que des arrangements seraient possibles à faire pour améliorer la compétition, la renouveler aussi. Mais déjà que dans la presse on parle suffisamment de ces films en question alors que justement des films d’auteur issus de n’importe quelle autre partie de la planète sont parfois suffisamment délaissés alors que c’est une occasion en or qu’on les expose ! A mon avis, à part quand le film est vraiment un bijou qui combine spectacle et dans un sens cinéma d’auteur (c’est d’ailleurs pour cette raison que le dernier Mad Max a mis tout le monde d’accord), c’est bien de limiter et qu’ils ne piquent justement pas la place à un autre film peut-être plus confidentiel mais qui aurait davantage besoin de cette place en competition, ce ne sont pas des films qui ont besoin en soi d’être davantage exposés, d’où la hors compet. Non, le cinéma ne se limite pas aux blockbusters américains qu’on voit déjà trop dans les médias en général.
    Justement tu ne fais QUE parler des soirées comme s’il avait que ça à Cannes. Ignore, reste avec les gens qui sont dans cette même optique et concentrons-nous sur les films.
    Pedro dit comme beaucoup « ouais non mais je ne veux pas de prix, je m’en cogne », mais s’il a sa Palme, il ne dira pas non :p

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  38. Le problème c’est que ce type de critiques c’est ceux qui vont au Cercle de Canal. Soit les mecs de Télérama ou des Inrocks. Puis les américains c’est toujours les mêmes envoyés soit The hollywood reporter et Vulture.
    What? Bon faut à tout prix voir The yards, La nuit nous appartient et Two lovers. The immigrant on verra cela plus tard.
    Il n’en reste pas moins que qualité ou pas les blockbusters se font tellement allumés (et c’est encore le cas du Bon gros géant qui, j’en suis sûr, est de qualité) qu’Hollywood ne veut plus prendre de risque. Si le studio derrière Snowden ne l’a pas envoyé là bas c’est non seulement parce qu’il veut toucher les Oscars en priorité, mais surtout car le dernier Stone projeté là bas s’est planté et qu’un film comme celui-là risquerait de se faire ternir par les critiques. Pas qu’elles ne seraient pas positives, mais Mad Max est un cas rare.
    J’ai vu un film des frères Dardenne pour tout te dire. Et malheureusement c’est quasiment toujours les mêmes sujets. Même chez Ken Loach il y

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  39. a plus de variété. Et quand je parle d’élitisme, je ne parle clairement pas de cinéma d’auteur. Un auteur ça se reconnaît, c’est aussi pour cela qu’un Michael Bay est un auteur et non un Brett Ratner qui est un vulgaire tâcheron. On reconnaît un auteur à ses films. Les Dardenne sont des auteurs en soi. Le problème que je pose c’est cet élitisme qui veut qu’on ramène toujours les mêmes chaque année en compet, alors qu’on pourrait les mettre dans d’autres sections que ce serait pareil. Si je me fixe sur ce que tu dis sur Cannes, il s’agit donc de quelque chose que je vomis et qui me gonfle énormément. Ce genre de conneries ne peut plus durer, surtout quand les mecs te parlent de soi-disant changement chaque année. On ne le voit pas puisqu’il y a toujours un Dardenne, parfois un Allen, un Almodovar ou un autre qui revient souvent.
    Quant à The Nice guys je l’ai vu et je peux te dire que c’est probablement le meilleur film de cette édition à l’instant où je te parle. Et le plus malheureux est qu’il est hors compet alors qu’il y a la place. Preuve en est on invite bien l’autre con de BHL vendredi.
    Un film événementiel avec des stars fera toujours plus de bruit qu’un film en compet sans. Est-ce que tu as beaucoup entendu parler de Mademoiselle ce week end? Non car il y avait Le bon gros géant et The nice guys le lendemain. La messe est dites et cela sera toujours pareil. D’autant plus que les chaînes de télé qui relayent soi-disant le festival n’en auront jamais rien à branler d’un film réalisé par un sud-coréen. Par contre un film avec George Clooney ils se toucheront dessus. 😉
    Si le film est bon et je parle d’un blockbuster ou un film du milieu hollywoodien je ne vois pas pourquoi il n’a pas le droit d’apparaître en compet. C’est profondément injuste et prouve l’élitisme pédant et allant uniquement dans un sens. Les mecs ont déjà vu les films avant de les balancer dans les différentes sections, va pas me dire qu’il ne voit pas qu’un film est de meilleur qualité même s’il est budgeté à 150 millions de $. Et ce n’est pas une question de surexposition ou autres, juste de qualité. Et c’est le cas de The nice guys et c’est le cas de Fury Road et ce sont deux productions Warner.
    Bah je suis désolé mais c’est bien que ça que l’on voit de Cannes et ce chaque année. Encore samedi je pense que 50 minutes inside va nous faire un petit sujet sur les soirées de luxe. Même les accrédités y vont. Le soir ils ne vont pas voir les films, ils vont se bourrer la gueule. C’est quand même des gens qui sont payés pour voir des films, pas pour danser chez Jean Roch merde!

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  40. ‘The Nice Guys’ relève du simple & bon divertissement …. S’il avait été en compétition, il aurait probablement récolté un seau de Pop-corn & 2 esquimaux, faut pas déc non plus…. 😉

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  41. Oui leur moue ridicule sur le tapis rouge… Rendez-moi Emma Thompson !
    Ahah ils étaient enfermés de leur mythe de chaîne festive et déglingué quant le résultat était juste nul. Même les Jt faits par des journalistes dont le but est donc de nous faire découvrir se cantonne aux mêmes stars déjà vues et revues.
    Rah triste pourtant j’ai vu des extraits de son one-man et c’était vraiment bon, je vais zapper la cérémonie de clôture, trop de tendresse pour lui 😀

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  42. @ Borat :
    Oooh Borat, si tu savais tout ce que je suis censée rattraper ! Mais je ne désespère pas, je finirai par les voir !
    Encore une fois, c’est ça que je ne comprends pas : comment peux-tu défendre un film que tu n’as pas vu ? J’aime Spielberg mais ce n’est pas Dieu, il s’est déjà planté et ça ne me semble pas impossible que ce soit le cas, surtout en adaptant un tel roman (même si je pars sans a priori et j’espère être séduite). Finalement, en prenant ce point de vue, tu joues exactement le même jeu que ceux que tu dézingues !
    Oui un seul film des Dardenne, c’est pas beaucoup. Après l’argument c’est toujours la même chose en se basant uniquement sur le sujet, je trouve ça pas forcément juste. Je veux dire par exemple, des Pedro, Moretti, Loach, Woody Allen et il y en a tant d’autres, tournent autour des mêmes thématiques. Pareil pour certains auteurs. Pourtant ils parviennent réellement à se renouveler dans la manière de traiter des thèmes presque obsessionnels. Je ne dis pas ça pour défendre en particulier les Dardenne (je connais assez mal leur cinéma, certains de leurs films m’ont plu, d’autres moins).
    Certes, mais j’ai quand même l’impression que tu fais l’amalgame et que tu rejettes un certain cinéma (surtout actuel je pense). Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’auteur au sein de grands studios mais justement tu fais une comparaison entre Bay et Ratner qui sont quand même dans une certaine zone de sécurité même s’ils ne proposent pas le même contenu.
    Sincèrement, tu te verrais foutre un Almodovar ou Dardenne dans des sections parallèles à Cannes ? Déjà quand c’était le cas de Desplechin et Kawase, c’était étrange. La vraie question est : pourquoi les réalisateurs veulent-ils aller à Cannes ? Pourquoi privilégient-ils moins des festivals aussi importants que Berlin et Venise ? De plus, je reviens à ce fait : ce n’est parce qu’il y a notamment beaucoup d’habitués en compet’ qu’on doit arriver à certains extrêmes !
    Tu dis que c’est le meilleur film de cette édition mais en même temps qu’as-tu vu d’autres de cette édition ? Bon après effectivement, je me demande aussi ce que fout BHL…
    Certes, c’est un fait et encore une fois, je ne crache pas contre les stars, c’est ce qui fait vivre ce festival. Mais personnellement, j’ai décidé d’entendre parler de Mademoiselle et compagnie parce que je ne suis pas obligée de regarder 50 mn Inside et compagnie. Je peux suivre les sites et blogs qui parlent de ce que je recherche.
    Ca dépend quelle chaine tu suis. Si tu suis comme moi la chaîne Cannes, tu as absolument tous les films présentés au même niveau sans jalousie : même temps présenté pour les conférences, interviews, montée des marches. Pareil si tu suis sur des sites et blogs qui vont voir tous les films de la competition. Encore une fois, on ne peut pas lutter contre certains médias parce que la superficialité du festival fait partie du jeu. Mais si on décide de se faire son festival j’ai envie de dire, on le peut. Justement si tu veux lutter contre ce système pas très valorisant pour le cinéma, le mieux pour moi est de prendre le contre-pied et de valoriser de son côté, même modestement, le travail de vrais cinéphiles qui donnent leur impression sur ce qu’ils vont vu.
    Je ne dis pas le contraire. Mais on a attend de l’exigence. Et j’ai d’ailleurs le même discours avec le cinéma d’auteur. J’attends tout simplement le meilleur ! Mais sincèrement, sur le papier, parmi les grands nombres de blockbusters qui sortent, pas pour être méprisante, j’ai bien peur que certains n’aient quand même pas leur place en compétition.

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