The Revenant

réalisé par Alejandro González Iñárritu

avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Lukas Haas, Paul Anderson, Kristoffer Joner, Brendan Fletcher, Grace Dove…

Drame, western, aventure américain, canadien. 2h36. 2015.

sortie française : 24 février 2016

interdit aux moins de 12 ans

165611.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

The Revenant : Photo Leonardo DiCaprio

Si vous suivez ce blog depuis un moment, vous devez savoir que j’ai un mal fou avec les films d’Alejandro González Iñárritu et j’ai une dent en particulier contre son Oscarisé Birdman. On ne va revenir dessus, je risque de vous gaver. Cela dit, ce réalisateur doit être bien entouré : j’ai beau dire que je déteste ce qu’il fait (ou moyennement pour ceux qui sont un peu plus épargnés), à chaque fois qu’il sort un nouveau film, j’ai envie d’aller le voir. Les sujets qu’il propose, les bandes-annonces vendeuses, le casting… Ses films sont toujours bien « vendus ». Etant donné que j’avais/j’ai une certaine rancoeur envers ce réalisateur (j’en parle comme si je le connaissais personnellement et qu’il m’avait fait du mal, je sais, ça devient grave), je me méfiais tout de même du buzz autour de The Revenant. On ne parlait que de l’Oscar de Leo à venir puis une fois qu’il a eu entre ses mains (sans déconner, on était tous plus ou moins au bord de la crise de nerfs avec cette histoire !), des conditions de tournage difficiles (du genre, on doit aimer ton film parce que les gens qui l’ont fait ont morflé : ça s’appelle du chantage affectif) ou encore d’une affreuse scène avec un ours massacrant méchamment Leo justement. J’étais donc partagée entre curiosité et crainte. C’est pour cette raison que je suis allée voir ce film (issu du roman de Michael Punke, tiré de l’histoire de Hugh Glass) – vraiment – au tout dernier moment. Dans l’ensemble, j’ai été surprise d’aimer The Revenant. Certes, certains points m’ont tout de même gênée, le film n’est pas un chef-d’oeuvre non plus mais je dois avouer qu’il m’a emballée. Comme quoi, tout est possible ! Alejandro González Iñárritu fait partie de ces réalisateurs acclamés parce qu’il met en avant des choix esthétiques. Dans The Revenant, on les retrouve clairement, que ce soit dans les mouvements de caméra, l’image agressive et écrasante ou encore la photographie (on retrouve derrière le talentueux triple oscarisé Emmanuel Lubezki). Dans les précédents films d’Iñárritu, j’avais toujours l’impression qu’il y avait une utilisation gratuite et superficielle de ces choix artistiques. Certes, encore une fois, j’ai tout de même certaines réserves dans le sens où on sent – vraiment – l’influence de Malick (comment ne pas penser au Nouveau Monde avec un tel sujet ? Ou encore à The Tree of Life avec cette obsession pour ces plans d’arbres en contre-plongée ?) et d’autres visiblement. Cela dit, ces choix-là trouvent au moins une signification et ça produit son effet mine de rien.

The Revenant : Photo Grace Dove, Leonardo DiCaprio

Ainsi, j’ai été tout de suite prise dans l’action, le film démarrant assez fort avec cette scène d’attaque spectaculaire et violente dans laquelle on arrive à voir justement tout ce qui se passe à l’écran malgré la multitude de personnages. Les déplacements de caméra sont fluides, nous permettant de comprendre assez rapidement tous les enjeux et de donner encore plus d’intensité à la scène sans pour autant nous donner la gerbe. Dans les scènes marquantes, je reviens justement sur celle avec l’ours qui attaque sévèrement Hugh Glass (donc notre Leo). Je dois avouer : je l’ai trouvée impressionnante. Surtout, au-delà de ces scènes chaotiques, toujours grâce à ce soin esthétique et d’autres choix artistiques, dans l’ensemble, l’atmosphère apocalyptique m’a emportée. J’ai également été sensible du propos autour de l’homme miniature face à la grandeur de la nature indomptable. Finalement, le spectateur se retrouve en quelque chose dans la peau de Glass : on ne doit pas toujours faire appel à notre raison mais plutôt à notre instinct. Même si je ne pense pas qu’Iñárritu arrive au talent de Malick en ce qui concerne la représentation de la symbiose entre l’homme et la nature, il parvient tout de même à la mettre en scène magistralement, en nous touchant et en ayant la sensation qu’on a vécu une expérience au cinéma. Après, je regrette tout de même plusieurs éléments, ce qui explique quelques réserves. Tout d’abord, justement, le pari de l’expérience ne tient pas totalement sur la durée. Je ne me suis pas ennuyée car encore une fois, j’ai été captivée par cette aventure qui met en avant un point important de l’histoire américaine. Mais l’aspect expérimental est un peu gâché par des problèmes de rythme qui surviennent au cours de la deuxième partie. J’ai trouvé l’histoire intéressante et le traitement autour de la nature assez réussi, le scénario m’a également semblé efficace. Cela dit, on a beaucoup vendu ce film comme une histoire de vengeance et c’est vrai que ce point est bien présent. Je ne dis pas que c’est nécessairement mal traité mais ça m’a paru beaucoup moins poussé que les autres thèmes présents. Les tics superficiels ne sont parfois pas si loin que ça, même si heureusement la qualité globale les empêche.

The Revenant : Photo Tom Hardy

On a beaucoup parlé de l’Oscar de Leonardo DiCaprio. Depuis des années, la statuette lui a tant échappé alors qu’il méritait de la recevoir à plusieurs reprises. En tant que grande fan de DiCaprio, avant de découvrir le film, j’étais évidemment contente qu’il remporte cet Oscar pour l’ensemble de sa carrière. Après, il faut se rendre à l’évidence : un Oscar est attribué pour une interprétation en particulier. Il faut alors juger sur son travail dans The Revenant. Honnêtement, qu’en ai-je vraiment pensé ? Face à ses concurrents, c’était bien celui qui méritait le plus la statuette pour moi. Après je dois avouer que je m’attendais à « mieux ». Je m’explique : je trouve Leo très bon. Evidemment,  j’ai une pensée pour son travail très physique dans le froid, ça se ressent à l’écran et c’est quelque chose qu’on ne doit pas négliger dans le sens où il parvient à donner une crédibilité et même une épaisseur à son personnage. Mais du coup, je trouve que l’interprétation plus générale est un peu en dessous de mes attentes, comme si le film en lui-même prenait un peu trop le dessus ou plutôt comme si tout le travail physique dans lequel l’acteur s’est tant investi envahissait le reste de la performance. Après encore une fois, Leonardo DiCaprio livre tout de même une bonne interprétation mais je préférais exprimer mon petit bémol. J’avoue que j’aurais préféré qu’il remporte la fameuse statuette pour un autre film. J’ai été plus surprise par l’interprétation de son partenaire, Tom Hardy, enfin nommé aux Oscars. Je veux dire, je n’ai jamais douté de son talent, je l’ai toujours trouvé excellent. Mais vu tout le foin qu’on a fait autour de Leo, on avait presque fini par oublier qu’il avait un partenaire. Or, Hardy mérite qu’on parle de lui parce que justement il parvient mieux à allier interprétation et travail physique. De plus, il a beau jouer le méchant de l’histoire, il réussit à ne pas tomber dans la caricature alors qu’il y avait tout pour qu’il tombe dans ce piège. Dans des rôles plus secondaires, j’ai également aimé retrouver Domhnall Gleeson, qu’on voit décidément partout en ce moment. Je comprends l’engouement autour de cet acteur : on a beau le voir que quelques minutes, il a une véritable présence ! Enfin, Will Poulter s’en sort également bien et prouve qu’il peut être bon quand il est bien dirigé (je fais partie de ces gens traumatisés par sa présence dans Le Labyrinthe…).

The Revenant : Photo Leonardo DiCaprio

Publicités

44 réflexions au sujet de « The Revenant »

  1. Ah ah ah, j’ai hâte de le voir celui-là. Figurera-t-il sur mon futur nouveau blog ? Surprise ! J’ai un peu peur d’être déçue car je ne suis pas fan des derniers Innaritu

    J'aime

  2. Je n’ai pas vu The Revenant et honnêtement, je ne sais pas si je le verrais un jour. J’adore Tom Hardy, plus que Leo et si je le regarde, ce sera seulement pour son interprétation.. Le battage médiatique sur ce film m’a coupé toute envie…

    J'aime

  3. L’Oscar relève plus de Koh-Lanta que d’une quelconque interprétation cinématographique. 😉
    Pour revenir au revenant, pas de quoi s’en relever la nuit non plus.

    J'aime

  4. Ouuh, ma déception de l’année 2016, entre Dicaprio qui éructe trois borborygmes dans tout le film, qui mange son cheval et un poisson cru en tant que Jizzeusse Chraïste version revival de Gollum et Tom Hardy censé incarner le mal suprême (alors que c’est surtout un pécore sans aucune couilles)(mais ça n’engage que moi), je dis non. Trop, c’est trop. Alejandro, arrête le massacre, retourne filmer des aiguilles de sapin sans torturer personne et pis voilà.
    Survendu, totalement survendu comme un film de vengeance furieux et nerveux. Arnaque. Et puis alors, je te parle même pas du cheap des scènes avec le fantôme de sa femme (ça risque de me rendre violente).

    Par contre, les images sont belles, oui. Mais sur Arte aussi, ils montrent des documentaires avec des belles images et sans personne pour venir baver dans le cadre.

    J'aime

  5. J’avoue qu’après avoir vu la bande-annonce au cinéma qui m’a littéralement foutu la gerbe (avec caméra virevoltante, panos, travelling, effet stroboscopique de la lumière dans les arbres et grand angle sur des gros plans, je me sentais vraiment pas dans mon assiette), j’ai décidé de respecter mon estomac fragile d’attendre la sortie en DVD de ce film.
    Paraît qu’en fait, ça bouge moins que dans la bande-annonce et que c’est supportable, et même très bien, ce que tu sembles confirmer. Mais je sais pas, j’ai toujours pas envie d’y aller. Je vais attendre encore un peu

    J'aime

  6. Bon…tu connais mon avis sur ce film donc je n’ai pas besoin d’écrire un pavé ici 😛
    Je suis d’accord avec toi sur pas mal de points, notamment à propos de Tom Hardy. J’aurais tellement voulu qu’il remporte aussi sa statuette!

    J'aime

  7. Je suis un poil moins emballée que toi mais je partage ton avis sur la majorité des points. Leo est très bon mais son personnage ne m’a pas touchée. Alors que celui de Tom Hardy… Il est odieux et manipulateur, un vrai connard comme je les aime ; et l’acteur l’incarne tellement bien! Bon, ok, je voue un culte à Tom Hardy mais c’est un mec très talentueux.
    Sinon, l’aspect contemplatif des choses (l’eau qui coule, un tronc d’arbre, des cailloux) m’a profondément ennuyée. J’ai bien compris le blabla que ça représente mais je déteste ça au cinéma. Si je veux observer un caillou pendant 10 minutes, je sors de chez moi. C’est un beau film mais c’est long (j’ai failli ne pas y aller à cause de ça, ma vessie tenant à peine 2h) et mal vendu (dans le sens où le film en lui-même ne correspond pas tout à fait à ce qu’on prétendait qu’il était)

    J'aime

  8. Je suis d’accord avec toi concernant Leo Dicaprio et les oscars. Il aurait pu l’avoir pour d’autres films.
    Bisous à toi!

    J'aime

  9. dans l’ensemble j’avais bien aimé bien que… le film m’a fait plus d’une fois lever les yeux au ciel dans le genre « c’est cela oui… »

    J'aime

  10. Bonjour Tina, n’ayant vraiment pas aimé Birdman ou d’autres films précédents d’Inarittu, avec The Revenant, le réalisateur est remonté dans mon estime. Je n’ai pas vu les trucages. Je croyais que l’ourse était vraie. Et je n’ai pas vu le temps passer. Bonne après-midi.

    J'aime

  11. J’avais beaucoup aimé ce film qui a été une bonne surprise. Je n’ai pas vu tous les films d’Inarritu, je suis loin d’être experte de son travail aussi j’y étais allée sans aucun a priori, Oscars ou pas.
    J’ai trouvé la mise en scène magnifique, les paysages sont sublimés et les performances des acteurs m’ont vraiment scotchée. Ça n’engage que moi mais je trouve que DiCaprio méritait son prix pour ce film (même s’il le méritait déjà pour d’autres, on est bien d’accord). Il réussit à s’imposer avec simplement son corps, ses expressions et c’est fort. D’autant qu’il met sa partition au service du film pas pour faire une performance.
    Enfin bref, j’en garde un bon souvenir même si j’avais trouvé que le côté « je survis à tout » du personnage était un peu gros 😉

    J'aime

  12. @ Popcorn & Gibberish :
    Je comprends que tu deviens méfiante, il y a de quoi quand il y a un tel buzz. J’espère juste qu’il te plaira tout de même si tu parviens à le regarder un de ces jours ! 😀

    J'aime

  13. @ Sweet Judas :
    Je n’ai pas encore lu ta chronique (ça arrive bientôt, je rattrape toutes les autres critiques que j’avais mis de côté depuis deux mois !) mais à mon avis ça promet vu ton énervement trèèèès violent (que je comprends sur certains points, cela dit !).

    J'aime

  14. @ Girlie Cinéphilie :
    Je redoutais aussi ces plans et techniques en question car parfois Inarritu en abuse. Certes il y en a quand même on ne va pas se mentir mais après tout est une question de ressenti. Soit on vit un minimum le film soit au contraire c’est le genre d’approche qui peut faire fuir. Hâte d’avoir ton avis en tout cas quand tu le verras chez toi tranquille 🙂

    J'aime

  15. @ Céline :
    Je n’ai pas vu la performance de Mark Rylance dans Le Pont des Espions pour voir s’il méritait sa statuette (visiblement il est très bon dedans), c’est encore difficile pour moi de dire si Hardy la méritait à la place (selon moi). J’espère juste que Hardy trouvera un jour un très bon rôle et livrera de nouveau une interprétation extraordinaire et qui sera récompensé 🙂

    J'aime

  16. @ Mel :
    Ahahah le coup de la vessie ! Je comprends car la longueur d’un film est un argument de poids pour que j’aille le voir ou non ou alors au coeur de mon organisation (du genre je m’amuse pas à boire un thé avant d’aller au ciné…).
    Je parie que t’es pas fan de Malick, je me trompe ? Je comprends en tout cas que ça corresponde pas à tes attentes de cinéphile 😉

    J'aime

  17. Quand je vais au cinéma, j’arrête de boire 4h avant la séance. Tout le monde se fout de moi mais il m’est déjà arrivé de quitter une salle en catastrophe parce que je ne tenais plus.
    Et tu as parfaitement deviné, je déteste Malick. Mais vraiment beaucoup XD

    J'aime

  18. @ Potzina :
    Après Leo n’est pas mauvais, c’est pas un Oscar honteux, loin de là ! Mais c’est vrai que quand tu vois les merveilles qu’il a fait rien qu’avec Scorsese, je me pose forcément des questions !
    Mais dans l’ensemble je vois qu’on est d’accord 🙂

    J'aime

  19. Je suis globalement d’accord avec toi. Le film s’essouffle dans sa deuxième partie après une entame assez bluffante en terme de mise en scène et d’émotion. Quant à la performance de Di Caprio, ce n’est pas si choquant qu’il gagne l’Oscar.

    J'aime

  20. Encore une grande chronique de l’insatisfaction contradictoire comme je les adore ! Sur la comparaison Malick/Inarritu :  » Même si je ne pense pas qu’Iñárritu arrive au talent de Malick en ce qui concerne la représentation de la symbiose entre l’homme et la nature, il parvient tout de même à la mettre en scène magistralement, en nous touchant et en ayant la sensation qu’on a vécu une expérience au cinéma. » Sur Leo :  » Face à ses concurrents, c’était bien celui qui méritait le plus la statuette pour moi. Après je dois avouer que je m’attendais à « mieux ». »
    Et pourquoi ne pas dire tout simplement que ce film était formidable. Pas comme un film de Malick d’ailleurs, car Inarritu n’est pas Malick et même, comme le dit Emmanuel Lubezki leur chef op’, ils sont très différents en vérité. Tu parles de symbiose entre l’homme et la nature. Chez Inarritu, c’est tout le contraire : la nature est farouchement hostile, si séduisante soit-elle à nos yeux. Malick n’entend rien à ce parcours de souffrance qui caractérise tous les personnages des films d’Inarritu. Il entretient également une métaphysique plus abstraite, plus éloignée des délires baroques oniriques d’Inarritu qui s’ancrent dans son origine mexicaine (plus proche étrangement du mysticisme russe façon Tarkovski). Pour une fois qu’on nous raconte l’histoire d’un héros bigger than life sans qu’il faille l’habiller d’une cape ou d’un slip rouge, personnellement, je suis preneur. 🙂

    J'aime

  21. Un film de qualité mais pas sans défaut. J’ai vu mieux de l’ami Dicaprio, qui a ici une palette un peu limitée d’émotions. Pas qu’il joue mal mais je l’ai trouvé plus inspiré sur les derniers Marty. Le thème de Sakamoto est beau mais est réutilisé quasiment tout le temps dans le montage. En revanche la réalisation est superbe (le début fait beaucoup penser à Il faut sauver le soldat Ryan), le reste du casting est monumental et les 2h40 défilent bien (ce dont j’avais le plus peur).

    J'aime

  22. Jolie chronique là aussi, Tina, et je partage beaucoup de tes points de vue. Avec le recul, mes regrets véritables vont à ce côté spirituel du film, que je respecte, mais auquel je ne suis pas sensible. Je trouve ça trop américain, avec le côté « le gentil » vs. « le méchant » qui me fatigue un peu de son manichéisme.

    Le film n’est pas à jeter pour autant et constitue une belle expérience de cinéma (surtout sur grand écran, à mon avis). Je te rejoins pleinement sur le talent d’Emmanuel Lubezki pour la photo et sur la grande interprétation, pas assez honorée, de Tom Hardy – un Oscar n’aurait pas été volé. Je ne suis pas sûr que j’aurais donné de statuette dorée à Leo pour ce film – mais sans doute lui en aurais-je donné avant (dans son style propre, je continue de penser que c’est l’un des meilleurs acteurs de sa génération).

    J'aime

  23. @ Princecranoir :
    OOOOOhhhhhh !! Ca fait mon charme voyons ! :p
    Je reviens juste ce que tu soulignes (car dans ma tête, ça a l’air normal ahaha) : je pense que oui ça reste « magistral » dans le sens où je me suis quand même dit « wow ». Mais le fait de penser sans cesse à Malick (alors que Inarritu dit dans ses interviews que ça n’y ressemble pas, blablabla on est trop cons de penser comme ça) m’a perturbée, c’est comme si quelque part Inarritu n’arrivait pas à effacer ce qui a déjà fait (je ne sais pas si tu me suis ?). C’est pour ça que je n’arrive pas totalement à dire que le film est formidable justement. Il y a des choses qui coincent encore et pourtant il y a une nette amélioration par rapport à ce que Inarritu a déjà avant. Quant à Leo, oui son Oscar il le méritait techniquement mais ça ne m’a pas autant bluffée que prévu. En fait, c’est un peu comme l’année de Sandra Bullock : c’était la meilleure face à ses concurrentes mais pourtant quand tu vois The Blindside, sans crier au scandale, tu te dis « bon ben finalement »…
    Je pense que la nature est certes hostile chez Inarritu, qu’elle est bien source de souffrance, plus que chez Malick, mais je pense qu’il y a quand même une symbiose (je pense notamment à la scène dans laquelle Leo se couvre dans le cheval, ça m’a frappée). Je pense juste qu’elle s’exprime différemment mais c’est pas pour ça que la symbiose n’est pas présente.

    J'aime

  24. @ Martin :
    Je n’en ai pas parlé parce que ça ne m’a pas gênée durant ma séance mais oui il y a quand même une opposition manichéenne. L’interprétation de Hardy empêche tout de même de tomber dans la caricature, ce qui aurait pu être facile.
    Comme toi, j’aurais certainement donné la statuette à Leo mais pour un autre film du genre Le Loup de Wolf Street ! 😀

    J'aime

  25. D’accord avec toi, Tina, tu as le droit d’avoir tes préférences. Et il n’y a rien de drôle dans tes commentaires. Au contraire, je les trouve parfaits et complets… tu as vraiment bien analysé tout ça… je n’ai vraiment rien à ajouter

    J'aime

  26. Oui, bon, c’est un grand film, par l’image. Par la narration, un peu moins.
    Comme toi, je partage ton point de vue sur DiCaprio et Hardy
    Sinon, comme Prince, il n’y a pas de symbiose entre l’homme et la nature chez Innaritu, en tout cas, il ne l’exprime pas textuellement. C’est davantage une bête que l’homme doit dompter, occuper, équarrir pour servir ses vils intérêts (d’où le scène du cheval que tu cites en réponse à son commentaire).

    J'aime

  27. @ 2flicsamiami :
    Dans l’ensemble je vois qu’on est d’accord en dehors du fameux point évoqué sur la « symbiose » ou non. Après encore une fois, c’est une question de ressenti et d’appréhension de l’oeuvre, je comprends qu’on ne puisse pas du tout partager mon point de vue. Après c’est peut-être aussi une question de « terme ». 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s