Archive | février 2016

Les mondes de Philip K. Dick

Je ne pourrais pas prétendre connaître le travail de Philip K. Dick de A à Z mais cela fait depuis quelques années maintenant (de tête depuis mon entrée à la fac) que je m’intéresse à cet auteur. Je l’ai découvert en regardant certaines adaptations cinématographiques.

Philip K. Dick trouble vos écrans !

♦ J’ai d’abord commencé par ses nouvelles (j’en cite quelques unes si ça peut inciter certains à découvrir son oeuvre) :

  • Le Rapport Minoritaire (The Minority Report), 1956

→ Minority Report de Steven Spielberg (2002) avec Tom Cruise, Colin Farrell, Samantha Morton, Kathryn Morris et Max Von Sydow.

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  • Un jeu guerrier (War Game), 1959
  • Ce que disent les morts (What the dead men say), 1964. La trame est reprise dans Ubik (1966).
  • Ah, être un Gélate (Oh, to be a Blobel), 1964.
  • Souvenirs à vendre (We can remember it for you wholesale), 1966.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990) avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Michael Ironside.

Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall) de Len Wiseman (2012) avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Bryan Cranston et Jessica Biel.

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  • La Foi de nos pères (Faith of our fathers), 1967.
  • La Fourmi électrique (The Electric Ant), 1969.
  • Nouveau modèle (Second Variety), 1953.

Planète Hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995) avec Peter Weller.

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  • L’Imposteur (The Impostor), 1953.

Impostor de Gary Fleder (2001) avec Gary Sinise, Vincent D’Onofrio, Mekhi Pfifer, Madeleine Stowe, Tony Shalhoub et Gary Dourdan.

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♦ Puis j’ai eu l’occasion de découvrir deux romans (qui font partie de ses plus connus) qui font

  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep ?), 1968.

Blade Runner de Ridley Scott (1982) avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young et Darryl Hannah.

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  • Susbtance Mort (A Scanner Darkly), 1977.

A Scanner Darkly de Richard Linklater avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson et Rory Cochrane.

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♦ Il y a eu également d’autres adaptations cinématographiques de ses nouvelles ou romans :

  • La Clause du Salaire (Paycheck), 1953.

Paycheck de John Woo (2003) avec Ben Affleck, Aaron Eckhart, Uma Thurman, Paul Giamatti, Michael C. Hall et Kathryn Morris.

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  • L’Homme doré (The Golden Man), 1954.

Next de Lee Tamahori (2007) avec Nicolas Cage, Jessica Biel, Julianne Moore.

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  • Rajustement (Adjustement Team), 1954.

L’Agence (The Adjustement Bureau) de George Nolfy (2011) avec Matt Damon, Emily Blunt, Anthony Mackie, Terrence Stamp, John Slattery et Michael Kelly.

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♦ Nova Production m’a proposé de regarder avant sa diffusion sur Arte le documentaire sur cet auteur qui s’intitule (vous l’aurez compris au titre de ce billet) Les Mondes de Philip K. Dick. Il s’agit d’une excellente surprise qui plaira à un grand nombre de spectateurs, c’est-à-dire à la fois les fans de l’auteur ou les gens qui connaissent déjà son oeuvre et ceux qui n’ont jamais lu ses nouvelles ou ses romans. Ce documentaire, court, bien rythmé et passionnant, se présente comme une sorte de biographie permettant de mettre en lumière son oeuvre. Ainsi, il n’y a rien de voyeuriste lorsque le documentaire se plonge dans des moments douloureux et intimes (comme la perte de sa soeur). Le but n’est pas qu’on pleure sur son sort (même si c’est évidemment émouvant, je n’ai pas un coeur de pierre !) mais de comprendre ce qui l’a poussé à écrire ou encore pourquoi certains thèmes ou descriptions sont récurrents dans son oeuvre. J’ai également apprécié de voir des documents d’archive avec l’auteur himself. Personnellement, je n’avais jamais réellement eu l’occasion de le voir s’exprimer dans des vidéos donc ça m’a aidée à mieux le cerner. Il y a aussi de nombreux intervenants qui parlent de Philip : sa famille, ses amis, des auteurs de SF, son psy, des scientifiques et même Rutger Hauer. On ne tombe pas dans le défilé de personnalités qui veulent juste montrer leur lien avec Dick, il s’agit de témoignages qui permettent de nouveau d’apprendre à connaître davantage l’hommes, son écriture et ce qu’il a apporté plus généralement à la science-fiction. On s’aperçoit alors à quel point son oeuvre est toujours aussi universelle et que la science-fiction ne devrait pas être une barrière mais au contraire une ouverture sur des questions à la fois actuelles, existentielles et profondément humaines. Enfin, et c’est pour ça que j’écris aussi ce billet, ce documentaire réussit à montrer le lien fort entre les oeuvres de Philip K. Dick et le cinéma. Il faut dire que son oeuvre, très visionnaire, liée à sa personnalité torturée, ne peut être que destinée au cinéma.


Les mondes de Philip K. Dick, documentaire réalisé par Yann Cocquart, co-écrit avec Ariel Kyrou.

Diffusion sur Arte le mercredi 2 mars à 22h35.


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Liebster Award n°3

On m’a de nouveau nommée (et à deux reprises) pour les Liebster Awards !

Le principe est en tout cas toujours le même : je dois d’abord dire 11 choses sur moi puis répondre (donc ici deux fois) à 11 questions posées par les blogueurs qui m’ont taguée. Comme la dernière fois, je ne tague personne ni ne reposerai 11 nouvelles questions. Il y a déjà pas mal de questions ici, donc si quelqu’un veut reprendre les questionnaires, pas de souci !

Merci encore à Bigregirl et Potzina pour la nomination, j’y réponds toujours volontiers !

Allez, c’est parti !

♦ ♦ ♦

1- J’ai « découvert » récemment une véritable bonne astuce pour les cheveux gras : la farine ! En effet, depuis déjà quelques mois (et ça porte ses fruits), j’évite de surlaver mes cheveux et d’espacer les shampoings afin de ne plus les abîmer (et de gagner du temps, disons les choses). J’avais donc les cheveux très gras et je trouvais ça bête de les laver étant donné que j’allais faire du sport ! Or, je ne voulais pas ressembler non plus à un gros poulpe dégueulasse. Je me suis alors rappelée d’une méthode que j’avais entendue dans la chronique de Mad Gyver. Du coup, j’ai testé et je vous confirme : ça maaaarche !

2- On ne rigole pas mais je me suis remise à rejouer aux Sims très récemment. Cela dit, je ne joue plus comme quand j’étais ado, c’est-à-dire sans compter les heures. Je contrôle davantage mes parties, du genre une heure max et pas tous les jours. C’est con, mais du coup, j’ai l’impression de décompresser réellement et de mieux apprécier d’y jouer qu’auparavant !

3- A la fac, j’ai étudié pendant un semestre les sciences du langage, en particulier les langues du monde. Grâce à cela, en rendant un dossier sur une langue (et qui m’a permis d’avoir une très belle note), je connais un peu l’espéranto (en tout cas j’ai quelques notions mais j’imagine que ça ne sert à rien dans la vie !).

4- Dans les bilans du mois, je mets que mes lectures personnelles. Cela dit, je pourrais ajouter tous les nombreux petits livres que je lis à cinq gosses surexcités à la fin de ma séance d’animation (trois fois par soir depuis novembre, la liste devient vraiment longue !).

5- Depuis que je suis correspondante de presse locale au sein d’un journal quotidien régional, j’ai réussi à faire publier 40 articles.

6- Je tiens un carnet dans lequel je note tous les films que je vois dans l’année. Je le tiens depuis janvier 2010 !

7- Je garde souvent mes nouvelles et brouillons de texte pour moi mais je peux vous révéler une sorte de pseudo nouvelle que j’ai posté sur Booknode (le but étant de respecter certaines consignes). Certes, il y a encore des améliorations à faire mais je suis attachée à ce texte que j’ai écrit en peu de temps !

8- Certains le savent, j’aime bien regarder les Youtubeuses beauté/lifestyle du genre EnjoyPhoenix, Elsamakeup, Sananas, Jenesuispasjolie, Sandrea, Audrey Marshmaloo etc… Ma préférée reste Horia !

9- Comme certains le savaient, j’ai passé en mai dernier le concours d’entrée à l’EJCAM (l’école de journalisme et de communication à Marseille). Sans surprise, je ne suis pas parvenue à aller jusqu’aux oraux. J’ai eu en tout 8,67 en me plantant royalement dans des matières qui pourtant auraient pu me parler sur le papier : le français et l’anglais ! En revanche, j’ai tout de même eu plus de la moyenne en culture générale et synthèse des documents (et sans préparation) !

10- J’ai des petits pieds ! En effet, j’achète du 36 !

11- J’étais récemment en voiture et je chantais, en me prenant pour Adele, Man or Muppet. J’étais alors à l’arrêt quand soudain, toujours pendant mon chant, je tourne ma tête et je vois la tête complètement hallucinée d’un de mes profs en vélo (que j’ai failli écrabouiller avant sans savoir qu’il s’agissait de lui, passons). Je crois que ça fait partie des moments les plus humiliants de mon existence.

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♦ ♦ ♦

Les questions de Bigregirl :

 

1- Quel est le pays que vous avez préféré visiter?

C’est difficile d’y répondre parce que j’ai aimé tous les pays que j’ai visités pour des raisons très différentes. Comment comparer l’Irlande à l’Italie par exemple ? En plus, en ce moment, je suis en train de réfléchir sur mon prochain voyage, forcément, je suis en train de me replonger dans mes souvenirs de touriste !

2- Une célébrité que vous auriez entrevue de près ou de loin?

La question étant floue, on va découper cette question en plusieurs points :

Les concerts avec (par ordre chronologique) Avril Lavigne, Tokio Hotel, Bruce Springsteen, The Killers, ZZ Top, Joe Bonamassa, Newton Faulkner, Florence + The Machine, Mika, Offspring, Muse, Ennio Morricone… Je les ai vus de loin mais ça compte !

Les avant-premières avec Jean Dujardin (yeaaah la photo avec lui et la dédicace) et Michel Hazanavicius pour The Artist, Stefan Liberski pour Tokyo Fiancée, Laurent Cantet pour Entre les murs et l’équipe de Samba (Omar Sy, Tahar Rahim, Izia Higelin, Eric Toledano et Olivier Nakache).

Enfin, j’ai rencontré Amélie Nothomb en dédicace pour Pétronille et elle était tellement gentille !

3- Citez une chanson/un livre que vous auriez aimé écrire vous-même.

Quelle question difficile ! Pour le livre, je dirais en général les romans de Nick Hornby. Je suis tout simplement fan de son style léger, de la manière de présenter des personnages attachants et plus généralement ce sont des histoires qui m’intéressent et qui me parlent ! Quant à une chanson, je dirais Not Crying de Flight of the Conchords… Juste tellement drôle !

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4- Que mangeriez-vous là tout de suite en cas de grosse faim?

Euuuh sûrement une saloperie bourrée de sucre et de chocolat… Même si j’essaie quand ça m’arrive d’être plus raisonnable maintenant. Mais c’est pas toujours facile de lutter !

5- Quel aurait dû être votre prénom si vous aviez été du sexe opposé?

Mes parents m’ont dit que c’était soit Alexandre soit Sylvain. Pour l’anecdote, je suis née le 22 avril… à la saint-Alexandre !

6- De quoi avez-vous le plus peur: les araignées, les souris ou les serpents?

Je ne suis pas à l’aise avec les trois mais dans mes souvenirs, étant donné que j’étais tous les étés confrontée à ces animaux quand j’étais enfant (maintenant on ne les voit plus, ce qui n’est pas bon signe), j’ai vraiment peur des serpents !

7- Quel est l’animal le plus singulier que vous voudriez comme compagnon de vie?

Certainement un chat parce que je connais pas mal cet animal pour avoir vécu avec (et c’est plus ou moins le cas aujourd’hui).

8- Une anecdote scolaire à partager?

En 5e, pour gagner des points supplémentaires, la prof avait proposé qu’on chante devant toute la classe. Je ne me rappelle plus de la chanson, c’était une chanson sur un chien mal-aimé (je ne pense pas que c’était un tube, c’était juste un machin proposé dans les manuels). J’étais un peu une sorte de clown et puis je m’en foutais du ridicule donc j’y vais. Evidemment, je massacre comme il faut la chanson en prenant un stabilo en guise de micro, la classe est pliée en quatre. La prof, tellement désespérée, a coupé la chanson en plein milieu et m’a dit avec sa voix de sorcière : « Va t’asseoir, tu chantes trop mal, je ne te note même pas ! ».

9- Dans une autre vie, vous êtes prof. Qu’enseignez-vous?

Le français (logique par rapport à mon parcours scolaire/universitaire et mon amour pour les mots).

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10- Quel est le plat typique de votre région que vous n’aimez pas du tout/pas vraiment/pas spécialement?

L’aïoli !

11- Depuis combien de temps me suivez-vous sur le blog? (LA question égocentrique)

Depuis quelques mois très chère si tu passes par là !

♦ ♦ ♦

Les questions de Potzina

1- Si tu devais choisir là tout de suite, dans quelle ville souhaites-tu vivre les deux prochaines années ?

Je me sens bien dans ma ville mais si je devais vraiment partir, soit je resterais en France et j’irai dans une grande ville comme Bordeaux et Nantes (qui m’ont plu en tant que touriste) ou sinon j’irai carrément à l’étranger comme Dublin, Edimbourg ou Londres.

2- La dernière série que tu viens de découvrir ?

J’en ai déjà parlé récemment dans mon dernier bilan mais je refais un petit résumé ici : Flight of the Conchords, Justified, Parks and Recreation et American Horror Story. Je les aime toutes !

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3- Une chanson que tu écoutes souvent mais que tu n’assumes pas vraiment ?

J’en ai des tas… Allez, une au pif, pour avouer mon crime : Fight for this love de Cheryl Cole.

4- Le film dont tu connais presque toutes les répliques ?

De tête, je dirais Pulp Fiction, Reservoir Dogs, The Big Lebowski, Les Visiteurs, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure.

5- Tes bonnes résolutions pour 2016 ?

Prendre soin de moi, fuir les cons, ne plus stresser pour des choses qui n’en valent pas la peine ou du moins sans que ça prenne des proportions, m’occuper de mon avenir (études ou boulot ?) et continuer à écrire.

6- Le prochain concert/spectacle/pièce de théâtre que tu vas voir ?

David Gilmour aux Arènes de Nîmes en juillet !

7- Le livre que tu me conseilles ABSOLUMENT ?

Il y en a des tas : Notre-Dame de Paris (Victor Hugo), De Sang-Froid (Truman Capote), L’Attrape-coeurs (J.D. Salinger), Disgrâce (J.M. Coetzee), L’Histoire de Pi (Yann Martel), Au coeur des ténèbres (Joseph Conrad), Charlie et la Chocolaterie (Roald Dahl), Le Petit Prince (St-Exupéry), La Dame aux Camélias (Alexandre Dumas fils), L’Etrange cas du Dr Jekyll et Mister Hyde (R. L. Stevenson), Les Apparences (Gillian Flynn), Le Chef-d’oeuvre inconnu (Balzac), Chroniques Martiennes (Ray Bradbury), Les Robots (Isaac Asimov), La Voleuse de Livres (Markus Zusak), Différentes saisons (Stephen King), Hygiène de l’assassin (Amélie Nothomb), L’histoire d’Helen Keller (Lorena A. Hickock), J’irai cracher sur vos tombes (Boris Vian), Substance Mort (Philip K. Dick), Le Journal de Bridget Jones (Helen Fielding), La Métamorphose (Kafka), Haute Fidélité (Nick Hornby). Impossible de donner une seule réponse, tout dépend de ce qu’on recherche !

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8- Tu préfères avoir des yeux derrière la tête ou avoir trois bras ? Et oui, mes questions sont super sympas !

Je dirais des yeux derrière la tête ! Ca me permettrait de voir les sales coups derrière et puis grâce à mes cheveux, je pourrais les cacher !

9-Ton activité préférée pour un dimanche soir ?

Boire du thé allongé sur le lit avec une couverture en regardant une émission, un film ou une série.

10- Ta chanson préférée pour l’année 2015 ?

I Can Change de Brandon Flowers.

11- Le personnage (livres, films ou séries) qui te ressemble le plus ? Pas forcément physiquement !

Honnêtement, je me vois comme une sorte de mix entre Rob Fleming de Haute Fidélité, Fran de Black Books, Daisy de Spaced et un chouïa des meufs de Girls !

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La Saint Valentin en dix films

Demain aura lieu la Saint-Valentin. Personnellement, je n’accorde pas vraiment d’importance à cette fête qui est plus commerciale qu’autre chose. Cela dit, il faut avouer que cela peut être une bonne occasion pour regarder quelques films durant cette période ! Pour écrire ce billet, j’ai imaginé dix de films pouvant correspondant à différents types de situation amoureuse. Je n’ai pas nécessairement choisi les meilleurs films d’amour de tous les temps, loin de là, et il n’y a pas que des films considérés comme romantique. J’ai simplement mis dix films que je pourrais revoir volontiers demain (parce qu’on regarde aussi des films en fonction de son humeur). Je me suis limitée à dix films mais il y en a des tas d’autres qui avaient parfaitement leur place dans ce billet. On aurait presque pu rebaptiser le billet « Dix films que j’ai envie de revoir pour la Saint-Valentin » (mais ça faisait loooong). Allez, commençons !

♥♥♥

Il n’y a pas d’âge pour rencontrer son premier amour…

40 ans toujours puceau (Judd Apatow, 2005)

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N’est-ce pas étrange de commencer cette sélection par un film qui ne correspond nécessairement à ce qu’on attend à la Saint-Valentin ? Pourtant, ça fait du bien de voir ce type de film juste loin des possibles niaiseries (attention, comme vous allez le voir plus bas, j’ai besoin de ma dose de guimauve, hein) qu’on a envie de regarder à la Saint-Valentin. Pourtant, je ne suis pas toujours fan de Judd Apatow (que ce soit le réalisateur, le scénariste ou le producteur), trouvant parfois ses films lourdingues voire même carrément vulgaires. Cela peut paraître étrange que je mette 40 ans toujours puceau (le titre pouvant faire fuir) dans ce genre de sélection, pourtant j’aime sincèrement ce film que je trouve vraiment drôle et j’aime beaucoup le revoir malgré sa longue durée ! Certes, c’est assez cru mais j’ai été étonnée de voir finalement un film très tendre avec son personnage principal, incarné par l’excellent Steve Carell, qui va en quelque sorte grandir en rencontrant enfin l’amour. Comme quoi, il n’est jamais trop tard !

♥♥♥

De l’amitié à l’amour

Quand Harry rencontre Sally (Rob Reiner, 1989)

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Ah c’était la bonne époque avec une Meg Ryan qui était encore mignonne et non défigurée par la chirurgie ! On peut d’ailleurs dire la même chose en ce qui concerne la gueule de Billy Crystal (qui a signé certains dialogues) ! En tout cas, malgré les choucroutes très années 80′ des personnages, Quand Harry rencontre Sally a vraiment bien vieilli ! L’évolution de la relation entre Harry et Sally est un bon moyen de poser des interrogations sur les relations hommes-femmes : est-ce qu’un homme et une femme peuvent être amis sans que l’un ait envie en réalité de coucher avec l’autre ? La relation en elle-même est très touchante mais le film est surtout très drôle et d’une grande fraîcheur ! On se souvient évidemment tous de la scène du restaurant dans laquelle Meg Ryan simule un orgasme mais cela serait vraiment réducteur de ne retenir que cette scène !

♥♥♥

On peut rencontrer le grand amour en étant complètement bourré(e) et hystérique

My Sassy Girl (Kwak Jae-Yong, 2001)

My Sassy girl : Affiche

My Sassy Girl est certainement une des seules comédies romantiques asiatiques qui a remporté un joli succès en Occident, au point d’avoir son remake américain (complètement naze) par Yann Samuell (réalisateur de Jeux d’enfants, un des films que je déteste le plus sur cette planète) en 2008 avec Elisha Cuthbert (je la préférais dans le surprenant The Girl Next Door) et Jesse Bradford. La version originale est en tout une véritable bombe. On accroche dès les premières minutes avec cette scène désormais culte dans le métro avec une héroïne complètement bourrée au point de dégueuler sur un passager. Cette scène marque alors la rencontre improbable entre un jeune garçon timide et une fille délurée, avec une folle imagination et qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Le film est souvent très drôle mais surtout il est plus profond qu’il en a l’air, en prenant le temps de s’intéresser aux personnages, notamment de comprendre pourquoi cette « sassy girl » en fait voir de toutes les couleurs à son nouveau chéri.

♥♥♥

L’amour n’a pas d’âge…

Harold et Maude (Hal Ashby, 1971)

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Une histoire d’amour est-elle possible entre un jeune suicidaire et une personne âgée de presque 80 ans ? C’est en tout cas ce que prouvent les personnages de Harold et Maude, interprétés par les géniaux Bud Cort et Ruth Gordon. Sur le papier, ça a l’air déprimant de voir toute cette mort régner dans ce couple (lui par son état mental, elle par son âge), pourtant, grâce à cette romance, portée par la musique de Cat Stevens, il s’agit surtout d’une ode à la vie et à la liberté. Le film est souvent émouvant, notamment la fin, mais c’est aussi souvent drôle, même si l’humour est très noir, en nous montrant notamment Harold mettre en scène ses pseudo tentatives de suicide qui n’étonnent même plus sa propre mère. A travers cette romance hors normes, Harold et Maude lutte à sa façon contre le militarisme, l’église, une certaine bourgeoisie et plus généralement les conventions sociales.

♥♥♥

L’amour par correspondance

Rendez-vous (Ernst Lubitsch, 1940)

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Rendez-vous, parfois plus connu sous son titre original, The Shop Around the Corner, est pour moi une comédie romantique qui a brillamment su traverser le temps. Certes, nos moyens de communication ont changé et le remake (plutôt sympathique) Vous avez un message de la regrettée Nora Ephron, avec le génial Tom Hanks et à l’époque une Meg Ryan encore jolie qui avait un physique encore humain, et non proche de celui d’un canard (décidément, elle m’a traumatisée), montre bien que les choses au fond n’ont pas tellement changé en dehors de la matérialité. Rendez-vous possède en même temps ce charme qu’ont les films d’une certaine époque que je regrette parfois actuellement. Il est également porté par mon acteur préféré James Stewart ainsi que par la charmante Margaret Sullivan. Au-delà de la romance pétillante, j’ai surtout aimé la dimension sociale de ce long-métrage qui aborde notamment le  thème du chômage. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’ai l’impression que la part sociale était bien plus présente dans des films romantiques de l’époque que maintenant.

♥♥♥

L’amour face à l’Histoire

Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939)

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Ce n’est pas toujours facile de se lancer dans ce monument du cinéma quand on sait qu’il dure quatre heures. De plus, quand on est Français, la guerre de Sécession peut paraître un peu lointain (surtout qu’on n’en parle pas des masses à l’école notamment). Mais finalement, Autant en emporte le vent passe très vite ! J’insiste vraiment sur ce point car je sais qu’il y a des personnes qui sont rebutées par cette durée mais ne le soyez pas ! Tout est absolument magnifique : évidemment les décors et costumes absolument spectaculaires mais surtout l’histoire d’amour entre Scarlett O’Hara (l’époustouflante Vivien Leigh) et Rhett Butler (le fantastique Clark Gable).  J’aime énormément Scarlett, pourtant elle ne paraît pas sympathique au premier abord : capricieuse, jalouse voire même égoïste, incapable de voir le véritable bonheur et amour sous ses yeux, elle sait aussi se montrer forte et courageuse, voire même moderne pour son époque.

♥♥♥

L’amour impossible

Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)

Je dois avouer que j’ai mis du temps à regarder ce film car j’avais peur de voir un film trop mélo. Mais au bout d’un moment, je me suis bougée le popotin, en me disant que Papi Clint ne pouvait pas signer une daube et que ça me plairait ! Finalement, même si c’est effectivement mélo (c’est plus un constat qu’un reproche) mais ce n’est pas non plus mièvre. Sur la route de Madison est à la fois un film élégant et surtout réellement hyper émouvant, j’en ai chialé et tout ça. Meryl Streep est absolument épatante dans le rôle de cette femme qui apprend à se libérer, à devenir même sensuelle au contact de Clint Eastwood d’une grande tendresse. Le couple formé par Street et Eastwood est très éphémère (l’histoire d’amour ne dure que quatre jours !) mais pourtant leur amour est solide, rare et puissant. La relation amoureuse est finalement comme les photographies du personnage d’Eastwood : un instant capté mais qui traverse le temps malgré la séparation des deux personnages.

♥♥♥

L’amour est partout

Love Actually (Richard Curtis, 2003)

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Impossible pour moi de ne pas penser à Love Actually, une de mes comédies romantiques préférées ! Ce qui est génial en plus, c’est que je peux regarder ce film à la Saint-Valentin et à Noël ! Je n’aime pas forcément les portraits-croisés mais là je les suis volontiers, chaque personnage a son petit truc pour qu’on ne l’oublie pas. On réduit souvent Love Actually à de multiples romances alors qu’en réalité, il ne se limite pas à la relation amoureuse. Une comédie romantique qui fait alors du bien, avec un casting incroyable qui réunit beaucoup d’acteurs que j’aime. Il a aussi le mérite de rappeler à tous/toutes les célibataires que ce n’est pas grave de ne pas avoir d’amoureux car autour de nous, l’amour est bien là sous d’autres formes. Et puis c’est aussi une très bonne occasion de revoir encore une fois le déjà regretté Alan Rickman (franchement, je ne m’en remets pas).

♥♥♥

Un amour ne peut pas s’oublier

N’oublie jamais (Nick Cassavetes, 2004)

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A force des tas de filles dire du bien de N’oublie jamais (ces mêmes filles qui adorent Dirty Dancing et Ghost – je l’avoue, j’ai un mal fou avec ces deux films, qu’on ne me tape pas !), j’avais finalement tout sauf envie de le regarder ! Je m’attendais à un gros machin dégoulinant de sentiments. Certes, ce n’est pas le film le plus, comment dire, subtil que j’ai pu voir. Il assume totalement son côté mélo. Au début, j’étais même sceptique et puis petit à petit je me suis laissée embarquer par cette romance. Rachel McAdams et Ryan Gosling sont vraiment adorables et forment un couple crédible. Mais il faut avouer que le film devient vraiment émouvant quand il s’intéresse à Gena Rowland, dont le personnage est atteinte de la maladie d’Alzheimer (la mamounette de Nick Cassavetes) et James Garner, qui raconte à son épouse leur histoire d’amour dans l’espoir qu’elle retrouve la mémoire. Je me suis même surprise à verser quelques larmes (vous l’aurez compris, je ne fais que chialer, hein).

♥♥♥

L’amour vit toujours, même après la mort

PS : I love you (Richard LaGravenese, 2007)

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Soyons honnêtes : PS : I love you ne brille pas pour ses qualités cinématographiques. Là encore, j’étais sceptique quand je suis allée le voir. Pour être honnête, je ne l’ai vu que pour Hilary Swank ! Certes, il y a beaucoup de facilités, peut-être qu’on nous tend facilement la perche pour qu’on chiale (et d’habitude, c’est quelque chose qui m’énerve !) mais pourtant quelque chose fonctionne vraiment dans l’histoire qui reste crédible et j’ai ressenti l’amour sincère entre les deux personnages. Le charme opère tout simplement ! En tout cas, c’est un film qui m’a vraiment émue (et devinez quoi… j’ai encore chialé !) mais en même temps possède une véritable fraîcheur. C’était aussi l’époque où Gerard Butler jouait encore un peu et ne se contentait pas de faire le mannequin comme un abruti. Pour celles (et même ceux, ne soyons pas sexistes) qui ont passé, comme moi, un bon moment devant ce film, je conseille Love, Rosie (avec Lily Collins et Sam Claflin), adaptation de son roman La vie est un arc-en-ciel. Certes, il ne s’agit pas non plus d’un grand film mais l’histoire est de nouveau très prenante !

♥♥♥

Sur ce,  (oui, je passe au « tu », là on passe aux choses sérieuses) :

Si t’es en couple et que tu fêtes la Saint-Valentin, alors bonne Saint-Valentin avec ton ou ta chéri(e) et éclate-toi bien.

Si t’es célibataire et que tu te sens seul(e) pour cette soirée, ne déprime pas justement. Regarde un film qui pourrait te remonter le moral et ne te lamente pas sur ton sort. C’est inutile et tu auras de la morve partout. Sérieusement, t’as envie de ressembler à Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle quand elle pleure ?

Si tu t’en fous totalement, cela ne t’empêche pas de regarder une comédie romantique parce que love is everywhere. Sinon, ne t’emmerde pas : regarde un film d’horreur.

♥♥♥