Les Tuche 2 : Le rêve américain

réalisé par Olivier Baroux

avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Sarah Stern, Pierre Lottin, Theo Fernandez, Ken Samuels, Susan Almgren, Alice Morel Michaud, Richard Robitaille, Christian de la Cortina, Ralph Amoussou, Maurice Barthélémy, Olivier Baroux…

Comédie française. 1h34. 2015.

sortie française : 3 février 2016

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À l’occasion de l’anniversaire de « coin-coin », le benjamin de la fratrie, la famille Tuche part le retrouver aux États-Unis : les choses ne vont pas se passer comme prévu, mais alors pas du tout.

Les Tuche 2 - Le rêve américain : Photo Isabelle Nanty, Jean-Paul Rouve

Je sais que je vais choquer certains d’entre vous mais j’ai décidé d’assumer mes goûts : oui, j’accorde la moyenne aux Tuche 2. Non, je n’ai pas aimé Steve Jobs ni Ave César. Ca, c’est dit. J’assume aussi le fait que j’avais à peu près apprécié le premier Tuche, sorti en 2011. Je n’aime pas forcément nos comédies françaises actuelles, je n’aime par ailleurs pas non plus les autres films d’Olivier Baroux (qui a vraiment signé des horreurs : Safari, L’Italien, Ce soir je dors chez toi ou encore Entre Amis). Cependant, j’ai toujours eu de la sympathie pour ce film à l’humour parfois lourd qui met en avant une famille de beaufs. J’étais curieuse de découvrir la suite, voir comment les personnages et l’histoire allaient évoluer et surtout savoir si cette suite serait meilleure que le premier film. Il y a tellement de suites ratées qu’on pouvait craindre le pire… surtout qu’on parlait des Tuche justement. Or, même si on me dira que ce n’était pas bien dur, Les Tuche 2 est, sans évidemment crier au bon film, meilleur que le premier film. J’ai plus souri que ri en regardant le premier Tuche alors que là malgré ses défauts, j’ai plus ri dans cette suite : pour moi, c’est le b.a.-ba d’une comédie, j’estime qu’à partir de ce point de vue, Les Tuche 2 remplit à peu près ses objectifs, même si j’ai conscience qu’il ne plaira pas à tout le monde. En fait, les gens qui ont à peu près « aimé »/apprécié le premier film devraient aimer la suite, et ceux qui avaient déjà horreur du 1 doivent fuir le 2e opus. C’est assez logique. Je suis en tout cas contente de voir un film plus drôle que prévu, non, pas tout est dans la bande-annonce ! Dans les points positifs, comme je le disais, j’ai pas mal ri. Il y a notamment un bon running gag (en tout cas je suis rentrée dans le délire) autour de La Petite Maison dans la Prairie. Il y a également pas mal de bons gags dans la première partie du film (la rencontre avec les Indiens par exemple), même si nous pouvons regretter qu’elle ne soit pas concrètement utile dans le sens où elle n’apporte concrètement rien au sujet de base (l’histoire commence réellement lorsque la famille revoit Donald). Après, je pense qu’Olivier Baroux assume totalement ce côté presque « sketch » à la limite du hors-sujet, je crois qu’il voulait surtout faire rire sans se prendre au sérieux.  Je crois que mon impression serait très différente si Baroux avait voulu prétendu du contraire.

Les Tuche 2 - Le rêve américain : Photo Claire Nadeau, Jean-Paul Rouve, Pierre Lottin, Sarah Stern, Theo Fernandez

Soyons honnête : Olivier Baroux n’a strictement aucun talent de mise en scène et même dans un sens de scénariste. L’histoire est vraiment plus que simple et ne tient pas sur grand chose. Les gags sont plus mis en avant que l’intrigue en elle-même, même si elle revient un peu à la fin du film (qui baisse légèrement en rythme, comme dans le premier film), face à un schéma assez récurrent, en nous faisant ressortir la même recette (mignonne mais lourde) : l’argent nous rend con, il faut d’abord rester une famille soudée avec des valeurs (notamment la tolérance et tout ça). L’écriture n’est absolument pas fine, je comprends qu’on puisse vraiment détester (et je ne dis pas d’ailleurs en être totalement fan, qu’on ne transforme pas mes propos!). Pourtant, je ne sais pas trop comment il y est arrivé avec tant de caricature et de lourdeur mais les personnages sont pourtant drôles et attachants. Beaucoup diront qu’on se moque des beaufs, des gens d’un certain milieu. Je n’en suis pas si sûre justement et c’est peut-être pour cela que Les Tuche 2 n’est pas un mauvais film ou en tout cas que je n’ai pas envie de taper dessus. Je crois au contraire que Baroux aime ses personnages, interprétés par des acteurs inspirés, qui ont aussi permis à ce film de trouver son public. Il n’y a à faire, j’adore depuis le premier film le déluré et improbable Jeff Tuche, interprété par un Jean-Paul Rouve très en forme. J’aime également beaucoup Isabelle Nanty dans ce rôle, elle est certes « beauf » mais elle est très attachante et compréhensive, cela apporte vraiment quelque chose à ce film déjà très volontairement caricatural. J’avais bien aimé les autres membres de la famille dans le premier film mais ils n’étaient pas toujours mis en avant. Certes, je ne trouve pas Donald très intéressant comme personnage : son intelligence, ou dans un sens, sa normalité, ne semble servir qu’à essayer de consolider ne serait-ce un semblant d’intrigue (en tout cas, cela y ressemblerait). En revanche, mamie Suze (plus surprenante que prévu) incarnée par l’excellente Claire Nadeau, le fils rappeur « qui travaille toujours sur son premier album » va faire enfin son coming out (Pierre Lottin exquis avec ce langage complètement incompréhensible!) et Stéphanie (une convaincante Sarah Stern) toujours aussi cruchasse trouvent enfin leur place au cœur de ce film et c’est peut-être pour cela que cette suite me semble plus réussie que le premier.

Les Tuche 2 - Le rêve américain : Photo Claire Nadeau, Isabelle Nanty, Jean-Paul Rouve, Pierre Lottin, Sarah Stern

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Les mondes de Philip K. Dick

Je ne pourrais pas prétendre connaître le travail de Philip K. Dick de A à Z mais cela fait depuis quelques années maintenant (de tête depuis mon entrée à la fac) que je m’intéresse à cet auteur. Je l’ai découvert en regardant certaines adaptations cinématographiques.

Philip K. Dick trouble vos écrans !

♦ J’ai d’abord commencé par ses nouvelles (j’en cite quelques unes si ça peut inciter certains à découvrir son oeuvre) :

  • Le Rapport Minoritaire (The Minority Report), 1956

→ Minority Report de Steven Spielberg (2002) avec Tom Cruise, Colin Farrell, Samantha Morton, Kathryn Morris et Max Von Sydow.

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  • Un jeu guerrier (War Game), 1959
  • Ce que disent les morts (What the dead men say), 1964. La trame est reprise dans Ubik (1966).
  • Ah, être un Gélate (Oh, to be a Blobel), 1964.
  • Souvenirs à vendre (We can remember it for you wholesale), 1966.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990) avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Michael Ironside.

Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall) de Len Wiseman (2012) avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Bryan Cranston et Jessica Biel.

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  • La Foi de nos pères (Faith of our fathers), 1967.
  • La Fourmi électrique (The Electric Ant), 1969.
  • Nouveau modèle (Second Variety), 1953.

Planète Hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995) avec Peter Weller.

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  • L’Imposteur (The Impostor), 1953.

Impostor de Gary Fleder (2001) avec Gary Sinise, Vincent D’Onofrio, Mekhi Pfifer, Madeleine Stowe, Tony Shalhoub et Gary Dourdan.

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♦ Puis j’ai eu l’occasion de découvrir deux romans (qui font partie de ses plus connus) qui font

  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep ?), 1968.

Blade Runner de Ridley Scott (1982) avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young et Darryl Hannah.

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  • Susbtance Mort (A Scanner Darkly), 1977.

A Scanner Darkly de Richard Linklater avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson et Rory Cochrane.

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♦ Il y a eu également d’autres adaptations cinématographiques de ses nouvelles ou romans :

  • La Clause du Salaire (Paycheck), 1953.

Paycheck de John Woo (2003) avec Ben Affleck, Aaron Eckhart, Uma Thurman, Paul Giamatti, Michael C. Hall et Kathryn Morris.

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  • L’Homme doré (The Golden Man), 1954.

Next de Lee Tamahori (2007) avec Nicolas Cage, Jessica Biel, Julianne Moore.

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  • Rajustement (Adjustement Team), 1954.

L’Agence (The Adjustement Bureau) de George Nolfy (2011) avec Matt Damon, Emily Blunt, Anthony Mackie, Terrence Stamp, John Slattery et Michael Kelly.

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♦ Nova Production m’a proposé de regarder avant sa diffusion sur Arte le documentaire sur cet auteur qui s’intitule (vous l’aurez compris au titre de ce billet) Les Mondes de Philip K. Dick. Il s’agit d’une excellente surprise qui plaira à un grand nombre de spectateurs, c’est-à-dire à la fois les fans de l’auteur ou les gens qui connaissent déjà son oeuvre et ceux qui n’ont jamais lu ses nouvelles ou ses romans. Ce documentaire, court, bien rythmé et passionnant, se présente comme une sorte de biographie permettant de mettre en lumière son oeuvre. Ainsi, il n’y a rien de voyeuriste lorsque le documentaire se plonge dans des moments douloureux et intimes (comme la perte de sa soeur). Le but n’est pas qu’on pleure sur son sort (même si c’est évidemment émouvant, je n’ai pas un coeur de pierre !) mais de comprendre ce qui l’a poussé à écrire ou encore pourquoi certains thèmes ou descriptions sont récurrents dans son oeuvre. J’ai également apprécié de voir des documents d’archive avec l’auteur himself. Personnellement, je n’avais jamais réellement eu l’occasion de le voir s’exprimer dans des vidéos donc ça m’a aidée à mieux le cerner. Il y a aussi de nombreux intervenants qui parlent de Philip : sa famille, ses amis, des auteurs de SF, son psy, des scientifiques et même Rutger Hauer. On ne tombe pas dans le défilé de personnalités qui veulent juste montrer leur lien avec Dick, il s’agit de témoignages qui permettent de nouveau d’apprendre à connaître davantage l’hommes, son écriture et ce qu’il a apporté plus généralement à la science-fiction. On s’aperçoit alors à quel point son oeuvre est toujours aussi universelle et que la science-fiction ne devrait pas être une barrière mais au contraire une ouverture sur des questions à la fois actuelles, existentielles et profondément humaines. Enfin, et c’est pour ça que j’écris aussi ce billet, ce documentaire réussit à montrer le lien fort entre les oeuvres de Philip K. Dick et le cinéma. Il faut dire que son oeuvre, très visionnaire, liée à sa personnalité torturée, ne peut être que destinée au cinéma.


Les mondes de Philip K. Dick, documentaire réalisé par Yann Cocquart, co-écrit avec Ariel Kyrou.

Diffusion sur Arte le mercredi 2 mars à 22h35.


American Horror Story : Hotel

Créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk

Avec Lady Gaga, Kathy Bates, Evan Peters, Sarah Paulson, Denis O’Hare, Wes Bentley, Matt Bomer, Cheyenne Jackson, Chloë Sevigny, Angela Bassett, Mare Winningham, Finn Wittrock, Max Greenfield, John Carroll Lynch, Lili Rabe, Gabourey Sidibe, Anthony Ruivivar, Richard T. Jones, Naomi Campbell, Darren Criss, Mädchen Amick, Alexandra Daddario, Christine Estabrook…

Anthologie horrifique américaine. 5e saison. 2015-2016.

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A Los Angeles, la Comtesse Elizabeth dirige l’hôtel Cortez, un lieu dans lequel se déroulent des événements étranges. Rob Lowe, qui enquête sur une série de meurtres, atterrit à l’hôtel, rempli de personnages ambigus et de secrets terrifiants…

Photo Lady Gaga

La cinquième saison de la série d’anthologie American Horror Story s’intitule Hotel. Elle a été marquée par le départ (espérons provisoire !) de Jessica Lange et remplacée par la chanteuse Lady Gaga (qu’on voit décidément partout : aux Golden Globes en touchant Leonardo DiCaprio, au Superbowl avec sa reprise de l’hymne national américain, en David Bowie aux Grammy et bientôt aux Oscars : depuis le bide de son dernier album très étrange, pour ne pas dire inécoutable, on ne la jamais autant vue !). Certes, cette dernière est déjà apparue dans quelques films mais n’avait jamais tenu un tel rôle ! Nous reviendrons sur sa performance plus tard. En tout cas, comme pour les précédentes saisons, nous pouvons suivre sans souci les épisodes de Hotel même s’il y a plusieurs connexions avec les précédentes saisons (la première Murder House et la troisième Coven) à travers des flashbacks ou en faisant intervenir (ou plutôt revenir) certains personnages comme par exemple le docteur Charles Montgomery (Matt Ross), l’agent immobilier Marcy (Christine Estabrook) et la médium Billie Dean Howard (Sarah Paulson) de la première saison ou encore Queenie (Gabourey Sidibe) de la troisième saison. Si j’ai depuis rattrapé mon retard et ai enfin vu la première saison, au moment où j’ai vu Hotel, je n’avais pas encore regardé Murder House. Pourtant, je vous confirme qu’on peut suivre Hotel sans connaître ce qui s’est passé dans les précédentes saisons (même si ça doit être un petit plus quand on connait déjà certains personnages). Parlons alors de Hotel : je dois avouer que j’étais au début un peu sceptique. Pourtant, les épisodes dès le début sont plaisants et rythmés, en terme de divertissement je n’ai pas été déçue de ce côté-là. Cette saison est bourrée de références que ce soit à la première saison (l’hôtel semble avoir les mêmes fonctions que la maison de l’horreur) ou plus généralement à de grandes oeuvres littéraires et/ou cinématographiques. La référence la plus évidente est celle de Shining (notamment dans l’esthétique même de l’hôtel ou le parallèle entre Jack Torrance et John Lowe) ou encore à Gatsby le Magnifique. Cela dit, on n’a pas non plus l’impression de voir un copier-coller de ce qu’on a déjà vu. Cette saison trouve vite ses marques et plus généralement sa personnalité.

Photo Evan Peters

Pourtant je me suis demandée au début où ça voulait en venir. Je ne comprenais pas la direction prise par le scénario (il faut dire qu’il y a pas mal d’intrigues et de personnages en parallèle) ni le propos derrière. Je n’ai pas non plus tout de suite compris l’intérêt de certains personnages pour être honnête, notamment celui de Sally (Sarah Paulson). Après, de tête, vers la mi-saison, le scénario prend en quelque sorte une tournure qui relance le récit et qui a balayé tous les doutes que j’avais. Certes, je reste persuadée que certains rôles secondaires, notamment Will Drake (Cheyenne Jackson), Donovan (Matt Domer) ou encore Alex (Chloë Sevigny), ne sont pas totalement exploités. Cela dit, les scénaristes ont pour moi le don de rendre cette série toujours aussi addictive et inventive (déjà rien que l’épisode avec tous les tueurs à Halloween est juste… wow !). Pourtant, sur le papier, on a vu des tonnes de fois des histoires avec des vampires, des fantômes et des tueurs mais j’ai pourtant pris un réel plaisir à redécouvrir ici ces variations sur ces thèmes et personnages. Ce que j’avais peur au début de cette saison, c’est le lot conséquent d’intrigues et de personnages en peu d’épisodes (on en compte douze). Or, finalement, toutes les histoires se rejoignent de manière cohérente au bout d’un moment. De plus, la mise en scène est toujours aussi soignée, les décors très réussis, mêlant à la fois le glamour et le glauque, à l’image des personnages. En ayant conscience que cette saison a ses quelques défauts, et paradoxalement, même si certains personnages auraient mérité un meilleur traitement, pourtant l’écriture des personnages est un atout selon moi. Les scénaristes n’ont pas eu peur d’exploiter leur folie, leurs côtés les plus sombres mais aussi paradoxalement leur humanité. Je trouve que leur complexité ressort véritablement dans la deuxième partie de la saison, en particulier dans l’épisode final, pour moi une grande réussite émotionnelle permettant de boucler tout ce qui a été mis en place. Les personnages un peu trop délaissés finissent même par trouver leur place. De ce que j’ai vu (j’ai donc vu trois saisons sur cinq de la série, en sachant que j’ai aussi vu sans le vouloir le final de Coven), je trouve qu’il s’agit du final le plus réussi d’une saison de American Horror Story.

Photo Sarah Paulson

On attendait forcément au tournant Lady Gaga et même si Jessica Lange nous manque, la chanteuse, qui a remporté un Golden Globe pour son interprétation, s’en sort remarquablement bien (même si, pour être honnête, son prix me semble un peu exagéré, mais après il n’a pour moi rien de honteux). Certes, on pourra toujours dire que le rôle était vraiment fait pour elle ou même qu’elle fait du Lady Gaga dans un sens. Mais elle n’interprète pourtant pas un rôle un si facile que ça et ne se contente pas de jouer la femme glamour qui défile avec de somptueux et extravagants costumes. Après, peut-être que son interprétation est aidée par l’écriture même de son personnage. Ce que je peux dire, c’est qu’elle n’est pas la plus épatante du casting. Comme beaucoup d’internautes, j’ai été bluffée par la performance de Denis O’Hare alias l’attachante Liz Taylor. On aurait pu vite tomber dans la caricature mais au fil des épisodes, ce personnage prend de plus en plus d’épaisseur et au final on est content de le revoir à chaque épisode. C’est finalement un personnage positif (ce qui fait du bien vu la noirceur des personnages, que ce soit dans cette saison ou même les autres) qui va apporter une véritable émotion à cette série très sombre. Dans l’ensemble, le reste du casting est à la hauteur. Sarah Paulson incarne certes un personnage difficile à cerner au début de cette saison pourtant son interprétation est de nouveau très juste et elle aussi évite une caricature qui était pourtant possible. Là encore, même si son personnage aurait pu être plus développé, j’ai bien aimé l’interprétation de Chloë Sevigny. Je connais finalement mal cette actrice mais je ne l’aurais pas imaginée dans un rôle plus posé. On ne peut évidemment pas passer à côté de Evan Peters, loin de ses rôles d’ado (certes perturbé mais un ado ou jeune homme). Il incarne ici l’inquiétant serial killer James Patrick March. Il y a quelque chose de plus adulte dans ce rôle. Je sais que certains spectateurs ont eu du mal à voir l’acteur avec le costume d’époque, cette voix assez forcée, mais je trouve que son interprétation reste crédible. Angela Bassett joue encore les femmes fatales mais encore une fois, elle fait des merveilles. J’ai également pris beaucoup de plaisir à revoir Finn Wittrock (alias Dandy de Freak Show) dans un double-rôle (un mannequin écervelé et un acteur de l’époque) ainsi que Mare Winningham fantastique en maniaque du ménage : officiellement, ils font partie des rôles récurrents et non principaux. Pourtant, je pense qu’ils méritaient bien d’apparaître dans le générique d’ouverture avec tous leurs autres camarades ! Enfin, même s’il ne s’agit que d’un petit rôle, Lili Rabe en Aileen Wuornos est fantastique !

Photo Denis O'Hare

Ave, César !

réalisé par Joel et Ethan Coen

avec Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes, Scarlett Johansson, Channing Tatum, Tilda Swinton, Jonah Hill, Frances McDormand, Christophe Lambert, Heather Goldenhersh, Veronica Osorio, Max Baker, Ian McBlack, David Krumholtz, Alison Pill, Alex Karpovsky…

titre original : Hail, Caesar !

Comédie américaine, britannique. 1h40. 2016.

sortie française : 17 février 2016

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La folle journée d’Eddie Mannix va nous entraîner dans les coulisses d’un grand studio Hollywoodien. Une époque où la machine à rêves turbinait sans relâche pour régaler indifféremment ses spectateurs de péplums, de comédies musicales, d’adaptations de pièces de théâtre raffinées, de westerns ou encore de ballets nautiques en tous genres. Eddie Mannix est fixer chez Capitole, un des plus célèbres Studios de cinéma américain de l’époque. Il y est chargé de régler tous les problèmes inhérents à chacun de leurs films. Un travail qui ne connaît ni les horaires, ni la routine. En une seule journée il va devoir gérer aussi bien les susceptibilités des différentes communautés religieuses, pour pouvoir valider leur adaptation de la Bible en Technicolor, que celles du très précieux réalisateur vedette Laurence Laurentz qui n’apprécie que modérément qu’on lui ait attribué le jeune espoir du western comme tête d’affiche de son prochain drame psychologique.Il règle à la chaîne le pétrin dans lequel les artistes du studio ont l’art et la manière de se précipiter tous seuls. En plus de sortir une starlette des griffes de la police, ou de sauver la réputation et la carrière de DeeAnna Moran la reine du ballet nautique, Eddie Mannix va devoir élucider les agissements louches du virtuose de claquettes, Burt Gurney. Cerise sur le gâteau, il a maille à partir avec un obscur groupuscule d’activistes politique qui, en plein tournage de la fameuse superproduction biblique AVE CÉSAR lui réclame une rançon pour l’enlèvement de la plus grosse star du Studio, Baird Whitlok. Le tout en essayant de juguler les ardeurs journalistiques des deux jumelles et chroniqueuses ennemies, Thora et Thessaly Thacker. La journée promet d’être mouvementée.

Ave, César! : Photo George Clooney, Josh Brolin

Je suis une immense fan des frères Coen au point d’avoir vu toute leur filmographie. Certes, ils n’ont pas signé que des chefs-d’oeuvre mais j’arrive même à apprécier les quelques films moyens ou mineurs de leur carrière. J’avais donc très envie de découvrir leur dernière comédie, présentée en ouverture au dernier festival de Berlin (en hors compétition), qui présente un sacré casting dans lequel nous retrouvons beaucoup d’habitués de leur univers : Josh Brolin (No Country for Old Men, True Grit), George Clooney (O’Brother, Intolérable CruautéBurn After Reading), Scarlett Johansson (The Barber), Frances McDormand (Sang pour Sang, Fargo, Burn After Reading, The Barber etc… il s’agit de sa 8e collaboration avec les frangins) et Tilda Swinton (Burn After Reading). Selon les deux réalisateurs, Ave, César ! marque le dernier film de « la Trilogie des Idiots » après l’excellent O’Brother et le sympathique Burn After Reading. Hélas, je n’ai pas du tout aimé leur dernier long-métrage. Il s’agit pour moi d’une énorme déception : c’est réellement la première fois que je trouve un de leurs films mauvais. C’est encore une fois la preuve qu’un film bourré de stars n’est pas toujours un gage de qualité. Je me suis énormément ennuyée et je n’ai pas ri tant que ça. Certes, les scènes de tournage sont sympas. Le tournage du film avec le personnage de George Clooney qui incarne César peut effectivement les péplums de l’époque, la séquence musicale avec Channing Tatum en marin est fantastique et la scène avec Scarlett Johansson en sirène est également bien foutue esthétiquement. La scène de tournage avec Alden Ehrenreich en acteur de western ne sachant pas aligner trois mots sous la direction du so british Ralph Fiennes est vraiment excellente, certainement la seule qui m’a vraiment fait rire (avec ce qui suit derrière). Hélas, ce n’est pas parce que ces scènes-là sont réussies que le reste l’est. Il manque pour moi une véritable cohérence entre les scènes de tournage et celles en dehors du studio, mais surtout il n’y a pas de cohérence entre les différentes intrigues mises en place, c’est-à-dire entre la réunion des différentes autorités religieuses pour réaliser un film adapté de la Bible en Technicolor, le kidnapping de Baird Whitlock par des communistes, le secret de grossesse d’une star célibataire et le changement de registre d’un acteur de western. On a du coup l’impression d’assister à une alternance de sketchs pas du tout aboutis. Par conséquent, on connait mal les personnages et on n’a pas envie de s’intéresser à eux (et à leurs histoires).

Ave, César! : Photo Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes

Que ce soit les personnages, les différentes histoires à l’intérieur de la grande, les nombreuses références historiques (notamment le maccarthysme qui a condamné de nombreux artistes) et plus généralement les thèmes abordés (les conditions de travail des artistes, l’éternelle opposition entre l’art et le marketing), tout est survolé alors que ça méritait un meilleur traitement. C’est dommage car d’un point de vue esthétique, le film est plutôt réussi avec notamment des beaux costumes, d’imposants décors et une photographie soignée, le tout permettant vraiment aux spectateurs de retrouver une certaine image que nous avons en tête des films hollywoodiens des années 1950 sans qu’on tombe dans quelque chose de trop kitsch. En revanche, même si les scènes de tournage ont pour but de nous refaire vivre un instant le cinéma de cette époque, je ne savais pas trop comment réagir. Je ne savais pas s’il s’agissait d’un hommage, d’une caricature, d’une parodie ou des trois à la fois (ou même une autre option). Du coup, je pense que ça m’a bloquée pour apprécier totalement ces scènes mais même plus généralement le film. Je pense que c’est aussi pour cette raison que je n’ai ni retrouvé l’humour grinçant des Coen que j’aime tant ni leur noirceur. Enfin, étant donné que les stars ne font que passer, les interprétations ne sont pas non plus totalement satisfaites. Alden Ehrenreich (certainement la moins « star » du casting) est celui qui s’en sort à mon avis le mieux et qui a un rôle un peu plus consistant que les autres. Après, même s’ils ne m’ont pas non plus bluffés, George Clooney, Ralph Fiennes, Tilda Swinton et même Channing Tatum sont plutôt convaincants même s’ils ne sont pas non plus surprenants. En revanche, même si je n’ai strictement rien contre eux, je me suis vraiment demandée ce que faisaient dans ce film Frances McDormand et Jonah Hill. Déjà qu’on ne voit pas beaucoup en général les autres personnages, mais alors eux, c’est limite une blague. Je n’ai rien contre les apparitions de copains de réalisateurs ou même juste des apparitions sympas (comme celle de Christophe Lambert notamment) mais eux n’apportent vraiment rien et on se demande vraiment ce qu’ils foutent sur l’affiche (que ce soit leurs noms ou la gueule de Hill). En revanche, je trouve Scarlett Johansson toujours aussi mauvaise même si on la voit peu (heureusement, parce que là, ça aurait été le pompon). Pourtant, son personnage était sur le papier intéressant (pour le cinéma, elle est glamour alors qu’en dehors du tournage elle parle comme un camionneur) mais je trouve son interprétation vraiment fausse. Quant à Josh Brolin, il est certes plutôt bon, comme souvent, mais pour moi il n’a pas suffisamment les épaules pour porter totalement ce film en tant que personnage principal qui relie tous les autres.

Ave, César! : Photo Scarlett Johansson

Steve Jobs

réalisé par Danny Boyle

avec Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen, Jeff Daniels, Michael Stuhlbarg, Katherine Waterston, Perla Haney-Jardine, Ripley Sobo, Makenzie Moss, Sarah Snook, John Ortiz…

Drame, biopic américain. 2h. 2015.

sortie française : 3 février 2016

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Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.

Steve Jobs : Photo Michael Fassbender

Depuis son décès en octobre 2011, Steve Jobs est devenu le personnage de deux biopics : un premier intitulé Jobs réalisé par Joshua Michael Stern avec Ashton Kutcher dans le rôle-titre (je ne l’ai pas vu mais je n’entends que du mal) et le second (donc abordé dans cette chronique) avec Steve Jobs réalisé par Danny Boyle, scénarisé par Aaron Sorkin (scénariste de The Social Network, Le Stratège ou encore la série A la maison-Blanche) avec l’excellent Michael Fassbender dans le rôle tant convoité (et nommé pour aux Oscars pour sa performance). J’aime beaucoup les films de Danny Boyle, The Social Network de David Fincher m’avait également énormément plu, je suis une fan de Fassbender et sans être une accro à la technologie, Steve Jobs est un personnage public intéressant : quatre arguments qui m’ont permis d’aller voir ce deuxième biopic. Hélas, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas tout accroché. Cela est vraiment regrettable car pourtant, sur le papier, il y a beaucoup de bonnes choses. En effet, Steve Jobs a le mérite de ne pas tomber dans la construction banale présente dans la majorité des biopics, c’est-à-dire (pour caricaturer) : naissance, découverte du « don », gloire, chute, problèmes familiaux/existentiels, rédemption, mort. Il est construit en trois parties qui représentent en réalité trois périodes phares de Jobs : le lancement du Macintosh en 1984, celui de NeXT Cube en 1988 et celui de l’iMac en 1998. Il reprend alors clairement la structure d’une pièce de théâtre voire même d’un opéra. Le choix est logique : chaque lancement est un show, le personnage de Jobs a quelque chose de tragique et en même temps le scénario, qui se base sur la biographie écrite par Walter Isaacson, ne montre que la préparation de ces shows, les coulisses pour être exacte. Hélas, si je souligne les bonnes intentions et de l’audace, je suis restée totalement en dehors de ce film qui m’a plus ennuyée et fatiguée qu’autre chose. Dès les dix premières minutes, j’ai senti que je n’allais pas du tout accrocher et je ne me suis pas trompée. Je n’ai rien contre les longs dialogues mais là je ne comprenais rien ce que les personnages racontaient. C’était comme si je m’étais incrustée au coeur d’une conversation qui ne me concerne pas du tout ou comme si j’étais face à un gros bug informatique !

Steve Jobs : Photo Kate Winslet

Il faut dire qu’on rentre dans l’histoire in medias res, ce qui m’a gênée dans ce cas. En effet, comme tout le monde, je connais Jobs et certains de ses collaborateurs, et certains produits mais pas non plus à fond ! Personnellement, je me suis sentie écartée de ce projet, je ne parvenais pas à tout comprendre, ni les enjeux ou ni les brouilles entre les personnages, il y a des moments qui ne m’ont pas semblé si clairs que ça. Je ne sais pas si c’est lié à ce flot de paroles, mais j’ai en tout cas trouvé du coup l’écrite, pourtant à l’origine ambitieuse, très surfaite. En réalité, j’ai finalement trouvé tout le film très surfait. La mise en scène est pourtant bonne, les plans soignés (même si, comme souvent chez Boyle, ça devient clippesque), le montage bien exécuté (même si ce dernier m’a encore plus saoulée et perdue) pourtant mais j’ai trouvé l’ensemble pourtant superficiel, ne mettant pas en valeur ni les personnages ni (et surtout) le propos. Steve Jobs veut reprendre les codes du théâtre et de l’opéra mais n’a ni la grâce ni la puissance de ces disciplines artistiques. De plus, je dois avouer que je ne comprends pas bien cette sorte d’acharnement envers Jobs. Attention, je précise ma remarque : les biopics ne sont pas là pour dire que du bien d’un personnage public. Bien sûr qu’ils peuvent et même doivent montrer leurs zones d’ombre. Et bien sûr que Steve Jobs en avait beaucoup : il refusait de reconnaître sa fille, était très arrogant, prétentieux, refusait d’admettre ses torts, a des rapports durs avec ses collaborateurs. Encore une fois, je ne suis pas une pro-Steve Jobs, je ne fais pas cette remarque pour défendre à ce type cet homme, loin de là, puisque je n’étais pas une de ses fans. Mais là, le portrait de cet homme n’est plus uniquement sombre et même antipathique. Je n’ai finalement pas compris pourquoi le réalisateur et/ou le scénariste pourquoi ils ont choisi ce personnage public en particulier pour raconter leur histoire, on a presque l’impression de voir un règlement de compte au bout d’un moment. Cependant, j’ai tout de même aimé les interprétations, toutes justes, de Michael Fassbender en Steve Jobs, Kate Winslet dans le rôle de Joanna Hoffman (partenaire de travail et confidente de Jobs), Seth Rogen en Steve Wozniak (une interprétation qui pourra surprendre pour un acteur habitué à un registre comique), Michael Stuhlbarg en Andy Hertzfeld ou encore Jeff Daniels en John Sculley. Le casting est très cohérent et je comprends les nominations aux Oscars (ou autres cérémonies/académies) de Fassbender et Winslet qui me paraissent justifiées. Cela dit, étant donné que Winslet semble être bien partie pour remporter son deuxième Oscar (vu qu’elle a déjà gagné le Golden Globe et le BAFTA), sans remettre en question la qualité de son travail, j’avoue que son interprétation ne m’a pas non plus bluffée, pas au point d’être sacrée.

Steve Jobs : Photo Michael Fassbender, Seth Rogen

Liebster Award n°3

On m’a de nouveau nommée (et à deux reprises) pour les Liebster Awards !

Le principe est en tout cas toujours le même : je dois d’abord dire 11 choses sur moi puis répondre (donc ici deux fois) à 11 questions posées par les blogueurs qui m’ont taguée. Comme la dernière fois, je ne tague personne ni ne reposerai 11 nouvelles questions. Il y a déjà pas mal de questions ici, donc si quelqu’un veut reprendre les questionnaires, pas de souci !

Merci encore à Bigregirl et Potzina pour la nomination, j’y réponds toujours volontiers !

Allez, c’est parti !

♦ ♦ ♦

1- J’ai « découvert » récemment une véritable bonne astuce pour les cheveux gras : la farine ! En effet, depuis déjà quelques mois (et ça porte ses fruits), j’évite de surlaver mes cheveux et d’espacer les shampoings afin de ne plus les abîmer (et de gagner du temps, disons les choses). J’avais donc les cheveux très gras et je trouvais ça bête de les laver étant donné que j’allais faire du sport ! Or, je ne voulais pas ressembler non plus à un gros poulpe dégueulasse. Je me suis alors rappelée d’une méthode que j’avais entendue dans la chronique de Mad Gyver. Du coup, j’ai testé et je vous confirme : ça maaaarche !

2- On ne rigole pas mais je me suis remise à rejouer aux Sims très récemment. Cela dit, je ne joue plus comme quand j’étais ado, c’est-à-dire sans compter les heures. Je contrôle davantage mes parties, du genre une heure max et pas tous les jours. C’est con, mais du coup, j’ai l’impression de décompresser réellement et de mieux apprécier d’y jouer qu’auparavant !

3- A la fac, j’ai étudié pendant un semestre les sciences du langage, en particulier les langues du monde. Grâce à cela, en rendant un dossier sur une langue (et qui m’a permis d’avoir une très belle note), je connais un peu l’espéranto (en tout cas j’ai quelques notions mais j’imagine que ça ne sert à rien dans la vie !).

4- Dans les bilans du mois, je mets que mes lectures personnelles. Cela dit, je pourrais ajouter tous les nombreux petits livres que je lis à cinq gosses surexcités à la fin de ma séance d’animation (trois fois par soir depuis novembre, la liste devient vraiment longue !).

5- Depuis que je suis correspondante de presse locale au sein d’un journal quotidien régional, j’ai réussi à faire publier 40 articles.

6- Je tiens un carnet dans lequel je note tous les films que je vois dans l’année. Je le tiens depuis janvier 2010 !

7- Je garde souvent mes nouvelles et brouillons de texte pour moi mais je peux vous révéler une sorte de pseudo nouvelle que j’ai posté sur Booknode (le but étant de respecter certaines consignes). Certes, il y a encore des améliorations à faire mais je suis attachée à ce texte que j’ai écrit en peu de temps !

8- Certains le savent, j’aime bien regarder les Youtubeuses beauté/lifestyle du genre EnjoyPhoenix, Elsamakeup, Sananas, Jenesuispasjolie, Sandrea, Audrey Marshmaloo etc… Ma préférée reste Horia !

9- Comme certains le savaient, j’ai passé en mai dernier le concours d’entrée à l’EJCAM (l’école de journalisme et de communication à Marseille). Sans surprise, je ne suis pas parvenue à aller jusqu’aux oraux. J’ai eu en tout 8,67 en me plantant royalement dans des matières qui pourtant auraient pu me parler sur le papier : le français et l’anglais ! En revanche, j’ai tout de même eu plus de la moyenne en culture générale et synthèse des documents (et sans préparation) !

10- J’ai des petits pieds ! En effet, j’achète du 36 !

11- J’étais récemment en voiture et je chantais, en me prenant pour Adele, Man or Muppet. J’étais alors à l’arrêt quand soudain, toujours pendant mon chant, je tourne ma tête et je vois la tête complètement hallucinée d’un de mes profs en vélo (que j’ai failli écrabouiller avant sans savoir qu’il s’agissait de lui, passons). Je crois que ça fait partie des moments les plus humiliants de mon existence.

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♦ ♦ ♦

Les questions de Bigregirl :

 

1- Quel est le pays que vous avez préféré visiter?

C’est difficile d’y répondre parce que j’ai aimé tous les pays que j’ai visités pour des raisons très différentes. Comment comparer l’Irlande à l’Italie par exemple ? En plus, en ce moment, je suis en train de réfléchir sur mon prochain voyage, forcément, je suis en train de me replonger dans mes souvenirs de touriste !

2- Une célébrité que vous auriez entrevue de près ou de loin?

La question étant floue, on va découper cette question en plusieurs points :

Les concerts avec (par ordre chronologique) Avril Lavigne, Tokio Hotel, Bruce Springsteen, The Killers, ZZ Top, Joe Bonamassa, Newton Faulkner, Florence + The Machine, Mika, Offspring, Muse, Ennio Morricone… Je les ai vus de loin mais ça compte !

Les avant-premières avec Jean Dujardin (yeaaah la photo avec lui et la dédicace) et Michel Hazanavicius pour The Artist, Stefan Liberski pour Tokyo Fiancée, Laurent Cantet pour Entre les murs et l’équipe de Samba (Omar Sy, Tahar Rahim, Izia Higelin, Eric Toledano et Olivier Nakache).

Enfin, j’ai rencontré Amélie Nothomb en dédicace pour Pétronille et elle était tellement gentille !

3- Citez une chanson/un livre que vous auriez aimé écrire vous-même.

Quelle question difficile ! Pour le livre, je dirais en général les romans de Nick Hornby. Je suis tout simplement fan de son style léger, de la manière de présenter des personnages attachants et plus généralement ce sont des histoires qui m’intéressent et qui me parlent ! Quant à une chanson, je dirais Not Crying de Flight of the Conchords… Juste tellement drôle !

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4- Que mangeriez-vous là tout de suite en cas de grosse faim?

Euuuh sûrement une saloperie bourrée de sucre et de chocolat… Même si j’essaie quand ça m’arrive d’être plus raisonnable maintenant. Mais c’est pas toujours facile de lutter !

5- Quel aurait dû être votre prénom si vous aviez été du sexe opposé?

Mes parents m’ont dit que c’était soit Alexandre soit Sylvain. Pour l’anecdote, je suis née le 22 avril… à la saint-Alexandre !

6- De quoi avez-vous le plus peur: les araignées, les souris ou les serpents?

Je ne suis pas à l’aise avec les trois mais dans mes souvenirs, étant donné que j’étais tous les étés confrontée à ces animaux quand j’étais enfant (maintenant on ne les voit plus, ce qui n’est pas bon signe), j’ai vraiment peur des serpents !

7- Quel est l’animal le plus singulier que vous voudriez comme compagnon de vie?

Certainement un chat parce que je connais pas mal cet animal pour avoir vécu avec (et c’est plus ou moins le cas aujourd’hui).

8- Une anecdote scolaire à partager?

En 5e, pour gagner des points supplémentaires, la prof avait proposé qu’on chante devant toute la classe. Je ne me rappelle plus de la chanson, c’était une chanson sur un chien mal-aimé (je ne pense pas que c’était un tube, c’était juste un machin proposé dans les manuels). J’étais un peu une sorte de clown et puis je m’en foutais du ridicule donc j’y vais. Evidemment, je massacre comme il faut la chanson en prenant un stabilo en guise de micro, la classe est pliée en quatre. La prof, tellement désespérée, a coupé la chanson en plein milieu et m’a dit avec sa voix de sorcière : « Va t’asseoir, tu chantes trop mal, je ne te note même pas ! ».

9- Dans une autre vie, vous êtes prof. Qu’enseignez-vous?

Le français (logique par rapport à mon parcours scolaire/universitaire et mon amour pour les mots).

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10- Quel est le plat typique de votre région que vous n’aimez pas du tout/pas vraiment/pas spécialement?

L’aïoli !

11- Depuis combien de temps me suivez-vous sur le blog? (LA question égocentrique)

Depuis quelques mois très chère si tu passes par là !

♦ ♦ ♦

Les questions de Potzina

1- Si tu devais choisir là tout de suite, dans quelle ville souhaites-tu vivre les deux prochaines années ?

Je me sens bien dans ma ville mais si je devais vraiment partir, soit je resterais en France et j’irai dans une grande ville comme Bordeaux et Nantes (qui m’ont plu en tant que touriste) ou sinon j’irai carrément à l’étranger comme Dublin, Edimbourg ou Londres.

2- La dernière série que tu viens de découvrir ?

J’en ai déjà parlé récemment dans mon dernier bilan mais je refais un petit résumé ici : Flight of the Conchords, Justified, Parks and Recreation et American Horror Story. Je les aime toutes !

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3- Une chanson que tu écoutes souvent mais que tu n’assumes pas vraiment ?

J’en ai des tas… Allez, une au pif, pour avouer mon crime : Fight for this love de Cheryl Cole.

4- Le film dont tu connais presque toutes les répliques ?

De tête, je dirais Pulp Fiction, Reservoir Dogs, The Big Lebowski, Les Visiteurs, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure.

5- Tes bonnes résolutions pour 2016 ?

Prendre soin de moi, fuir les cons, ne plus stresser pour des choses qui n’en valent pas la peine ou du moins sans que ça prenne des proportions, m’occuper de mon avenir (études ou boulot ?) et continuer à écrire.

6- Le prochain concert/spectacle/pièce de théâtre que tu vas voir ?

David Gilmour aux Arènes de Nîmes en juillet !

7- Le livre que tu me conseilles ABSOLUMENT ?

Il y en a des tas : Notre-Dame de Paris (Victor Hugo), De Sang-Froid (Truman Capote), L’Attrape-coeurs (J.D. Salinger), Disgrâce (J.M. Coetzee), L’Histoire de Pi (Yann Martel), Au coeur des ténèbres (Joseph Conrad), Charlie et la Chocolaterie (Roald Dahl), Le Petit Prince (St-Exupéry), La Dame aux Camélias (Alexandre Dumas fils), L’Etrange cas du Dr Jekyll et Mister Hyde (R. L. Stevenson), Les Apparences (Gillian Flynn), Le Chef-d’oeuvre inconnu (Balzac), Chroniques Martiennes (Ray Bradbury), Les Robots (Isaac Asimov), La Voleuse de Livres (Markus Zusak), Différentes saisons (Stephen King), Hygiène de l’assassin (Amélie Nothomb), L’histoire d’Helen Keller (Lorena A. Hickock), J’irai cracher sur vos tombes (Boris Vian), Substance Mort (Philip K. Dick), Le Journal de Bridget Jones (Helen Fielding), La Métamorphose (Kafka), Haute Fidélité (Nick Hornby). Impossible de donner une seule réponse, tout dépend de ce qu’on recherche !

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8- Tu préfères avoir des yeux derrière la tête ou avoir trois bras ? Et oui, mes questions sont super sympas !

Je dirais des yeux derrière la tête ! Ca me permettrait de voir les sales coups derrière et puis grâce à mes cheveux, je pourrais les cacher !

9-Ton activité préférée pour un dimanche soir ?

Boire du thé allongé sur le lit avec une couverture en regardant une émission, un film ou une série.

10- Ta chanson préférée pour l’année 2015 ?

I Can Change de Brandon Flowers.

11- Le personnage (livres, films ou séries) qui te ressemble le plus ? Pas forcément physiquement !

Honnêtement, je me vois comme une sorte de mix entre Rob Fleming de Haute Fidélité, Fran de Black Books, Daisy de Spaced et un chouïa des meufs de Girls !

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Chair de Poule

réalisé par Rob Letterman

avec Jack Black, Dylan Minnette, Odeya Rush, Amy Ryan, Ryan Lee, Jillian Bell, Ken Marino, Timothy Simons, Amanda Lund…

titre original : Goosebumps

Comédie, aventure américaine. 1h44. 2015.

sortie française : 10 février 2016

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Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie… jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

Chair de Poule - Le film : Photo Dylan Minnette, Jack Black, Odeya Rush, Ryan Lee

Je ne vais pas essayer de m’inventer une vie en disant que j’ai lu tous les Chair de Poule mais la série littéraire pour enfants de Robert L. Stine, qui a été aussi adaptée en série télé (diffusée sur LA chaîne de mon enfance : KD2A), a tout de même marqué cette période de ma vie (tout comme, dans le même style, Fais-moi peur !). J’étais donc très curieuse de découvrir cette sorte d’adaptation de plusieurs bouquins, en tout cas un film qui réunit différents personnages tout en intégrant Stine en tant que personnage au coeur de l’intrigue. Cela dit, je n’étais pas non plus totalement rassurée. J’aime beaucoup Jack Black mais il faut avouer que ce n’est pas l’acteur le plus fin de la Terre ! Puis, le réalisateur Rob Letterman avait signé une nouvelle version des Voyages de Gulliver (avec justement Jack Black). Je n’ai pas eu l’occasion de regarder ce film en question (et je n’ai pas spécialement envie de le voir) mais toutes les mauvaises critiques à son égard m’ont jeté un froid ! De plus, remettre au goût du jour une série littéraire/télé aussi connue reste un petit défi à relever. Enfin, j’avais tout de même peur que ça ait pris un sacré coup de vieux et que ça paraisse ringard. Au moment où je faisais la queue pour le film, j’ai failli changer de film au dernier moment, je redoutais le pire, puis finalement au dernier moment j’ai décidé d’assumer mes choix ! Au début, je dois avouer que j’ai pris peur, trouvant le film mettant un peu de temps à démarrer. Finalement, une fois qu’on entre dans le vif du sujet, ce Chair de Poule version cinéma est plus convaincant que prévu et trouve son rythme. Certes, il ne faut pas s’attendre à avoir trop peur (je me suis d’ailleurs permis de retirer sur ma fiche de film le terme « épouvante-horreur » comme je l’ai vu sur Allocine) à part si on est enfant. Mais justement, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un film destiné pour les enfants. Certes, sans crier au génie, je n’ai pas trouvé ce long-métrage débile pour les gosses (hélas trop de films prennent les enfants pour des demeurés !). En tout cas, même s’il s’agit d’un film commercial, il a le mérite d’être un honnête divertissement. Certes, la mise en scène n’est pas extraordinaire mais, pour ce type de production, le travail reste correctement fait.

Chair de Poule - Le film : Photo Jack Black

Ca fait longtemps que je n’ai évidemment pas lu les romans (la dernière fois doit remonter à ma 4e !) ni vu la série (qui, pour rappel, a vu défiler certains jeunes acteurs de l’époque, comme Hayden Christensen ou encore Ryan Gosling) mais petit à petit j’ai retrouvé l’univers que je connais môme. Visuellement, dans l’ensemble, le travail est plutôt satisfaisant. Certes, je reste un peu sceptique en ce qui concerne la place de l’Homme des Neiges. La créature est plutôt bien faite mais je trouve qu’elle s’incruste mal dans les décors réels. Cela dit, dans l’ensemble, les autres monstres m’ont paru bien foutu d’un point de vue esthétique ou en tout cas crédibles, je pense notamment au pantin maléfique Slappy ou encore les zombies (interprétés, pour l’occasion, par des figurants de la série The Walking Dead). Comme je le disais plus haut, j’avais peur que le résultat soit trop kitsch. Certes, on pense parfois à certains films cultes pour enfants datant des années 1980/1990 comme Gremlins ou Jumanji. Cela dit, contrairement à ce que je redoutais, le résultat n’est pas ridicule ni ringard même s’il n’a rien de révolutionnaire (mais je n’en demandais pas tant pour être honnête). J’ai surtout apprécié la mise en abyme fait avec le personnage de Robert L. Stine, remis en avant grâce à ce film. Ainsi, il y a un mélange des genres (aventure, famille, comédie, « horreur ») et de la fiction avec la réalité qui fonctionne pas si mal que ça. Par contre, je suis un peu plus partagée en ce qui concerne la fin : elle laisse la possibilité d’une suite tout en fermant l’histoire de ce film en question mais elle détruit la réflexion mise en place autour du personnage d’Anna. Enfin, le casting est plutôt bon. Jack Black est finalement bon dans le rôle de Robert L. Stine. Pour une fois, je l’ai trouvé assez sobre et charismatique. Le reste de la distribution s’en sort également assez bien même si on n’échappe pourtant pas à une énième amourette d’ados, entre les pourtant convaincants Dylan Minnette (oui, le nom…) et Odeya Rush. J’étais aussi contente de retrouver Ryan Lee, le gamin rigolo de Super 8 de J. J. Abrams (là encore très bien dans le rôle du boulet de service). On appréciera également le caméo de Stine en prof !

Chair de Poule - Le film : Photo Dylan Minnette, Jack Black, Odeya Rush, Ryan Lee

Kes

réalisé par Ken Loach

avec David Bradley, Freddie Fletcher, Lynne Perrie, Colin Welland…

Drame britannique. 1h50. 1969.

sortie française : 1 mai 1970

Movie Challenge 2016 : Un film d’un réalisateur que j’adore

kes

Billy Casper vit dans une petite ville minière du nord-est de l’Angleterre, à Barnsley, dans le Yorkshire. Il a une douzaine d’annéeset l’univers dans lequel il vit ne correspond pas à son attente. Sa mère ne s’occupe guère de lui son frère aîné Jude, le traite en souffre-douleur. Quelques petits travaux avant l’heure d’ouverture de l’école et de menus larcins lui procurent un peu d’argent de poche. A l’école, Billy est distrait indiscipliné, entouré de camarades et de professeurs plus hostiles qu’amicaux.. Un jour, Billy déniche un jeune rapace; il vole alors dans une librairie un traité de fauconnerie et entreprend de dresser l’oiseau.

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L’Institut de l’Image de ma ville a décidé de diffuser plusieurs films de Ken Loach jusqu’à la fin du mois. J’ai vu jusqu’à présent un certain nombre de ses films, Loach étant devenu avec le temps un de mes réalisateurs préférés. Cela dit, je n’avais toujours pas vu Kes, un des premiers longs-métrages de fiction et qui a une sacrée réputation. Il s’agit de l’adaptation du roman de Barry Hines (également co-scénariste) intitulé A Kestrel for a Knave (ou en VF Une Crécerelle pour un Valet). Pour ceux qui s’intéressent au cinéma britannique, je pense qu’il est vraiment important de regarder ce film. Je me suis vraiment aperçue à quel point ce film était une référence pour ce cinéma en question. J’ai notamment beaucoup pensé à Billy Elliot en regardant Kes : un petit garçon (qui s’appelle également Billy et qui a pour nom de famille un prénom : ça ne peut pas être une coïncidence) dont des membres de la famille travaillent à la mine, qui est différent des autres gosses de sa classe (par sa passion pour son oiseau), qui n’aime pas le football non plus et les décors sont assez similaires. J’avoue que sur le papier, j’avais peur d’être déçue : tout le monde sait sur ce blog – ou pas – que j’ai notamment un problème avec les « amitiés » entre l’homme (surtout quand il s’agit d’un petit garçon) et d’un animal. Mais évidemment, avec Ken Loach, rien de gnagnan n’apparaît dans cette relation et surtout il ne s’agit pas que de ça. Nous retrouvons bien tout ce qu’on connait de l’univers de Ken Loach : la misère sociale tout en gardant une petite d’humour à certains moments et surtout pas de pleurnicherie ou de lamentation autour de ce constat sur la pauvreté en Angleterre. L’émotion, on la ressent effectivement à plusieurs reprises, que ce soit la fin ou encore quand on voit le petit Billy s’attacher et dresser Kes ou surtout quand il en parle devant son professeur et ses camarades. Et comme je viens de le dire, de l’humour, ce film n’en manque pas ! J’étais complètement pliée en quatre durant la scène du football qui dure pourtant un certain temps mais qui n’ennuie jamais !

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L’oiseau est évidemment la représentation de la liberté, ce qui n’a rien de nouveau, mais cette métaphore n’est jamais trop appuyée et fonctionne pleinement pour illustrer son propos. Il s’agit ici de la liberté de pouvoir rester un enfant malgré sa condition sociale qui l’empêche parfois d’être un enfant comme les autres (le petit Billy a déjà un petit boulot) mais aussi la liberté de faire des choix différents attendus par la classe sociale dans laquelle on appartient ou encore la liberté d’apprendre par soi-même. On y verra alors aussi une critique des institutions (notamment l’école, très archaïque et inutilement violente à l’époque) de plus en plus dépassées par la nouvelle génération de l’époque, même si pour cette dernière, notamment la classe ouvrière, il n’y a trop d’espoir en ce qui concerne l’avenir. Kes fonctionne alors par contraste, surtout entre la lueur et la douceur de la campagne contre les paysages gris des quartiers pauvres et violents de la ville. Ken Loach a commencé sa carrière en réalisant des documentaires et c’est un aspect qui est souvent apparu au cours de sa filmographie. Très logiquement, il y a cette influence qui est présente dans Kes mais Ken Loach a toujours trouvé une manière de mélanger en quelque sorte la fiction et cette dimension documentaire qui a pour but de souligner la triste réalité se déroulant au sein d’une classe sociale peu élevée. Je dis « triste » pourtant, malgré une certaine émotion dégagée, le film ne l’est pas, comme je le disais plus haut. Le scénario est simple dans son déroulement (on peut même se douter de la fin en toute honnêteté), la mise en scène a aussi cet aspect-là mais pourtant ils sont d’une réelle efficacité et d’une grande consistance. Il ne s’agit que du deuxième long de Loach (on dit à tort qu’il s’agit de son premier) mais son talent est déjà bien présent ! Enfin, David Bradley (pas le David Bradley de Harry Potter ou Broadchurch hein, un autre qui se fait aussi appeler Dai Bradley et qui continue discrètement sa carrière) est vraiment épatant et criant de vérité dans le rôle de Billy et le reste du casting est également très bon.

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La Saint Valentin en dix films

Demain aura lieu la Saint-Valentin. Personnellement, je n’accorde pas vraiment d’importance à cette fête qui est plus commerciale qu’autre chose. Cela dit, il faut avouer que cela peut être une bonne occasion pour regarder quelques films durant cette période ! Pour écrire ce billet, j’ai imaginé dix de films pouvant correspondant à différents types de situation amoureuse. Je n’ai pas nécessairement choisi les meilleurs films d’amour de tous les temps, loin de là, et il n’y a pas que des films considérés comme romantique. J’ai simplement mis dix films que je pourrais revoir volontiers demain (parce qu’on regarde aussi des films en fonction de son humeur). Je me suis limitée à dix films mais il y en a des tas d’autres qui avaient parfaitement leur place dans ce billet. On aurait presque pu rebaptiser le billet « Dix films que j’ai envie de revoir pour la Saint-Valentin » (mais ça faisait loooong). Allez, commençons !

♥♥♥

Il n’y a pas d’âge pour rencontrer son premier amour…

40 ans toujours puceau (Judd Apatow, 2005)

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N’est-ce pas étrange de commencer cette sélection par un film qui ne correspond nécessairement à ce qu’on attend à la Saint-Valentin ? Pourtant, ça fait du bien de voir ce type de film juste loin des possibles niaiseries (attention, comme vous allez le voir plus bas, j’ai besoin de ma dose de guimauve, hein) qu’on a envie de regarder à la Saint-Valentin. Pourtant, je ne suis pas toujours fan de Judd Apatow (que ce soit le réalisateur, le scénariste ou le producteur), trouvant parfois ses films lourdingues voire même carrément vulgaires. Cela peut paraître étrange que je mette 40 ans toujours puceau (le titre pouvant faire fuir) dans ce genre de sélection, pourtant j’aime sincèrement ce film que je trouve vraiment drôle et j’aime beaucoup le revoir malgré sa longue durée ! Certes, c’est assez cru mais j’ai été étonnée de voir finalement un film très tendre avec son personnage principal, incarné par l’excellent Steve Carell, qui va en quelque sorte grandir en rencontrant enfin l’amour. Comme quoi, il n’est jamais trop tard !

♥♥♥

De l’amitié à l’amour

Quand Harry rencontre Sally (Rob Reiner, 1989)

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Ah c’était la bonne époque avec une Meg Ryan qui était encore mignonne et non défigurée par la chirurgie ! On peut d’ailleurs dire la même chose en ce qui concerne la gueule de Billy Crystal (qui a signé certains dialogues) ! En tout cas, malgré les choucroutes très années 80′ des personnages, Quand Harry rencontre Sally a vraiment bien vieilli ! L’évolution de la relation entre Harry et Sally est un bon moyen de poser des interrogations sur les relations hommes-femmes : est-ce qu’un homme et une femme peuvent être amis sans que l’un ait envie en réalité de coucher avec l’autre ? La relation en elle-même est très touchante mais le film est surtout très drôle et d’une grande fraîcheur ! On se souvient évidemment tous de la scène du restaurant dans laquelle Meg Ryan simule un orgasme mais cela serait vraiment réducteur de ne retenir que cette scène !

♥♥♥

On peut rencontrer le grand amour en étant complètement bourré(e) et hystérique

My Sassy Girl (Kwak Jae-Yong, 2001)

My Sassy girl : Affiche

My Sassy Girl est certainement une des seules comédies romantiques asiatiques qui a remporté un joli succès en Occident, au point d’avoir son remake américain (complètement naze) par Yann Samuell (réalisateur de Jeux d’enfants, un des films que je déteste le plus sur cette planète) en 2008 avec Elisha Cuthbert (je la préférais dans le surprenant The Girl Next Door) et Jesse Bradford. La version originale est en tout une véritable bombe. On accroche dès les premières minutes avec cette scène désormais culte dans le métro avec une héroïne complètement bourrée au point de dégueuler sur un passager. Cette scène marque alors la rencontre improbable entre un jeune garçon timide et une fille délurée, avec une folle imagination et qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Le film est souvent très drôle mais surtout il est plus profond qu’il en a l’air, en prenant le temps de s’intéresser aux personnages, notamment de comprendre pourquoi cette « sassy girl » en fait voir de toutes les couleurs à son nouveau chéri.

♥♥♥

L’amour n’a pas d’âge…

Harold et Maude (Hal Ashby, 1971)

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Une histoire d’amour est-elle possible entre un jeune suicidaire et une personne âgée de presque 80 ans ? C’est en tout cas ce que prouvent les personnages de Harold et Maude, interprétés par les géniaux Bud Cort et Ruth Gordon. Sur le papier, ça a l’air déprimant de voir toute cette mort régner dans ce couple (lui par son état mental, elle par son âge), pourtant, grâce à cette romance, portée par la musique de Cat Stevens, il s’agit surtout d’une ode à la vie et à la liberté. Le film est souvent émouvant, notamment la fin, mais c’est aussi souvent drôle, même si l’humour est très noir, en nous montrant notamment Harold mettre en scène ses pseudo tentatives de suicide qui n’étonnent même plus sa propre mère. A travers cette romance hors normes, Harold et Maude lutte à sa façon contre le militarisme, l’église, une certaine bourgeoisie et plus généralement les conventions sociales.

♥♥♥

L’amour par correspondance

Rendez-vous (Ernst Lubitsch, 1940)

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Rendez-vous, parfois plus connu sous son titre original, The Shop Around the Corner, est pour moi une comédie romantique qui a brillamment su traverser le temps. Certes, nos moyens de communication ont changé et le remake (plutôt sympathique) Vous avez un message de la regrettée Nora Ephron, avec le génial Tom Hanks et à l’époque une Meg Ryan encore jolie qui avait un physique encore humain, et non proche de celui d’un canard (décidément, elle m’a traumatisée), montre bien que les choses au fond n’ont pas tellement changé en dehors de la matérialité. Rendez-vous possède en même temps ce charme qu’ont les films d’une certaine époque que je regrette parfois actuellement. Il est également porté par mon acteur préféré James Stewart ainsi que par la charmante Margaret Sullivan. Au-delà de la romance pétillante, j’ai surtout aimé la dimension sociale de ce long-métrage qui aborde notamment le  thème du chômage. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’ai l’impression que la part sociale était bien plus présente dans des films romantiques de l’époque que maintenant.

♥♥♥

L’amour face à l’Histoire

Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939)

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Ce n’est pas toujours facile de se lancer dans ce monument du cinéma quand on sait qu’il dure quatre heures. De plus, quand on est Français, la guerre de Sécession peut paraître un peu lointain (surtout qu’on n’en parle pas des masses à l’école notamment). Mais finalement, Autant en emporte le vent passe très vite ! J’insiste vraiment sur ce point car je sais qu’il y a des personnes qui sont rebutées par cette durée mais ne le soyez pas ! Tout est absolument magnifique : évidemment les décors et costumes absolument spectaculaires mais surtout l’histoire d’amour entre Scarlett O’Hara (l’époustouflante Vivien Leigh) et Rhett Butler (le fantastique Clark Gable).  J’aime énormément Scarlett, pourtant elle ne paraît pas sympathique au premier abord : capricieuse, jalouse voire même égoïste, incapable de voir le véritable bonheur et amour sous ses yeux, elle sait aussi se montrer forte et courageuse, voire même moderne pour son époque.

♥♥♥

L’amour impossible

Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)

Je dois avouer que j’ai mis du temps à regarder ce film car j’avais peur de voir un film trop mélo. Mais au bout d’un moment, je me suis bougée le popotin, en me disant que Papi Clint ne pouvait pas signer une daube et que ça me plairait ! Finalement, même si c’est effectivement mélo (c’est plus un constat qu’un reproche) mais ce n’est pas non plus mièvre. Sur la route de Madison est à la fois un film élégant et surtout réellement hyper émouvant, j’en ai chialé et tout ça. Meryl Streep est absolument épatante dans le rôle de cette femme qui apprend à se libérer, à devenir même sensuelle au contact de Clint Eastwood d’une grande tendresse. Le couple formé par Street et Eastwood est très éphémère (l’histoire d’amour ne dure que quatre jours !) mais pourtant leur amour est solide, rare et puissant. La relation amoureuse est finalement comme les photographies du personnage d’Eastwood : un instant capté mais qui traverse le temps malgré la séparation des deux personnages.

♥♥♥

L’amour est partout

Love Actually (Richard Curtis, 2003)

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Impossible pour moi de ne pas penser à Love Actually, une de mes comédies romantiques préférées ! Ce qui est génial en plus, c’est que je peux regarder ce film à la Saint-Valentin et à Noël ! Je n’aime pas forcément les portraits-croisés mais là je les suis volontiers, chaque personnage a son petit truc pour qu’on ne l’oublie pas. On réduit souvent Love Actually à de multiples romances alors qu’en réalité, il ne se limite pas à la relation amoureuse. Une comédie romantique qui fait alors du bien, avec un casting incroyable qui réunit beaucoup d’acteurs que j’aime. Il a aussi le mérite de rappeler à tous/toutes les célibataires que ce n’est pas grave de ne pas avoir d’amoureux car autour de nous, l’amour est bien là sous d’autres formes. Et puis c’est aussi une très bonne occasion de revoir encore une fois le déjà regretté Alan Rickman (franchement, je ne m’en remets pas).

♥♥♥

Un amour ne peut pas s’oublier

N’oublie jamais (Nick Cassavetes, 2004)

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A force des tas de filles dire du bien de N’oublie jamais (ces mêmes filles qui adorent Dirty Dancing et Ghost – je l’avoue, j’ai un mal fou avec ces deux films, qu’on ne me tape pas !), j’avais finalement tout sauf envie de le regarder ! Je m’attendais à un gros machin dégoulinant de sentiments. Certes, ce n’est pas le film le plus, comment dire, subtil que j’ai pu voir. Il assume totalement son côté mélo. Au début, j’étais même sceptique et puis petit à petit je me suis laissée embarquer par cette romance. Rachel McAdams et Ryan Gosling sont vraiment adorables et forment un couple crédible. Mais il faut avouer que le film devient vraiment émouvant quand il s’intéresse à Gena Rowland, dont le personnage est atteinte de la maladie d’Alzheimer (la mamounette de Nick Cassavetes) et James Garner, qui raconte à son épouse leur histoire d’amour dans l’espoir qu’elle retrouve la mémoire. Je me suis même surprise à verser quelques larmes (vous l’aurez compris, je ne fais que chialer, hein).

♥♥♥

L’amour vit toujours, même après la mort

PS : I love you (Richard LaGravenese, 2007)

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Soyons honnêtes : PS : I love you ne brille pas pour ses qualités cinématographiques. Là encore, j’étais sceptique quand je suis allée le voir. Pour être honnête, je ne l’ai vu que pour Hilary Swank ! Certes, il y a beaucoup de facilités, peut-être qu’on nous tend facilement la perche pour qu’on chiale (et d’habitude, c’est quelque chose qui m’énerve !) mais pourtant quelque chose fonctionne vraiment dans l’histoire qui reste crédible et j’ai ressenti l’amour sincère entre les deux personnages. Le charme opère tout simplement ! En tout cas, c’est un film qui m’a vraiment émue (et devinez quoi… j’ai encore chialé !) mais en même temps possède une véritable fraîcheur. C’était aussi l’époque où Gerard Butler jouait encore un peu et ne se contentait pas de faire le mannequin comme un abruti. Pour celles (et même ceux, ne soyons pas sexistes) qui ont passé, comme moi, un bon moment devant ce film, je conseille Love, Rosie (avec Lily Collins et Sam Claflin), adaptation de son roman La vie est un arc-en-ciel. Certes, il ne s’agit pas non plus d’un grand film mais l’histoire est de nouveau très prenante !

♥♥♥

Sur ce,  (oui, je passe au « tu », là on passe aux choses sérieuses) :

Si t’es en couple et que tu fêtes la Saint-Valentin, alors bonne Saint-Valentin avec ton ou ta chéri(e) et éclate-toi bien.

Si t’es célibataire et que tu te sens seul(e) pour cette soirée, ne déprime pas justement. Regarde un film qui pourrait te remonter le moral et ne te lamente pas sur ton sort. C’est inutile et tu auras de la morve partout. Sérieusement, t’as envie de ressembler à Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle quand elle pleure ?

Si tu t’en fous totalement, cela ne t’empêche pas de regarder une comédie romantique parce que love is everywhere. Sinon, ne t’emmerde pas : regarde un film d’horreur.

♥♥♥

Chocolat

réalisé par Roschdy Zem

avec Omar Sy, James Thierrée, Clotilde Hesme, Olivier Gourmet, Frédéric Pierrot, Noémie Lvovsky, Alice de Lencquesaing, Olivier Rabourdin, Héléna Soubeyrand…

Drame, biopic français. 1h50. 2014.

sortie française : 3 février 2016

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Du cirque au théâtre, de l’anonymat à la gloire, l’incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu’il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l’argent facile, le jeu et les discriminations n’usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l’histoire de cet artiste hors du commun.

Chocolat : Photo James Thiérrée, Omar Sy

Chocolat est le quatrième long-métrage de l’acteur Roschdy Zem après Mauvaise Foi, Omar m’a tuer et Bodybuilder (je n’en ai vu aucun, au moins j’ai découvert de quoi il est capable ou non derrière la caméra). Je me suis un peu renseignée sur les autres films en question et le thème du racisme est omniprésent dans cette petite filmographie. Cette question me semble nécessaire surtout face à de nombreux débats relancés récemment (notamment avec les récentes nominations aux Oscars). Je reviendrai plus tard sur le traitement de ce thème. Pour le scénario, Roschdy Zem a adapté le livre de l’historien Gérard Noiriel, Chocolat, clown nègre : L’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française (2012). Il précise qu’il a tout de même pris quelques libertés avec la réalité historique. Cela dit, pour le scénario, il s’est beaucoup documenté et cela se ressent lorsqu’on découvre ce long-métrage. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout ce clown de son vrai nom Rafael Padilla (et apparemment pas grand-monde sur le tournage, même Zem et les deux acteurs principaux) qui a pourtant bouleversé le monde du spectacle pour la nouveauté qu’il a pu apporter à la comédie clownesque grâce à l’artiste britannique George Foottit et surtout pour avoir mis en avant une personne de couleur dans un milieu artistique malgré le racisme omniprésent à l’époque. Pour moi, le but d’un film n’est pas de faire apprendre des choses aux spectateurs mais je dois reconnaître qu’il s’agit d’une bonne chose de mettre en avant un personnage aussi peu connu du public alors qu’il a apporté tant de choses ! On aime ou on n’aime pas ce film mais il a le mérite d’être nécessaire. Pour ma part, la bande-annonce m’attirait et en même temps je m’en méfiais un peu sans en connaître la raison précisément. Je suis allée le voir totalement par hasard finalement avec une copine (petite dédicace à elle si elle passe par là) qui m’a suggéré d’aller le voir avec elle. L’ensemble m’a plutôt convaincue même si le film a selon moi certains défauts, mais pour ceux qui hésiteraient encore à aller le voir, on va dire que je ne le déconseille pas. Comme je le disais, le long-métrage veut mettre en avant un personnage peu connu. Il a alors un côté très pédagogique qui n’est pas forcément déplaisant même si du coup j’ai trouvé la mise en scène certes pas mauvaise mais un peu trop sage et lisse (alors que le sujet demandait selon moi quelque chose de moins scolaire) et la seconde partie en dessous de la première, tombant peut-être un peu trop dans l’exercice du biopic qu’on n’aime pas forcément (vous savez du genre : « découverte du talent-gloire-melon-chute »).

Chocolat : Photo Omar Sy

Les dernières minutes, pourtant tragiques et émouvantes, m’ont provoqué un rire nerveux dans la salle (c’était un peu gênant mais bon parfois c’est difficile de se contrôler !) : quand le film se termine est écrit sur un fond noir un truc du style « Rafael Padilla est mort en novembre 1917. Chocolat et Foottit ont révolutionné le monde du cirque blablabla ». L’information n’est finalement plus information puisqu’on a vu cinq minutes avant (même moins) la date en question et surtout tout le long du film, disons qu’on avait compris le rôle qu’ont joué les deux personnages dans l’histoire du cirque ! Vous allez me dire que ce n’est qu’un détail mais je le vois plus comme la fin d’une série de maladresses qui empêche le film de gagner en intensité et en grandeur (et même en émotion, malgré quelques scènes qui font leur effet) et c’est dommage vu son potentiel. Je crois que c’est à force de souligner son propos autour du racisme et du combat autour que le film ne parvient pas à convaincre totalement. Pourtant, le pire, c’est que je n’ai pas envie de dire du mal de ce film qui a l’air d’être sincère (ce qui est à noter pour ce type de production assez grand public). Je veux dire, le film est intéressant, divertissant même, on rentre vite dans le sujet, les thèmes nous touchent. De plus, il y a une belle reconstitution de la Belle Epoque qui nous permet de plonger facilement dans l’histoire. Puis surtout, Chocolat bénéficie d’un très bon casting. Omar Sy est très bon dans le rôle de Chocolat/Rafael Padilla, dans la lignée de ses interprétations habituelles. Son duo formé avec James Thierrée fonctionne formidablement bien car les deux acteurs (et leurs personnages) sont très complémentaires, le premier étant solaire, le second très sombre. Paradoxalement, même si le duo m’a totalement plu, je dois avouer que l’interprétation de Thierrée m’a plus emballée que celle de Sy. Peut-être que le rôle de Thierrée est peut-être mieux écrit (plus complexe à mon avis – qui a le mérite de ne pas avoir une vision trop manichéenne) que celui de Sy, peut-être aussi que je ne suis plus surprise par le jeu de Sy non plus (même s’il ne s’agit pas d’un réel reproche). Je connaissais en tout cas Thierrée pour être le petit-fils de Charlie Chaplin (honnêtement, il ne peut pas cacher son lien de parenté, il lui ressemble beaucoup !) et je savais également qu’il avait fait du cirque et du théâtre (il est notamment le lauréat de plusieurs Molière) mais je ne l’avais jamais vu jouer donc il s’agit finalement pour moi d’une excellente découverte ! Le reste du casting est également à la hauteur comme par exemple Clotilde Hesme en femme aimante et ouverte ou le toujours impeccable Olivier Gourmet en directeur d’un grand cirque parisien.

Chocolat : Photo James Thiérrée

Music Box

réalisé par Costa-Gavras

avec Jessica Lange, Armin Mueller-Stahl, Frederic Forrest, Lukas Haas…

Drame américain. 2h05. 1989.

sortie française : 28 février 1990

Movie Challenge 2016 : Un film que je veux voir depuis des années sans en avoir l’occasion

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Ann Talbot, brillante avocate de Chicago, est amenée à défendre son père, poursuivi pour crimes de guerre. Michael Laszlo a fui la Hongrie à la fin de la Seconde Guerre mondiale et s’est refugié aux Etats-Unis. Après quarante-cinq ans de vie paisible et honnête, il est convoqué par le bureau des enquêtes spéciales. Des preuves accablantes ont été réunies contre lui et de nombreux témoins auraient reconnu en lui un tortionnaire nazi. Pour Ann, il s’agit de démonter un traquenard politique, mais l’enquête qu’elle entreprend va s’avérer plus complexe que prévu.

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Music Box avait reçu en 1990 l’Ours d’Or au festival de Berlin (ex-aequo avec le film tchécoslovaque Alouettes, le fil à la patte, réalisé par Jiri Menzel) et avait permis à son actrice principale, Jessica Lange, d’être nommée aux Oscars et aux Golden Globes. Le titre n’évoque pas grand-chose a priori pour ceux qui ne l’ont pas vu (en revanche, il prend sens une fois qu’on arrive à la fin du film). Non, il ne s’agit pas d’un film musical. Music Box est un film qui met en scène un immigré hongrois devenu Américain et qui est accusé de crimes de guerre. Il demande à sa fille, qui est avocate, de prendre sa défense. Pour commencer, j’ai toujours bien aimé les films de procès et celui-ci en est un très bon. Pourtant, il ne tourne pas principalement autour de l’affaire juridique mais il fonctionne parce qu’il prend le temps d’installer son intrigue. En effet, le fait qu’on connaisse la famille d’Ann Talbot avant le procès dans son quotidien apporte un vrai plus dans notre tentative de connaître la vérité : certains gestes ou répliques qu’on a vus ou entendues dans leur intimité seront des preuves pour le spectateur qui finira par avoir de moins en moins de doutes sur la véritable identité de Laszlo. Pourtant, le spectateur veut aussi être objectif en entendant les deux parties lors du procès, même lorsqu’il entend l’argumentation d’Ann Talbot qui tient debout même si elle est là pour défendre avant tout son père et non concrètement un client lambda. La confrontation entre l’objectivité et la subjectivité m’a semblé bien représentée. On a profondément de croire au discours d’Ann qui est crédible (et auquel elle croit malgré ses doutes) sauf que les faits exposés par la partie adverse nous font admettre le pire, chose qu’Ann ne veut pas accepter. On peut la comprendre étant donné le discours et le comportement adopté par son père, qui a l’air de croire dur comme fer à son innocence : même le spectateur a envie de le soutenir (et au fond soutenir Ann) et de ne pas forcément voir la vérité autour de son identité et de son passé. Plusieurs questions sont alors soulevées à travers le personnage du père : ment-il à sa propre fille (et par conséquent la manipule) et donc a-t-il caché sa nature de monstre depuis des années en construisant sa petite vie aux Etats-Unis ? Ou est-ce qu’il a fini toutes ces années par nier et même refouler ses actes durant la guerre ? On en saura évidemment plus à la toute fin du film mais les interrogations restent tout de même très pertinentes en ce qui concerne la question de la mémoire.

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En effet, Michael Laszlo se réfugie derrière sa figure de l’homme qui a réussi son rêve américain, en étant un bon citoyen qui a bien élevé ses enfants (qui ont tous « réussi » professionnellement). Pourtant, est-ce pour cela qu’on doit excuser ses actes par le passé et par conséquent oublier ce qui ne doit pas être oublié ? La réponse semble évidente, pourtant cette piqûre de rappel semble nécessaire. On peut aussi se demander si l’homme est capable de changer ou non, je pense que la fin du film apporte bien cette réponse. Enfin, la question de la mémoire et du passé permet de montrer à quel point nos actes peuvent avoir des répercussions dans le temps sur la collectivité, notamment au sein de sa propre famille. Comment accepter d’être l’enfant d’un monstre ? Ensuite, l’utilisation du tribunal en tant que décor pour l’intrigue est également très intéressante pour la représentation d’une horreur que personne n’a envie de regarder. En effet, le risque du film de procès est de privilégier le bavardage. Or, la rhétorique ne prend pas le dessus, elle permet simplement au spectateur de se créer une image sans qu’on nous montre directement l’horreur. Puis, au-delà de la question de vérité, j’ai aimé la rencontre entre histoire individuelle et la grande Histoire. Certes, il s’agit d’un lien habituel au cinéma mais qui n’est pas toujours bien appliqué, cela peut vite virer au mauvais goût et à la niaiserie. Or, la mise en scène de Costa-Gavas (petit rappel au passage : dès ce soir, Arte lui consacre une rétro) est à la fois sobre et puissante et l’écriture est assez intelligente pour présenter à la fois un portrait de femme qui est coincée entre son devoir d’avocate (et aussi dans un sens de citoyenne) et celui de fille qui ressent le besoin de défendre son père face à l’indéfendable. Le sujet a beau être dur avec une certaine responsabilité pourtant Music Box n’est jamais larmoyant et est réellement émouvant. Jessica Lange est impeccable dans le rôle de cette femme combative, sincère et digne malgré les doutes qui l’envahissent et qui la rendent encore plus humaine. Armin Mueller-Stahl est également excellent dans le rôle assez ambigu de Michael Laszlo. Enfin, la musique de Philippe Sarde est certes discrète mais elle accompagne pourtant bien le film tout le long.

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Crowdfunding pour A Woman in Paris

Je fais de nouveau circuler une nouvelle campagne de financement participatif. Encore une fois, je ne force personne à donner quoi que ce soit, chacun est libre de faire ce qu’il veut évidemment. J’espère avant tout que ce billet circulera autour de vous dans le but de mettre en avant ce projet cinématographique.

Bannière Awip

Jùan est en train de réaliser un court-métrage intitulé A Woman in Paris. Histoire que je ne massacre pas l’histoire, je vous mets le synopsis officiel :

A Woman in Paris est un portrait d’une femme vivant sur Paris. Cette immersion se comprend comme la page d’un journal intime dévoilée Courageuse et motivée pour vivre de sa passion pour le théâtre, un fil à la patte la retient… L’oiseau en cage doit prendre son envol.

La volonté du court-métrage est de montrer une femme moderne, courageuse, tantôt fragile, tantôt « animale » et contemporaine. Une femme comme il en existe des milliers, voire des millions, mais dont on ne parle pas. Aussi, le projet sera ancré dans le réel en adoptant une position équilibrée entre scénario, réalité et documentaire pour romancer « la vraie vie » et mettre en valeur l’écrin qu’est Paris.

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photo d’Ismahein Marzougui

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à aller sur la page Facebook du film, la page Facebook du réalisateur ainsi que sur le site de la prod’.

Vous voulez participer au crowdfunding ? Alors aide juste ici !

Tale of Tales

réalisé par Matteo Garrone

avec Salma Hayek, Toby Jones, Vincent Cassel, John C. Reilly, Shirley Henderson, Hayley Carmichael, Bebe Cave, Jessie Cave, Stacy Martin, Christian Lees, Jonah Lees, Alba Rohrwacher, Guillaume Delaunay…

titre original : Il racconto dei racconti

Film fantastique italien, français, britannique. 2h14. 2014.

sortie française : 1 juillet 2015

Movie Challenge 2016 : Un film adapté d’un livre

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Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d’enfant… Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.

Tale of Tales : Photo Salma Hayek-Pinault

Cela fait un moment que j’aime beaucoup le travail de Matteo Garrone, le réalisateur de Gomorra et Reality, tous les deux couronnés par le Grand Prix au festival de Cannes, respectivement en 2008 (sous la présidence de Sean Penn) et 2012 (sous celle de Nanni Moretti). J’étais donc enthousiaste de voir de nouveau Garrone en compétition cannoise avec ce Tale of Tales, même si le fait d’avoir tourné en langue anglaise avec un casting international ne me rassurait pas bizarrement. Garrone adapte ici Le Pentamerone (ou Le Conte des Contes) de Giambattista Basile, qui regroupe une cinquantaine de contes. Le titre ne vous dira peut-être rien, pourtant cette oeuvre a inspiré un grand nombre d’auteurs : Charles Perrault, les frères Grimm, J. R. R. Tolkien ou encore J. K. Rowling. Hélas, ce dernier long-métrage de Garrone ne m’a pas vraiment emballée. Le réalisateur a clamé dans toutes ses interviews qu’il présente comme des tableaux, lui-même étant peintre à côté de ses activités de cinéaste. Certes, je dois reconnaître que le film est très réussi d’un point de vue esthétique. L’équipe a vraiment mis les moyens dans d’impressionnants décors et costumes, la photographie et la lumière rendent également ce film encore plus sublime. On sent effectivement le rapprochement avec la peinture. En dehors de ça, Tale of Tales ne m’a pas vraiment convaincue et j’ai même l’horrible sentiment qu’il s’agit d’un horrible gâchis. Pour moi, c’est la preuve vivante qu’un beau film d’un point de vue esthétique n’est pas nécessairement un gage de réussite. J’aurais voulu littéralement m’émerveiller devant toutes ces belles images qui présentent des rois et monstres en tout genre, hélas je me suis vraiment ennuyée et je trouve que ça manque d’émotion, de force, de puissance et de magie même, ce qui est un comble face à des contes ! J’ai l’impression que Garrone a eu du mal à trier parmi les nombreux contes et surtout son travail est hyper bordélique. Le long-métrage présente trois histoires de manière entrecroisée : la première présente une reine (Salma Hayek) obsédée par son désir d’enfant, la seconde met en scène un roi (Toby Jones) qui découvre une puce qui va grandir considérablement et enfin la troisième histoire est celle d’un roi libertin qui est séduit par le chant d’une femme sans savoir que cette dernière est âgée et pas franchement très bien conservée.

Tale of Tales : Photo Stacy Martin

Entrecroiser ces trois histoires aurait pu donner du rythme à ce film qui dépasse les deux heures. Or, je me suis beaucoup ennuyée car le montage n’est pas très bon. Je n’ai rien contre les films qui présentent ce type de schéma à condition qu’il n’y ait pas de déséquilibre dans la présentation des histoires. Or, non seulement, il y a ce problème d’équilibre mais en plus, en dehors de la toute fin, on a tout de même du mal à voir la réelle connexion entre chaque récit, il n’y a pas de réelle connexion narrative, on ne comprend pas toujours les passages d’une histoire à l’autre. Pire, on a même parfois la désagréable impression que ce long-métrage ne parle de rien. En fait, on sent que Garrone a voulu lier les trois histoires mais il n’a pas réussi à nous donner cette impression d’emboîtement, c’est-à-dire qu’on est face à trois contes mais pas à ce que nous promet le titre, un conte des contes. Cela est réellement dommage de voir un scénario qui manque de structure et du coup qui part dans tous les sens car du coup on ne perçoit pas toujours les efforts de mise en scène. De plus, à force de tout miser sur l’aspect merveilleux et par conséquent par l’esthétique, Matteo Garrone ne pense pas à creuser les différents thèmes abordés (ou plutôt, pour reprendre le langage littéraire, les morales), comme par exemple les conséquences de l’égoïsme au sein de sa famille (le père délaisse sa fille pour sa créature puis la laisse concrètement à une autre créature, la reine qui veut tellement tomber enceinte qu’elle envoie à la mort son mari, la lavandière devenue jeune qui met de côté sa soeur et son propre milieu social), par conséquent la remise en question des liens du sang ou encore les névroses de femmes à chaque étape de sa vie (l’envie de s’émanciper, le désir d’être mère, la peur de vieillir). C’est d’autant plus dommage lorsqu’on connait la dimension psychologique voire même psychanalytiques que nous pouvons rencontrer dans les contes. Les stars du film (Salma Hayek, Toby Jones, Vincent Cassel) font plutôt bien le boulot même si leurs interprétations n’ont rien de transcendantes (il faut dire que les personnages manque d’épaisseur, ça n’aide pas). J’ai été plus convaincue par des acteurs davantage méconnus comme Christian et Jonah Lee ou encore Bebe Cave. Pour conclure, Le Conte des Contes est certes une réussite esthétique, qui avait un réel potentiel mais qui selon moi n’est pas à la hauteur de ses ambitions.

Tale of Tales : Photo Vincent Cassel

 

Spotlight

réalisé par Tom McCarthy

avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber, John Slattery, Brian d’Arcy James, Stanley Tucci, Jamey Sheridan, Billy Crudup, Neal Huff, Doug Murray, Richard Jenkins…

Drame américain. 2h08. 2015.

sortie française : 27 janvier 2016

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Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.

Spotlight : Photo Brian d'Arcy James, John Slattery, Mark Ruffalo, Michael Keaton, Rachel McAdams

Spotlight est inspiré de faits réels qui ont secoué le monde entier : en 2001, « Spotlight », une rubrique du Boston Globe spécialisée dans l’investigation menée par un petit groupe de journalistes, révèle le plus grand scandale de pédophilie de l’Eglise catholique (et d’autres articles sur ce sujet seront évidemment publiés l’année suivante). Au-delà de vouloir dénoncer les prêtres pédophiles qui ont profité de leur pouvoir pour abuser d’enfants innocents souvent issus d’un milieu social défavorisé ou d’une famille éclatée, les articles pointent du doigt la complicité de l’Eglise qui était au courant en se contentant de muter les coupables et qui a acheté le silence des victimes. On compterait au total 1500 victimes d’abus sexuels. Les journalistes qui ont enquêté durant plusieurs longs mois ont été récompensés par le prix Pultizer en 2003. Spotlight est nommé à six reprises aux Oscars et très sincèrement j’espère qu’il va repartir avec plusieurs statuettes. Evidemment que l’histoire en elle-même secoue les spectateurs (il fallait voir les réactions des spectateurs dans ma salle !) mais heureusement le film ne se repose pas uniquement sur cet aspect-là. La mise en scène de Tom McCarthy (réalisateur du très bon mais encore méconnu The Visitor) est sobre, l’ensemble peut paraître classique mais c’est justement grâce à cette apparente simplicité que le film fonctionne pleinement et surtout qu’il parvient à captiver, à passionner et à nous faire partager la passion de ces journalistes qui bossent énormément et avec leurs tripes. Ainsi, il est bien de rappeler que sobriété et classique ne sont pas nécessairement synonyme de quelque chose de plat. Le scénario est finalement cohérent avec le travail de mise en scène. Il a quelque chose de ludique pour les spectateurs, pas nécessairement habitués à cet univers particulier du journalisme ni à la complexité d’un travail d’enquête. Or, malgré la complexité de cette enquête, on n’est jamais perdu. Tout est expliqué clairement aux spectateurs afin de ne pas les perdre mais on ne les prend pas non plus pour des imbéciles dans le sens où le langage journaliste parait crédible. Beaucoup de critiques ont fait un rapprochement logique avec Les Hommes du Président d’Alan J. Pakula et c’est vrai que Spotlight s’inscrit dans cette même veine : il reprend très bien les codes de ce genre et a par ailleurs un petit côté seventies (les journalistes travaillent à l’ancienne) tout en restant contemporain. De plus, le film trouve un très bon rythme qui permet aux spectateurs de ne pas s’ennuyer.

Spotlight : Photo Brian d'Arcy James, John Slattery, Liev Schreiber, Mark Ruffalo, Michael Keaton

Pourtant, pour imager mon propos, on ne retrouve pas un rythme ultra rapide (ce qui est important pour retracer le long travail effectué par les journalistes) mais ce n’est pas pour autant mou. En effet, Spotlight bénéficie d’un montage très efficace qui permet à l’intrigue d’avancer tout en suivant le travail de plusieurs journalistes sur des terrains différents au même moment. De plus, le film entre rapidement dans le vif du sujet. Spotlight est aussi une réussite dans la manière de présenter les personnages et leur rapport avec la ville de Boston. Il est intéressant de voir qu’il s’agit d’un personnage venant d’ailleurs (Marty Baron) qui permet aux autres de se plonger ou plutôt de se replonger dans une affaire qu’ils ne voulaient pas forcément voir. Boston, qui est pourtant la ville que l’on connait, est présentée comme une ville dans laquelle tout le monde connait tout le monde, c’est presque une sorte de grand village : finalement, cette situation aurait pu toucher absolument tout le monde, même ceux qui préparent l’article. De plus, j’ai aimé le fait qu’on n’en connaisse pas trop sur les personnages (cela dit, l’article de Première « Que sont devenus les vrais journalistes du film ? » est plutôt intéressant pour mieux les connaître). Disons qu’on connait juste l’essentiel, c’est-à-dire leur rapport avec la ville et le catholicisme, sans qu’on n’ait l’impression qu’ils soient traités de manière superficielle. Au contraire, même sans trop les connaître, je suis parvenue à m’attacher à chaque journaliste, chacun ayant finalement son petit truc. Cependant, personne ne se tire la couverture, le casting étant pour moi très cohérent. Pour ne citer que cette petite partie du casting (j’ai notamment une pensée pour Brian d’Arcy James, son nom n’étant pas sur l’affiche alors qu’il était autant excellent et présent que ses partenaires), je suis évidemment très contente de voir Mark Ruffalo et Rachel McAdams nommés aux Oscars même si c’est dommage de ne pas voir Michael Keaton dans la course. De plus, les personnages sont pour moi attachants car on ressent leur implication, leurs convictions. Tom McCarthy trouve alors un très juste équilibre : tout en n’oubliant jamais l’équipe de « Spotlight », l’enquête est finalement le personnage principal de l’histoire. Par sa sobriété, Spotlight est un excellent film qui parvient à rendre hommage aux bons journalistes qui exercent leur métier avec passion et qui font un travail nécessaire (tout comme ce film), aux victimes qui sont respectées et pointe du doigt les institutions religieuses.

Spotlight : Photo Brian d'Arcy James, Mark Ruffalo, Rachel McAdams

Bilan – janvier 2016

Cinéma

 

Les films de 2016

Carol (Todd Haynes, 2016) 3/4

The Danish Girl (Tom Hooper, 2016) 1/4

Spotlight (Tom McCarthy, 2016) 4/4

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Rattrapages

 

Deuxième chance à Brooklyn (Phil Alden Robinson, 2014) 0/4

Tale of Tales (Matteo Garrone, 2015) 1/4

Surveillance (Jennifer Lynch, 2008) 2/4

Joy (David O. Russell, 2015) 1/4

Transsiberian (Brad Anderson, 2008) 2/4

The Dead Girl (Karen Moncrieff, 2006) 1/4

Mustang (Deniz Gamze Ergüven, 2015) 4/4

Music Box (Costa-Gavras, 1989) 3/4

Mindscape (Jorge Dorado, 2013) 2/4

Bowling (Marie-Castille Mention-Schaar, 2012) 1/4

Une journée particulière (Ettore Scola, 1977) 4/4

L’Affaire Josey Aimes (Niki Caro, 2005) 1/4

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Séries

American Horror Story – Freak Show (saison 4, 2014) 4/4

American Horror Story – Hotel (saison 5, 2015) 4/4

Parks and Recreation (saison 2, 2009) 4/4

Justified (saison 1, 2010) 3/4

Flight of the Conchords (saison 1, 2007) 4/4

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Lectures

Les Prépondérants (Hédi Kaddour, 2015) 2/4

Boussole (Mathias Enard, 2015) 2/4


Pour le Movie Challenge (petite précision : une page consacrée à ce challenge est disponible sous la bannière, dans « En 2016 »).

– un film français

– un film adapté d’un livre

– un film ayant lieu dans un endroit que j’ai toujours rêvé de visiter

– un film tourné/sorti cette année : Carol de Todd Haynes (2016)

– un film tourné/sorti l’année de ma naissance (soit 1993)

– un film tourné par un réalisateur de moins de 30 ans

– un film dont le titre contient un numéro

– un film ayant de mauvaises critiques

– une comédie

– un film réalisé par une femme : Surveillance de Jennifer Lynch (2008).

– un film dont le héros n’est pas humain

– un film qui a une suite

– un film que j’ai vu quand j’étais (plus) jeune

– un film se déroulant dans le futur

– un court-métrage

– un film se déroulant à l’étranger

– un film qui n’est pas en anglais ni en français : Mustang de Deniz Gamze Ergüven (2015).

– un film se passant au lycée

– un film dont le titre comporte une couleur

– un film qui m’a fait pleurer

– un film que j’ai vu plus de deux fois

– un film d’un réalisateur que j’adore

– un film avec une actrice que j’adore

– un film avec un acteur que j’adore

– un film ayant obtenu un Oscar

– un film d’horreur

– un film commencé que je n’ai jamais terminé

– un dessin animé

– un biopic historique

– un film LGBT : Une journée particulière d’Ettore Scola (1977).

– un film que je veux voir depuis des années sans en avoir l’occasion : Music Box de Costa-Gavras (1989).

– un film recommandé par quelqu’un

– un film en noir et blanc

– un film basé sur des faits réels : Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar (

– une comédie musicale

– un film qui m’a fait pleurer de rire

– un film de guerre

– un film adapté d’un roman graphique ou d’un comic

– un film avec un mariage : Bachelorette de Leslye Headland (2012).

– un film d’un réalisateur asiatique

– un film que ma mère adore