Archive | novembre 2015

Scorsese – l’exposition

Il y a pratiquement un mois, plus précisément le samedi 24 octobre, je suis partie de mon Sud pour me rendre à Paris (youpi, j’ai retrouvé les joies du TGV). Avec quelques membres de ma famille, également très fans de Marty, je suis allée ce jour-là à l’exposition Martin Scorsese à la Cinémathèque Française (et j’ai également profité de mon séjour parisien pour aller visiter le Louvre – magnifique mais crevant – et le Musée National des Arts Asiatiques-Guimet – vraiment chouette) ouverte au public depuis le 14 octobre dernier et qui prendra fin le 14 février prochain (Martin Scorsese serait-il un grand romantique ? Bon, ok, je sors). Ce n’était pas la première fois que j’allais à la Cinémathèque Française : en effet, j’y étais déjà allée au printemps 2011 pour l’exposition dédiée à Stanley Kubrick (et qui était absolument géniale). Je préfère alors le dire d’entrée : mon avis sur l’expo Scorsese a subi une petite comparaison avec celle de Kubrick. Au début ce n’était pas forcément volontaire mais c’est en préparant ma chronique que je me suis aperçue que je n’étais pas nécessairement objective sur ma journée. Je vous rassure : j’ai aimé cette exposition. En tant que fan (et ce n’est pas un mot en l’air – j’ai pratiquement vu l’intégrale des longs-métrages de Scorsese et j’ai même vu certains de ses documentaires), c’était forcément un bonheur de se retrouver avec tous ces documents autour de films que j’aime tant ! J’ai trouvé l’ensemble très enrichissant, j’ai particulièrement aimé voir de mes propres yeux certaines lettres signées par de grandes personnalités, des extraits de scénarios annotés, des croquis, le costume de Cate Blanchett dans Aviator ou encore la Palme d’or (pour Taxi Driver) pour ne citer que ces exemples-là.

4d3880756dad6de012f8596a3d24cb0f561e5c61b1da0

Cependant, je n’ai pas non plus trouvé l’exposition parfaite. Déjà, il faut le dire : quand j’y suis allée, il y avait beaucoup de monde, ce qui était logique puisque l’exposition avait à peine ouvert ses portes dix jours avant et en plus on était encore en vacances scolaires. Je ne peux donc pas blâmer la Terre entière, c’est-à-dire ni les personnes qui n’ont pu que se déplacer à cette période en question, ni à la Cinémathèque (enfin peut-être un peu mais pas totalement). Cependant, je pense qu’il y a tout de même des problèmes d’organisation au sein même de l’exposition, en tout cas je remets juste en question la manière de l’avoir conçue. Il faut savoir que l’exposition est organisée par thèmes, c’est-à-dire la famille, la mafia, la religion… Ce n’était pas idiot, loin de là et c’est parfois un choix pertinent. Je me suis tout de même demandée si ce n’était pas un moyen de camoufler certaines absences de documents. En effet, et attention, je comprends parfaitement la possible difficulté des organisateurs, je pense que certains films ne devaient pas avoir suffisamment de documents, pas au point de consacrer un « chapitre » entier, comme c’était le cas pour l’exposition Kubrick qui présentait chronologiquement chaque film de sa carrière. Après, je suis lucide : Kubrick gardait absolument tous ses documents, ce qui a certainement aidé la Cinémathèque à les exposer sur trois étages ! De plus, Scorsese a vraiment beaucoup de films à son actif, cela aurait sans doute été compliqué de parler individuellement de chaque film. Cela dit, j’étais tout de même frustrée de ne pas voir certains films mis en avant et surtout je trouve cela dommage d’avoir organisé l’exposition sur un étage uniquement. Du coup, on ressort un peu de là en se disant « tiens, déjà fini ? » mais surtout cela crée réellement des bouchons, ce qui est très pénible, surtout quand il y a beaucoup de monde au sein d’une même pièce.

18608385.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Par ailleurs, même si en tant que fan je suis ressortie ravie car j’étais dans un univers que j’aimais et que je connaissais, l’exposition m’a semblé davantage destinée vers des personnes qui ne connaissaient pas nécessairement les films de Scorsese. Je l’ai notamment remarqué en observant les gens ébahis en découvrant des extraits de ses longs-métrages. Certes, quelque part, c’est une belle initiative, c’est génial si des gens ont eu envie de découvrir sa filmographie, si ça peut aider certains à enrichir leur culture cinéma, mais encore une fois, en poussant les gens à être focalisés sur les écrans, il y avait par conséquent des bouchons. C’est dommage d’avoir placé ces vidéos au milieu des pièces, je pense que ça aurait plus judicieux de les mettre à part. Je sais qu’on peut croire que mon avis est hyper négatif alors que ce n’est pas le cas. Honnêtement, j’ai beaucoup aimé cette exposition, je ne regrette vraiment pas de l’avoir vue, je suis ressortie de là comme une gosse. Mais je tenais juste à exprimer juste les deux-trois choses qui m’ont paru maladroites, même si j’ai conscience que j’ai écrit sur beaucoup trop de lignes. J’avais juste envie de faire partager ma journée, de donner mes impressions, savoir si ceux qui y sont allés avaient le même avis que moi ou non et peut-être aider dans un sens les gens qui souhaiteraient y aller pour qu’ils puissent organiser cette sortie. J’en profite également pour vous inciter à découvrir le Musée de la Cinémathèque que j’ai trouvé absolument génial ! En tout cas, malgré des imperfections, j’aime toujours autant les expositions de la Cinémathèque française et j’y retournerai quand je le pourrais avec un immense plaisir !

18670804.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Publicités

Le dîner littéraire et cinéma

Aujourd’hui, je réponds au tag fun et sans prétention de Yuko (qui m’a taguée), à l’origine juste intitulé « Le dîner littéraire ». Etant donné qu’on est sur un blog cinéma, j’ai décidé de modifier légèrement ce tag histoire de ne pas tomber totalement dans le HS et de ne pas perturber certains lecteurs. Ainsi, à chaque question, j’ai à chaque fois cité un personnage issu d’un roman puis un personnage issu d’un film. Petite précision : pour les romans qui ont déjà été adaptés au cinéma, j’ai à chaque fois précisé qui interprétait le personnage en question. Puis, pour la partie « film », j’essaie toujours de prendre en exemple un film qui n’est justement pas adapté d’un roman, histoire de diversifier un peu mes réponses.

Je ne tague personne en particulier ou plutôt je dirai que je tague chaque personne qui souhaite répondre à ce questionnaire délirant : que vous soyez cinéphile ou littéraire ou les deux, vous pouvez reprendre ce tag à votre guise sur vos blogs ou sinon directement dans les commentaires !

Let’s go !

1. Un personnage qui sait ou aime cuisiner

roman : J’aimerais beaucoup bouffer à tous mes goûters et desserts les délicieuses pâtisseries (certes, parfois remplies de merde quand on l’énerve mais je ne l’énerverai JAMAIS) de Minnie de La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett (interprétée par Octavia Spencer dans le film de Tate Taylor).

film : Le rat Rémy de Ratatouille de Brad Bird car c’est impressionnant de voir cette bêbête plus douée que Gordon Ramsay ! Et puis sa ratatouille à la fin déchire, t’as envie de tout casser pour la bouffer, c’est si gourrrrmand (je précise que je ne suis pas tout le temps amie avec les légumes).

18709672.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

2. Un personnage qui finance la soirée

roman : Christian Grey de Cinquantes Nuances de Grey E. L. James (Jamie Dornan dans le film de Sam Taylor-Johnson) ou Patrick Bateman dans American Psycho de Bret Easton Ellis (Christian Bale dans le film de Mary Harron). Juste pour leur argent. Je ne compte pas les inviter, je ne suis pas folle non plus…

film : Charles Foster Kane dans Citizen Kane (Orson Welles). Parce que… ROSEBUD !

3. Un personnage qui pourrait causer une scène

roman : Mimi Geignarde dans la saga de J.K. Rowling, Harry Potter (Shirley Henderson dans les films) parce qu’elle est capable à elle seule de plomber un repas. Elle fait chier même après sa mort…

film : Tiffany Maxwell (Jennifer Lawrence) et Pat Solitano (Bradley Cooper) de Happiness Therapy de David O. Russell. C’est pas un grand film, loin de là, d’ailleurs je ne suis pas plus fan que ça de ce film, surtout depuis que je l’ai revu, mais avec cette question j’ai immédiatement repensé à la scène de dispute au resto (enfin, si on peut appeler ça un resto) ou encore à Pat qui balance le livre d’Hemingway par la fenêtre. Je trouve juste ces personnages frappés voire même carrément hystériques et je suis sûre qu’ils pourraient être contrariés pour un rien (un oubli de médoc, et hop c’est foutu).

20312111.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

4. Un personnage drôle / amusant

roman : Bridget Jones des romans de Helen Fielding (Renée Zellweger dans les films) parce que beaucoup de meufs se reconnaissent dans ses problèmes et ça crée des liens ! Malgré ses problèmes existentiels, elle n’est pas larmoyante, elle a toujours la banane et elle adore déconner !

film : The Dude (Jeff Bridges) de The Big Lebowski des frères Coen car déjà il ADORE le bowling et que c’est le sport le plus kiffant au monde et puis le gars est vraiment feignant relaaaax et rien que ça, c’est drôle !

5. Un personnage sociable / populaire

roman : Rob Fleming de Haute Fidélité de Nick Hornby (John Cusack dans le film de Stephen Frears). J’adore ce personnage, j’ai l’impression que c’est parfois mon double masculin (à part que je n’ai pas la même vie sentimentale que ce gars, passons) : il aime de bons films, de la bonne musique, adore aller chez le disquaire, aller à des concerts et s’amuse à faire des top 5. C’est sûr, on passerait une bonne soirée à faire des top 5 de nos plats préférés !

film : Erin Brockovich (Julia Roberts dans le film de Steven Soderbergh) car cette femme est une belle grande gueule, qui ne se laisse pas faire et en même temps, même si cela ne saute pas forcément aux yeux (en tout cas, j’ai conscience que ma réponse peut surprendre), j’ai toujours trouvé ce personnage très sympathique et elle est indéniablement proche des gens. En tout cas je suis sûre que cette femme aurait vraiment beaucoup de choses à nous dire et qu’il n’y aurait aucun blanc dans la conversation ! Certains auraient certainement mis ce personnage dans ceux qui causent des scènes mais je dis juste que cette meuf est franche mais aussi positive.

erin-brockovich-2000-11-g

6. Un vilain

roman : Normalement, on ne tient pas à inviter un méchant parce qu’on tient à sa vie. Cela dit, je pense que j’inviterais La Sorcière du Magicien d’Oz de L. Frank Baum (ou dans le film de Victor Fleming, La Méchante Sorcière de l’Ouest, incarnée par Margaret Hamilton). Hop, un seau d’eau et elle arrêtera de nous faire chier !

film : Norman Bates (Psychose d’Alfred Hitchcock) parce qu’il est charmant quand il le veut (quand il ne bute pas quelqu’un et à condition qu’il n’invite pas sa mère).

7. Un couple (compte pour deux), pas forcément romantique

roman : Nick et Amy Dunne  des Apparences de Gillian Flynn (alias Ben Affleck et Rosamund Pike dans Gone Girl de David Fincher). Sans spoiler, comme ils veulent (justement) sauver les apparences, je pense qu’ils ne nous feront pas trop chier et diront « miam, ce repas était très bon » même si c’était franchement dégueulasse.

film : Vinny Gambini (Joe Pesci) et Mona Lisa Vito (Marisa Tomei) de Mon cousin Vinny de Jonathan Lynn parce qu’ils parlent et réfléchissent beaucoup, forcément ça ferait de l’animation (et puis bonjour les tenues vestimentaires…).

mon-cousin-vinny-1992-01-g

8. Un héros ou une héroïne

roman : Atticus Finch de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (Gregory Peck dans Du silence et des ombres de Robert Mulligan) parce qu’il incarne la dignité, la justice et le père idéal. Bon, en revanche, visiblement, il ne serait plus vraiment ça dans la suite Va et poste une sentinelle (Go set a watchman)…

film : Jefferson Smith (James Stewart) de Mr Smith au Sénat de Frank Capra. J’ai toujours été sensible à ce personnage à la fois candide, sincère et encore une fois qui défend une juste cause… Oui, visiblement, je suis une justicière dans l’âme !

9. Un personnage qui n’est pas apprécié à sa juste valeur

roman : Eva de Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver (interprétée par Tilda Swinton dans We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay) car elle s’en prend plein la gueule à cause du petit (enfin pas si petit que ça) Kevin !

film : Marge Gunderson (Frances McDormand) de Fargo des frères Coen car tout le monde la prend pour une débile alors qu’elle est super intelligente ! Et puis elle est simple et toujours souriante et ça fait du bien !

10. Un personnage au choix

roman : Patrick « Kitten » Braden (Cillian Murphy dans le film de Neil Jordan) dans Breakfast on Pluto de Patrick McCabe parce qu’il est adorable et apporterait beaucoup de fraîcheur et de joie à ce dîner très spécial !

film : Muriel (Toni Collette) et sa copine Rhonda (Rachel Griffiths) de Muriel de P.J. Hogan parce que j’aime ces deux « loseuses » qui sont finalement fortes et envoient péter tout le monde. Et puis un petit karaoké avec du ABBA ne peut pas faire de mal en fin de soirée !

muriel