Zombeavers

réalisé par Jordan Rubin

avec Lexi Atkins, Rachel Melvin, Cortney Palm, Hutch Dano, Jake Weary, Peter Gilroy…

Comédie, épouvante-horreur américain. 1h25. 2014.

sortie française (dvd) : 17 février 2015

Zombeavers

Un groupe d’adolescents, partis pour un week-end de débauche au bord d’une rivière, se retrouve confronté à une horde de castors-zombies affamés. Pour réussir à rester en vie, les jeunes vont devoir affronter ces animaux d’une nouvelle espèce…

Zombeavers : Photo Cortney Palm, Lexi Atkins, Rachel Melvin

Cela faisait des mois que je crevais d’envie de découvrir ce fameux Zombeavers, qui a tout pour être culte (c’est peut-être même déjà le cas, qu’on me le confirme ou non). J’ai découvert ce film purement par hasard, en me baladant dans les rayons dvd à la Fnac. Mon regard a croisé la magnifique jaquette du dvd : entre le titre prometteur, le sourire d’enfer du gros méchant castor et les trois cruchasses derrière, je me suis dit « bon sang Tina, ça sent le chef-d’oeuvre ! ». Plusieurs mois se sont écoulés sans que je puisse avoir l’occasion de regarder ce film. Finalement, en lisant la critique de ce film sur le blog de Girlie Cinéphilie, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je me débrouille pour le regarder, que ce film m’attendait sagement quelque part. Par le grand des hasards, en squattant la télé de ma frangine, je vois qu’il passe sur le câble. Chouuuueeeeetttttte ! Bref, j’ai pu réaliser le rêve le plus cher de ces trois derniers mois (je suis ambitieuse, je le sais, merci). Il est toujours difficile de « noter » (même si j’ai conscience que la note n’est pas ce qu’il y a de plus important dans un film – d’où l’intérêt même des critiques) ce type de films, c’est-à-dire un nanar. Dans son genre, sans crier au génie (car j’ai quand même une pensée pour les vrais bons films), j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un nanar hilarant et divertissant, qui assume totalement son délire. Ce n’est déjà pas si mal. Il faut évidemment prendre ce film à je-ne-sais-pas-combien-de-degrés. Si on le prend vraiment comme un film volontairement nanardesque, dans un sens, il y a vraiment des choses réussies. Disons que je ne l’ai pas trouvé aussi nul que prévu. Enfin, il y a des choses nazes mais encore une fois on est dans un contexte nanardesque, finalement ce n’est pas gênant (même si le film n’est pas non plus nickel et que le côté « nanar » n’excuse pas toujours tout). C’est toujours délicat d’accorder la moyenne à ce type de films, peut-être qu’il faudrait créer une catégorie « notes pour les nanars » comme cela se fait sur de nombreux sites. Donc, pour la note, il ne faut pas être choqué ou trop s’interroger. C’est juste pour dire : il s’agit d’un nanar kiffant. Bref, revenons à nos moutons (ou plutôt nos castors). Le film reprend alors un schéma assez classique des films d’horreur : six étudiants (trois filles et trois garçons), très portés sur la chose, superficiels et surtout très bêtes, sont confrontés à des animaux (en l’occurrence ici des castors) qui ont muté suite à un stupide accident de la route dans lequel des produits toxiques provenant d’un camion ont pollué les eaux. Pire : ces castors en question ont le pouvoir de transformer les humains qu’ils mordent en castors-zombies (d’où la magnifique et subtile contraction « zombeavers »).

Zombeavers : Photo Peter Gilroy

On s’amusera alors à coeur joie de voir toutes ces métaphores très inspirées autour du castor. En effet, en anglais, « beaver » désigne à la fois le fameux castor ainsi que le sexe féminin. Ainsi, on a par exemple droit au méchant castor entre les jambes de la blonde, à une tonne de blagues salaces autour du cul, à un « zombeaver » bouffant les testicules de l’un d’entre eux ou encore à des scènes de sexe totalement absurdes (du genre, l’un d’eux gardera son espèce de bonnet sur la tête pendant l’acte !). Je dois avouer que le résultat est vraiment délirant, j’étais écroulée de rire ! De plus, Zombeavers joue volontiers avec les clichés des films d’horreur, comme par exemple, le fait de mettre en scène des étudiants à la sexualité débridée, qui aiment faire la fête ou encore qui se retrouvent isolés au fin fond de la campagne. Sans compter que le film compte pas mal de bonnes répliques (du genre, le gars vient de perdre son pied à cause d’un vilain castor et sa copine qui propose son bikini riquiqui pour lui faire un garrot !). Il faut dire que le réalisateur s’est donné beaucoup de mal à créer une ambiance volontairement nanardesque. Je ne dirais pas qu’il y a une mise en scène de folie mais c’est vrai que l’ambiance très 80s (même si le film se déroule de nos jours) a quelque chose de plaisant. Il faut dire que le truc le plus fou de ce film vient de l’animation même des castors. C’est évidemment trèèèès mal fait mais mon dieu, que c’est drôle ! Chaque scène avec les castors est franchement un pur bonheur ! Comme je le disais, le scénario joue pas mal sur des clichés. Alors évidemment qu’il ne s’agit pas du scénario du siècle, ça pouvait être encore plus délirant qu’il ne l’est déjà mais j’ai quand même été parfois surprise, que ce soit par rapport au sort réservés au personnage ou à sa structure même. En parlant de quelque chose qui aurait pu être encore plus fun, je regrette juste qu’on mette du temps à voir les castors (encore une fois, dans le genre débile, ça vaut le détour), ça prend vraiment trop de temps à nous montrer ces fameuses bêbêtes, même si encore une fois c’est très amusant de voir cette bande d’étudiants écervelés (on se demande même comment ils ont fait pour devenir étudiants, mais bon, j’imagine que tout est possible) dire autant de conneries et agir comme des crétins de service ! J’ai également trouvé le film un peu trop court : disons que le délire aurait pu être prolongé, plus « approfondi ». Après, quelque part, ce n’est pas non plus totalement un défaut car quelque part un film plus long nous aurait peut-être lassés. Enfin, j’avoue ne pas trop savoir quoi penser des acteurs. C’est clair qu’ils surjouent tous les débiles. Après, est-ce volontaire ou non ? Mystère… (je dirais qu’il y a probablement un peu des deux).

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30 réflexions au sujet de « Zombeavers »

  1. Ah enfin un nanar ! Un genre rarissime sur ce blog donc ça fait plaisir. Je connais évidemment le film de réputation, mais pas vu. Une friandise à découvrir visiblement

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  2. Quand j’ai vu le titre de ton billet dans ma TL, j’ai accouru à tire d’ailes tant j’avais envie d’en savoir plus et maintenant je sais qu’il faut que je voie ce film 😀 Si le film est aussi drôle que ton billet, ça promet !

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  3. Je l’ai vu ça fait un moment, mais, je me souvient m’être bien marré, sauf à la fin que j’ai trouvé un peu trop longue.

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  4. @ Vince :
    Je ne suis pas une spécialiste du nanar, je suis sûre qu’il y a encore plus fendard et effectivement je reste persuadée que le délire aurait pu être plus poussé. Mais ça reste fun dans son genre 🙂

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  5. Ca me fait super plaisir que tu l’es vu et que tu l’aies autant apprécié que moi. C’est chouette de voir que tu partages cet amour du nanar rigolo, et que je ne suis pas la seule à me tordre de rire devant des peluches télécommandées 😉
    Merci pour la mention de mon article, c’est très sympathique!

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  6. ça fait un bail que ce petit Z me lorgne du coin de la quenotte et voilà que toi aussi tu te mets à en dire du « bien ». Il va vraiment falloir que je me jette à l’eau, surtout qu’au vu de la photo publiée en accroche, on y est en bonne compagnie.

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