Unbreakable Kimmy Schmidt (saison 1)

Créée par Robert Carlock et Tina Fey

avec Ellie Kemper, Tituss Burgess, Carol Kane, Jane Krakowski, Sara Chase, Lauren Adams, Dylan Gelula, Sol Miranda, Martin Short, Jon Hamm…

Série comique américaine.  1ere saison. 2015. 

unbreakable-Kimmy-Schmidt

Kidnappée lorsqu’elle était adolescente, Kimmy a passé 15 ans au sein d’une secte, entourée de quatre autres filles de son âge, en pensant qu’elle était l’une des seules survivantes de l’Apocalypse. Le jour où elle est enfin libérée, c’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à elle, rempli d’infinis possibilités. Devant ses yeux innocents et éblouis, New York lui semble gigantesque et c’est là qu’elle est bien décidée à refaire sa vie, même si elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut en faire…

Photo Ellie Kemper, Tituss Burgess

A peine deux ans après l’arrêt de la série culte (même si j’ai toujours eu du mal à accrocher) 30 Rock, Tina Fey lance, avec Robert Carlock, sa nouvelle série sur Netflix, Unbreakable Kimmy Schmidt. J’avais entendu parler de cette série lors de son passage sur Netflix mais elle ne m’attirait pas plus que ça. C’est étrangement une critique négative que j’ai lu d’abord sur son compte Hellocoton puis son blog qui m’a donné envie de jeter un coup d’oeil à cette première saison. Si je ne partage pas totalement son avis, je comprends cependant ce qu’elle veut dire. Dans l’ensemble, même si je ne l’ai pas forcément adorée, car il y a pour moi quelques défauts, j’ai plutôt bien aimé cette première saison et j’ai tout de même hâte de découvrir la suite des aventures de Kimmy et de ses amis (même si je l’appréhende). En effet, le sujet (revenir à la vraie vie après avoir été kidnappée et être restée durant des années dans un bunker au coeur d’une secte) n’a rien de drôle. Pourtant, sans jamais mettre mal à l’aise ou sans jamais déraper, les scénaristes sont parvenus à créer des situations comiques à partir d’une histoire sombre, proche de sordides faits divers. Evidemment, cette première saison aurait pu approfondir davantage ce drame, mais j’imagine que cela a dû être difficile d’aller plus loin dans les failles de Kimmy à cause de son format comique (et au fond, cette saison ne s’en sort pas si mal en ce qui concerne ce point). De plus, j’ai beaucoup aimé le discours féministe, vraiment juste et tapant là où il le faut et ça fait du bien mine de rien. Ceci dit, même si j’ai trouvé l’ensemble drôle, frais et sympathique, contrairement aux dernières sitcoms que j’ai pu chroniquer sur ce blog, je n’ai pas plus ri jusqu’aux larmes (oui, ça m’arrive quand je trouve une série ou un film vraiment drôle). C’est à ce moment-là que je rebondis sur la critique qu’a écrite ma collègue blogueuse. Certes, je ne partage pas son avis tranché mais effectivement, selon moi l’humour ne fonctionne pas totalement – même si encore une fois (j’insiste, histoire qu’il n’y ait pas de mauvaises interprétations de votre part – ce qui serait compréhensible), j’ai quand même aimé cette série. Mon sentiment est un peu difficile à décrire mais je vais essayer d’être la plus claire possible.

Photo Carol Kane, Tituss Burgess

Effectivement, même si j’ai accroché au ton léger dès le premier épisode, j’avais parfois du mal à me détendre totalement, j’observais, malgré moi, certaines mécaniques mises en place. D’habitude, quand je regarde une sitcom, d’abord je me détends et je ris sans trop me poser de questions parce que je trouve la situation drôle, puis avec le temps ou y en pensant, j’analyse les épisodes et je comprends comment les scénaristes ont travaillé et pourquoi telle scène arrive à nous faire rire. Là j’étais focalisée sans le vouloir sur la manière dont les scénaristes avaient travaillé avant même de profiter pleinement d’une scène. Après, au fil des épisodes, j’ai compris que les créateurs avaient voulu situer les personnages dans un monde qui serait entre la réalité et le cartoon et j’ai réussi petit à petit à m’adapter. Pour résumer, la série reste drôle, il y a notamment des répliques parfois délirantes, des situations déjantées, sinon je n’aurais pas du tout accroché et je ne me serais pas non plus forcée à regarder jusqu’au dernier épisode de cette saison. Je regrette justement parfois un manque de fluidité et de spontanéité, j’espère que ce point-là sera réellement amélioré au fil de la deuxième saison. Je vous rassure, j’ai quand même ri, certains gags fonctionnent quand même bien. La parodie du docteur des stars Fredric Brandt (qui, hélas, se serait suicidé après avoir vu l’épisode en question) par Martin Short, Kimmy qui danse en boite avec un look d’écolière, les origines révélées de Jacqueline, les scènes de procès avec le génial Jon Hamm et généralement toutes les scènes avec Titus, le colocataire de Kimmy sont vraiment drôles (allez, je vous mets Peeno Noir, histoire de l’avoir en tête toute la journée – un grand moment de poésie). A croire même que Titus, merveilleusement interprété par Tituss Burgess, est sur le point de voler la vedette à la toute mimi et attachante Ellie Kemper. Attention également que cela ne tue pas la série comme cela a pu arriver à d’autres séries. Pour conclure, cette série m’a pour l’instant plu, elle est fraîche, a un sujet plutôt original et on se marre pas mal malgré quelques défauts selon moi en ce qui concerne l’humour. Elle a également l’avantage d’être plutôt courte (13 épisodes), ce qui permet de garder un certain rythme et de ne pas être lassée tout de suite.

Photo Ellie Kemper, Lauren Adams, Sol Miranda

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40 réflexions au sujet de « Unbreakable Kimmy Schmidt (saison 1) »

  1. Salut collègue ! 😀 Merci pour le lien 😉
    Belle démonstration, on sait ce que tu cherches, un divertissement bien rythmé, sur ce point mission accomplie ! Ce genre d’exercice est très intéressant, finalement nous ne sommes pas si opposée dans l’argumentation. Il est à noter que les points que tu apprécies sont des éléments cohérents, peeno noir (excellent numéro) est dans la continuité du personnage voire même l’alimente. Comme la fin et tituss usant et abusant du buzz est une bonne idée s’il elle n’était pas aussi martelée. Bref de bonnes idées mais une structure trop voyante comme posée là et aimera qui a envie d’aimer…

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  2. J’ai découvert cette série sur le blog de Borat. Le concept a l’air original et intéressant en tout cas

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  3. Le concept est bon, le traitement aussi et les personnages sont savoureux. C’est peut être court mais vaut mieux ça que quinze tonnes d’épisodes et souvent beaucoup en trop. Reste le final que j’ai trouvé un peu baclé mais je reviendrais l’an prochain. Et Netflix ne cesse de me faire du gringue. Hâte de voir Sense8 (un peu occupé ce soir et demain pas possible).

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  4. @ Amandine :
    De rien 🙂
    Exactement, pour moi, le rythme, l’humour qui doit faire mouche sans temps mort, la fraîcheur et de bons personnages sont essentiels dans une sitcom. Or, même si j’ai aimé cette série, je ne pense qu’elle parvient à remplir totalement ses objectifs, je suis étonnée de ce réel emballement de la part de la presse alors que la série a quand même ses petits défauts et je ne crois pas qu’elle deviendra culte.
    Non, en fait, au fond, je rejoins ton avis. Juste que je suis moins sévère car ça m’a plus emballée que toi, mais je partage ce que tu as souligné car je trouve tes arguments pertinents. 😉

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  5. @ Eelsoliver :
    Je pensais pouvoir écrire ma critique avant celle de Borat mais par manque de temps, elle arrive juste après. Avec deux critiques positives (même si celle de Borat l’est plus que la mienne), peut-être que tu parviendras à la découvrir un de ces jours 🙂

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  6. @ Borat :
    Personnellement, j’apprécie les sitcoms courtes, après je me lasse vite et depuis un certain temps, je me suis habituée à ce format, donc sur ça, je ne critique pas, ça me va !
    J’ai pas détesté le final, à mon avis, juste un épisode en trop – celui où Kimmy fait du vélo avec l’autre dingue -.
    Je ne pense pas regarder Sense 8 car j’ai encore plein d’autres séries à regarder depuis un moment (presque fini Dexter + Got + je dois me remettre à The Following, bordel c’est l’ultime saison).

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  7. ^^ Merci !
    Eh oui malheureusement contrairement aux autres genres la mécanique est indispensable et se doit d’être soignée. A l’inverse un drame avec un suspens foiré peut toujours intéresser le spectateur avec ses personnages par exemple, d’où un nombre incalculable de comédie médiocre et de drame passable. (au passage, rien à voir, as tu vu l’adaptation des Tribulations d’une caissière, navet ultime, si j’avais payé ma place j’aurai pleuré…)
    Alors ça reste un mystère pour moi cette presse à genou ! J’ai fait un rapide tour d’horizon après avoir écrit et le seul du même avis que nous était Télérama. Même sur twitter ils parlent tous du divertissement de la décennie !!! D’ailleurs sur Hellocoton, avant même la sortie sur netflix, de nombreuses blogueuses avaient écrit un article enjoué. En réalité elles avaient été conviées à une soirée projection avec intérieur rose, cocktail rose et bonbon à foison ! VOILA !!

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  8. @ Amandine :
    Non, je n’ai pas vu Les tribulations d’une caissière, ça n’avait pas l’air terrible (mais bon je peux toujours y jeter un coup d’oeil, je ne suis plus à un truc près !).
    Oui ça me tue (pour une fois, vive Télérama). Je respecte évidemment les différents avis, chacun ses goûts et l’humour a toujours une part de subjectivité, mais quand je vois rien que les dernières sitcoms que j’ai vues et revues ces derniers mois, UKS me paraît en dessous et n’a rien de révolutionnaire…
    Bah voilà ça explique, on achète tout avec des cocktails (et je soupçonne aussi du Nutella avec tout ça).

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  9. Je dois avouer moi aussi de moins en moins apprécié les séries longues à part dans certains cas comme Fringe ou Buffy où cela s’avère finalement nécessaire.Vraisemblablement tu ne rate rien sur la saison 3 de The following. Ils auraient vraiment fait n’importe quoi dessus. Pour le reste, Sense8 c’est Wachowski et Netflix un gage d’intérêt total.

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  10. @ Borat :
    Déjà j’ai lâché Buffy en partie à cause du grand nombre d’épisodes (et puis ça partait en couilles).
    Nooooooon me casse pas mon délire 😦 😦 je garde espoir pour la saison 3 (surtout que les deux premières saisons étaient franchement topissimes mais je suis heureuse que la série s’arrête).

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  11. Tu t’étais arrêté à la quatrième il me semble? Il faudrait que tu vois tout désormais car la saison 5 est la meilleure avec la troisième la plus violente aussi avec la sixième.
    Je me fis à ce que beaucoup disent sur twitter et il paraît que c’est vraiment nawak de chez nawak cette dernière saison. Tu le sauras assez vite je pense.

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  12. @ Borat :
    Ouais exact, saison 4 qui m’avait biiiiien gonflée. Ca fait tellement longtemps que j’ai arrêtée de regarder cette série, il faut que je trouve la motivation pour la terminer (c’est vrai que ça serait chouette – même si redoute le final).
    😦 😦 😦 😦 Il faut que je me prépare psychologiquement, plus rien ne va – déjà qu’il faut que je remette de la déception de la dernière saison de Game of thrones…

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  13. Le final est bien même si un peu douteux sur certains points (je me comprends mais je ne te dis rien). Pas vu les saisons 4 et 5 de Game of thrones alors que j’aurais pu acheter la quatrième depuis longtemps. Plus intéressé par Parks and recreation ou Sense8 (j’ai vu le pilote, c’est intéressant un peu comme Cloud Atlas) en ce moment.

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  14. @ Borat :
    La saison 4 de Game of thrones est vraiment excellente mais là, même si la 5e saison n’est pas non plus une cata, je trouve qu’elle est moins intéressante (mais apparemment, le dernier épisode est excellent, faut que je le voie).
    Ohhh je comptais justement me mettre enfin à Parks and Rec, et si c’est dans la même lignée que Cloud Atlas, je peux me laisser tenter par Sense8 😮

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  15. Vraisemblablement c’est ce qui ressort. Mais curieusement je ne suis pas pressé d’acheter la quatrième saison.
    Alors attention pour Sense8 c’est très particulier. J’ai vu trois épisodes et pour l’instant c’est très introductif, les Wachowski présentant les personnages histoire de bien se familiariser avec eux. Quant à Parks and recreation mes amis m’ont montré des épisodes la semaine dernière et on a regardé la saison 1 hier soir (elle ne dure que six épisodes) et je dois dire que je me suis merveilleusement fendu la gueule. Le personnage de Chris Pratt qui n’est encore qu’un guest est une merveille en puissance. Sans compter les autres qui ont vraiment un sacré travail d’écriture et quel humour.

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  16. @ Borat :
    T’as pas peur de perdre le film en attendant d’acheter la quatrième saison ? Perso j’ai dû mal à trop attendre pour regarder les saisons qui suivent, souvent j’en perds le fil, je ne me rappelle pas toujours bien des intrigues (déjà, l’attente d’un an entre chaque saison, ça fait beaucoup pour moi !).
    Humm… « particulier »… dois-je m’inquiéter ? 😀
    Ah cool s’il y a peu d’épisodes par saison, ça me motive ! Effectivement, tout le monde dit du bien de Chris Pratt dans Parks and rec, j’ai assez hâte de le découvrir dedans – même si je connais mal le bonhomme mais je le trouve sympathique 😮

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  17. Oh tu sais je me souviens bien de la saison 3.
    Je ne sais pas mais le cinéma des Wachowski a toujours été particulier.
    Attention en général c’est 24 épisodes mais c’est vingt minutes donc tranquille.

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  18. @ Borat :
    Si t’as bonne mémoire, ça ira (mais n’attends pas trop à mon avis, il ne faut pas non plus être trop largué !).
    Hum… tant qu’ils ne me ressortent pas leur bidule de Jupiter machin, ça va, je devrais être sympa 😮 (enfin, je crois). – désolée je ne m’en suis pas remise, rien que parler de ce film me fatigue.

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  19. Bah vu le final de la saison 3 cela devrait aller. C’est le genre dont on se souvient en terme de cliffhanger! 😀
    Ce n’est pas du tout la même chose que Jupiter (pas de space opera à l’horizon) cela se rapproche davantage de Speed Racer et de Cloud Atlas dans les thèmes. En tous cas c’est bien mis en scène.

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  20. Alors là sache que je vais revenir dessus d’ici quelques temps. Je n’ai pas trop aimé les deux premières fois que je l’ai vu (dont une au ciné) en raison de son ton (le film s’adresse majoritairement aux enfants mais pas que) et sa colorimétrie (c’est bien particulier et l’argument « tape à l’oeil » est tout sauf péjoratif dans ce cas précis). Mais pour l’avoir revu deux fois cette année en BR cela passe bien, le film a des idées de mise en scène folle et derrière son ton naïf se cache par moment des attaques féroces contre les studios et Lana Wachowski parle beaucoup d’elle dans ce film car elle était alors en plein changement. Je ne sais honnêtement pas ce que tu en penseras.

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  21. Je ne sais pas quand je vais m’y m’être mais tu peux déjà lire la première version que je conserverais. Je ferrais comme parfois en mettant le label « la révision de Borat ».

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  22. Non je l’ai déjà utilisé pour mes critiques de Miami Vice, Prometheus et John Carter: je garde l’article initial et je mets mon nouvel avis en dessous en précisant bien la date de publication initiale. 😉

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  23. Et puis cela permet de voir un changement radical d’avis. Quand tu vois ma critique initiale de Miami Vice et sa « révision » il y a un fossé béant et pareil pour Prometheus.

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  24. je voulais la tenter mais j’ai beaucoup trop de séries en cours … Du coup je me freine un peu sinon je m’éparpille

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