Big Eyes

réalisé par Tim Burton

avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter, Jason Schwartzman, Terence Stamp, Jon Polito, James Saito, Delaney Raye, Guido Furlani, Madeleine Arthur…

Biopic, comédie dramatique américaine, canadienne. 1h47. 2014.

sortie française : 18 mars 2015

Big Eyes

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

J’aime bien Sweeney Todd (malgré des chansons abominables), Les Noces Funèbres et Frankenweenie (même si je préfère le court-métrage). Cependant, depuis une dizaine d’années, Tim Burton nous offrait des films pas à la hauteur de son immense talent. Son Alice au pays des merveilles et Dark Shadows font partie de ses films les plus désespérants, Burton qui réussit à caricaturer son propre univers jusqu’au foutage de gueule. Evidemment, je redoutais énormément ce Big Eyes. Plutôt apprécié par la presse, le film a été en revanche boudé par un grand nombre de blogueurs. J’ai vraiment hésité à aller le voir. Le sujet était intéressant mais sur le papier j’avais du mal à voir ce que venait foutre Burton dans ce projet, surtout visiblement un film de commande. Comme je suis tout de même curieuse, je me suis tout de même déplacée pour le voir en salles. Et, à ma plus grande surprise, Big Eyes m’a vraiment plu, j’ai l’impression que Burton s’était enfin réveillé. Je sais que certains parmi vous vont hurler après la lecture de ce billet (« quooooi ? Tu t’appelles Tinalakiller et tu ne tues pas ce film ? »), je me prépare éventuellement à un débat acharné, à m’arracher les cheveux, à m’engueuler (la routine quoi). Mais je tenais à défendre ce film qui m’a emballée et que je considère comme le meilleur long-métrage de Burton depuis des lustres. Certes, je ne crie pas non plus au chef-d’oeuvre et au fond, je comprends la déception que certains ont pu ressentir. Mais, contrairement à un Dark Shadows qui, en apparence, ressemblait à du Burton mais était surtout un énorme foutage de gueule, Big Eyes ne serait pas à première vue un pur Burton. Pourtant, plus j’avançais dans le film, plus je retrouvais étrangement son univers. Certes, la mise en scène n’est pas autant marquée que ses autres films, il manque effectivement le petit grain de folie que nous connaissons tous chez Burton. Nous pouvons même dire que la mise en scène reste très classique. Cependant, il n’y a rien d’insultant dans ce terme (il le devient quand j’ajoute « trop » devant). La mise en scène reste pour moi plus que convaincante et est cohérente avec le scénario écrit par deux Scott Alexander et Larry Karaszewski (les scénaristes de Larry Flynt, Man on the Moon et… Ed Wood). Evidemment, le scénario est classique dans le sens où il retrace l’histoire des Keane chronologiquement. Cependant, j’ai tout de même l’impression que certains (je dis bien certains, pas tous) ont été déçus par le scénario parce qu’il s’agit d’un film de Tim Burton et donc pensaient que l’histoire serait plus funky.

Big Eyes : Photo Amy Adams

Certes, le scénario n’apprend rien de nouveau sur l’affaire Keane mais en même temps, un biopic n’a jamais prétendu être un cours d’histoire et un grand nombre de très bons biopics ont des scénarios très traditionnels et chronologiques et cela ne dérange personne. Donc pour moi, il n’y a rien de choquant ou d’abominable dans le scénario, qui tient à la fois la route pour intéresser les spectateurs sur cette histoire et qui parvient à introduire plusieurs types de réflexion. J’ai en tout cas aimé la réflexion, que j’ai trouvée intelligente et pertinente, sur les liens étroits entre l’art et le marketing. D’un côté, Margaret est l’artiste qui crée en fonction de son imagination, ses sentiments, son vécu etc… De l’autre, Walter est celui qui parvient à vendre l’art de sa femme par un autre type d’art : la rhétorique (étymologiquement : l’art du discours). Le film est également rempli de références à Andy Warhol, dont son oeuvre consistait à mettre en avant le rôle que joue la société de consommation. A l’image de la scène dans laquelle les oeuvres de Margaret sont accrochées dans le couloir d’un restaurant menant aux toilettes (mais c’est seul Walter restera dans ce couloir… et parviendra à faire vendre les premières toiles de sa femme), l’art du marketing, associé à celui de la parole, est écoeurant et littéralement merdique. Mine de rien, même s’il ne s’agit que d’un film de commande, Burton semble vraiment impliquer dans ce projet en livrant une critique envers le milieu du cinéma : après tout, beaucoup ont transformé son immense talent créatif en objets purement marketing. J’ai en tout cas ressenti cette correspondance entre sa carrière et celle de Margaret Keane. Contrairement à un certain Inarritu dont je disais beaucoup de mal dans ma critique de Birdman, Burton n’est jamais hautain même s’il n’hésite pas à dire du mal des critiques élitistes méprisants. Personnellement, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal d’humour dans le film. Du coup, la critique passe bien et en milieu le film est davantage plaisant. J’ai également trouvé qu’il y avait un lien intéressant entre le « I » et le « eye », un motif assez récurrent en littérature. Certes, je reconnais que Burton aurait pu encore plus accentuer ce point (on voit effectivement les visions de Margaret, qui voient littéralement des yeux énormes chez les gens qu’elle rencontre) mais ce point est tout de même traité. Que ce soit chez Margaret ou Keane, l’ego de l’artiste touché est un point mis en avant dans le film. J’ai également été touchée par le traitement de Margaret. Je ne compte pas vraiment Alice au pays des merveilles étant donné qu’Alice est inexistante (à cause du Johnny Depp show) donc pour moi, Burton met en scène pour la première fois de sa carrière un personnage féminin dans un véritable premier rôle. Et Burton s’en sort vraiment bien.

Big Eyes : Photo Christoph Waltz, Terence Stamp

Le film a beau avoir été réalisé par un homme et scénarisé par des hommes, il s’agit pour moi d’une oeuvre féministe, qui interroge la place de la femme artiste dans l’histoire de l’art. Margaret est donc tiraillée entre son activité et sa passivité. Avant de rencontrer Walter, Margaret était une femme différente puisqu’elle était divorcée et mère célibataire. Comment cette femme, qui semblait quand même avoir du cran, a t-elle pu se laisse autant embobinée et prisonnière de cet escroc qu’est Walter ? Si Margaret est dans un premier passive et victime de ce mensonge, elle va tout de même réussir à rebondir et la manière dont elle va battre Walter est assez captivante et jubilatoire. Cette femme a alors toujours été marginalisée, ce dont a toujours affectionné Burton : Margaret est marginalisée par les hommes qu’elle rencontre et son art qui l’isole de tous. J’ai beaucoup aimé l’interprétation d’Amy Adams, qui a quelque chose d’enfantin, de fragile et paradoxalement elle est forte. Je trouve qu’elle interprète ce personnage avec une large palette d’émotions. Beaucoup ont été agacés par l’interprétation de Christoph Waltz, disant qu’il cabotinait. Je comprends ce qu’ils veulent dire mais je ne l’ai pas totalement perçu de cette manière. Déjà, je suis vraiment fan de cet acteur, donc c’est toujours pour moi un plaisir de le revoir et je ne me lasse pas de son jeu. Oui, nous pouvons avoir cette impression de cabotinage mais il y a quelque chose de cohérent dans cette interprétation dans le sens où son personnage est en lui-même un cabotineur ! Cependant, pour moi, il ne joue pas mal, je trouve qu’il arrive bien à faire son show habituel et toujours aussi plaisant sans tomber dans une mauvaise interprétation. Et puis bordel, ça nous change un peu de l’insupportable Depp et de cette pauvre Helena Bonham Carter qui semblait s’emmerder dans les pseudo-trouvailles de son ex-compagnon. Les seconds rôles sont également plutôt bons même si certains sont un peu trop anecdotiques. La musique d’Elfman n’est pas époustouflante mais dans le film elle fonctionne tout de même bien et pour relativiser on entend au moins ce qu’il a composé (contrairement à son « travail » dans le merveilleusement naze Cinquante Nuances de Grey). Par contre, j’ai quand même regretté la présence de la voix off, inutile et trop dans la vague du biopic traditionnel. Pour conclure, sans crier au chef-d’oeuvre, et ayant conscience de certains de ses défauts, Big Eyes m’a tout de même beaucoup plu. A première vue, un film qui ne semble pas Burtonien, presque une trahison et finalement, via les thèmes, dans l’ensemble bien traités, j’ai tout de même réussi à retrouver l’univers de ce réalisateur, même s’il s’agit d’un film de commande. Burton semble changer de direction et avoir mûri et ce n’est pas une mauvaise chose.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

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49 réflexions au sujet de « Big Eyes »

  1. Tout est relatif à propos de Big Eyes, si c’était un autre que l’ami Tim qui l’avait réalisé, beaucoup se pâmeraient devant ….. Malgré ses imperfections ce Burton qui semble n’en être pas un, demeure un excellent divertissement.
    PS : Waltz fait du Waltz, & c’est un peu saoulant à la longue.

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  2. Je suis ravie de voir ENFIN un avis positif sur ce film. J’étais désespérée… D’abord parce que j’adore Tim Burton, comme beaucoup de monde, mais que je trouve, comme tout le monde, ses derniers films décevants (mais pas que) et aussi parce que je suis passionnée d’art et que cette histoire m’intéresse énormément ! Donc, maintenant… J’AI HATE !!!

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  3. Honnêtement je pense qu’un autre l’aurait fait ce serait la même chose. Sujet qui n’a rien de cinématographique, biopic ronflant made in Wikipedia, réalisation inexistante de Burton, acteurs mauvais… Une belle bouse.

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  4. Pas encore vu et clairement pas une priorité. C’est vrai que j’ai lu bcp de critiques mitigées sur ce dernier Burton, qui semble susciter le débat

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  5. Au contraire de toi je n’ai que peu accroché à ce Burton là. Je crois que ce cinéaste ne me surprend plus vraiment, mais il y a toujours ses pépites à se repasser encore et encore !!

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  6. Tu donnes le premier avis positif qu’il m’est donné de voir !
    J’irai sûrement pour l’histoire, si effectivement l’art vendu et l’art de vendre sont au centre du propos. D’ailleurs je ne suis pas fan de Burton du coup je suis probablement immunisée contre la déception.

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  7. @ Chonchon :
    Je te rassure, il y en a quand même des gens qui rejoignent mon avis mais pas en majorité hélas. Après je ne crie pas au chef-d’oeuvre mais je ne pense pas qu’il s’agit de la bouse annoncée par certains.

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  8. @ Borat :
    Je pense pourtant que le regard des gens serait différent. Je ne dis pas que les gens auraient forcément aimé (ça on peut pas savoir) mais je pense pas que certaines critiques l’auraient autant tué.

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  9. Bah désolé quand tu vois un scénario aussi pitoyable à peine digne d’une page wiki, non ce n’est pas qu’un problème de réalisateur.

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  10. @ Borat :
    En même temps, un grand nombre de biopics se résume à une page wiki, je ne comprends ce qui te choque plus dans ce film en particulier que dans un autre biopic ou histoire vraie.

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  11. Bah justement. Je ne paye pas ma place pour voir du wiki sans style filmé par un tâcheron. Et c’est le même tarif pour d’autres.

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  12. @ Roggy :
    Effectivement si t’as peur d’être déçu, n’en fais pas une priorité. Peut-être que tu le verras lors d’un passage télé par exemple 🙂

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  13. @ Borat :
    C’est pas que je m’acharnais à défendre ce film (je n’ai pas non plus adoré). Au pire, que tu es pas aimé la réalisation, que tu la remettes en doute, je peux comprendre. Mais honnêtement, beaucoup de bons biopics sont aussi des pages wiki. Après si tu suis ton raisonnement jusqu’au bout, ton avis est cohérent. Mais c’est vrai que quand je vois des gens qui hurlent sur Big Eyes (pour les mêmes arguments que tu avances) et à côté te disent que La Môme c’est génial par exemple, je me pose des questions.

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  14. Un biopic doit m’apprendre quelque chose et sortir du quotidien pour me plaire. Or, ici c’est tout l’inverse. Burton s’efface complètement et quand il essaye de ne plus faire, c’est d’un kitsch dégueulasses. Et en sachant que les deux scénaristes avaient signés deux autres biopics qui me sont chers: ils m’ont permis de découvrir Ed Wood et Andy Kaufman. Là je n’ai non seulement rien appris, mais je me suis ennuyé et finalement j’ai eu l’impression d’avoir tout vu dans la BA. Un peu con. Je chie sur La môme qui a en plus une structure incohérente alors t’inquiète tu es tranquille.

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  15. @ Borat :
    Je ne vois pas en quoi un biopic, et en général un film (ou d’autres arts, notamment l’autobiographie en ce qui concerne la littérature), doit nous apprendre quelque chose, en tout cas cela ne fait pas partie de ma vision du biopic, ce n’est pas que je recherche. Ce n’est pas un cours d’histoire, je ne vais au cinéma comme je vais à la fac. Réfléchir oui en revanche. Le biopic (ou l’histoire vraie, puisqu’on met tout dans le même sac) permet de partir d’un point précis (une histoire vraie, connue ou non, parce que ça « parle » au public) pour pouvoir après élargir une réflexion. Pourtant, en ce qui concerne Ed Wood, Andy Kaufman et même Larry Flynt, on peut parfaitement trouver leur fiche wiki, ou googliser (peu importe) et connaître les histoires en dehors de ces films. Et il y a des tas de films dans ce cas (ex : j’ai vu hier Kill the Messenger, l’affaire est parfaitement trouvable sur le net et pourtant j’ai trouvé le film bon, par sa réalisation, le propos à partir de l’histoire vraie etc…). Personnellement, j’adore Ed Wood et Larry Flynt mais je ne peux pas dire que j’ai appris quelque chose mais ce n’est pas péjoratif quand je dis ça : je ne considère pas que c’est leur but. Au pire, mettre en lumière des histoires pas toujours connues, oui, mais apprendre non. On n’est pas à l’école. Et même un documentaire n’est pas toujours fait pour nous faire apprendre quelque chose. Le terme me dérange beaucoup.
    Pour La Môme, t’en fais pas, je ne te visais pas 😉

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  16. Si c’est pour voir ce que tu sais déjà cela n’a aucun intérêt. A part si le traitement est bon. Lâ c’est nul dans tous les cas.
    Sauf qu’il y a traitement dans les films évoqués. Burton était un vrai passionné sur Ed Wood et Forman a réussi à épouser les talents de showman de Kaufman. Regarde l’intro tu verra ce que je veux dire.

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  17. @ Borat :
    Donc on est d’accord : on peut très bien ne rien « apprendre » et voir un bon film, cela n’est pas incompatible. 😮 Après je conçois parfaitement que tu aies tout détesté dans ce film 😉
    Pour Man on the Moon, je pense que je vais carrément regarder le film en entier 🙂

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  18. Je ne connaissais pas Andy Kaufman avant de voir ce film et ce film est un biopic totalement original épousant les prodiges de Kaufman. L’intro comme la conclusion sont du pur génie.

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  19. Je ne connaissais pas Kaufman par ex avant le film, donc ce film me l’a fait connaître. Voilà un bel exemple de ce dont je parlais tout à l’heure.

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  20. @ Borat :
    Mais sur le principe tu peux AUSSI lire la biographie de Kaufman 😮 (la preuve je l’ai déjà lue). Après normal de ne pas connaître certaines personnalités, notamment celles venant de l’étranger. Mais pour des Américains, je ne pense pas qu’ils aient forcément appris quelque chose. Mais encore une fois, je ne pense que tu aies aimé Man on the Moon parce que tu appris quelque chose mais parce que le film t’a probablement apporté autre chose. Par exemple, j’ai adoré Truman Capote, à l’époque je ne connaissais pas du tout cet auteur et je dois avouer que c’est ce film qui m’a donné envie de découvrir son oeuvre (dont De Sang Froid, que je considère vraiment comme un chef-d’oeuvre). Certes j’ai découvert, j’ai appris des choses sur Capote mais ce n’est pas le fait d’apprendre des choses sur lui qui fait que j’ai aimé ce film, ce sont toutes les choses autour, toute la réflexion qui m’a plu.

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  21. J’avoue que depuis Sleepy Hollow et à l’exception de Big Fish et La planète des singes que j’avais beaucoup aimés (oui, je sais, ça fait toujours hurler les gens), j’ai l’impression que Tim Burton, (tout comme son acteur fétiche, Johnny Depp) est constamment dans l’autoparodie. Je ne suis donc pas allée voir ce film.
    En lisant ta critique, je me dis que j’aurais peut-être dû, d’abord parce qu’il a l’air moins « Burtonnesque » (le terme que j’utiliserai pour un style à la Tim Burton poussé à fond) que ce qu’il a l’habitude de faire et puis, parce que bon, c’est la midinette qui parle, je viens de voir qu’il y avait Sa Majesté Terence Stamp…

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  22. @ Girlie Cinéphilie :
    Personnellement j’ai un peu du mal avec Big Fish. Je ne doute pas de la sincérité de ce film et je trouve sa fin très émouvante mais je l’ai toujours trouvé too much. Par contre, La planète des singes, je huuuuurle lol lol
    Oui voilà ces derniers temps j’avais l’impression que Burton et Depp se parodiaient (et hélas c’est encore pire pour Depp !).
    Après, peut-être que tu ne le trouveras pas burtonien / burtonnesque en apparence mais au moins je ne trouve pas qu’il se parodie aussi. Terence Stamp a effectivement un bon second rôle même si je regrette qu’on ne le voit pas assez 😀

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  23. Mais je ne l’ai pas fait car ce film cerne suffisament le personnage que je n’ai pas besoin de plus. 😉 Voilà en quoi Man on the moon est grand.

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  24. @ Borat :
    Bah justement je ne vois pas trop le problème. Normalement dans Big Eyes, t’es pas non plus censé lire la bio sur wiki si ca reste fidèle à l’histoire d’origine…

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  25. Sauf que ce n’est pas intéressant du tout, c’est mal écrit au possible, c’est banal comme la page wiki. J’apprendrais plus sur la peintre en regardant ses oeuvres qu’en revoyant cette croûte! Tout est même montré dans la bande-annonce, c’est dire si ce film ne raconte rien.

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  26. Et là comme tu peux le lire je n’attaque pas Burton mais ses scénaristes, donc tu vois bien que cela n’a rien à voir avec le fait que le film est de Burton que je n’aime pas ce film.

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  27. Je ne compte pas t’énerver… même si pour moi, ce film est mauvais 🙂 Mais il a le mérite de m’avoir fait découvrir une artiste qui m’était jusqu’alors inconnu. Sans lui, je n’aurais sans doute jamais ouvert la page Wikipédia la concernant 😉

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  28. @ Borat :
    Mais la bande-annonce, ça ne fait pas partie du film en lui-même (parce qu’à ce moment, je condamne le 3/4 des films). Ce que je veux dire (le but est de ne pas chipoter, même si j’ai l’air), c’est que les reproches que tu lui font sont certes compréhensibles mais quand on regarde bien, ils s’appliquent pour n’importe quel biopic (que ce soit les bons et les mauvais), je ne pense pas qu’ils fonctionnent concrètement pour dénoncer les défauts de Big Eyes (enfin selon toi). En revanche, que tu aies trouvé le film inintéressant, plat, pas passionnant et tout ça, oui je comprends (même si ce film raconte pour moi quelque chose, mais bon on va pas se battre, on n’est pas d’accord, that’s life).

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  29. @ 2flicsamiami :
    Nooon je ne suis pas énervée ! 😮 Sans déc’, que les gens n’aient pas aimé ce film, je peux comprendre. On est encore en démocratie, les gens ont le droit de s’exprimer, être déçus etc… En revanche, ce qui m’a réellement agacée, en lisant à droite et à gauche, (et là sur ce coup, Borat a raison de rappeler le rôle des scénaristes et non de Burton, en cas d’attaque), c’est que les détracteurs de Burton (à juste titre) dénoncent quelque chose (du genre il n’est plus que l’ombre de lui-même, il se parodie etc…) et finalement quand il fait tout son contraire, qu’il devient sobre, ça ne va pas non plus. En fait, ce qui m’énerve aussi, et ce n’est pas que pour Big Eyes, je parle en général, c’est que j’ai l’impression que classique = merde. C’est un raccourci un peu trop facile, j’ai l’impression qu’on apprécie parfois plus ce qui est clinquant parce que c’est clinquant justement qu’un film parfois plus sobre dans son traitement (et encore une fois, je ne parle pas spécifiquement de Big Eyes). Voilà j’ai poussé mon coup de gueule du jour.

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  30. Bah malheureusement le procès n’arrive qu’à la fin. Il est déjà dans la BA. Campagne marketing ratée. Encore une fois je m’en fous de savoir qui c’est avant de voir le film, le problème avec ce film c’est qu’il ne raconte rien de plus qu’une mauvaise page Wikipédia. Je ne vais pas au cinéma pour voir ça. A peine digne d’un téléfilm.

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  31. Sauf que c’est aussi ça qui te donne envie. Et puis n’oublions pas non plus le meilleur: c’est Weinstein qui produit. Soit du biopic académique à en vomir et coupé au millimètre.

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  32. @ Borat :
    Mais t’es pas forcément obligé de regarder la BA, ce n’est pas une partie intégrante du film. Comme l’a dit une fois Daniel Day-Lewis, on devrait regarder un film sans BA et sans ce « cirque » autour.
    J’aime pas forcément Weinstein mais il n’a pas non plus produit que de la merde.

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