Les âmes silencieuses

réalisé par John Pogue

avec Jared Harris, Sam Claflin, Olivia Cooke, Erin Richards, Rory Fleck-Byrne…

titre : The Quiet Ones

Film d’épouvante-horreur britannique, américain. 1h42. 2014.

sortie (dvd) : 26 mars 2015

Vu dans le cadre de Dvdtrafic : un grand merci à Cinetrafic et Metropolitan Filmexport.

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Inspirée de faits réels, l’histoire d’un professeur qui utilise des méthodes peu conventionnelles en se servant de ses meilleurs élèves pour tenter une expérience des plus risquées sur une jeune patiente dérangée.

Les âmes silencieuses : Photo Jared Harris, Olivia Cooke

La Dame en Noir de James Watkins (qui m’avait bien plu – oui certains ne comprennent pas pourquoi je l’aime bien) avait permis à la Hammer, le célèbre studio britannique, de se remettre sur les rails. Je n’étais alors pas contre de découvrir un de leurs derniers films, Les âmes silencieuses, réalisé par un certain John Pogue, réalisateur de En Quarantaine 2 et scénariste de U.S. Marshals, The Skulls, Rollerball ou encore Le vaisseau de l’angoisse. Sur le papier, ce n’est quand même pas trop rassurant (surtout quand tu vois la note de Rollerball sur Imdb, tu t’étrangles !). Le long-métrage a été présenté au dernier festival de Gérardmer en hors compétition et sorti en France directement en dvd. Je précise que sans l’opération de Cinétrafic, je n’aurais pas eu l’idée de regarder ce film. Vu le nombre de films d’horreur daubesques qui sortent régulièrement dans les salles obscures, je trouve quand même le sort réservé à ce film relativement sévère : après tout, il n’est pas plus mauvais que d’autres appartenant au même genre. Etant donné que je n’attendais rien de ce long-métrage, on ne peut pas parler ici de déception mais j’ai tout de même trouvé Les âmes silencieuses pas très bon. Tout d’abord, le film met vraiment trop de temps à se mettre en place, c’est trop mou et même trop bavard. J’ai failli décrocher à plusieurs reprises. Heureusement, la seconde partie est plus intéressante, active et rythmée : on a au moins envie d’aller jusqu’à la fin. Puis, Les âmes silencieuses n’est pas très effrayant, ce qui est un peu bête pour un film dans le genre épouvante-horreur. Hélas, ce n’est pas une porte qui claque, quelques cris, le son qui augmente d’un coup et une morsure étrange qui feront peur aux spectateurs. Ensuite, le film n’est pas du tout original.

Les âmes silencieuses : Photo Erin Richards, Jared Harris, Rory Fleck-Byrne

En réalité, on a cette horrible impression de déjà vu : on se retrouve devant une énième histoire de possession de la part d’un esprit malfaisant, dans laquelle l’action est parfois filmée par une caméra-témoin (dans certaines situations, ce procédé semble faux). Par conséquent, nous ne sommes pas vraiment surpris par le déroulement du scénario, qui aurait pourtant pu être intéressant mais qui manque cruellement de saveur et de consistance. Evidemment, l’avertissement « tiré de faits réels », censé être la garantie de frayeurs, est devenu maintenant un classique dans les films d’horreur, même si c’est le type d’informations à prendre avec des pincettes. L’histoire se déroule dans les années 1970. La reconstitution de l’époque n’est pas déplorable mais nous ne retrouvons pas ce charme qui était présent par exemple dans le réussi Conjuring de James Wan. Il faut dire que la mise en scène n’est vraiment pas à la hauteur. John Pogue ne parvient pas à retranscrire une atmosphère angoissante et venue d’un autre temps et filme les pièces de cette maison, lieu important puisque nous sommes parfois presque dans un huis-clos, trop banalement. Heureusement, le casting n’est pourtant pas mauvais et parvient à relever un peu le niveau. Jared Harris (je viens d’apprendre qu’il est le fils de Richard Harris – ouais je sors de ma grotte), vu dans la série Mad Men et Moriarty dans Sherlock Holmes 2 de Guy Ritchie est très convaincant dans le rôle de ce professeur à la fois charismatique et malsain. Sam Claflin, qui m’avait laissée indifférente dans les Hunger Games (même s’il n’était pas non plus mauvais), s’en tire plutôt bien et pour une fois j’ai senti qu’il avait un certain potentiel. Enfin, ça m’a fait plaisir de revoir Olivia Cooke (Emma de la série Bates Motel), qui est certainement une actrice à suivre.

Les âmes silencieuses : Photo Sam Claflin

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20 réflexions au sujet de « Les âmes silencieuses »

  1. Tu as tout résumé avec ces films de genre : déjà vu… C’est bien dommage d’ailleurs. Il faudrait surement s’interroger sur nos peurs actuelles pour faire un bon de genre, encore que, je ne suis pas sure qu’elles aient tant changées… Bon we !

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  2. @ Yuko :
    Sur le principe, un film comme It Follows aurait pu répondre à cette question mais hélas je ne l’ai pas trouvé très réussi (bien qu’il soit au-dessus de ces âmes silencieuses). Ces dernières années, si on y réfléchit bien, il n’y a pas trop de bons films dans ce genre. Le dernier que j’ai trouvé vraiment bon dans ce genre est Jusqu’en enfer…

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  3. C’est curieux comme le cinéma d’horreur est incapable de concevoir autrement l’effroi que par le sursaut et autre réflexe. En ce moment je finis la magnifique saison 4 d’American Horror Story, la série n’est plus horrifique depuis la première partie de la 1ère saison et pourtant elle mérite encore son nom. C’est malsain à souhait ! Les travers et la violence de l’humain sont parfaitement bien exploités et on tremble non pas pour une porte qui claque mais pour la possible destruction de belles âmes.

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  4. @ Amandine Dismoimedia :
    Tu vas me tuer, je n’ai toujours pas regardé American Horror Story ! Mais effectivement, la plupart des films d’horreur se ressemblent, c’est toujours les mêmes procédés, le même schéma narratif, toujours cette foutue caméra témoin, les mêmes affiches, les mêmes personnages! Je trouve que c’est du gâchis…

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  5. Oui, et encore Jusqu’en enfer ne m’a pas laissé un souvenir impérissable… J’ai été plus marquée par REC parce quand je l’ai vu, je ne m’attendais pas à ce type de sujet.

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  6. D’accord avec Yuko, il faudrait que le cinéma d’horreur s’adapte à nos peurs actuelles. Comme toi, même si ce n’est pas un chef d’œuvre à mes yeux, j’avais bien aimé la Dame en noir, alors je tenterais bien ce film. Bien compris qu’il n’est pas indispensable, mais c’est difficile de trouver des bons films d’épouvante, alors même si c’est moyen, c’est déjà bien !

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  7. @ Yuko :
    En ce qui concerne Jusqu’en Enfer, la première fois m’avait un peu déçue, par contre j’ai vraiment pris mon pied la seconde fois ! J’ai peur de voir le premier Rec, il parait que c’est bien flippant…

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  8. @ Chonchon :
    Peut-être qu’il ne te déplaira pas, même si la première partie est longuette, pour un public pas trop exigeant, qui ne veut pas trop se prendre la tête, le reste se laisse quand même suivre, donc pourquoi pas.

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  9. Il FAUT que tu voies REC ET l’exorciste 😉 (de mémoire, tu ne l’avais pas vu) Pour ta culture d’horreur ma chère, c’est parfait (il y aussi The descent, pas mal dans son genre)… Après, tu verras, Jusqu’en enfer te paraîtra une promenade de santé gentillette 😉

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  10. @ Yuko :
    Maiiiis j’ai peur d’avoiiir peuuuur, de faire des cauchemars et de vouloir tabassé des objets en pleine nuit (putain mais t’as bonne mémoire toi !).

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  11. Je suis d’accord avec ton avis, le film n’apporte pas grand chose au genre. Dommage pour la Hammer, même s’il n’est pas honteux non plus.

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