Birdman

réalisé par Alejandro González Iñárritu

avec Michael Keaton, Edward Norton, Emma Stone, Naomi Watts, Zach Galifianakis, Andrea Riseborough, Amy Ryan, Lindsay Duncan…

Comédie dramatique américaine. 2h. 2014.

sortie française : 28 février 2015

Birdman

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Birdman : Photo Edward Norton, Michael Keaton

J’ai toujours eu du mal avec Alejandro González Iñárritu qui est selon moi un réalisateur surestimé. J’ai déjà un mal fou avec Amours Chiennes et 21 grammes et je n’aime vraiment pas Babel ni Biutiful. Cependant, avec ce Birdman oscarisé et tant aimé par la presse et également apprécié et défendu par mes amis cinéphiles, j’espérais sincèrement me réconcilier avec ce réalisateur. Birdman n’a pas été pour moi le film de la réconciliation. Au contraire, il m’a juste confirmé à quel point je déteste le cinéma d’Iñárritu qui est pour moi une grosse escroquerie. Je suis même sortie de la salle profondément ENERVEE (sincèrement, j’avais même envie de casser quelque chose ou de frapper quelqu’un). En écrivant cette critique, je sais parfaitement ce qui m’attend, certains voudront m’insulter, d’autres me balancer des tomates (pourries évidemment). Au moins, vous êtes prévenus. Comme d’habitude, Iñárritu utilise des procédés techniques juste pour pouvoir camoufler de sérieuses lacunes scénaristiques (surtout qu’il y a quand même eu quatre scénaristes !). A part dans Biutiful, les précédents longs-métrages d’Iñárritu misaient en partie sur un montage déstructuré. Cette fois-ci, le réalisateur mexicain privilégie un pseudo plan-séquence. Je n’ai rien contre cette exercice esthétique, notamment tout le long d’un film mais il faut encore qu’il soit bien fait et qu’il ait surtout une réelle signification. Ce plan-séquence est peut-être une représentation de l’esprit brouillée de cet acteur devenu dingue. Le problème justement, c’est que je n’ai fait que supposer, je n’ai pas vraiment ressenti cette dimension d’intériorité ou d’omniscience. De plus, ce plan-séquence n’est selon moi ni virtuose ni fluide, il est surtout ennuyeux et gerbant. J’ai finalement eu plus l’impression de regarder un exercice de style pénible et pas toujours bien maîtrisé en plus (merci aux cgi et les fondus noirs), qui donne plus le tournis qu’autre chose. Surtout, c’est surtout une belle occasion de camoufler un film creux mais qui va faire croire qu’il est intelligent (d’où l’escroquerie). Pire, Iñárritu se croit malin en mettant en arrière-fond du Carver et en multipliant les sujets.

Birdman : Photo Michael Keaton

La liste des thèmes abordés est très longue : déchéance d’un acteur, critique contre Hollywood qui multiplie les films de super-héros et plus généralement du star-system, les relations père-fille, la toxicomanie, la dénonciation des journalistes qui écrivent des articles sur des pièces qu’ils n’ont même pas vues, les problèmes d’ego, la soif de reconnaissance et envie de se faire aimer, critique de la télé-réalité, la schizophrénie, l’opposition entre acteurs de cinéma et acteurs de théâtre, les réseaux sociaux etc… Bref, rien d’original quand on regarde tout ça de près (même du vu et du revu) et en plus, ce n’est pas la première fois que le réalisateur nous envahit de thèmes. Souvenez-vous du désastreux Biutiful, bousillé par cette surcharge de sujets. Dans Birdman, c’est pour moi la même chose mais en pire. A force de parler de tout, finalement ce film ne parle de rien. On s’aperçoit que derrière un grand nombre d’artifices se cache une effroyable coquille vide. Contrairement à ce qu’on peut croire, je ne veux pas m’acharner contre Iñárritu. Je n’ai pas spécialement cherché à l’enfoncer encore plus. Mais il se trouve que j’avais chez moi depuis un moment le recueil de nouvelles de Raymond Carver, What we talk about when we talk about love (Parlez-moi d’amour) dont on retrouve le texte (qui porte le même titre que l’ouvrage) que Riggan Thomson adapte au théâtre. Pour être honnête, j’espérais même remonter la note de Birdman. Je me suis dit que je trouverai au moins un parallèle intéressant entre le texte de Carver et l’ensemble du film. Encore une fois, je n’ai pas été du tout convaincue par cette mise en abyme. Vous allez me dire : pas besoin de lire la nouvelle en question pour voir qu’il y a une mise en abyme, on la voit dans les scènes dans lesquelles les personnages jouent dans la pièce. Mais j’espérais vraiment avoir des réponses supplémentaires. Honnêtement, là encore, le lien entre la pièce/le texte de Carver et la vie de Thomson/le film d’Iñárritu est superficiel. Hop, une phrase par-ci, un passage par-là, on tente de piquer une réflexion intelligente dans le texte et d’en faire une bouillasse dans le film et basta. On est à la limite du foutage de gueule. De plus, je trouve cela étrange d’utiliser en arrière-fond du Carver alors que ce dernier est réputé pour son style minimaliste et surtout pour avoir dépeint la vie de gens modestes, ce qui ne correspond pas du tout aux ambitions du film ni à la description des protagonistes du film. Certes, Thomson adapte certainement du Carver pour montrer que lui, star d’un film de super-héros, est cultivé et peut créer des oeuvres intelligentes. Le problème, je crois surtout que c’est plutôt Iñárritu qui a choisi du Carver pour faire stylé et intelligent !

Birdman : Photo Michael Keaton

Je reviens sur certains thèmes qui apparaissent dans ce cafouillis de thèmes : Iñárritu semble critiquer le star-system, Hollywood et tout ça. Je n’ai rien contre ce type de critique, cela donne parfois des films au ton grinçant. Cependant, Iñárritu devient ici agressif voire même méprisant, t’as l’impression qu’il se sent au-dessus de tout le monde ! Je ne sais pas si c’est parce que j’étais énervée face à ce film si faux, du coup je ne savais pas du tout comment je devais réagir. Devais-je être triste pour les personnages ? Avoir de la sympathie ? Les trouver tous cons ? Devais-je également rire ? En tout cas, je suis restée vraiment neutre face à cette mascarade. En ce qui concerne d’ailleurs le côté comique, vu que des gens dans la salle se marraient, je reste quand même sceptique. Certes, comme beaucoup, je reconnais la scène avec Keaton pratiquement nu à Times Square réussie (mais bon une seule scène bonne sur deux heures de film, y a pas de quoi crier au génie) mais dans l’ensemble je n’ai pas trouvé les répliques très drôles. Je n’ai rien contre des phrases bourrées de gros mots (je dis moi-même trop de gros mots, j’essaie de me calmer) mais là j’ai senti les dialogues si surécrits qu’ils en deviennent limite vulgaires. La liste des défauts (toujours cette lignée de superficialité) continue, notamment avec cette batterie derrière utilisée derrière tout le long à peu près n’importe comment et n’importe quand, là encore ce son n’a en réalité aucun sens et ne semble être là que pour le style. J’ai évidemment tenté de me raccrocher au casting, plutôt joli sur le papier. Je ne veux pas paraître méchante car j’aime bien Michael Keaton et son comeback est selon moi une bonne nouvelle. Evidemment, comme il sait jouer, Keaton livre plutôt une bonne interprétation. Mais personnellement, sa performance ne m’a pas non plus éblouie (et pour moi, heureusement qu’il n’a pas eu l’Oscar…). Je ne comprends pas non plus les nominations aux Oscars et autres académies d’Emma Stone et d’Edward Norton. D’habitude, j’apprécie plutôt ces deux acteurs mais là je trouve qu’ils surjouent en permanence. Norton est juste bon quand il joue dans la pièce de Carver. Forcément, dans du Carver, il y a de la matière pour pouvoir livrer une bonne interprétation… Les autres seconds rôles (Naomi Watts, Andrea Riseborough, Zach Galifianakis etc…) ne sont pas forcément mauvais mais leurs rôles ne sont pas intéressants, on a l’impression que certains ont juste parfois leurs trois minutes de gloire en faisant leur caca nerveux et basta. Mais là encore, je crois que le problème est lié à un scénario chaotique. Pour conclure, comme vous l’aurez compris (ou alors vous avez lu cette critique les yeux fermés), j’ai détesté Birdman, un film que j’ai trouvé vide, prétentieux et tape-à-l’oeil, qui ne doit que ses récompenses grâce à des votants aussi mégalomanes que les personnages du film…

Birdman : Photo Emma Stone

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80 réflexions au sujet de « Birdman »

  1. Une escroquerie & un gros Fuck al señor Iñárritu.
    Ca fait du bien de se défouler de bon matin 🙂

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  2. Ah ben dis donc… Moi qui adore Innaritu ! T’aimes pas Babel, par exemple ? En dépit de ton article incendiaire, je le verrai, ce Birdman. Ceci dit, sur ce coup-là, il a peut-être raté le coche…

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  3. Je dois dire que je n’ai vu aucun film de ce réalisateur, car aucun ne m’a jamais tenté. Je n’ai pas vu Birdman, le casting est alléchant, mais pour le reste, je suis dubitative juste en voyant la bande annonce. Je le regarderai probablement un jour car il a reçu l’Oscar mais bon…

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  4. Film méta complètement jouissif et notamment grâce à ses caricatures d’acteurs. Pour la technique les transitions sont souvent très faciles et certains passages sont identiques dans le montage. Cela reste de haut niveau mais c’est parfois pas bon. En tous cas j’ai aimé mais je ne crie pas au génie.

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  5. tu ne recevra pas de tomate pourries de ma part! je suis entièrement d’accord avec toi, la B.A, le casting et les critiques laissaient présager d’une vrai perle, mais je suis sorti de la salle très déçu, presque dégoûté…

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  6. @ Borat :
    Même si nous sommes en désaccord (je m’en doutais un peu), je vois que tu partages tout de même certains points avec moi (bon à part que tu es moins méchant que moi 😮 ).

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  7. bon moi tu le sais je pense tout à fait le contraire mais personnellement j’adore le cinéma d’Inarritu que je trouve beaucoup moins sur estimé que tu ne le dis ( contrairement à Fincher, Nolan, Lynch ou d’autres-allez c’est pour moi les tomates pourries là :o)… 21 grammes et babel font partie de mes films préférés car pour moi la forme n’est jamais gratuite et le fond me parle énormément…et c’est encore le cas de ce Birdman…à croire que je suis un type mégalo égotique pseudo intello il n’ ya qu’un pas que nous ne franchirons pas…en même temps je te rappelle que j’adore les critiques du cercle donc c’est une pierre de plus à lancer dans mon jardin…
    bon cela dit je dois reconnaitre que ton argumentaire est superbement détaillé…le film est loin de te laisser indifférente et comme le disait JJG ( juste pour rebondir sur mon article du jour-tu as vu comme je suis mégalo :o), » tout mais pas l’indifférence »… bonne fin de semaine à toi chère tina… et je compte sur toi pour venir apporter ton contrepied ( pour ne pas dire  » troller » :o)) dans ma très prochaine chronique dithyrambique du film :o)

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  8. Et ben dis donc tu ne me donnes pas du tout envie de voir ce film lol.
    Déjà que je craignais de ne pas aimer, je pense que j’attendrais qu’il passe sur Canal du coup :’)

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  9. C’est surtout que pour un film soi disant bien mis en scène il y a plusieurs ratés. Notamment les scènes sur le toit avec Stone et Norton. C’est exactement les mêmes cadrages entre les deux scènes. Pareil pour Norton qui disparaît du film d’un claquement de doigts.

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  10. Tu sais ce que je pense du film et malgré ce que tu en dis, je ne te jetterai rien à la figure. C’est pas la saison des tomates en plus 🙂

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  11. @ Filou :
    Parmi ceux que tu cites, je trouve le cinéma de Nolan plutôt surestimé (pourtant j’ai adoré Interstellar et Memento). J’aime ce que fait Fincher mais j’avoue ne pas aimer tous ses films (du genre Millenium ou Benjamin Button), tout comme Lynch (je n’ai jamais compris le foin autour de Sailor et Lula). T’en fais pas, je ne te jetterai jamais des tomates, être franc envers soi-même est le plus important, si c’est ce que tu penses, je le respecte totalement 🙂
    21 grammes, encore pour moi c’est pas son pire et je ne trouve pas tout à jeter (faut avouer, c’est très bien interpréter et le scénario est pas si mal que ça). Mais je le trouve trop larmoyant. Par contre, Babel, j’y arrive pas, c’est au-dessus de mes forces (il faut essayer de m’imaginer affaler sur le canapé en train de gémir « j’en peux plus de ce fiiiilm »).
    Maiiiis non t’es pas mégalo ! Je m’attaque plus à Inarritu (enfin son cinéma – le type, si ça se trouve, est très bien en dehors de son oeuvre) et à des critiques pro qui me laissent parfois croire qu’ils se sont donnés le mot (comme ça arrive un peu trop souvent). Je ne suis pas certaine que toutes ces critiques de presse soient réellement sincères, tout comme les prix qu’il a eus. Je ne connais pas en détail le travail que fournissent ces magazines en question, est-ce qu’on leur donne des directives ou non mais rien n’est impossible (rien que dans des petits journaux locaux, je le constate). Après personnellement, que les gens, en dehors de cette presse, aient aimé ce film, qu’ils aient ressenti des trucs, tant mieux pour eux, je ne vais pas leur jeter la pierre ! Je dis juste ce que je pense de ce film et de son cinéma (même si je reconnais passer pour une garce). Et je te rassure, je connais des gens très bien comme toi qui aiment Le Cercle. Il faut dire que c’est à peu près la seule émission de ciné accessible, je comprends qu’on puisse regarder cette émission.
    Ah pour que je réagisse de cette manière, tu as raison : il ne m’a pas laissé indifférente.
    J’ai vu ton article sur JJG aujourd’hui, j’allais poster un commentaire tout à l’heure puis j’ai dû partir (faire un truc sympathique : aller à l’autoécole) donc je me rattrape sur la blogosphère !
    Merci pour ton passage et t’en fais pas, si je reste « méchante » ici, je ne pollue jamais chez les autres et j’essaie toujours très respectueuse envers les avis différents du mien. J’ai tout de même hâte de lire ton avis et de comprendre ton ressenti.
    Bon week-end également 😀 😉

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  12. @ Borat :
    (*début rires démoniaques*) c’est ce que je dis : Inarritu = escroc (*fin rires démoniaques).
    (oui, je fais des raccourcis bêtes et méchants).

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  13. Pour les transitions je m’y attendais car inévitable. Tu ne peux faire un plan séquence crédible tout du long. Alors on opte pour des transition jour nuit.

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  14. @ Borat :
    Je conçois que cet exercice est difficile à tenir, je suis d’accord sur ce point. Ceci-dit, les transitions ne sont quand même pas très subtiles et pour moi il ne sert pas vraiment le film, ni le soi-disant propos.

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  15. L3 propos j’adhère et le film ne critique pas l’entertainment comme il a été dit. Inarritu a fait son caca nerveux en interview mais cela n’est pas dans la séquence et la séquence Birdman est géniale et cool. Pour les transitions c’est surtout trop facile comme certains cadrages. Je pense à ce passage où la caméra arrive avant Keaton se fixe et attend Keaton pour ensuite le suivre. Cela ne sert à rien!

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  16. @ Borat :
    Personnellement, j’a quand même l’impression qu’Inarritu réglait ses comptes avec tout le monde et son interview dans Première donne vraiment l’impression de voir une personne assez agressive et imbue de sa personne. Je précise que c’est une interview que j’ai lu après avoir vu le film et je n’ai pas voulu prendre en compte ses propos dans ma critique, je suis restée sur ce que j’ai vu.
    Je vois de quoi tu parles, effectivement c’est inutile !

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  17. En même temps Première… Souviens toi que ces tocards ont tiré les vers du nez des miss Seydoux et Exarcopoulos Pour dire des saloperies sur Kechiche et après ils disaient qu’on avait trop fait dans la polémique. Ils y ont participé comme des connards en le mettant en une! C’est le roquefort qui dit au camembert qu’il pue! Et c’est pareil pour l’article de merde pondu sur Nolan. Ils ont dit que leur critique de tdkr avait été un tollé sauf que ce qu’ils oublient c’est que le critique Frédéric Joubert avait spoilé la fin. (Attention spoiles) Il parlait ni plus ni moins d’une statue à l’effigie d’un personnage! Faut pas chercher très loin pour le comprendre! (Fin des spoilers) Et en sachant qu’il n’y avait aucune mention de spoilers. Bah merci mec! Et tu pourras toujours aller pleurer chez le rédacteur. Pareil pour le dernier numéro ça se vante d’avoir une interview de George Miller. Sauf que tout ce qui est dit je l’ai lu dans des rétrospectives de Mad Movies et pour les coulisses dans Mad, Popcorn et Cinemateaser en septembre et octobre dernier. Complètement en retard sur ses collègues.

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  18. @ Borat :
    C’est vrai que Première a tout fait pour créer la polémique mais, sans prendre la défense du magazine, Seydoux et Exarchopoulos ne sont pas non plus très intelligentes, t’es en interview, tu fais attention à ce que tu dis au bout d’un moment et ce n’est pas la première fois qu’elles racontent ouvertement des conneries, elles sont un peu limite sans être méchante. Finalement Tout le monde a été fautif. Mais effectivement Première aime bien faire du bad bazz (je me rappelle bien de spoiler pour TDKR, nawak de leur part), du genre sur leur site un article du style « Je n’ai pas pleuré devant Interstellar ». Je suis pour qu’on s’exprime mais là tu sens que c’est juste l’article fait pour attirer un max de lecteurs.
    Mais hélas, comme tu le dis, pour Mad Max 4, j’ai l’impression que Première arrive après la bataille… (mais jolie couverture tout de même 😮 ).

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  19. Sauf que le mec insiste et il coupe ce qu’il veut. Elles non. Or dans ce cas c’est l’interviewer qui est un vrai connard. Et encore une fois cela pleure les critiques d’Adèle dans un édito alors qu’ils ont participé à cela y compris dans un portrait de Kechiche où ils le dégommait. Je n’invente rien encore une fois. Pareil pour les rumeurs qu’ils vont chercher sur des sites à la con genre titré « Johnny Depp va t-il jouer Dumbo? » Merde quoi! Nous les blogueurs on se fait chier à faire des articles décents et ces tocards ont des cartes de presse. Pour ce qui est de Mad Max hier ils ont reactualisé un article pour dire « si ça se trouve il va finir en ouverture de Cannes alors que l’on sait que Lambert Wilson va être maître de cérémonie » et c’est pour cela que vous avez réactualisé l’article? Bande de cons! Honnêtement les plus belles sont celles de Popcorn et Mad. Première a juste repris la couv d’Empire. Ce sont pas foulés.

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  20. @ Borat :
    Mets-toi aussi à la place de l’interviewer. Elles balancent des trucs énormes sur Kechiche, tu crois vraiment que le type va avoir une conscience morale et ne rien dire au journal ? Faudrait être fou ! Après c’est sûr que l’équipe de Première est une bande de faux-culs – ce magazine est vraiment de moins en moins bien (leurs critiques sont de plus en plus courtes – alors que nous, blogueurs, sommes parfois bien plus inspirés !).
    Oui, j’ai vu ça, ooh le scoop alors que la rumeur pour Cannes circule depuis des mois !
    C’est vrai que les couvertures de Mad Movies en jettent. J’aime bien aussi les couvertures de Cinemateaser !
    Ce n’est pas la première fois que Premiere reprend des photos issues de mags américains ou même de vieilles photos !

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  21. Non non si tu relis l’interview tu verras que non seulement c’est lui qui y va le premier et non elles. Après évidemment si tu insiste les filles vont cracher le morceau.
    Ah ça pour les critiques je l’ai dit plus d’une fois. Cinemateaser en fait parfois des courtes mais elles sont toujours intéressantes. Chez eux c’est complètement torché.
    Le problème est surtout que la réactualisation ne tient pas. Il n’y a aucune news aucun intérêt aucune infos. Je ne sais même pas pourquoi ils l’ont republié!

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  22. Ah, enfin une critique objective !). Je suis d’autant plus ravi que tu confrontes le film aux nouvelles de Carver (je confesse ne pas les avoir lues, pas celles-là en tous cas) et qu’il ne s’agirait là que pure caution intello de la part du réalisateur. Par contre, tu m’envoies sérieusement déçu de ne pas être rangé parmi les « amis cinéphiles » qui ont a priori tous adoré le film 😦

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  23. @ Borat :
    Qu’il aille vers elles est normal. Il n’est pas là pour se tourner les pouces. Et puis personne ne les oblige à dire des trucs du genre « oooh Adèle, mais tu avais la tête dans mon cul ahahah ». Les meufs, elles croient qu’elles sont en train de discuter seules dans un bar. Il y a un moment où il faut réfléchir à ce que tu dis. Tu vois comme elles se sont exprimées sur Canal + dans La Boite à questions (en parlant de Boutin) ou même aux Césars, elles parlent avant de réfléchir !
    Pour Cinemateaser, je vais sur leur site lire les critiques, j’aime bien, comme tu dis, c’est court mais pas mal écrit. Première, c’est de plus en plus décevant. Le pire reste quand même Studio Cine Live, là c’est le néant de l’écriture !
    C’est juste pour qu’on les lise, c’est tout, ça n’a aucun autre intérêt !

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  24. @ Princécranoir :
    Ohhhh je suis désolée, toutes mes excuses 😮 😮 Mais en écrivant ma critique, je me rappelais bien que toi (et Ronnie) partageaient mon avis (des tomates pourries en moins). Mais c’est vrai qu’en voyant tous ces blogs et ces critiques dans les magazines qui encensent ce film, ça m’a foutu un peu un froid avant de me lancer !

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  25. à Tina: Pour tout avouer, je pense d’ailleurs que tu l’auras remarquer, je ne vais quasiment plus au cinéma, y’a vraiment pas beaucoup de films actuels qui me donne envie de faire le déplacement ou payer ma place. Il faut vraiment que le sujet me passionne

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  26. Il peut aussi éviter de tirer sur l’ambulance alors que c’est déjà le bordel. Bah malheureusement certaines anecdotes sur l’autre con étaient déjà connues donc qu’elles le disent ou pas. Studio j’ai arrêté en octobre 2010 j’étais heureux.

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  27. @ Vince :
    Je comprends, étant donné qu’une place de ciné est quand même chère. Mais perso, pour moi, un film se vit vraiment dans une salle obscure, j’aime l’ambiance, je trouve qu’on est vraiment livré à soi-même.

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  28. @ Borat :
    Les journalistes, c’est bien connu, ça fout la merde 😮 😮
    Studio, je ne l’achète pas tout le temps, c’est vraiment plus pour m’occuper que pour la qualité du magazine. Hélas, je trouve facilement Studio et pas nécessairement d’autres magazines ciné bien plus intéressants !

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  29. Non je n’ai pas dit cela mais clairement toutes les questions du journaliste étaient orientées pour que cela sorte. Et en sachant que les techniciens avaient déjà gueulé contre Kechiche tout comme le patron de la MK2 (il déteste les films dépassant les 2h, on peut dire qu’avec Venus noire il s’est bien fait baisé) lors du festival de Cannes. Donc clairement elles auraient pu dire n’importe quoi le bonhomme allait se faire torpiller dans tous les cas, au même titre que Pialat lorsqu’il a eu la palme pour Sous le soleil de Satan.
    Moi je ne l’achète plus, j’ai été trop écoeuré. Putain je lisais Ciné Live avant c’était aussi quelques conneries de ce genre mais c’était intéressant. Dans ce cas là achète sur le net et fait toi livrer car des bons magazines il y en a à la pelle: Sofilm, Mad Movies, Cinemateaser et Rockyrama en sont la preuve flagrante.

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  30. Tu as donc fini par carboniser totalement ce bel oiseau d’academie qu’est Innaritu, dont le ramage de son cinéma semble t’avoir définitivement perdu.

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  31. @ Borat :
    C’était ironique pour les journalistes 😮 (surtout que je suis en train de préparer le concours d’entrée).
    En même temps, c’est bien connu que Kechiche torture un peu tout le monde sur les tournages. Au début les gens acceptent de travailler avec lui car « c’est un génie » (huhu^^) mais après ils crachent dans la soupe, faut savoir au bout d’un moment.
    Ca m’arrive encore d’acheter Mad Movies, pas tout le temps mais au moins on le trouve en kiosque. Pour Cinemateaser, je pense de plus en plus à le commander.

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  32. Zéro étoile ? Bigre ! Je n’ai pas encore vu le film, mais je ne désespère pas de l’attraper finalement, d’ici une dizaine de jours. J’y reviendrai sûrement.

    Je dois dire que tes critiques rejoignent des choses que j’ai entendues, ce qui ne me rassure pas franchement. Cela dit, j’ai plutôt apprécié ce que j’ai vu des films d’Inarritu, sans crier au génie. Bon… on verra bien.

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  33. Parce qu’il faut avoir travailler avec pour savoir comment il fait. Et ses méthodes sont déplorables. Faut pas s’étonner qu’à chaque fois des gens se barrent.

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  34. @ Martin :
    Oui, je sais que cette note peut faire mal. En même temps j’ai pratiquement tout détesté, mettre plus aurait été très hypocrite de ma part !
    J’espère que tu apprécieras tout de même plus que moi si tu arrives à le voir !

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  35. @ Borat :
    C’est vraiment un con ce type. Je ne déteste pourtant pas ses films mais lui je ne peux plus me le sentir. il faudrait arrêter de dire que c’est un génie, il a pris un de ces melons !

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