Cinquante Nuances de Grey

réalisé par Sam Taylor-Johnson

avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Jennifer Ehle, Eloise Mumford, Victor Rasuk, Luke Grimes, Marcia Gay Harden, Rita Ora, Callum Keith Rennie, Max Martini, Andrew Airlie…

titre original : Fifty Shades of Grey

Romance, érotique américain. 2h05. 2015.

sortie française : 11 février 2015

interdit aux moins de 12 ans

Cinquante Nuances de Grey

L’histoire d’une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans.

Cinquante Nuances de Grey : Photo Dakota Johnson

Personne n’a pu passer à côté du phénomène « littéraire », Cinquante Nuances de Grey, qui est à l’origine une fanfiction basée sur Twilight. Etant étudiante en lettres un peu fatiguée par certaines lectures parfois cosmiques, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, c’est pour cela que j’ai décidé de découvrir la saga de E. L. James. Je peux vous dire à quel point j’en veux énormément à l’époux de cette « romancière » : monsieur James, arrêtez de délaisser votre femme et occupez-vous d’elle. C’est probablement à cause de vous si elle a osé écrire un machin pareil : elle devait être frustrée. Je ne vois que ça comme explication. En clair, Cinquante Nuances de Grey est ce qu’on appelle un torchon. Le sujet est pourtant intéressant, E. L. James aurait pu écrire un livre géant et profond, mais non ce n’est qu’un roman qui ne pourra que satisfaire les pucelles et les femmes de cinquante piges (d’où Cinquante Nuances ?) qui ne se font plus toucher (d’où le terme justifié de « mommy porn »). Il est principalement gâché par une écriture désolante (entre les échanges de mail qui prennent trois tonnes de pages, les répétitions à gogo de « je mouille », « il est sexy Christian », « oh ma déesse intérieure » et j’en passe, et surtout un manque flagrant de vocabulaire, bonjour !). Face à ce carnage navrant et quelque part frustrant, j’en veux aussi profondément aux éditeurs de Vintage Books, qui n’ont pas fait leur boulot. Comment ont-ils pu publier un travail aussi bâclé ? Sérieusement, on a l’impression de lire un brouillon. Bref, vu comme j’avais ri face à tant de bêtises, j’avais quelque part hâte de découvrir son adaptation cinématographique. Je n’attendais pas nécessairement un bon film mais je me suis dit qu’il ne pourrait pas être pire que le livre. Hélas, Sam Taylor-Johnson (photographe, vidéaste, réalisatrice de Nowhere Boy et accessoirement épouse du jeune acteur Aaron Johnson) a réussi cet exploit : le film est encore plus mauvais que le bouquin.

Cinquante Nuances de Grey : Photo Dakota Johnson, Jamie Dornan

Pour résumer, j’ai ri du début jusqu’à la fin (j’en ai encore mal au ventre). J’avais l’impression de regarder une comédie (et d’ailleurs la salle était pliée en quatre). Au bout d’un moment, j’ai même fini par me demander s’il s’agissait d’une parodie d’une rom com. Finalement, j’ai regardé les choses en face : Cinquante Nuances de Grey se prend très au sérieux et même trop. Il n’y a de quoi fouetter un chat (désolée pour le jeu de mots foireux). Il ne s’agit que d’une comédie romantique avec un peu (mais alors un peu) plus de cul que d’habitude (je reviendrai sur ce point, ne vous en faites pas). Le film accumule tous les clichés et stupidités possibles, comme par exemple les « ooooh bébé », les cadeaux qui coûtent un bras (parce que le bonhomme est un « gentleman »), Ana qui se mordille les lèvres ou rougit comme une idiote ou encore fera n’importe quoi parce qu’elle ne supporte pas l’alcool (même moi bourrée je ne me comporte pas comme ça). Les répliques sont également à mourir de rire et ce n’est pas juste une ou deux comme ça. Les deux « meilleures » dans leur genre restent tout de même pour moi « je ne fais pas l’amour… Je baise. Et très violemment. » (déjà dans le livre, j’étais hilare) et « j’ai… cinquante nuances de folie ! ». Les scènes sont généralement involontairement drôles. Je pense par exemple à celle avec Ana mordillant comme une imbécile son crayon sur lequel le nom Grey est inscrit dessus (ahaha le symbole phallique de la mort !) ou encore à celle avec Ana qui téléphone bourrée à Christian : ce dernier lui répond de ne pas plus boire alors qu’on voit bien le verre de vin posé sur son bureau ! J’avais l’impression de revoir un des sketchs des Inconnus avec Florent Brunel qui parle du tiers-monde alors qu’il y a une grosse bouteille de champagne juste derrière lui ! Quant à la mise en scène, elle est à l’image du décor, c’est-à-dire tape-à-l’oeil et donc en réalité inexistante. De plus, le nombre flagrant de placements de produits finit par agacer.

Cinquante Nuances de Grey : Photo Dakota Johnson

Cinquante Nuances de Grey n’a même pas réussi à me divertir. Au-delà du rire involontaire omniprésent, il ne se passe tout de même pas grand-chose. Même si j’avais trouvé le roman naze, il m’avait tout de même à peu près amusée dans le sens où on le lit sans problèmes. J’avais au moins l’impression qu’il se passait beaucoup de choses, l’illusion fonctionnait un minimum. Or, malgré pourtant sa fidélité au texte, il ne se passe pratiquement rien dans le film. Je me suis même emmerdée à la fin du film (à peu près quand Ana va rendre visite à sa mère), j’avais même hâte qu’il se termine. La fin est d’ailleurs catastrophique. Déjà, elle était pourrie dans le livre (du genre Ana qui se réveille comme une grosse nouille). Cependant, malgré la nullité effroyable du roman, on avait quelque part envie de découvrir la suite, on a espoir d’en savoir plus sur la personnalité et le passé de Christian. Or, là, non seulement la fin paraît encore plus ridicule, mais en plus on a tout sauf envie de regarder le deuxième épisode. Cela montre bien qu’il n’y a aucune tension dans ce film et surtout la réalisatrice semble se foutre du sort des personnages. De plus, elle ne veut absolument pas approfondir les différents thèmes qui s’imposent comme celui de la domination par exemple (par exemple, qui est finalement le vrai dominant de l’histoire ?). Certes, Sam Taylor-Johnson a eu la lourde tâche d’adapter un roman déjà creux. Cependant, tout en restant fidèle, elle avait largement la possibilité de donner plus de relief à son film. Le thème de la prostitution n’est par exemple jamais exploité. Il y a pourtant cette mini-réflexion dans le roman. C’était maladroit mais E. L. James avait au moins essayé de faire quelque chose. Sam Taylor-Johnson, elle, n’en parle absolument pas. Ana est simplement gênée de recevoir tant de cadeaux mais ne se pose pas plus de questions. Du coup, le message du film est encore plus douteux.

Cinquante Nuances de Grey : Photo Dakota Johnson

Il est maintenant temps de parler des scènes cruciales, c’est-à-dire les scènes de sexe et de sado-masochisme. Avant d’aller voir ce film, j’avais parfaitement conscience que je n’allais pas aller voir Nymphomaniac : volume III et d’ailleurs quelque part je m’en réjouissais. Je savais qu’il y aurait du sexe relativement soft car il s’agit tout de même d’un film commercial et grand public. Cependant, ne pas trop montrer de sexe pouvait être un challenge intéressant pour la réalisatrice : on peut faire des scènes grandioses avec beaucoup de suggestion et en jouant sur la sensualité et l’imagination. Mais les scènes de sexe sont toutes ratées. Tout d’abord, étant donné qu’elles sont mal réparties, on se rend rapidement compte qu’il n’y en a trop peu par rapport au sujet. Le bouquin est peut-être naze, on pourra détester les scènes de sexe, les trouver vulgaires voire même crétines, mais au moins il y en a beaucoup ! Ces scènes en elles-mêmes ne montrent pas suffisamment qu’il s’agit tout de même à l’origine d’une relation sexuelle anormale ou marginale. Or, sans vouloir passer pour une obsédée, les positions sexuelles restent limitées. La plupart des couples font l’amour en utilisant grosso modo les mêmes pratiques. Ce n’est pas trois tapes sur le cul qui font qu’il s’agit d’une relation sado-masochiste ! De plus, certes, les acteurs sont souvent nus mais honnêtement il n’y a pas de quoi s’émoustiller : on voit vite fait les fesses de Jamie Dornan et de Dakota Johnson (ou plutôt, apparemment, sa doublure), beaucoup les seins de Johnson (sans vouloir m’attaquer au physique, il n’y a franchement rien à voir) et quelques poils pubiens. Les scènes de sexe tournent également vite au ridicule principalement à cause des réactions des personnages. D’un côté, Grey ne semble prendre aucun plaisir (son visage est si monoexpressif) alors que frapper des femmes au pieu est son délire. De l’autre, Ana jouit comme une folle furieuse alors que son partenaire ne la touche même pas !

Cinquante Nuances de Grey : Photo Jamie Dornan

On remarquera également à quel point le sexe est idéalisé dans ce film notamment lorsque la jeune Ana perd sa virginité en ayant directement un orgasme. En réalité, tout le long du film, tout semble si facile pour elle, on ne voit pas réellement de phase d’initiation. De plus, les scènes de cul sont également gâchées par cette omniprésence musicale (du genre du Beyoncé à fond en plein acte, c’est tout sauf érotique). Je plains au passage le pauvre Danny Elfman qui, selon le générique, aurait composé la bande-originale. Hélas, son travail est noyé dans cette soupe qui fera plaisir aux adolescentes qui écoutent un peu trop du NRJ. Enfin, en oubliant un instant les détails « techniques », il n’y a aucune tension sexuelle et les trop peu de scènes SM sont très aseptisées. Même si je l’avais trouvé moyen, La Secrétaire de Steven Shainberg était déjà plus intéressant et lui aussi restait pourtant accessible. Jamie Dornan et Dakota Johnson sont principalement responsables de ce manque de tension sexuelle. Il n’y a tout simplement pas d’alchimie entre eux. Il faut dire que les deux acteurs jouent très mal. De plus, il n’y a quelque chose qui ne fonctionne pas à cause de leur physique. Dornan est certes très beau mais dans ce film, il ne dégage aucun charisme. Or, son personnage est tout de même un tombeur. Dakota Johnson, elle, est clairement trop âgée pour le rôle. Je vous rappelle qu’Ana est est une jeune étudiante de 21-22 ans (pétard, elle a mon âge quand j’y pense). Or, née en 1989 (faites le calcul bande de matheux), la fille de Melanie Griffith et de Don Johnson fait clairement plus que son âge (j’ai le droit de dire qu’elle est ravagée ?). Du coup, on a encore plus de mal à voir l’éveil sexuel d’une jeune femme à peine sortie de l’adolescence, elle n’a pas de fraîcheur, on se demande même pourquoi Grey veut absolument coucher avec elle !  Les seconds rôles sont également catastrophiques, comme par exemple la pourtant talentueuse Marcia Gay Harden (mais… qu’a-t-elle fait à sa gueule ?) ou encore (la très mauvaise chanteuse) Rita Ora (avec une coupe de cheveux ridicule), qui réussit à jouer comme un pied alors qu’elle n’apparaît que trente secondes et ne prononce que trois ou quatre courtes phrases. Finalement, le meilleur du casting, c’est le type qui joue le chauffeur de Grey…

Cinquante Nuances de Grey : Photo Jamie Dornan

Publicités

73 réflexions au sujet de « Cinquante Nuances de Grey »

  1. Ralala Tina… Tu me surprendras toujours 😉 J’adore « le meilleur casting, c’est le type qui joue le chauffeur de Grey… » j’en rigole encore 🙂

    J'aime

  2. Vu que j’ai décidé de faire l’impasse sur ce film – et les romans par la même occasion, même si je comprend très bien que la routine réflexive imposé par Sarte ou Proust éveille en toi des pulsions de littérature plus premier degré – j’ai dévoré ta critique.
    Dommage pour Jamie Dornan, qui semble davantage à son aise dans les habits de tueur en série dans l’excellente série The Fall.

    J'aime

  3. J’ai lu que la réalisatrice n’a pas eu beaucoup de marge de manœuvre pour faire ce qu’elle voulait car E.L James était toujours dans leur pâte à dire des trucs.

    Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vu le film. Le livre, je l’ai lu enfin j’ai du aller jusqu’à 200 pages et ça m’avait suffit, c’était pas du tout réaliste, la nana qui a un méga orgasme pour sa première fois et qui a des énormes orgasmes à chaque fois ? La nana de 21/22 ans qui n’a jamais rien vu de la vie…qui est niaise au possible. Le mec qui veut tout contrôler, qui te dit quoi porter, quoi faire, quoi manger… Heu ça n’a rien de romantique (en tout cas pas pour moi). Le peu de scènes de cul que j’avais lu, c’était soft niveau position et tout ça, c’était toujours pareil. On ajoute à ça une absence totale de style aux personnages … Je n’ai jamais terminé cette lecture !

    Je pense que je regarderai le film dans quelques temps chez moi, histoire de me faire une opinion, mais ce que j’ai pu lire sur ce film jusqu’à maintenant ne me donne pas envie. Et puis franchement avec toute leur promo, ils ont soûlé tout le monde !

    J'aime

  4. Une telle persistance dans la médiocrité c’est assez remarquable ! Rien que sur les photos Grey est d’un ridicule ! Après ça pourrait être drôle si cette merde ne se vendait pas aussi bien…

    J'aime

  5. @ 2flicsamiami :
    Tu es vraiment fort, je me suis réellement tapée du Sartre et du Proust au premier semestre (enfin je n’ai pas eu le courage de lire jusqu’au bout, cela ne m’a pas empêché de réussir mes exams).
    Je n’ai pas encore vu The Fall mais je pense que je finirai par regarder cette série un de ces jours ! Dornan ne pourra pas être pire que dans ce machin de toute façon !
    Merci beaucoup 🙂

    J'aime

  6. @ Délices de Minie :
    Oui, apparemment l’auteure n’a rien arrangé dans cette histoire. Mais je crois que de toutes façons le mal était quand même fait.
    Dans mes souvenirs dans le livre, il y avait quand même un peu plus de positions (il y a par exemple des fellations, là il n’y en a absolument pas). C’était pas forcément du super SM (encore une fois, ce livre est naze) mais tu sentais déjà un peu plus la violence du type. Là c’est vraiment light. Surtout, j’avais l’impression qu’il y a du cul tout le long, c’était quand même « réparti ». Pourtant, peut-être qu’en terme de pourcentage il n’y a pas tant de ça mais l’impression y était. Après t’en fais pas, franchement ne pas finir ce livre n’est absolument pas grave ! 🙂
    La promo était franchement démesurée par rapport à la qualité du film. Après ils ont voulu se faire du fric avec la St Valentin et compagnie.

    J'aime

  7. @ AmandineDismoimedia :
    Disons qu’il faut être prêt à payer pour voir une daube ! Après avec le téléchargement (que ce soit les offres légales ou par la case « le mal absolu »), tu finiras par le voir sans dépenser d’argent (ou en tout cas pas trop).

    J'aime

  8. @ Eelsoliver :
    Je te confirme, il s’agit bien d’une purge ! Après, si tu as envie de rigoler ou de faire le lien avec ton métier, le voir peut être une bonne idée !

    J'aime

  9. Même s’il est hors de question que j’aille voir ce film (entendre mes copines parler des livres me suffit), j’avoue : j’attendais ta chronique. Merci, c’est un vrai régal, comme à chaque fois.

    J'aime

  10. @tina: ça y est tu l’as vu finalement…Décidément, ce film m’a l’air si insoutenable que je pense que ma petite nature ne survivra pas à son visionnage. Excellente chronique soit dit en passant. Bon, je te laisse pour aller m’évanouir…trop insoutenable. ..

    J'aime

  11. Ah que j’ai ri devant tant de génie comique! Comment ça ce n’est pas une comédie? Bah merde alors! Acteurs qui ont l’air d’avoir un balais dans le cul tant ils sont charismatiques (lui il bombe le torse mâchoire serrée elle fait le regard coquin et se mordille la lèvre). Erotisme tellement dégagé que cela en devient délirant (Jamie déboutonne de face montre son cul de dos, Dakota toute nue montre une fois dame Vagin dans un plan très large). Dialogues d’une hilarité totale (« mademoiselle Steele je vais vous baiser jusqu’à la semaine prochaine! »). Situations rappelant twilight avec réunion de famille… sans compter la scène de vomi vu à un km. Et puis cette fin oh qu’elle est grandiose! 🙂

    J'aime

  12. @ Borat :
    On est pratiquement obligé de rigoler. Tout le long, je me suis dit « nooon c’est pas possible de faire ça ». Bah si !
    Ah oui j’avais également oublié cette merveilleuse réplique !
    Normal pour le déjà-vu avec Twilight vu que c’est la même chose sans vampire et avec du cul. Mais quelque part, je regrette presque Twilight, à côté il y avait une tension sexuelle et même si les acteurs étaient nazes, on croyait au moins au couple Edward-Bella.
    La fin c’est… voilà. La meuf qui se plaint alors qu’elle sait TRES bien qu’elle va avoir mal, trop une débile !

    J'aime

  13. Bah c’est ça ou tu te fais chier. Mais bon dés le premier plan avec ce nuage gris et le titre j’en pouvais plus. Une tension sexuelle dans Twilight. Juste une meuf qui ne sait pas qu’est ce qu’elle va bouffer au déjeuner!
    Ah non moi c’est vraiment le champ contrechamp final! C’est d’une hilarité totale. Ma meilleure amie m’a fait juste avant le carton noir « non ils ne vont pas osé’ et moi j’en pouvais plus de rire balbutiant « et si! »

    J'aime

  14. @ Borat :
    Bah franchement à côté de ce machin, Twilight ça paraît chaud (du genre Bella va-t-elle choisir le cachet d’aspirine ou le débile toujours torse nu ? Et pourtant il ne se passait rien dans Twilight et la scène de cul était pathétique… pour te dire à quel point 50 shades m’a exaspérée !
    Putain le nuage gris aussi m’a tuée (se prendre un fou rire dès l’ouverture du film, voilà), là j’ai compris que c’était pas bon signe.
    Ah oui la fin, avec le clin d’oeil avec la scène du début (« Ana », « Christian », et les portes de l’ascenseur qui se ferment, mouahhaha).

    J'aime

  15. @ Borat :
    Twilight, c’est à gerber. Tu sens que c’est une mormone qui a écrit ce truc (sex before marriage is bad).
    On m’a raconté la fin de 50 shades. Effectivement c’est finalement très puritain…

    J'aime

  16. Honnêtement quitte à choisir je préfère encore ces cons de Cullen. D’un côté le discours mormon du « j’te baise pas avant le mariage mais je déglingue sauvage pour te mettre en cloque », de l’autre « le dominant dominé par une petite pucelle » le tout dans des péripéties sans intérêt. Au moins dans Twilight t’as un con qui se bat avec un autre au bout d’un moment. Là c’est le naufrage. Ce n’est ni bandant, ni sensuel, même pas sexy, ni bien réalisé, ni bien scénarisé. Il pourrait y avoir un arbre qui tombe cela en deviendrait un événement crucial de l’intrigue. Mais surtout de ce que j’ai lu de la chose, on navigue sans cesse dans le trashouille vulgaire. Des trucs comme ça en expression écrite ou en scénario tu pouvais te les foutre au cul direct. C’est mal écrit (c’est écrit comme si l’auteure était encore au lycée!), vulgaire (le passage du tampon merde!) et en mode remplissage (notamment les e mails mais aussi le guide du sm pour les cons!). Certains disent que le 9ème art est de la mauvaise littérature ils feraient mieux de relire Rabelais et de prendre 50 comme Torche cul!

    J'aime

  17. Fait ièch… J’avais écrit tout un commentaire et ça a bugué !!! J’ai la flemme de retaper… En tous cas, j’ai hurlé de rire en lisant ton billet !!!! 😀

    J'aime

  18. Très intéressante ta critique ^^
    Je ne l’ai pas encore vu, j’attendais des places à moitié prix. J’ai lu tellement de choses mauvaises sur ce film, que je suis au final assez curieuse de voir comment je vais réagir au film lol. Ca sera surement la semaine prochaine.

    J'aime

  19. @ Borat :
    C’est ce que je te dis, certes Twilight c’est naze, mais à côté y a plus d’enjeux. Là nada quoi !
    Pour les scènes de cul, je ne pourrais même pas dire que j’ai trouvé ça vulgaire, c’est tellement plat qu’on ne ressent vraiment rien. Je crois que j’aurais même préféré que ce soit vulgaire, au moins ça fait un peu réagir !
    Ah mal écrit je te le confirme, ça fait partie de mon top 3 des livres les plus mal écrits que j’ai lu jusqu’à présent. En gros, c’est écrit par une grosse frustrée qui ne se fait plus touchée par son mari depuis des lustres !
    Je suis totalement d’accord. Je ne lis pourtant pas beaucoup de bds mais je n’ai jamais compris le rabaissement que font certains « littéraires ». Il faudrait arrêter cet élitisme à la con !
    Par contre, personnellement j’ai toujours eu du mal avec Rabelais, je n’ai par exemple jamais pu finir Gargantua !
    (Dis donc, je te sens remonté !)

    J'aime

  20. @ Didynimes :
    Ca existe ça des places à moitié prix ?!
    Tiens au courant en tout cas, j’ai hâte de connaître ton avis (je sais que tu avais plutôt aimé le livre 🙂 ).

    J'aime

  21. @ Borat :
    Hélas, regarde juste le top 10 des ventes en France, c’est une catastrophe, les gens ne lisent plus ou quand ils lisent un peu, c’est pour acheter de la merde…

    J'aime

  22. Oui voilà je préfère encore lire mes bd de merde! En sachant que j’ai acheté beaucoup de livres sur le cinéma depuis juin dernier.

    J'aime

  23. @ Borat :
    Je ne connais pas très bien les bds mais j’ai l’impression qu’il y a quand même plus d’inspiration là que dans certains romans, surtout en France (qui sont trèèès nombrilistes).
    Je lis moins de livres sur le cinéma (principalement par manque de temps) mais le dernier que j’ai lu (pour les cours) m’a déçu (L’adaptation, de Frédéric Sabouraud).

    J'aime

  24. Et certaines bd abordent des univers merveilleux et intéressants. Les mondes crées par Arleston ou Moebius sont des ressources inépuissantes pour moi plus que les romans que j’ai lu. Quoique avec American psycho j’aurais des visuels bien gore en tête. Le dernier lu c’était le Rockyrama video club! 🙂

    J'aime

  25. @ Borat :
    Les romans restent pour moi une véritable source (même si je défends fermement la nouvelle, trop sous-considérée en France) mais j’ai toujours respecté les bds. Je me rappelle les profs au collège qui nous interdisaient d’en lire (« nooon mais c’est maaaaal, y a rien à lire »), les mêmes qui détestaient des auteurs comme Stephen King. D’ailleurs, j’ai appris qu’à ma fac, un de mes profs avait voulu faire un cours sur le rapport entre littérature et bds mais ce sont les collègues qui ont râlé !
    Après comme tu dis, un roman bien écrit est extrêmement visuel.
    Toujours fan de Rockyrama 😮 (toujours pas lu au passage, zut). Ca a l’air toujours mieux que le torchon que j’ai lu qui défendait bec et ongles la mauvaise adaptation de Charlie et la chocolaterie de Burton et a descendu Le Seigneur des Anneaux, va comprendre quelque chose… quoique, c’est une collection des Cahiers du cinéma, ceci explique cela)

    J'aime

  26. Comme je te l’ai souvent dit j’ai du mal à lire des romans ou nouvelles. Il faut vraiment que je sois tenté et que j’ai le temps. Oui j’ai eu le même genre de réactions à la con au collège et lycée. Et même certains oublient que sans la bd certains n’auraient pas vu certains films. J’ai un prof qui aborde le fantastique et il compte bien aborder le jeu video.
    Ah oui quand même. J’ai lu leur livre sur George Lucas. Pas retenu grand chose et c’est pour cela que j’ai acheté les making of manuscrits de Star Wars et L’empire contre attaque.

    J'aime

  27. @ Borat :
    L’avantage de la nouvelle, c’est que c’est court. Donc c’est vite lu. Mais après, je comprends, faut pas se forcer.
    Le problème, c’est que certains critiquent sans connaître. Mais bon ça fait bien, en tant que « grandes personnes littéraires » de taper sur des arts ou artistes qu’ils ne connaissent pas, il faut défendre la « grande littérature ». Et après ils défendent soi-disant des auteurs…
    Tiens, ça doit être sympa ce cours 😮 (dis donc, vos cours sont rock’n’roll chez vous !). Au moins vous faites du fantastique (oui car en trois ans – même quatre ans de fac maintenant, je n’ai pratiquement jamais étudié d’oeuvres fantastiques !).
    Ouais j’ai dû lire ce machin pour un cours littérature / cinéma. Pourtant j’étais contente de suivre ce cours, avec un prof qui enseigne à la filière ciné et tout ça, faire mon doss sur un film et tout. Mais comme je me suis fait chier à ce cours ! Déjà, un prof qui fait tout un cours sur Marie-Antoinette, c’est pas possible 😮 Le gars vraiment élitiste, gros bobo qui lit les Cahiers, voilà voilà comme j’ai souffert. Les Cahiers du Cinéma qui font un livre sur George Lucas, ça doit être quelque chose à mon avis ! (par contre je ne connaissais pas les making of manuscrits).

    J'aime

  28. C’est bien le seul pour le coup qui mérite cette appélation. Pareil pour le cinéma. Tout le temps le même cinéma d’auteur que tu contemple avec un balais dans le cul. Ah bah Marie Antoinette. En gros c’est leur petite collection coûte pas cher vite lu. Je te conseille de voir sur la fnac qu’est ce que c’est. 55 euros certes chacun mais des ouvrages réputés.

    J'aime

  29. @ Borat :
    Franchement, j’ai rien contre le cinéma d’auteur, je l’encourage (enfin après ça dépend évidemment des réa – le terme est quand même très large finalement) mais je trouve l’esprit des Cahiers très limité. En plus, honnêtement, il y a certains articles illisibles. Beaucoup de tournures faussement compliquées pour ne rien dire. Dans le même style, même si je comprends qu’on ne puisse pas aimer (et même si je reconnais qu’ils défendent parfois un peu trop certains réas), je préfère largement Positif qui reste tout de même lisible et sincère.
    Sur le principe, c’est bien ce genre de petits livres, mais en peu de pages, ils sont capables de te balancer un nombre impressionnant de conneries.
    Le prof et les autres de la classe (genre des hipsters) étaient en train de s’extasier devant le film de Coppola, comme si c’était le film du siècle !
    C’est sûr que 55 euros c’est pas donné, après faut voir aussi le contenu et la qualité du livre. J’irai jeter un coup d’oeil 😉

    J'aime

  30. En gros si tu ne lis pas les cahiers t’es pas cinéphile. C’est un peu ça que baragouinent certains de mes profs. L’autre jour j’ai dû expliquer ce qu’était un survival à une jeune prof en parlant du scénar de Gravity! Moi je reste à Mad Movies, Sofilm, Cinemateaser et Rockyrama en priorité! Ça au moins je suis content de les lire.
    Ce sont de très beaux livres le genre que t’es content d’avoir dans ta biblio.

    J'aime

  31. @ Borat :
    Ahh ça me gave les gens qui pensent que les Cahiers sont le summum de la cinéphilie ! Ah ouais quand même, à ce niveau-là, c’est quand même grave d’ignorer ça (hélas plus rien ne m’étonne). Mad Movies j’avais bien aimé, je pense que je vais m’y remettre. Et je vais essayer de trouver le dernier Cinemateaser, j’ai vu leur couverture et elle m’intrigue. Par contre, je ne connais pas du tout Sofilm (ça me fait penser au Sofitel =>je sors).
    Je dois avouer que ça claque dans une biblio.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s