La Vie d’Adèle – chapitres 1 et 2

réalisé par Abdellatif Kechiche

avec Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux, Salim Kechiouche, Jérémie Laheurte, Catherine Salée, Aurélien Recoing, Mona Walravens, Fanny Maurin, Alma Jodorowsky, Benjamin Siksou, Sandor Funtek, Baya Rehaz, Anne Loiret, Benoit Pilot, Karim Saidi, Camille Rutherford…

Drame, romance français. 3h. 2013.

sortie française : 9 octobre 2013

interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2

À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve…

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo

Aujourd’hui, vu comme c’est la Saint-Valentin, cette abominable fête à laquelle personne ne semble échapper (même les célibataires endurci(e)s), j’ai décidé de faire la critique d’un film en rapport avec la guerre l’amour. J’avoue que j’ai eu du mal à choisir le film d’aujourd’hui. Devais-je choisir une de mes comédies romantiques préférées ? Ou au contraire démonter une rom com insupportable ? Comme la Saint-Valentin me casse les c….. me gonfle, je voulais taper sur quelqu’un mais pas nécessairement m’en prendre au monde entier (j’ai conscience que s’attaquer à des couples qui aspirent au bonheur ne m’amènera à rien). La sortie de Fifty Shades of Grey (pas encore vu mais ça ne devrait pas tarder) m’a finalement inspirée cette chronique (si, si). Et oui, La Vie d’Adèle est une histoire d’amour et de sexe. Et puis surtout, c’était l’occasion de régler mes comptes avec Abdellatif Kechiche : je crois que la Terre entière sait que je n’aime pas ce type, pourtant j’aime énormément La Graine et le Mulet. Petit rappel : le long-métrage, librement adapté de la bande-dessinée de Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude (décidément, il faut que je la découvre, je suis lamentable), avait remporté la Palme d’or au festival de Cannes en 2013, présidé cette année-là par Steven Spielberg. Son jury a associé exceptionnellement ce prix aux deux actrices principales, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. On se rappelle également des diverses polémiques avant la sortie du film (les conditions de tournage déplorables, les plaintes de Léa Seydoux, puis les réactions de Kechiche etc…). J’ai vu La Vie d’Adèle la première fois un mois après sa sortie en salles. Je n’avais pas adoré, beaucoup d’éléments m’avaient déjà gênée mais j’avais relativement aimé le film. C’est au fil des mois que je me suis aperçue que j’avais surtout retenu les éléments négatifs. C’est pour cette raison que j’ai revu courageusement le film il y a deux jours. Il fallait que j’ai un avis définitif. Hélas, c’est officiel, La Vie d’Adèle n’est pas un film qui m’emballe plus que ça, je trouve qu’il a énormément de défauts. Il n’est pas mauvais mais sa Palme d’or attribuée me paraît vraiment exagéré (et bravo, maintenant j’ai une petite dent contre Spielby).

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo Adèle Exarchopoulos

Je vais commencer par évoquer les points positifs. Tout d’abord, je crois que tout le monde est à peu près d’accord, j’ai été éblouie par la performance d’Adèle Exarchopoulos. Pourtant, en dehors de ce film, la demoiselle a tendance à m’agacer (je la trouve assez vulgaire et inintelligente) et pour être honnête, je ne sais pas si elle pourra faire mieux plus tard dans sa carrière. Elle a un peu trop la bouche ouverte (s’il y en a un qui sort un truc vulgaire, je vous assure qu’il se souviendra de ma réponse jusqu’à ses cinquante piges), elle ressemble un peu à un castor. Mais elle séduit par son bagou, son naturel, sa spontanéité et sa fraîcheur. Son César du meilleur espoir féminin est amplement mérité. J’ai également bien aimé l’interprétation de Léa Seydoux, mieux que d’habitude, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Adèle avait envie de se masturber après l’avoir croiser dans la rue. Je n’aime pas m’attaquer au physique des gens, surtout que je ne suis pas trop compliquée mais honnêtement, sans dire qu’elle est laide, elle n’est pas ici très attirante. Après, c’est un détail et un ressenti strictement personnel mais je tenais à le dire et cela n’enlève rien au jeu de Seydoux. Cependant, je trouve l’actrice assez fausse dans certaines scènes, je pense notamment à celle où elle parle de Sartre ou encore quand elle traite Adèle de « petite traînée ». Puis, Kechiche a le mérite d’avoir réalisé un film qui dépasse la question de l’identité sexuelle. Certes, il rappelle ce que subissent les jeunes homosexuels : je pense là à la scène, très réaliste et assez terrible, qui se déroule devant le lycée d’Adèle, où une des « amies » s’attaque à l’héroïne après avoir vu Emma. Mais finalement on oublie vite qu’il s’agit d’un film sur un couple de lesbiennes. Il s’agit avant tout d’un film d’amour. Surtout, malgré cette piqûre de rappel sur une homophobie encore bien présente en France, le vrai drame de notre société est le fossé entre les différentes classes sociales. Adèle, issue d’un milieu populaire, ne peut pas aimer Emma la bourgeoise. Adèle, ne se sentant pas à sa place face à Emma et ses amis intellectuels, commettra une erreur fatale à son couple. Enfin, il y a également des jeux de lumière et de couleurs assez remarquable même s’ils ne sautent pas tout de suite aux yeux.

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux

La Vie d’Adèle possède certainement d’autres bonnes intentions mais elles deviennent rapidement des éléments négatifs en ce qui me concerne. Tout d’abord, cette abondance de gros plans permet effectivement d’être plus près des personnages et au coeur de l’action. Cependant, cet effet réaliste finit surtout par agacer, voire même écoeurer (depuis quelques chroniques, on a l’impression que je vomis partout, je suis désolée). Puis, Kechiche n’est pas le type le plus subtil du monde. Il filme de près la bouche d’Adèle, qui mange comme une porcasse (j’ai tout sauf envie de me faire une bouffe avec elle), il nous fait également des métaphores très lourdingues sur la bouffe (déjà que je déteste les huîtres, là je ne peux plus me les voir et je n’ai plus envie de manger des pâtes bolo, j’suis écoeurée) et à l’image du titre complet du film, le réalisateur fait un grand nombre de scènes qui apparaissent en double : les scènes de manif’, la première scène de sexe lesbien en parallèle avec la scène de sexe hétéro, les scènes chez les parents, les scènes d’engueulade etc… J’ai parfois l’impression que Kechiche prenait ses spectateurs pour des imbéciles. Du coup, il allonge inutilement son film. Oui, trois heures de film, c’est vraiment trop long. Certes, on voit pratiquement dix ans de la vie d’Adèle, c’est sûr qu’on ne pouvait pas faire un film trop court. Mais là c’est inutilement trop long, on finit le film dans la douleur, dans l’agonie, on a hâte qu’il se termine bordel ! Justement, comme je viens d’évoquer le titre, je trouve cela dommage de ne pas avoir appuyer davantage sur les chapitres en question – alors que Kechiche préfère insister sur des images en manquant de subtilité. Evidemment que le spectateur n’est pas idiot, il va bien voir au bout d’un moment qu’il y a d’un côté le début d’un amour naissant, de l’autre la rupture. Cependant, je regrette tout de même de ne pas voir ces chapitres en question clairement annoncés. Pourquoi le réalisateur n’est-il pas allé au bout de ses idées ? Certes, peut-être qu’il n’a pas souhaité valoriser la place des chapitres de peur d’enlever le côté réaliste ou de couper le récit. Mais l’ellipse entre la première partie et la seconde est vraiment trop brutale, et même en connaissant déjà le film. On ne voit d’ailleurs pas tout de suite qu’il s’est déroulé pratiquement dix ans entre ces deux chapitres, les indices étant peu visibles (les personnages n’ont pas trop changé physiquement). Maintenant, je vais vous parler des célèbres scènes de sexe, qui m’ont vraiment agacée. C’est principalement à cause d’elles que je suis fâchée contre Kechiche.

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo

Tout d’abord, je ne comprends absolument pas pourquoi La Vie d’Adèle n’a qu’une interdiction au moins de 12 ans. Je suis persuadée que des lecteurs réguliers de ce blog doivent me trouver énervante, voire même pro-Christine Boutin, je tiens à remettre les pendules à l’heure : le sexe au cinéma ne me dérange pas s’il a une utilité artistique et narrative. Or, je trouve qu’il est souvent inutile ou filmé de manière dérangeante. Certains réalisateurs sont pour moi clairement des sexistes et/ou des pervers et Kechiche en fait partie. Il veut filmer la passion, au final il réalise des scènes pornographiques et je n’exagère absolument pas. YouPorn/La Vie d’Adèle : même combat. A l’origine, je ne suis pas contre mettre des scènes de sexe puisque c’est un film sur la découverte de l’amour et du désir. Mais là c’est juste du sexe vulgaire et gratuit. Pour moi, Kechiche n’est qu’un voyeur qui a bien profité du tournage pour se rincer l’oeil. Surtout, alors qu’elles pouvaient avoir un intérêt, ici elles deviennent inutiles et énervantes. Mais il va falloir m’expliquer des choses : à quoi ça sert de voir un pénis en érection, des cunnis à tout va, des poings dans l’anus ou encore de la sodomie nasale ? A quoi ça sert de nous montrer quatre ou cinq scènes de sexe plus qu’explicites, dont une dure tout de même sept minutes ? Qu’a voulu faire Kechiche ? Se prendre pour le Marc Dorcel du cinéma d’auteur ? Revisiter le Kama-Sutra ? Kechiche nous offre en plus des scènes inutilement répétitives puisqu’il n’y a réellement d’évolution entre elles. Le réalisateur prétend avoir voulu filmer la passion de près, mais au final, en présentant des scènes bestiales qui tournent rapidement à la vulgarité, je trouve qu’il détruit même le propos universel de son film. Pourtant, même s’il étend du coup son film jusqu’à l’épuisement, Kechiche parvient pourtant à montrer de jolis moments de la rencontre. De plus, on finit par se demander où est réellement l’amour là-dedans. L’une des dernières scènes, qui se déroule dans un café, est selon moi assez révélatrice. Adèle dit à Emma : « Ca me manque qu’on ne se touche plus, qu’on ne se voit plus, qu’on ne se respire plus ». On remarquera le verbe « toucher » avant se « voir », cela en dit long sur les relations entre les jeunes filles. La suite de la scène dans laquelle Adèle lèche la main d’Emma goulûment en plein café (on finit par plaindre le peu de clients qui assistent à cette scène) confirme cette impression. Puis, j’ai trouvé ces scènes de sexe très idéalisées alors que Kechiche prône un regard réaliste. On a l’impression qu’Adèle a une expérience sexuelle de folie. Or, personne n’est Clara Morgane lors de sa première fois, que ce soit avec un mec ou une fille. Loin d’être le chef-d’oeuvre annoncé, La Vie d’Adèle a des qualités non négligeables mais il est principalement gâché par ses longueurs inutiles et des scènes obscènes.

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 : Photo Adèle Exarchopoulos

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44 réflexions au sujet de « La Vie d’Adèle – chapitres 1 et 2 »

  1. Navrée que tu n’adhères pas. Moi j’ai vraiment adoré. Même si je comprends parfaitement les critiques que tu émets, qui sont finement analysées. Si beaucoup des « défauts » que tu évoques n’en sont pas pour moi, je te rejoins par contre sur les scènes de sexe, bien trop explicites et gratuites. A-t-il voulu faire plaisir aux fans de YouPorn, de plus en plus nombreux, dit-on ? Ou à lui-même ? J’en sais rien, mais comme toi, je trouve la suggestion tellement plus sexy que de voir du poil en gros plan…
    Je suis très très curieuse de lire ton billet sur 50 nuances !!! Vu le sujet et connaissant ta perplexité (que je partage) sur les scènes trop hot, je suis impatiente ! Et puis ce buzz m’intrigue. Je n’ai pas lu le livre, il ne m’inspire pas, puisque moi mon truc, c’est Jane Austen (!), mais mes copines ont adoré et je n’arrive pas à comprendre. En plus, il paraît que c’est mal écrit… Et puis ça veut dire quoi, cette folie… la plupart des femmes rêvent de soumission ??? Nous voilà frais… ou plutôt fraîches. Bonnes pour la burka. Alors je me demande bien ce que donne le film !!!

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  2. Je partage ton avis, j’ai moi aussi vraiment pas aimé ce film… Je n’aime pas Kechiche non plus cela dit, et j’avais mis bien un an à le voir après sa sortie… Quand à la palme d’or, et même si je suis rarement d’accord avec les jury successifs de Cannes, celle-ci m’a prodigieusement agacée ! Bref ! Au risque de sembler stupide, je n’ai pas compris l’intérêt de ce film… ou alors je suis totalement passé à côté, mais quoiqu’il en soit je n’aurai pas ton courage de le revoir une seconde fois, j’en ai peur ! (la faute surtout à Adèle Exarchopoulos que je ne supporte pas !)
    Merci pour ton article 🙂
    Bon weekend !

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  3. @ Chonchon :
    Comme tu le dis, la suggestion reste plus efficace. Mais surtout c’est du trash pour pas grand chose, ça n’apporte rien. Kechiche a pour moi un problème. Je le trouvais déjà voyeur dans Vénus Noire mais je n’avais pas trop fait gaffe, je pensais que cette impression était liée au sujet du film. Mais là ça m’a vraiment confirmé que ce type a un problème.
    Pour l’instant je n’ai pas encore vu 50 nuances… Franchement le livre (j’ai lu le 1, là je m’amuse à lire le 2) est un torchon. On a l’impression de lire un brouillon qui ne demande qu’à être corrigé ! Le thème de la soumission est pourtant intéressant. Mais finalement les articles de Psychologie magazine sur ce sujet restent bien plus profonds que le livre, qui ne fait que le survoler.

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  4. @ Curieux Papotages :
    Dans ce film, j’avais beaucoup aimé Adèle Exarchopoulos mais en dehors elle m’insupporte vraiment. Je crois que c’est une des pires Palmes d’or. Ce qui m’agace, c’est quand je vois des films audacieux comme La Grande Bellezza (on aime ou on n’aime pas mais c’est un film qui a énormément de qualités et bien plus que La Vie d’Adèle) même pas au palmarès, ça fait mal !
    De rien et bon week-end également 🙂

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  5. Toujours pas vu et oh putain que j’en ai rien à carrer. La bd était magnifique et je déteste Kechiche et les extraits que j’ai vu. Kechiche fuck yeah!

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  6. @ Borat :
    Tu as bien vu 50 nuances, t’es plus à un truc près 😮
    Voilà crachons nos nerfs contre K. ! :p
    La bd j’aimerais bien la lire, oohhh c’est bête ça, la fnac continue à foutre trois tonnes de plastique pour éviter qu’on la lise !

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  7. J’ai vu les 50 en compagnie de mes amis ce film je le verrais surement seul c’est toute la différence. Encore? Sont cons chez toi quand même…

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  8. Pas vu et pas envie. Le film qui a l’air bien cliché au vu de la BA, avec le discours sur Sartre et blablabli. Le film surfant sur la tendance du mariage pour tous de mai 2013. Et vu que tu n’as pas l’air très convaincu, je préfère passer mon chemin.

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  9. @ Vince :
    Je ne sais pas s’il surfait sur cette vague à l’origine mais c’est clair que c’est bien tombé.
    Aahahaha la discours sur Sartre, franchement elle te sort de ces banalités mais bon faut faire croire qu’elle est arty-intello.

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  10. Moi, il me plait beaucoup, ce film. Les scènes crues sont c’est vrai un peu outrancières et sans doute trop longues, mais ça ne m’a pas choqué. Je crois qu’en éludant ces passages, Kechiche aurait été critiqué pour son angélisme. Les films qui parlent de l’amour et ndu désir des ados ne sont pas si nombreux. Il faudrait aussi que je lise la BD…

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  11. Aaaaah…P’tain, celui ou celle qui me forcera à voir ce film n’est pas encore né(e). Les films de cul déguisés en soit disant réflexion intimiste, ça me sort par tous les trous sans mauvais jeu de mots. Pauvre tina, après 50 nuances de grey, se taper La vie d’Adèle….Décidément, la tenue d’un blog consent à faire bien des sacrifices. Pour info, je crois bien que le film est -16.

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  12. C’est curieux à dire et je ne me l’explique même pas mais ce réalisateur dégage quelque chose qui me déplaît vraiment (c’est quasi épidermique), à tel point que je crois ne jamais aller voir un de ses films. Rien que ses gros plans sur les visages et toutes les photos de l’actrice avec la bouche ouverte me rebutent d’avance, alors aucune envie de voir en plus les scènes de bouffe, la morve et tout ce qui suit.

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  13. Non inthemood il est bien -12. A la télé peut être -16.
    Ne rien voir Tina c’est bien aussi. Déjà subi deux fois la bêtise de Kechiche.

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  14. à tina: autant pour moi, c’est chez borat qu’il y a la chro de 50 nuances de grey. Ma fille l’a vu, c’est une daube d’après elle et je lui fais confiance.

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  15. à borat: ah ok. Pourtant j’étais sûr de l’avoir vu en -16 quelque part. Bah, peu importe son niveau d’interdiction, une daube reste une daube. Quoique tina l’a noté 2/4 donc elle ne l’a pas détesté. Finalement, la même note que Salo. Ouh là, j’en connais un qui ne serait pas content!

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  16. @ Martin :
    Certes, encore une fois, je ne remets pas en question le fait de voir un peu de cul. Mais ce qui me gêne, c’est le regard malsain de Kechiche. Par exemple, un gars comme Lars Von Trier filme des scènes encore plus crues et porno dans Nymphomaniac, je le sens respectueux envers ses comédiens. Pas K.
    Pour les films qui parlent de sexualité chez les ados, il y a surtout ceux de Larry Clark.

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  17. @ Inthemoodforgore :
    J’ai pas encore vu 50 nuances (aujourd’hui je ne pouvais pas). Non non c’est bien -12 ans avec avertissement, j’ai même vérifié 3 fois et relu tous les articles possibles dessus (m’en suis toujours pas remise). C’est vrai que je fais beaucoup d’efforts ces derniers temps.
    Après j’ai mis la moyenne car je lui trouve tout de même des qualités. Mais ce film me dérange et est pour moi surestimé.

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  18. @ Borat :
    C’est sûr qu’il faut pas se forcer. Mais bon tu pourras te la péter « ouuuais j’ai vu La Vie d’Adèle, vous avez cette sodomie nasale ? » (j’ai déjà testé ce genre de phrases en public, ça fait toujours de l’effet !)

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  19. Je n’ai même pas pu aller à la fin de ce film… Déjà un y a rien à faire je ne supporte pas Seydoux, et deux j’ai trouvé le film (ok je suis pas allée jusqu’à la fin mais ce que j’ai vu ma suffit lol) sans interêt

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  20. @ Didynimes
    T’es allée jusqu’à quelle scène à peu près ?
    Ahhh Seydoux me gonfle un pey, elle fait toujours la gueule. Mais là ça passe, c’est sa meilleure performance avec Les adieux à la reine (en ce qui me concerne).

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  21. Ouaip. La comparaison avec un porno me semble toujours déplacée, je dois dire. Kechiche respecte-t-il ses acteurs (ou -trices en l’occurrence ?). Vaste question. Il est clair qu’il les pousse à bout au sens premier du terme. Un ami à moi qui le connait un peu dit qu’il est toutours en quête d’instants vrais, comme si c’était possible de reproduire la vie au cinéma. Pour moi, de mémoire, l’accumulation des scènes de sexe signifie aussi que le couple tient encore. La désillusion finale d’Adèle n’en sera que plus forte. Les deux filles montrent bien la différence de niveau de maturité affective.

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  22. Je suis assez d’accord avec Martin. Ces vrai que ces scènes sont hot et semblent gratuites, mais je ne suis pas tout à fait sûre que Kechiche soit juste pervers. Je ne crois pas. Je n’ai vu aucun voyeurisme dans Vénus noire, par exemple, alors que beaucoup en ont parlé.

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  23. Je suis ‘accord zvec toi sur les scènes de cul non necessaires. D’accord aussi sur  » Kechiche a le mérite d’avoir réalisé un film qui dépasse la question de l’identité sexuelle. « , et c’est ceque j’ai aimé, j’avais été sous le charme de ce film, et de ces gros plans que tu as soulevé comme point négatif. Ce film m’avait vraiment secouée, j’avais trouvé qu’il s’agissait d’une belle histoire ‘amour, de couple, de déchirure comme on en a tous connu …

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  24. Ce film ne me donnait déjà pas envie et je ne pense pas un jour le regarder, puis 3h c’est vraiment trop, le sexe au ciné, je n’aime pas en règle général sauf s’il apporte quelque chose et c’est rarement le cas, franchement on peut juste suggérer… Bref j’ai trouvé ton article très intéressant et me conforte dans l’idée que je n’ai pas envie de voir ce film (heum je m’interroge encore sur ce qu’est la sodomie nasale je dois dire…), d’habitude j’aime me faire mon propre avis mais parfois il y a des films que je n’ai vraiment pas envie de voir 🙂

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  25. @ Martin :
    Le problème, c’est que ces scènes sont censées être un minimum belles, puisqu’on parle de passion. Pourquoi mettent-elles si mal à l’aise ?
    « Pour moi, de mémoire, l’accumulation des scènes de sexe signifie aussi que le couple tient encore. » : vu la relation qu’entretient Adèle avec Emma, honnêtement, je ne pense pas que c’était très utile d’en ajouter à ce point.

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  26. @ Chonchon :
    Dans Vénus Noire, je l’avais déjà un peu ressenti ce côté voyeur mais je pensais que c’était à cause du sujet, donc je n’avais pas trop fait attention. Là ça m’a frappée, même choquée.

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  27. Je ne l’ai toujours pas vu mais ne suis pas franchement pressée… Surtout après ce que tu en dis 🙂 Mais par contre, la BD est sympa ^^

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  28. je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans l’histoire. J’avais en permanence envie de fermer la bouche d’Adèle, constamment ouverte, avec la bave, le nez qui coule… insupportable

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  29. Bonjour Tina, je suis globalement d’accord avec ce que tu écris surtout sur les scènes de sexe qui sont tout sauf sensuelles. On se met dans la peau d’un voyeur. A côté, la BD est d’une délicatesse à nulle autre pareille. Bonne après-midi.

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