Le Labyrinthe

réalisé par Wes Ball

avec Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Ki Hong Lee, Will Poulter, Aml Ameen, Jacob Latimore, Blake Cooper, Chris Sheffield, Patricia Clarkson…

titre original : The Maze Runner

Film d’aventure, science-fiction américain. 1h54. 2014.

sortie française : 15 octobre 2014

Le Labyrinthe

Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper.

Le Labyrinthe : Photo

Hollywood a toujours été friande des adaptations d’oeuvres littéraires pour enfants ou ados et ça les arrange quand il s’agit de sagas. Après les sorciers (Harry Potter, Sublimes Créatures), les dragons (Eragon), les vampires (Twilight), la mythologie grecque revisitée (Percy Jackson) et j’en passe (car la liste est très longue et ce n’est pas fini), la dernière mode est de s’attaquer aux dystopies destinées aux adolescents/jeunes adultes : Hunger Games, Divergente, The Giver… Cette fois-ci, c’est au tour du Labyrinthe de James Dashner de faire partie de cette longue liste de young adult movies. Le Labyrinthe est premier tome de la trilogie littéraire L’Epreuve (les deux épisodes suivants étant La Terre Brûlée et Le Remède Mortel). Je ne voulais pas aller voir ce film car je commence à en avoir ras-le-bol de ce genre de films mais une copine a insisté pour que j’aille le voir avec elle. Dans l’ensemble, Le Labyrinthe n’est pas lamentable. Il s’agit d’un divertissement correct, plutôt rythmé, les deux heures de film passant plutôt vite. C’est en partie pour cela que je lui accorde la moyenne d’ailleurs. Mais je reste sur ma position : il y en a marre des young adult movies fades et qui s’inspirent de tout et n’importe quoi. En gros, Le Labyrinthe serait un vague mix sans personnalité entre Lost, Hunger Games et Sa Majesté des Mouches !

Le Labyrinthe : Photo

Pour ne rien arranger, le film accumule les défauts. Tout d’abord, les scènes d’action, pourtant pas mauvaises à l’origine (sur le principe, je les trouve même impressionnantes), sont gâchées par une caméra qui bouge tellement qu’on a envie de gerber et en plus elles se déroulent dans le noir (pratique pour y voir quelque chose). Le scénario n’est pas inintéressant. Je ne dis pas que je me battrai pour aller voir la suite de la saga, mais j’ai envie d’en savoir plus. Certes, cette curiosité, cette frustration même, est une bonne chose et fait partie de la règle des films/romans qui se suivent. Mais à force de créer et sur-créer une intrigue, on finit par être perdu. Le film nous embrouille avec beaucoup trop de questions, le scénario est tellement compliqué alors qu’on pouvait faire plus simple. On finit presque par se demander à quoi sert ce labyrinthe finalement. Les quelques réponses qu’on obtient arrivent très (trop ?) tard dans le film. Enfin, les acteurs ne jouent pas forcément comme des pieds (on n’est pas dans Twilight – attaque méchante et gratuite), j’ai vu bien pire, mais le casting manque vraiment de charisme et accumule les clichés. Je n’ai pas été convaincue par Dylan O’Brien (Thomas, le héros) ni par Will Poulter (Gally, le bad boy).

Le Labyrinthe : Photo Dylan O'Brien, Kaya Scodelario

Dylan O’Brien (déniché dans la série Teen Wolf) est autant charismatique qu’une moule (et je suis gentille). Will Poulter est, malgré lui, une grosse blague. Il a un physique si particulier, il ne peut pas tout jouer. Sa tête de benêt passait parfaitement bien dans Les Miller, une famille en herbe (de Rawson Marshall Thurber) mais là il est censé jouer les gros durs. Dès qu’il ouvre la bouche, on a juste envie de rire, on n’y croit pas une seconde à son personnage ! j’ai trouvé Thomas Brodie-Sangster (de Game of Thrones), Aml Ameen, Ki Hong Lee ou encore Blake Cooper plus convaincants, même si on n’échappe pas à certains clichés (Minho est l’Asiatique de service qui court ou Chuck rappelle Choco de Goonies). Kaya Scodelario (de Skins, décidément les producteurs ont choisi leurs acteurs dans toutes les séries possibles !) est juste là parce qu’il fallait bien caler une fille (l’auteur a dû se rendre compte qu’il fallait satisfaire un petit peu le public masculin), cependant son interprétation reste correct et pour l’instant on n’a pas encore eu avec elle de moments niais ou de romance bidon (après, je ne sais pas ce qui se passe dans la suite de l’histoire).

Le Labyrinthe : Photo Will Poulter

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24 réflexions au sujet de « Le Labyrinthe »

  1. Enfin quelqu’un qui semble dire la vérité sur ce film, à croire que les premières critiques qui sont tombés étaient sponsorisés sérieux …

    Ton article me conforte dans l’idée de ne pas aller voir cet énième film d’adolescents, qui plus est début d’une saga. J’en ai marre de voir des gosses sauveurs de l’univers à l’écran surtout quand ils ont, comme tu le dis si bien, un charisme de moule.

    *pas content è_é*

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  2. Une grosse bouse de plus pour les young adult movies et qui semble rejoindre Lost sur bien des points. Mais pourquoi donc autant de pourquoi dans du pourquoi que je pourquoi de pourquoi donc que pourquoi?

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  3. @ Yuko :
    Non pas de Battle Royale cette fois-ci (heureusement d’ailleurs), mais comme je le dis dans mon billet, je pense vraiment à un mix de Hunger Games (survie, jeunes, référence naze à la mythologie), Lost et Sa majesté des mouches !

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  4. @ Alexandre :
    Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 (que veux-tu, je suis la voix de la raison :D)
    Je te sens en tout cas remonter contre les young adult movies 😮

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  5. @ Borat :
    J’espère qu’il n’y aura pas tous ces pourquoi dans les suites (même si je ne compte pas spécialement aller les voir), sinon on ne va plus s’en sortir.

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  6. J’ai bien peur que dès le suivant tu vas avoir encore plus de pourquoi du comment du pourquoi donc autant de pourquoi?

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  7. Euh… alors autant l’idée du labyrinthe avait quelque chose d’attractif, autant là, je crois que je suis définitivement calmé 😀 Au suivant !

    Pour moi, ce soir, ce sera cinéclub avec un « vieux » Kaurismäki, c’est réglé !

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