L’amour est un crime parfait

réalisé par Jean-Marie et Arnaud Larrieu

avec Mathieu Amalric, Karin Viard, Maiwenn, Sara Forestier, Denis Podalydès, Marion Duval…

Thriller français. 1h50. 2013.

sortie française : 15 janvier 2014

L'Amour est un crime parfait

Professeur de littérature à l’université de Lausanne, Marc a la réputation de collectionner les aventures amoureuses avec ses étudiantes. Quelques jours après la disparition de la plus brillante d’entre elles qui était sa dernière conquête, il rencontre Anna qui cherche à en savoir plus sur sa belle-fille disparue…

L'Amour est un crime parfait : Photo Mathieu Amalric

L’amour est un crime parfait est une adaptation du roman de Philippe Dijan, Incidences, publié en 2010. Avec un titre qui rappelle le maître du suspense, on avait le droit de s’attendre à un bon polar. Hélas, il y a encore du boulot pour arriver à la cheville d’Hitchcock ! Mais finalement, si on y réfléchit bien, bien qu’il soit accrocheur, le titre ne veut rien dire… à l’image de ce film d’ailleurs. La bande-annonce ne m’inspirait déjà pas des masses, mais je pensais que ça pourrait quand même être un divertissement à peu près correct. Mais ce n’est pas le cas. Les téléfilms de France Télévisions passent pour des chefs-d’oeuvre à côté de cette daube qui se veut intelligente. Il est vrai que les paysages sont beaux. Mais on ne fait pas avec ça un film de deux heures ! Le film est vraiment soporifique, j’ai failli m’endormir à plusieurs reprises. Il est bien trop long surtout qu’il ne raconte pas grand-chose. Il y a au début une vague histoire de disparition, puis pendant presque deux heures, on suit un professeur de fac (qui, au passage, donne une très belle image aux littéraires) qui se tape tout le monde : ses étudiantes notamment une nymphomane agressive, la belle-mère qui de la fameuse disparue et même sa propre frangine (c’est le DSK suisse !) histoire de donner un côté faussement glauque et surtout une psychologie à deux balles.

L'Amour est un crime parfait : Photo

C’est totalement inintéressant, ça se veut profond et intellectuel (non, parce que tu comprends, la nature représente la part animale de Marc, qui a son pénis en feu alors qu’il fait froid, wow !), c’est juste prétentieux et c’est prendre le spectateur pour un con. On ne comprend pas non plus trop où ça veut en venir (ou alors c’est un message benêt du style : « ah les traumatismes d’enfants ont des conséquences »). Malgré le côté sulfureux assumé, il n’y a aucune tension sexuelle. Quant à la fameuse enquête, elle est vraiment nulle. Ce n’est pas le sujet principal de ce film, ce n’est qu’un prétexte pour aborder d’autres thèmes mais il faut quand même un minimum de scénario. Parce que là, on comprend quand même vraiment rapidement ce qui s’est passé, il n’y a aucun suspense, pas l’ombre d’un doute ! Vous remarquerez que certaines scènes sont totalement irréalistes : Maïwenn qui sort la foufoune à l’air sur son balcon alors qu’on se les gèle et qu’il y a probablement des gens qui la voient – normal, Amalric qui saigne tellement du nez qu’on pourrait croire qu’il a égorgé un sanglier, un campus vraiment vide, un retournement final peu crédible même tiré par les cheveux… Pour moi, ce film est raté. C’est dommage car, à part Maïwenn qui se contente de faire la gueule et de minauder, les acteurs ont l’air investi et la musique de Caravaggio est plutôt envoûtante.

L'Amour est un crime parfait : Photo Denis Podalydès, Karin Viard

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6 réflexions au sujet de « L’amour est un crime parfait »

  1. Bonjour et merci d’être passé « chez moi » 🙂

    Je te trouve très sévère avec le film, un peu poseur, c’est vrai, mais qu’on peut à mon avis sauver d’une critique trop acerbe, justement pour le jeu de ses acteurs et le choix graphique d’un environnement montagnard très lumineux et en même temps assez labyrinthique. Cette fac de verre me semble renforcer cette impression de fausse transparence.

    Bon, après, évidemment, l’intrigue elle-même ne vole pas très haut.

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  2. Encore, à part Maïwenn, je reconnais que les acteurs ne sont pas trop mal mais pour moi ils ne sauvent pas cette mauvaise impression que j’ai eu. C’est vrai qu’on sent que les décors ont leur importance mais j’ai trouvé, contrairement à toi, qu’ils avaient du mal à trouver leur place, à exprimer encore plus autre chose. Surtout qu’est-ce que je me suis fait chier…

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  3. Wahou, carrément, 0 étoile… ralala, je ne me lasse pas de ton sens de la formule (« c’est juste prétentieux et c’est prendre le spectateur pour un con ») 😉

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