Dallas Buyers Club

réalisé par Jean-Marc Vallée

avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto, Steve Zahn, Denis O’Hare, Griffin Dunne…

Biopic, drame américain. 1h57. 2013.

sortie française : 29 janvier 2014

Dallas Buyers Club

1986, Dallas, Texas, une histoire vraie. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.

Dallas Buyers Club : Photo Matthew McConaughey

Dallas Buyers Club raconte l’histoire vraie de Ron Woodroof, un Texan macho et homophobe, qui aime le sexe et le rodéo, ayant attrapé le virus du sida. Alors que les médecins le voyaient pratiquement déjà mort, il a déjoué les pronostics (il a ainsi vécu plusieurs années de plus) et s’est battu contre des laboratoires qui pensaient plus aux bénéfices qu’à la vie des malades. Sur papier, cette histoire est plutôt intéressante. En effet, elle évoque à la fois une histoire individuelle, qui se concentre sur les changements de la personnalité de Ron qui se bat contre sa maladie et une histoire collective, c’est-à-dire le combat contre les laboratoires. Cependant, personnellement, je ne trouve pas que le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Victoria : les jeunes années d’une reine) ait réussi rendre le film totalement passionnant. Le film est évidemment plaisant à regarder, on est saisi par le sujet en lui-même. La réalisation n’est pas mauvaise, loin de là, mais elle est un peu classique, tombant même dans une certaine froideur, du coup le film ne m’a pas paru autant émouvant que je l’imaginais. La mise en scène n’est pas à la hauteur de l’ambition du film, l’histoire semble même écraser le travail de Vallée. Les performances des acteurs sont cependant particulièrement remarquables.

Dallas Buyers Club : Photo Jared Leto

Matthew McConaughey, qui a perdu 22 kilos pour pouvoir interpréter Ron Woodroof, est tout simplement incroyable dans ce rôle assez difficile, le personnage n’étant pas à l’origine particulièrement sympathique mais son interprétation le rend humain. On est bien loin de son image de surfeur crétin enchaînant nanar sur nanar. Je suis contente qu’il se sot remis sur le droit chemin depuis quelques temps. Même si on le voit peu, Jared Leto, qui revient devant la caméra après six années d’absence (il se consacrait à son groupe 30 Seconds to Mars) lui aussi amaigri, est également excellent dans ce rôle méconnaissable à la fois doux, féminin, pétillant et détruit. Les deux acteurs ont respectivement remporté les Oscar et Golden Globes du meilleur acteur dans un film dramatique et du meilleur acteur dans un second rôle. Ces récompenses me paraissent justifiées. Même si elle ne livre pas forcément une interprétation mémorable car elle est un peu en retrait, j’ai tout de même apprécié la présence de Jennifer Garner. En bref, un film intéressant à voir pour son histoire incroyable et des acteurs au top de leur forme, mais pour moi pas mémorable et un peu surestimé.

Dallas Buyers Club : Photo Jennifer Garner

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